Géographie

  • De quelle manière l'histoire, les flux commerciaux, les enjeux écologiques, les religions, le terrorisme structurent le monde tel qu'il nous apparaît aujourd'hui­? Communauté internationale, clash des civilisations, monde chaotique, où en sont les relations internationales entre les grandes puissances­ ?
    À contre-pied du parti pris occidental et de la vision anxiogène véhiculée par certains médias, Pascal Boniface et Hubert Védrine remettent de la logique là où il semble n'y avoir que désordre. En réintroduisant de la raison et du recul dans l'analyse d'un monde complexe, ils montrent qu'une des clés de l'avenir est de prendre en compte la diversité des visions du monde selon les pays et les peuples.
    En 100 cartes claires et détaillées, les auteurs jettent un regard inédit et englobant sur la planète (États-Unis, Chine, Inde, Europe, Afrique du Sud...) et sur les enjeux du monde contemporain.

  • Dans ce livre, l'auteur s'intéresse à la façon dont l'imagination travaille l'activité cartographique non seulement à ses débuts mais aujourd'hui encore où, grâce à des instruments perfectionnés, les cartes ont acquis un statut scientifique indéniable. C'est dans l'irréductible écart entre les cartes et le monde que s'exerce l'imaginaire de ceux qui les fabriquent comme de ceux qui les consultent. Si bien que les Atlas, aussi exhaustifs soient-ils, demeurent pour nous des machines à rêver et ne laissent personne indifférent. Et moins que quiconque les voyageurs et les artistes qui nous ont souvent révélé certaines dimensions inaperçues des cartes.

  • Si les changements environnementaux liés à l'humanité ne font aucun doute, leur ampleur et leurs conséquences ne sont pas si faciles à évaluer. Pour le savant, il s'agit d'établir les liens de causalité et les impacts avec le plus de précision possible, puis de poser un diagnostic. Le présent dictionnaire s'appuie sur le concept récent d'" anthropocène ", qui a le mérite, qu'on l'approuve ou non, de relancer la réflexion sur les rapports entre nature et société, entre constat scientifique et action politique, à travers une approche spatiale et territoriale. Procédant de façon critique, et fruit d'une démarche collective, cette vaste entreprise éditoriale se fonde sur une pratique de terrain, attentive aux détails et méfiante à l'égard des discours pré-établis.

    Parmi les 330 notices, plusieurs thèmes sont au cœur des débats contemporains (biodiversité, changement climatique...), d'autres se réfèrent à des courants de pensée (écoféminisme, transhumanisme...). Les concepts mobilisés abordent des questions politiques (capitalocène, justice environnementale...), philosophiques (catastrophes, Gaïa...), ou épistémologiques (finitude, population...). Des notions classiques sont réinterrogées (nature, ressource...), tandis que des concepts sont précisés (biosphère, écosystème...).

    D'autres notices discutent de mécanismes environnementaux (érosion, tsunami...), de pratiques récentes (agroécologie, ville durable...), de phénomènes territorialisés (déforestation, désertification...) ou d'artefacts (aéroport, autoroute...). Certaines examinent des lieux emblématiques (Amazonie, Fukushima...). D'autres, enfin, offrent un regard original sur l'anthropocène, sa faune (chien, ours...), ses mutations socio-économiques, institutionnelles ou politiques (biopiraterie, ZAD...).

    Un dictionnaire de référence sur un concept devenu incontournable.

    Ce dictionnaire a été coordonné par

    le groupe Cynorhodon comptant 16 géographes :

    Frédéric Alexandre, Fabrice Argounès, Rémi Bénos, David Blanchon, Frédérique Blot, Laine Chanteloup, Émilie Chevalier, Sylvain Guyot, Francis Huguet,

    Boris Lebeau, Géraud Magrin, Philippe Pelletier, Marie Redon,

    Fabien Roussel, Alexis Sierra, Didier Soto.

  • Si l'histoire du capitalisme est largement documentée, sa logique spatiale, elle, l'est beaucoup moins. Cette dernière est pourtant fondamentale à la compréhension de ce système et de ses contradictions.
    Le présent ouvrage s'inscrit donc dans une discipline, la géographie radicale, qui spatialise la question des rapports de forces produits par le capitalisme.
    L'auteur met au jour les logiques capitalistes à l'oeuvre dans les phénomènes spatiaux qui constituent les objets d'étude de la géographie, à savoir la mondialisation, les inégalités de développement économique, mais aussi l'aménagement du territoire, les replis identitaires, les mouvements migratoires et les questions écologiques.
    Il est nécessaire pour quiconque s'intéresse au fonctionnement du capitalisme de se réapproprier la géographie comme outil permettant d'envisager une sortie démocratique des impasses produites par ce système. Une géographie populaire ou, mieux, une géographie de combat qui permet d'articuler la lutte à l'échelle locale aux dynamiques globales.

  • De la naissance des départements sous la Révolution française à leur évolution dans les années à venir, ce livre dresse un état des lieux complet de l'un des fondements de l'organisation administrative et fonctionnelle de notre pays.
    Voyagez dans l'histoire et apprenez de quelle manière les départements français ont vu le jour, de l'organisation territoriale de la France en 1789, au grand mouvement de décentralisation des années 80, en passant par la décolonisation, le gaullisme territorial, et bien d'autres périodes marquantes.
    Découvrez ensuite l'organisation actuelle de ces collectivités territoriales, l'étendue de leurs compétences placées sous l'exigence de la solidarité, au coeur des préoccupations et de la vie quotidienne des citoyens !
    Enfin, les auteurs vous révèleront les atouts de ces unités administratives pour le XXIe siècle.
    - L'histoire des départements (l'organisation territoriale de la France en 1789, la création des départements (1789-1800), les mutations de l'institution départementale au XIXe siècle et jusqu'à la décolonisation et au début de la Ve République, les années 60 ou le gaullisme territorial réformateur en action, les années 80 ou la libération de la tutelle des préfets dans le grand mouvement de l'acte I de la décentralisation, le bouleversement de la carte cantonale et l'introduction de la parité en 2014 suivie de la suppression de la clause générale de compétences en 2015)
    - Le département, aujourd'hui (carte à jour de la France des départements dans les nouvelles régions, le département, toujours échelon de base, autour du préfet, de l'organisation territoriale de la République, une collectivité territoriale de proximité, aux élus bien identifiés et une collectivité territoriale aux compétences diverses, placées sous l'exigence de solidarité, au coeur des préoccupations et de la vie quotidienne des citoyens
    - Menaces et atouts pour l'avenir du Département (la concurrence des régions, des métropoles et des intercommunalités en général, les atouts dont disposent les départements pour rebondir, le département, un fils de la Révolution de 1789, ayant su s'adapter aux changements, prêt à affronter les défis du XXI siècle)


  • "La géographie, ça sert, d'abord, à faire la guerre" (Yves Lacoste).

    La géographie a toujours été une préoccupation des princes et des stratèges. La connaissance de l'environnement physique, des itinéraires, des ressources, des cités fortifiées, des populations à administrer, notamment, est en effet un des fondements des conquêtes et de la gouvernance territoriale : c'est chose entendue depuis l'Antiquité - Sun Tzu, en particulier, y consacre de longs développements dans L'Art de la guerre et Jules César, dans La Guerre des Gaules, atteste de l'exploitation tactique du terrain dans la manoeuvre. Il a fallu cependant attendre le xixe siècle pour rationaliser les éléments de connaissances géographiques en Europe et assister à la naissance d'une géographie purement militaire : elle devient, parmi d'autres, un moyen de lutter contre l'occupation de territoires par les armées napoléoniennes.
    Engagements militaires sur plusieurs théâtres d'opérations, sécurisation du territoire national face à la menace terroriste, bouleversements géopolitiques et géostratégiques régionaux, cartographies des infections, des virus et des bactéries, gestion des catastrophes naturelles, appui à la connaissance des zones à reconstruire, connaissance des cultures locales... Aujourd'hui au coeur de la révolution numérique et cartographique, et forte de nouveaux outils de haute technologie - comme les satellites de navigation permettant la géolocalisation en temps réel -, la géographie militaire connaît de profondes mutations.
    Philippe Boulanger analyse ces changements avec maestria et nous guide dans ces territoires peu connus de l'historien, revenant sur l'invention de cette géographie spécifique, sur ses liens avec les opérations militaires et sur son avenir.

  • Changement climatique, biodiversité, énergie fossile, antibiotiques, plastique, nourriture... La liste des préoccupations écologiques est interminable. Mais quelle est la plus urgente ? Quelles sont les conséquences de nos actions et que devons-nous faire en premier lieu ? Faut-il devenir végétariens ? Arrêter de prendre l'avion ? Et, étant donné la nature mondiale des défis auxquels nous sommes désormais confrontés, sur quoi avons-nous réellement un impact ? Mike Berners-Lee envisage les solutions possibles et propose un plan d'action réaliste, aussi concret qu'instructif. Organisé sous la forme de questions-réponses, ce livre aborde toutes les thématiques actuelles : alimentation, climat, énergie, transport, économie, population, technologie et éthique. Par le biais d'analyses et de faits étonnants, il offre une vue d'ensemble des défis environnementaux, sociaux et économiques ainsi que des possibilités que nous avons pour y faire face. Laissez-vous inspirer et trouvez ce qui peut faire de vous, à votre échelle, un acteur du changement...

  • En 1976, la première édition de ce livre dans la " Petite collection Maspero " fit grand bruit dans les cénacles universitaires, mais aussi bien au-delà. Il faut dire que le géographe Yves Lacoste y proposait une analyse iconoclaste : il y fustigeait la " géographie des professeurs ", apparue au XIXe siècle en Allemagne et en France et progressivement devenue un discours idéologique masquant l'importance politique de toute réflexion sur l'espace - tandis que sa variante scolaire a longtemps été vue comme l'un des enseignements les plus rébarbatifs et " inutiles ". Mais surtout, Yves Lacoste montrait qu'existait aussi une autre géographie, plus ancienne et toujours actuelle, la " géographie des états-majors ", ensemble de représentations et de connaissances rapportées à l'espace constituant un savoir stratégique utilisé par les minorités dirigeantes.
    À rebours de ces deux conceptions, Lacoste affirmait que les questions soulevées par la géographie concernent en réalité tous les citoyens, car il est impossible d'en exclure les phénomènes militaires, politiques et sociaux : des questions passionnantes, multiformes, à la croisée de nombreuses disciplines. Tel était le programme de la revue Hérodote, lancée également en 1976 par Yves Lacoste chez le même éditeur et devenue depuis le fer de lance d'une nouvelle géographie " géopolitique ". Trente-six ans après la parution de ce livre devenu culte, la présente édition reprend le texte original de 1976, complété par une longue préface inédite et des commentaires contemporains de l'auteur. Sa pertinence reste entière, à une époque où la géopolitique défendue par Yves Lacoste est entrée dans les moeurs et où l'analyse des conflits régionaux et internationaux, toujours complexe, s'est imposée dans le débat public.

  • Le développement durable est une notion complexe, qui considère l'environnement dans son sens large : ressources, biodiversité, alimentation, santé, risques naturels et technologiques, gestion des déchets...
    Quels sont les nouveaux objectifs - sans cesse précisés - à atteindre et quelles sont les réponses apportées ?

    o Le point sur l'état du monde et ses inégalités : population, ressources, santé, biodiversité, risques, migrations...
    o La multiplication des réponses globales : grandes conférences internationales, législation, adaptation au changement climatique, tourisme durable, commerce équitable...
    o L'inventivité des réponses locales : s'appuyant sur l'exemple français, l'atlas illustre les différentes échelles d'intégration du développement durable dans la gestion de l'environnement.

    Avec plus de 100 cartes et documents originaux, l'atlas propose un éclairage sur la mise en oeuvre d'un développement « durable » pour la planète.

  • Une méthode unique pour réussir ses cartes et croquis.
    Acquérir les bons réflexes est essentiel pour aborder sereinement l'épreuve de création et de réalisation des cartes et croquis. Cet ouvrage donne toutes les clés pour élaborer une carte dans les conditions du concours.
    Un ouvrage pour comprendre les enjeux géopolitiques mondiaux.
    Une analyse des enjeux mondiaux et régionaux pour réviser efficacement les grands repères géopolitiques. Chaque carte est accompagnée d'un commentaire qui éclaire sa construction : explication du sujet, justification de la problématique, architecture de la légende, mise en perspective du sujet.

  • L'embourgeoisement des quartiers populaires via la transformation matérielle de la ville (réhabilitation de l'habitat, renouvellement des commerces, embellissement de l'espace public) s'affirme depuis plusieurs décennies. Ce livre très documenté en retrace le processus. À l'heure des débats sur le futur " Grand Paris ", il permettra aux lecteurs, qu'ils soient Parisiens ou non, de s'approprier les enjeux sociaux et politiques de l'évolution de la capitale. Où est passé le peuple parisien ? Depuis plusieurs décennies, la capitale connaît un processus de gentrification, un embourgeoisement spécifique des quartiers populaires qui passe par la transformation matérielle de la ville (réhabilitation de l'habitat, renouvellement des commerces, embellissement de l'espace public). Que se passe-t-il vraiment et qu'y a-t-il en jeu dans ces transformations à la fois urbaines et sociales ? Voilà qui est le plus souvent laissé dans le flou et présenté comme une évolution " naturelle " des villes. Ce livre vient éclairer ce processus et permet d'approfondir la connaissance de Paris et de son évolution récente. Il montre que cette transformation est autre chose qu'une simple amélioration du bâti, de l'espace public ou des commerces, et révèle à qui elle profite et qui elle dépossède. Un livre essentiel pour permettre aux lecteurs, Parisiens ou non, de s'approprier les enjeux sociaux et politiques de l'évolution de la ville.

  • Ce livre est la référence des études d´histoire et de géographie. Cette nouvelle édition reprend et complète la réflexion de l´auteur sur l´« objet » géographie.
    Il explique non seulement l´histoire de la discipline mais aussi l´histoire de ses sujets et par là même le parcours de la géographie française (mais pas uniquement) depuis le début du XXe siècle.
    Dans une langue claire et accessible, cet ouvrage permet aux étudiants d´appréhender la matière de façon à la fois simple et complète.La géographie est devenue une matière incontournable aux coucours de CAPES-AGREG et cet ouvrage en pose les bases.Ce titre a obtenu le prix Ptolémée au Festival international de géographie de Saint-Dié lors de sa 1ère édition en 1994.Sommaire :
    PARTIE 1 - Le triomphe de la géographie vidalienne PARTIE 2  - Structuralisme et « nouvelle géographie » PARTIE 3  - La spécialisation à l´oeuvre : « une géographie en miettes » ? Points forts :
    -  La référence des études d'histoire et de géographie.
    -  À jour des derniers débats scientifique.
    - Un texte abordable mais complet sur l´histoire et la pratique de la discipline.Public :
    - Candidats au CAPES d'histoire-géographie - Étudiants en licence et master 1 d'histoire et de géographie - Classes préparatoires littéraires - Étudiants en IEP - Enseignants des collèges et lycéesL'auteur : Jacques Scheibling est professeur honoraire de Khâgne, il est également l´auteur dans la même collection de La France, permanences et mutations. 

  • En géographie, l'étude de l'environnement représente un large champ scientifique qui couvre les dimensions biophysiques de la nature, les dimensions sociales associées au cadre de vie des individus et leurs interactions complexes et hybridées dans la construction des questions environnementales contemporaines. Cet ouvrage propose un panorama actualisé des concepts, des méthodes et d'exemples emblématiques (thèmes, objets, pratiques) d'une approche biophysique de l'environnement en géographie. Il vient également mettre en évidence l'apport d'une telle approche dans la compréhension et la gestion des enjeux environnementaux (aide à la décision, production d'indicateurs, rôle politique de l'expertise...). Un ouvrage assorti d'une cinquantaine de cartes originales

  • Les effets de la mondialisation se font sentir dans des domaines et sur des espaces toujours plus nombreux, à toutes les échelles géographiques. Toutefois, sous l'effet d'un poids démographique croissant, de la progression des inégalités économiques, sociales et territoriales, et de la nécessaire prise en compte des enjeux climatiques, ce phénomène mondial d'une ampleur inégalée semble atteindre ses limites. La surconsommation de terres agricoles par les étalements urbains 
      de métropoles aux populations multimillionnaires ou encore l'accès aux ressources n'en sont que quelques exemples. La nouvelle édition de cet ouvrage thématique présente et analyse les principaux défis auxquels la planète est aujourd'hui confrontée : inégalités dans les domaines de la croissance démographique et de la santé, nouveaux développements des réseaux urbains et de transports, localisations et délocalisations d'activités, avenir de l'agriculture et des espaces ruraux en relation avec les évolutions de la demande alimentaire... Elle vient ainsi mettre en évidence la fécondité de la géographie humaine, qui étudie les modalités d'organisation de l'espace par les sociétés, pour éclairer l'ensemble de ces transformations. 

  • Grâce aux ouvrages de David Harvey, Mike Davis ou même Henri Lefebvre, on connaît aujourd'hui la géographie radicale ou critique née dans le contexte des luttes politiques des années 1960 aux États-Unis et qui a, comme le disait Harvey, donné à Marx « la dimension spatiale qui lui manquait ». Dans ce livre, Simon Springer enjoint aux géographes critiques de se radicaliser davantage et appelle à la création d'une géographie insurrectionnelle qui reconnaisse l'aspect kaléidoscopique des espaces et son potentiel émancipateur, révélé à la fin du xixe siècle par Élisée Reclus et Pierre Kropotkine, notamment.

    L'histoire de l'humanité est une longue suite d'expériences dans et avec l'espace ; or aujourd'hui, la stase qui est imposée à ces mouvements vitaux, principalement par les frontières, menace notre survie. Face au désastre climatique et humain qui nous guette, il est indispensable de revoir les relations que nous entretenons avec le monde et une géographie rebelle comme celle que défend Springer nous libérerait du carcan de l'attentisme. Il faut se défaire une bonne fois pour toutes des géographies hiérarchiques qui nous enchaînent à l'étatisme, au capitalisme, à la discrimination et à l'impérialisme. « La géographie doit devenir belle, se vouer entièrement à l'émancipation. »

  • La démographie a fortement évolué au gré des transformations de la société, l'obligeant à s'adapter, à pénétrer de nouveaux champs et à affiner ses théories. L'ouvrage offre une lecture de ces évolutions, aussi bien des populations que de la discipline. Il permet de familiariser le lecteur à la «  boite à outils  » des démographes, d'aborder les notions et les méthodes de base de la démographie, de mieux comprendre les mécanismes qui agissent sur la composition et l'évolution d'une population et de découvrir les théories associées à ces évolutions.  Il met ainsi en lumière comment la démographie a diversifié ses thématiques (entrée dans la vie adulte, dans la vieillesse, les vulnérabilités), et  a pénétré de nouveaux champs jusqu'alors réservés à d'autres disciplines..

  • La nouvelle édition de cet ouvrage didactique, largement revue et augmentée, présente les thèmes fondamentaux de la géographie d'aujourd'hui. Chaque chapitre est organisé de manière claire et pédagogique : objectifs de connaissance, cours structuré assorti de nombreux encadrés et définitions, éléments essentiels à retenir, notions clés à maîtriser, étude de cas mobilisant des documents variés.
    L'ensemble est complété par la méthodologie des grands outils (carte, SIG, Internet) nécessaires à tout apprenti géographe.
    Un manuel indispensable pour acquérir les bases théoriques et méthodologiques de la discipline ou actualiser ses connaissances.

  • La mondialisation est l'objet d'une véritable mythification, suscitant les plus grands espoirs ou les pires craintes. Omniprésente dans l'actualité, jamais une notion n'a été autant utilisée dans les discours et les débats. Et pourtant, sa définition reste méconnue.
    Cet ouvrage a pour objectif de présenter la nature, les structures, les acteurs, les processus et les grandes dynamiques de la mondialisation.
    Si l'on a souvent tendance à la réduire à sa seule dimension économique, la mondialisation désigne avant tout un système de mise en relation des différents territoires, sociétés et ensembles géographiques pavant l'espace planétaire. Elle constitue ainsi une clé d'analyse géopolitique, géostratégique et géoéconomique indispensable pour rendre intelligible le monde contemporain  : nouvelle architecture mondiale, grands défis d'avenir (démographiques, sociaux, environnementaux et de développement), nouvelles rivalités de puissance exacerbées, rôle des firmes transnationales, emballement des marchés et des échanges.
    Car loin d'homogénéiser l'espace mondial, la mondialisation se caractérise au contraire par des dynamiques hypersélectives, faisant exploser les inégalités, et dans lesquelles les États et les citoyens ont un rôle essentiel à jouer pour construire un nouvel ordre mondial plus juste et solidaire.

  • Plus de 120 cartes et infographies entièrement mises à jour pour prendre la mesure d'un conflit à la fois complexe et apparemment sans fin, pour comprendre sa genèse et son évolution.
    - Une société majoritairement condamnée à la plus grande précarité et à l'exclusion, entre les camps, l'exil et les check points.
    - L'archipel palestinien : un territoire déstructuré, fragmenté par le mur, morcelé par les colonies, malmené par les blocus et les restrictions.
    - Les raisons d'une situation diplomatique bloquée : la paix dans l'impasse.
    La reconnaissance d'un État palestinien est loin d'être acquise, mais cet atlas unique en son genre montre aussi les issues possibles, à condition que la communauté internationale se mobilise.

  • Avec plus de 7,7 milliards d'individus aujourd'hui, et des projections annonçant 9,7 milliards en 2050, la population mondiale devrait dépasser le seuil des 11 milliards en 2100 d'après l'ONU. La remarquable intensité de cette croissance est néanmoins très disparate d'une région à l'autre du monde ; et si elle est très soutenue dans certains pays, d'autres doivent faire face à un immobilisme et à un vieillissement sans précédent.Cet ouvrage propose une introduction simple aux notions et concepts utilisés en géographie de la population. Assorti de nombreuses illustrations et de repères faciles à mémoriser, il permet d'aborder et comprendre la grande variété des dynamiques démographiques, et les enjeux pour les populations à venir.

  • Le génie du lieu

    Michel Butor

    • Grasset
    • 21 Janvier 2015

    Le Génie du lieu, paru en 1958, premier essai de Michel Butor, se compose de deux parties. La première est une série de portraits de sept villes de la Méditerranée, Cordoue, Istanbul, Salonique, Delphes, Mallia, Mantoue et Ferrare, suivi d´une réflexion toute butorienne, mélange de rêverie, de poésie et d´anecdotes personnelles, sur l´Egypte, où il a vécu et qu´il a toujours aimée.
    Loin des fades commentaires sur les paysages c´est en promeneur enchanté, inspiré par ses souvenirs, que Butor digresse sur l´histoire et la littérature des lieux qu´il visite. Il hisse ce qu´il appelle la « critique géographique » au rang d´oeuvre d´art, n´oubliant jamais que les villes ne sont pas des miracles de la nature, mais les chefs-d´oeuvre des hommes. Des empereurs y ont construit des palais avant que des conquérants ne les détruisent.  Des sculpteurs y ont élevé des statues. Des écrivains y ont écrit des livres. Au tour de Michel Butor de s´inscrire dans la mémoire des lieux.  Voilà pourquoi on croisera Borges au détour d´une ruelle de Salonique, Averroès à un carrefour de Cordoue et Philippe de Macédoine assis sur une ruine de Delphes.
    Le Génie du lieu est-il le lieu du génie de Michel Butor ? Ses admirateurs continuent de se disputer : de La Modification ou du Génie du lieu, lequel est son plus grand livre ?

    1 autre édition :

  • « France périphérique », « centres-villes en déshérence », « déserts médicaux »... Ces expressions font florès, témoignant d'un fait nouveau : la géographie s'est invitée dans le débat public et renouvelle le questionnement, central en démocratie, sur la justice. À partir d'enquêtes faites auprès de citoyens européens, ce livre explore les enjeux de justice tels qu'ils se posent spatialement : doit-on répartir les services publics (éducation, santé...) en fonction du nombre d'individus ou de kilomètres carrés ? Que signifie concrètement l'égalité des territoires ? Comment découper les villes et les régions pour qu'elles apportent davantage de justice ? Ce livre ambitieux démonte bien des idées reçues sur le prétendu abandon des territoires périurbains et la redistribution de l'argent public ou sur le rôle des « bobos » dans la mixité sociale. Il ouvre aussi un nouveau champ, celui de la géographie de la justice. En répondant à la question « Qu'est-ce qu'un espace juste ? », il revisite les conceptions de la justice en débat dans le monde, d'Aristote à John Rawls et Amartya Sen. Enfin, il pose un principe fondamental : la définition du juste ne se décrète pas, c'est aux citoyens d'en délibérer. Jacques Lévy est géographe, professeur à l'École polytechnique fédérale de Lausanne et à l'université de Reims. Il a reçu le prix international Vautrin-Lud 2018, qui est la plus haute distinction en géographie. Jean-Nicolas Fauchille, docteur de l'École polytechnique fédérale de Lausanne, est urbaniste et chercheur en sciences sociales de l'espace. Ana Póvoas, docteur de l'École polytechnique fédérale de Lausanne, est chercheuse en sciences sociales et architecte-urbaniste. Tous trois sont membres du rhizome de recherche Chôros. 

  • La troisième édition de cet atlas, entièrement remis à jour, présente une synthèse des problématiques liées à l'eau illustrée de plus de 100 cartes et schémas.
    - Une ressource vitale, abondante mais mal répartie, qui révèle des inégalités sociales et de genre.
    - Un bien commun menacé par la surexploitation, par les pollutions agricoles, industrielles et urbaines.
    - Préserver les ressources et leur qualité : un défi sanitaire et social, économique et environnemental, mais aussi et surtout un choix politique.
    Spécialiste en géographie humaine et environnementale, l'auteur expose les défis auxquels le monde est aujourd'hui confronté en matière de gestion de sa ressource la plus précieuse.

  • Extrait
    Introduction
    Il était une fois un couple de dieux. On les appelle kami* au Japon. Elle avait pour nom Izanami et lui, Izanagi. En ce temps là, raconte le Kojiki, la Chronique des choses anciennes, la terre était aussi vide et informe qu’une méduse au fond de l’océan.
    Le couple de kami* décide de descendre du royaume céleste pour la peupler. Encore faut-il un coin de terre ferme. Ils plantent dans l’océan une lance qu’ils agitent en tous sens jusqu’à ce que les gouttes qui en retombent forment un chapelet d’îles. C’est ainsi, raconte la légende, que le Japon est né.
    Tournant autour du pilier, Izanami et Izanagi tombent face à face. « Quel bel homme ! », s’exclame la déesse. Et les voilà unis. Hélas, comme elle a parlé la première, leur enfant, informe et gélatineux (il s’appelle Hiruko, « sangsue »), ne peut vivre et est abandonné aux flots.
    Le couple reprend sa marche autour du pilier. Cette fois – un dieu averti en vaut deux ! – c’est Izanagi qui prend la parole : « Quelle belle femme ! ». Et leur premier enfant naît : c’est l’île d’Awaji.
    Les deux kamis engendrent ainsi des centaines d’autres dieux qui peuplent petit à petit tout ce qui constitue la nature : les montagnes, les fleuves, les arbres, les pierres, etc.
    Mais voilà qu’au moment d’accoucher du feu, la déesse, brûlée par ce rejeton dévastateur, perd la vie et se retire au royaume des morts.
    Inconsolable, Izanagi part la chercher. Comme dans la légende d’Eurydice, le dieu nippon n’a pas le droit de se retourner sur sa belle avant de l’extraire du monde d’en-bas. Trop impatient, il n’y résiste pas et voyant sa chère épouse à demi décomposée et répandant une odeur putride, il prend aussitôt ses jambes à son cou.
    Humiliée et furieuse, Izanami le poursuit et lui promet de se venger en tuant chaque jour au moins mille créations de son époux. Izanagi parvient à lui échapper en scellant d’une lourde pierre le royaume des morts et en lui lançant, juste avant la séparation définitive, qu’il créera tous les jours mille cinq cents nouvelles créatures, de manière à contrer sa malédiction. Le cycle de la vie et de la mort est né au royaume du Soleil-Levant.
    Pour se purifier du contact avec la mort – chose encore indispensable au Japon d’aujourd’hui, comme on le note au moment des funérailles* –, Izanagi prend un bain primordial, ancêtre de tous les rites de purification.
    De sa bouche, de ses yeux, de ses oreilles et de ses plaies naissent des myriades de dieux dont le kami du soleil, la déesse mère du Japon, Amatérasu Ômikami, née de l’œil gauche d’Izanagi, ancêtre de la maison impériale.
    Pour cette déesse au caractère bien trempé, il fallut rien moins qu’un strip-tease légendaire* pour la faire sortir de la grotte où elle s’était réfugiée après l’offense de son benêt de frère, le dieu du vent…

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