Lettres et langues

  • Aucun texte littéraire n'a probablement suscité autant de lectures et d'interprétations qu'Hamlet et n'a fasciné à ce point les critiques, qui n'ont cessé de débattre des ambiguïtés et des contradictions de la pièce, s'interrogeant sur les circonstances mystérieuses dans lesquelles est mort le père du héros.
    Mais tous ces auteurs parlent-ils bien du même texte ? Ce dont témoigne Hamlet, en raison du nombre de ses commentaires, est la difficulté, dans l'échange littéraire, à éviter le dialogue de sourds. Il est en effet impossible, quand nous discutons d'une oeuvre, de sélectionner des passages identiques, de les percevoir à travers des théories semblables, d'inventer des questions qui ne soient pas marquées par une époque et par la personnalité de celui qui les pose. Bref, de parler de la même chose que les autres lecteurs.
    Trouver la solution à ce problème du dialogue de sourds est pourtant un passage obligé si nous voulons reprendre l'enquête inachevée sur la mort du père d'Hamlet. Et tenter, en reconstituant ce qui s'est passé il y a cinq siècles à Elseneur, de résoudre l'une des plus vieilles énigmes criminelles de la littérature mondiale.

    « Après Qui a tué Roger Ackroyd ?, brillant Cluedo à partir d'Agatha Christie, le nouvel essai de Pierre Bayard pose à son tour "THE" question : qui a tué le père d'Hamlet ? Notre Hercule Poirot psychanalyste n'a rien perdu de son humour, ni de l'intelligence ludique propre à chacune de ses investigations littéraires. Son Enquête sur Hamlet se propose d'élucider une énigme qui préoccupe depuis quatre siècles les amateurs de Shakespeare : Claudius est-il vraiment l'assassin ? » (Fabrice Gabriel, Les Inrockuptibles) Paru en 2002, Enquête sur Hamlet est le deuxième volume d'une trilogie qui comprend aussi Qui a tué Roger Ackroyd ? et L'Affaire du chien des Baskerville. Ces ouvrages de « critique policière » visent à résoudre des énigmes criminelles tout en menant une réflexion sur la littérature.

  • Le Titanic fera naufrage

    Pierre Bayard

    • Minuit
    • 3 Octobre 2016

    À l'image du romancier américain Morgan Robertson, qui raconta le naufrage du Titanic avec quatorze années d'avance, les créateurs semblent disposer d'un accès privilégié vers l'avenir, qui leur permet d'anticiper les guerres, les dictatures ou les catastrophes naturelles. Prendre la mesure de cette capacité prémonitoire ne devrait pas seulement inciter à leur confier des responsabilités politiques et à les associer aux recherches de la science, mais aussi à remettre en cause notre lecture des oeuvres ainsi que notre représentation de l'histoire littéraire et artistique. Ce livre est le troisième volume d'une trilogie qui comprend également Demain est écrit et Le Plagiat par anticipation.

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