• À l'été 1953, un jeune homme de 24 ans, fils de bonne famille calviniste, quitte Genève et son université, où il suit des cours de sanscrit et d'histoire médiévale puis de droit, à bord de sa Fiat Topolino. Nicolas Bouvier a déjà effectué de courts voyages ou des séjours plus long en Bourgogne, en Finlande, en Algérie, en Espagne, puis en Yougoslavie, via l'Italie et la Grèce. Cette fois, il vise plus loin : la Turquie, l'Iran, Kaboul puis la frontière avec l'Inde. Il est accompagné de son ami, Thierry Vernet, qui documentera l'expédition en dessins et croquis.Ces six mois de voyage à travers l'Anatolie, l'Iran puis l'Afghanistan donneront naissance à l'un des grands chefs-d'oeuvre de la littérature dite " de voyage ", L'Usage du monde, qui ne sera publié que dix ans plus tard - et à compte d'auteur - aux éditions Droz, avant d'être repris par René Julliard en 1964. Après avoir connu un formidable succès, le livre était resté longtemps indisponible, avant de reparaître aux éditions La Découverte en 1985.Art de l'observation et du croquis, profond intérêt et curiosité insatiable pour les autres peuples, le voyageur n'est jamais en postition dominante, mais d'accueil, d'une ville à l'autre, passant par des villages qui, à l'époque, connaissaient encore le luxe de ne pas apparaître sur les cartes, comme ballotté au gré des éléments et des événements : " Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations ", écrit-il dès les premiers jours du périple. Mais ce profond humanisme n'est pas pour autant un dilettantisme ; par son écriture serrée, toujours très retenue, d'une grande précision, économe de ses effets et ne jouant pas " à la littérature ", il a réussi à atteindre ce à quoi peu d'écrivains autoproclamés sont parvenus : un pur récit de voyage, dans la grande tradition de la découverte et de l'émerveillement, en même temps qu'une réflexion éthique et morale sur une manière d'être au monde parmi ses contemporains, sous toutes les latitudes.

  • Amazonia

    Patrick Deville

    Avec Amazonia, Patrick Deville propose un somptueux carnaval littéraire dont le principe est une remontée de l'Amazone et la traversée du sous-continent latino-américain, partant de Belém sur l'Atlantique pour aboutir à Santa Elena sur le Pacifique, en ayant franchi la cordillère des Andes. On découvre Santarém, le rio Negro, Manaus, Iquitos, Guayaquil, on finit même aux Galápagos, plausible havre de paix dans un monde devenu à nouveau fou, et qui pousse les feux de son extinction.
    Le roman remonte jusqu'aux premières intrusions européennes, dans la quête d'or et de richesses, selon une géographie encore vierge, pleine de légendes et de surprises. Plus tard, les explorateurs établiront des cartes, mettront un peu d'ordre dans le labyrinthe de fleuves et affluents. Des industriels viendront exploiter le caoutchouc, faisant fortune et faillite, le monde va vite. Dans ce paysage luxuriant qui porte à la démesure, certains se forgent un destin : Aguirre, Fitzgerald devenu Fitzcarrald, Darwin, Humboldt, Bolívar.
    Ce voyage entrepris par un père avec son fils de vingt-neuf ans dans l'histoire et le territoire de l'Amazonie est aussi l'occasion d'éprouver le dérèglement du climat et ses conséquences catastrophiques.

  • PRIX MEDICIS ETRANGER 2020

    Muni d'un carnet, d'une paire de ciseaux et de son smartphone, Antonio Muñoz Molina marche dans Paris, New York, Madrid, Lisbonne. Au fil de ses pérégrinations, des silhouettes surgissent tandis que d'autres s'esquivent et, soudain, au détour d'une ruelle, apparaissent Baudelaire, Edgar Allan Poe ou Fernando Pessoa.
    Les pages s'écoulent au rythme de la vie, tel un immense collage de tout ce que le promeneur voit et entend : affiches, prospectus, bruits omniprésents des conversations, vacarme de la rue. Animé par la tentation de tout écrire - ce qu'il a vécu, écouté, rêvé, souffert, aimé ou lu -, Antonio Muñoz Molina laisse courir la mine de son crayon et, sublimant les rebuts de notre civilisation avide et destructrice, compose « le grand poème de ce siècle ».
    D'une voix profondément ancrée dans le moment présent, cet éloge érudit de la flânerie nous invite à regarder et à écouter d'une autre façon, et à célébrer la variété du monde.
    Traduit de l'espagnol par Isabelle Gugnon

    À propos de l'oeuvre d'Antonio Muñoz Molina :
    « Un équilibriste au sommet de son art. » Le Journal du Dimanche
    « L'auteur démontre avec justesse le pouvoir de la littérature, de l'imaginaire, seul instrument valable pour reconstruire une vie. » Le Nouveau Magazine littéraire
    « Antonio Muñoz Molina subjugue en écrivant comme les musiciens peuvent improviser : à coups d'envolées lyriques et d'embardées inattendues, mais avec une précision à couper le souffle. » Le Point

  • Un tour du monde animalier sur les traces de Pierre Loti, qui fut l'ami des animaux, leur frère, leur défenseur. Des textes rares où se mêlent la pitié, la colère, l'humour et qui donnent à lire un aspect méconnu et attachant de son oeuvre.

  • Vivre

    Elisabeth Revol

    Vaincre, au plein coeur de l'hiver et sans oxygène, le Nanga Parbat, cette montagne tueuse, immense pyramide de gneiss cuirassée de glace qui culmine au Pakistan à 8 125 mètres, c'est l'exploit qu'ont réalisé le 25 janvier 2018 Élisabeth Revol et son compagnon de cordée Tomasz Mackiewicz.
    Mais l'euphorie de la victoire sera de courte durée. À peine au sommet, l'aventure vire au cauchemar : Tomek est frappé de cécité.
    Comment dès lors espérer survivre, réchapper de cette « zone de la mort », où l'oxygène se fait si rare que l'on peine à mettre un pied devant l'autre, où le froid et le vent sont si extrêmes que le gel menace à tout instant ?
    Dans ce récit captivant, Élisabeth Revol met ses propres mots sur cette tragédie et l'extraordinaire opération de sauvetage dont le monde entier s'est fait l'écho. Elle affronte ses souvenirs, sa terreur, sa douleur immense, le déchirement d'avoir survécu, seule, en un hommage poignant à son ami Tomek.

  • À l'été 2019, alors qu'elle parcourait seule, en Turquie, le trek du Chemin des Soufis, Linda Bortoletto faillit mourir dans les montagnes d'Anatolie centrale, victime d'une agression sexuelle dont elle réchappa par miracle et qui la laissa dévastée. Quelques mois plus tard, elle décidait de se lancer dans un périple de résilience et de purification en affrontant l'un des treks les plus difficiles de la planète, le Greater Patagonian Trail, qui, depuis Santiago du Chili, traverse les Andes sur trois mille kilomètres non balisés, absolument sauvages, dangereux, où règnent les quatre éléments (volcans en activité, torrents déchaînés, apocalyptiques tempêtes, végétation parfois infranchissable). Ce défi la conduira au bout du monde, là où renouer avec la vie.
    Exploratrice, conférencière, écrivain, Linda Bortoletto sillonne en solitaire, depuis dix ans, des contrées sauvages et spirituelles (Sibérie, Alaska, Himalaya, Israël) avec un objectif : éveiller les consciences. Elle est l'autrice de Là où je continuerai d'être (Le Passeur) et du Chemin des anges (Payot).

  • Le Shvil, ou Israel National Trail, a été créé en 1995. C'est un chemin de randonnée long de mille kilomètres qui traverse Israël tout en serpentant, ondulant et se tortillant. Peu de gens le connaissent et encore moins savent qu'on l'appelle aussi "le chemin des anges". Linda Bortoletto l'a parcouru seule pendant plus de deux mois. Les "anges" ? Ce sont des habitants qui accueillent et hébergent gratuitement les marcheurs. Depuis la frontière avec le Liban, au nord, jusqu'à la mer Rouge, au sud, elle qui n'est pas juive, qui n'était jamais venue en Israël, elle dont la mère est musulmane, va pas après pas, rencontre après rencontre, appréhender Israël par la nature, l'intensité et l'énergie de cette terre, mais aussi chercher la raison de sa présence là-bas, tenter de réconcilier en elle-même la guerrière, la femme et la mystique.

  • Vous montez un col, traversez une forêt, longez une rivière. Au fond de la vallée, les restes d'un village, des blocs de pierre brisés, presque rien : ci-gît Chaudun, village maudit qui fut vendu en 1895 par ses habitants à l'administration des Eaux et Forêts. Trop d'hommes et de femmes, trop de bêtes à nourrir. Au fil des ans, la plupart des bois ont disparu, ravagés par des coupes excessives. La vallée est exsangue, les pâturages inexploitables. Comme un torrent en crue, le récit de Luc Bronner charrie et recompose toutes les traces du passage des hommes et des femmes dans leur intimité et jusqu'à leur fuite inéluctable.

    Évocation poétique, érudite et charnelle des paysages alpins, de leur beauté et de leur cruauté, ce livre est le récit minutieux d'un désastre écologique et humain et, in fine, d'une résurrection : aujourd'hui, Chaudun est le coeur d'un espace ensauvagé, l'une des plus somptueuses vallées d'Europe où l'animal a remplacé l'homme. La quête s'achève sur un éblouissement : « Il faudrait raconter la jouissance des botanistes dans ces lieux abandonnés par l'homme depuis plus d'un siècle. Cette étrange sensation de vertige face à la beauté infinie. Je me berce de cette opulence, de cette orgie du végétal qui déborde de toutes parts, à toutes les heures du jour et de la nuit. »

  • Ce devait être son dernier voyage ; ce sera le plus beau. Près de 25 000 kilomètres : c'est le tour complet de l'Australie qu'Anne-France Dautheville fit en 1975, à 30 ans, sur une BMW 750. Ce fut un tournant dans sa vie. Trois ans plus tôt, l'Afghanistan (Et j'ai suivi le vent) avait été la terre bouleversante des rencontres humaines ; l'Australie sera le voyage de l'émerveillement face à l'immensité d'un « monde-racines », un monde d'avant les êtres humains.

  • Après le tour du monde, la biker de choc de Et j'ai suivi le vent s'attaque à la France et livre une petite philosophie de la moto, de la nature et de l'amitié. Le jour de ses 60 ans, cela fait déjà dix ans qu'Anne-France Dautheville n'est pas remontée sur une moto. Cédant de nouveau à l'appel de la route, elle achète une BMW800 d'occasion et part faire un tour de France de l'amitié et de la bonne humeur pour fêter son anniversaire avec les gens qu'elle aime. Alternant récit de son road trip français, souvenirs et conseils de motarde, son texte brosse le portrait d'une mémé flingueuse qui a décidé que malgré l'âge son corps serait "moelleux", toujours nature, habitée par le seul plaisir de vivre, d'une liberté et d'une ouverture sur le monde qui remettent à leur place nos "horizons" actuels, si étriqués.
    Une récit de voyage qui est aussi une méditation tonique sur la vie et une exaltation des sensations à moto.

  • « Le fait d'épuiser ma marche, et de demeurer pourtant au coeur du mouvement, me transforme en profondeur. Mes pensées se perdent moins, je surplombe moins les choses. Je me focalise sur le troupeau qui avance devant moi. Je suis porté par sa puissance. »

    De juin à octobre, randonner dans les Alpes du Sud signifie marcher en compagnie des moutons : aujourd'hui encore plus de trois cent mille bêtes se retrouvent chaque année dans les alpages d'estive.
    Antoine de Baecque est parti sur les traces du parcours millénaire des bêtes et des hommes, cette transhumance traditionnelle disparue dans les années 1950. Il a cheminé sur les anciens sentiers de la transhumance par des voies oubliées, serpentant au milieu d'un paysage que le passage des moutons a façonné. Il a inauguré la Routo, cet itinéraire de randonnée bientôt homologué GR qui chemine sur plusieurs centaines de kilomètres à travers les Alpes, de la plaine de Crau en Provence jusqu'au Piémont italien.
    Ce récit voyageur d'un parcours montagnard, où la quête de la mémoire d'une transhumance millénaire accompagne la mémoire intime du marcheur, résonne comme un hommage au lien entre hommes et bêtes.

  • Dans une odyssée cycliste à travers une Europe à la dérive, le long du Danube et de ses paysages époustouflants, Emmanuel Ruben compose un portrait fort et sensible de la mosaïque européenne. À l'été 2016, Emmanuel Ruben entreprend avec un ami une traversée de l'Europe à vélo. En quarante-huit jours, ils remonteront le cours du Danube depuis les rives de la mer Noire jusqu'à sa source de la Forêt-Noire. D'Odessa à Strasbourg, ils parcourront 23 degrés de longitude, 6 degrés de latitude et 4 000 km. Ce livre-fleuve est inspiré de cette épopée à travers les marécages du delta du Danube et les steppes eurasiatiques d'Ukraine, les vestiges de la Roumanie de Ceausescu, le rougeoiement des plages bulgares au crépuscule, les défilés des Portes de Fer en Serbie, les frontières hongroises hérissées de barbelés... En choisissant de suivre le fleuve à contre-courant, c'est l'histoire complexe d'une Europe qui se referme que les deux amis traversent. Mais, dans les entrelacs des civilisations déchues et des peuples des confins, affleurent les portraits poignants des hommes et des femmes croisés en route, le tableau vivant d'une Europe périphérique et contemporaine. Dans ce récit d'arpentage, Emmanuel Ruben poursuit en cycliste, en écrivain, en géographe, en homme tout simplement, sa « suite européenne » initiée avec La Ligne des glaces et explore la géographie du Vieux Continent pour mieux révéler toutes les fictions qui nous constituent.

  • En quelques lignes, une nouvelle, une lettre, un article, Henry de Monfreid a le don de nous faire entrer dans la liberté et la poésie de la vie. Mais cet écrivain aventurier, comme on l'appelle souvent, nous a laissé bien plus que cela. Dans ses archives, il avait caché un trésor, puzzle de son «  testament spirituel  », aujourd'hui reconstitué. A travers une interview, un questionnaire (de Proust), ou de multiples textes inédits - articles parus il y a très longtemps dans des revues oubliées, lettres à sa femme Armgart Freudenfeld -, il nous parle de lui et de la vie vraie. Celle qui ne s'encombre pas des conventions. Il nous donne envie de vivre libre, y compris jusqu'à Dieu. Il nous invite à connaître ce que sont des amis. Parmi les siens: Joseph Kessel, Pierre Teilhard de Chardin ou l'abbé Breuil, le «  pape de la Préhistoire  ». Il les raconte même dans leurs dos, avec leurs qualités et leurs défauts. Parole sans frein, il nous fait entrer dans son intimité, à l'aide de séquences de vie sans collier, pour mieux ensuite nous emporter au coeur de sa contrebande. Et là, on vit avec lui (et sa cargaison de haschich), quelques moments puissants, dangereux, voire périlleux... On ne rigole pas avec les trafiquants. Mais Henry de Monfreid est tout autant poète. Et dans la plus pure tradition des conteurs du soir, en une demi-douzaine de nouvelles, il nous emmène en mer Rouge, vivre ce qu'il avait toujours eu envie de contempler.

  • Dans ce captivant recueil de récits qui est aussi un livre de vie, Russell Banks, explorateur impénitent, invite son lecteur à l'accompagner dans ses plus mémorables voyages - des Caraïbes à l'Himalaya en passant par l'Écosse. Entretien avec Fidel Castro à Cuba, folles virées en voiture à l'époque hippie, expériences diversement radicales, relations entretenues avec ses quatre épouses successives, autant d'étapes formatrices aux allures de quête de soi qui ouvrent chez le lecteur un chemin vers le coeur et l'âme d'un romancier aussi fameux que respecté.

  • Baleo ! Baleo ! Baleo !

    La vie des Lamalériens est régie par cet appel se propageant, tel un écho, des rivages jusqu'au coeur des montagnes. Il prévient les chasseurs qu'une baleine est proche. La chasse est ouverte...
    Sur une petite île volcanique, perdue au milieu de la mer de Savu, vit une tribu de chasseurs-cueilleurs qui, depuis plus d'un demi-millénaire, suit les préceptes des Ancêtres. À bord de leurs bateaux en bois et armés de leurs harpons en bambou, les Lamalériens chassent la baleine pour survivre. Mais leur mode de vie est menacé d'être broyé dans l'étau de la modernité se resserrant un peu plus chaque jour sur eux.

    L'écrivain Doug Bock Clark a vécu trois riches années aux côtés de ce peuple autochtone pour livrer au lecteur cet édifiant récit de voyage au coeur d'une culture en voie de disparition. Au fil des pages on y rencontre Jon, un orphelin apprenti chasseur, qui peine à subvenir aux besoins de ses grands-parents malades, pendant que sa petite soeur, Ika, cherche à tout prix à se construire une vie libérée du poids des traditions. Frans, un shaman vieillissant, qui souhaite unir la tribu afin d'annuler un sort mortel. Ou encore Ignatius, un harponneur légendaire, qui tente d'inculquer les préceptes des Ancêtres à son fils, Ben, qui, lui, préférerait fuir à Bali pour poursuivre ses rêves et trouver ce qu'il croit être la liberté.

  • - 46%

    Un auteur d'altitude descend vers l'île-montagne, la Corse, sa passion secrète, et suit la ligne rouge et blanche tracée sur son épine dorsale qui dessine le plus beau sentier d'Europe : le GR20 de la mer à la mer.
    Une île, une montagne : double promesse. Trente ans après avoir traversé la Corse hors saison par son sentier vedette, Gilles Modica en reprend les étapes sous un soleil de sirocco. Une aventure sportive de 180 kilomètres entre deux mers. Une itinérance pour retrouver l'énergie du granit et des vents, le bonheur des sources, les bergeries oubliées ou les sangliers dans les jungles d'aulnes.
    Passionné d'histoire et des cimes insulaires, l'auteur remonte le temps et les paradoxes du plus beau sentier d'Europe. Au rythme des crêtes et des rencontres du GR20, son récit convoque l'hiver, les premiers explorateurs de sommets et les motifs de sa fascination.

  • "Au fond, je sais que je n'ai pas d'autre choix que de repousser au maximum les frontières de ce que je sais faire pour avoir la possibilité d'éprouver un plaisir essentiel et puissant."

    Rien n'arrête Kilian Jornet. Sans cesse en quête de nouveaux défis, la légende de l'ultra-trail est née pour affronter les sommets. L'impossible, il l'a déjà atteint, lors de sa double ascension de l'Everest. Cette vie passée à repousser les frontières de l'extrême repose sur une discipline rigoureuse, des entraînements réguliers et pénibles et une maîtrise technique irréprochable : toute victoire a un prix.
    Dans ce récit poignant et profondément honnête, Kilian Jornet se confie. Il raconte son enfance, ses choix, ses peurs, ses aventures hors norme, ses trophées et ses erreurs. Avec humilité, il témoigne de sa carrière prodigieuse. Avec enthousiasme, il nous conduit avec lui, là-haut, goûter l'air des cimes et partager ce qui seul compte : l'amour puissant de la montagne.

  • Vouloir toucher les étoiles

    Mike Horn

    • Xo
    • 1 Octobre 2015

    " On ne grimpe qu'une fois la montagne de la vie. Il faut savoir faire un pas de côté, vivre ses rêves, ne pas se laisser emprisonner. L'homme ne doit jamais se sentir plus grand que la vie. Chaque jour, je le répète à mes filles : en gardant les pieds sur terre, on peut toucher les étoiles. "
    Mike horn est un aventurier de l'extrême connu dans le monde entier pour repousser les limites du possible. il a descendu l'Amazone, suivi la ligne d'équateur sur 40 000 kilomètres, bouclé le tour du Pôle Nord durant la longue nuit polaire.
    Il a marché sur la glace, parcouru le désert, descendu des rapides, frayé son chemin dans la jungle.
    Jusqu'à ce pari fou : gravir, avec trois amis montagnards, quatre 8 000 mètres à la suite dans l'Himalaya. Sans oxygène, sans cordes, en " style alpin " le plus pur, à la seule force de la volonté...
    Pour la première fois aussi, ce conquérant de l'impossible se dévoile. Il nous parle de ses motivations profondes, de ses inspirations : son père qui, à l'âge de huit ans, lui a appris à " regarder au-delà du mur " ; Cathy, sa femme, sa Croix du Sud, récemment emportée par la maladie et dont l'esprit accompagne chacun de ses pas.

  • Vers la fin de l'année 1844, Emerson acquiert à Concord, dans l'État du Massachusetts, un terrain au bord d'un vaste étang. Cet étang, c'est Walden. Thoreau y vivra pendant deux ans, dans une cabane, et de cette expérience tirera Walden, ou la Vie dans les bois. Sans Emerson, donc, pas de Walden. Ami et mentor de Thoreau, Emerson est l'un des premiers grands philosophes américains. Chef de file du transcendantalisme, il entre en scène avec un essai, Nature, où il défend l'idée que la nature est un grand tout, plein et harmonieux, dans lequel le Soi devrait se fondre. Il entérine par là une vision nouvelle de la nature, vivant de son existence propre, sans l'homme - à charge pour celui-ci de la célébrer et de la respecter. Nature s'ouvre sur ces mots : « Pour s'isoler l'homme a autant besoin de se retirer de son cabinet que de la société. » Trente-quatre ans plus tard, Société et solitude revient sur cette dialectique entre la vie en commun et la vie solitaire, et le moyen d'articuler « La civilisation » et « Les clubs » avec « La chose rustique »... Un parcours, du premier au dernier essai d'Emerson, qui a façonné une autre manière de voir (et de vivre) la nature.   Présentation par Hicham-Stéphane Afeissa

  • Les tribulations d'un Français en France Nouv.

    Pour Philibert Humm, l'aventure est au coin de la rue. Ça tombe bien, il n'avait pas l'intention d'aller plus loin. En Tintin écrivain et fantaisiste, il aime explorer et découvrir les lieux qui l'entourent. Muni d'une pancarte « N'importe où », il réinvente l'art de l'autostop et se laisse porter, au gré des voitures et des rencontres. Ainsi il nous offre, de la France et de ses habitants, des portraits tendres et poétiques.Dans une parenthèse de liberté qu'il s'empresse de saisir entre deux confinements, il prolonge ses tribulations en van Volkswagen, avec la certitude qu'il peut faire le tour du monde sans quitter la France. Montargis n'est autre que la Venise du Gâtinais, Coutances la Tolède du Cotentin, Chicago un quartier de Toulon, tandis que Rustrel est le Colorado du Luberon.C'est à ces voyages, d'une ville l'autre, que nous invite Philibert Humm, en doux flâneur.
    Journaliste de Paris Match et du Figaro, Philibert Humm a coécrit, avec Pierre Adrian, Le Tour de France de deux enfants d'aujourd'hui (Les Équateurs, 2018) qui a rencontré un très beau succès. Avec Les Tribulations d'un Français en France, il s'essaye à la course en solitaire.

  • Autres climats, autre atmosphère : après Steppes et déserts, la suite des Tableaux de la nature nous conduit de l'embouchure de l'Orénoque jusque sur les hauteurs du plateau de Cajamarca, au Pérou. Et s'ouvre sur un mystère, resté non élucidé jusqu'en... 1951 : où l'Orénoque prend-il sa source ? À défaut de le découvrir, au moins Humboldt parviendra-t-il, accompagné du fidèle Bonpland, à établir qu'il existe un passage navigable entre ce fleuve et l'Amazone. Dans ce récit de voyage qui est en même temps un relevé scientifique et topographique unique en son temps, Humboldt croise des animaux de nuit, se pique de volcanologie, fait un peu d'archéologie des civilisations précolombiennes, met en évidence l'étagement de la végétation et s'emploie à observer les plantes non comme des espèces isolées, mais dans leur environnement, pressentant l'approche actuelle par écosystèmes. Humboldt ? Un génie trop oublié, et dont la redécouverte n'en est que plus urgente.   Présentation par Gilles Fumey et Jérôme Gaillardet  

  • C'est presque par hasard qu'Élodie Bernard se rend en Iran, pour la première fois en 2005, accompagnant dans sa famille une camarade iranienne de la Sorbonne. Elle est alors étudiante en relations internationales. C'est ensuite par amour et fascination pour ce pays qu'elle y retourne, à titre personnel d'abord, puis pour travailler à La Revue de Téhéran.
    À travers ces fragments de récits, nous parcourons le pays et nous familiarisons avec lui en même temps que l'auteure. Élodie Bernard décrit les événements politiques iraniens de cette décennie, son récit permettant avant tout d'approcher la vie quotidienne de la population - dans la capitale et dans certaines grandes villes (Kashan, Ispahan, etc.) -, de partager les émotions nées de cette période charnière.
    Elle dévoile ses craintes : être une Française en Iran au milieu d'un maillage de coutumes et de règles strictes, dans un pays en pleine effervescence politique. Elle s'émerveille de l'accueil que lui réservent les familles qu'elle côtoie et de l'émancipation de la jeunesse iranienne.

  • De Patmos aux Pouilles, de Naples à Jérusalem, de Chypre aux Cyclades, la Méditerranée, avec sa gaieté, son panache, dissipe les rigueurs du Nord et l'hiver des coeurs. Refuge solaire, elle nous console et nous revigore. On rencontre lors de ce vagabondage - départs à l'aube sur des ports grecs ou road trip au crépuscule sur la route de l'encens, dimanches paresseux - Visconti et ses hortensias bleus, un buveur préhistorique de vino erotiko, Jackie O. et Épicure, un alligator empaillé, des popes à mobylette, Rachmaninov dans un bar de plage, une icône qui sue, un arbre de la paresse, un colibri nommé Baruch, monsieur Michel au galant de nuit, Oussama le boucher de Beit Jala, les Éthiopiens sur le toit du Saint-Sépulcre, les chevaliers de Rhodes, un prince sicilien, des ours roses, une fontaine amoureuse...
    Errante rêveuse en quête de liberté, Véronique Bruez nous entraîne dans son sillage au parfum de bonheur.

  • Un récit de survie au coeur d'une jungle aussi dangereuse que sublime

    En 1950, un explorateur de 23 ans disparaît en pleine jungle amazonienne alors qu'il tentait de traverser seul la Guyane française d'ouest en est. Il s'appelait Raymond Maufrais. De lui, on ne retrouva que son carnet de voyage, perdu,
    au milieu de la forêt.
    La découverte de ce texte bouleversant conduit Eliott Schonfeld à retenter cette expédition extrême. Il s'enfonce ainsi dans la jungle, soixante-dix ans après Maufrais. Face aux mêmes dangers, étreint par les mêmes émotions, le jeune aventurier partage le même rêve fou que son aîné : vivre dans la jungle, quitter la civilisation qui détruit le monde sauvage. Accompagné par le peuple de la jungle - singes hurleurs, anacondas, caïmans... - et hanté par son alter ego disparu, Eliott Schonfeld écrit pour ne pas se perdre. Il est le premier homme à achever cette aventure en solitaire - la plus grande de toute sa vie.

    Eliott Schonfeld, 27 ans, est le plus jeune membre de la Société des explorateurs français. Après l'Islande, le désert de Gobi, l'Alaska et l'Himalaya, cette expédition en Amazonie l'a emmené plus loin encore dans la solitude et la confrontation avec une nature impénétrable - et pourtant si menacée.

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