• 14 juillet 1919. Le défilé militaire le plus impressionnant qui ait jamais existé consacre l'armée française victorieuse. Quelques jours après la signature de la paix, le 28 juin, la cérémonie est à la fois un hommage aux 1 400 000 hommes tombés en quatre ans et une célébration de la victoire, celle de la France.
    L'armée française a joué un rôle capital dans la victoire sur l'Allemagne durant la Première Guerre mondiale. Si elle fut toujours l'armée principale des Alliés - sur la Marne en 1914 ou à Verdun en 1916 -, c'est lors des combats gigantesques de 1918 qu'elle a été la plus grande, la plus moderne et, à partir de l'effondrement allemand, la plus puissante du monde grâce à une industrie de guerre aussi imaginative que performante. Arsenal des nations et force majeure des Alliés injustement oubliée de l'historiographie anglo-saxonne et française, la France de 1918 est pourtant l'équivalent de ce que seront les États-Unis en 1944 sur le front Ouest.
    Grâce à son approche originale de la Grande Guerre, Michel Goya dresse le portrait de cette armée française depuis la préparation des combats du printemps 1918 jusqu'au traité de paix de Versailles et la démobilisation. Il nous éclaire sur la manière dont cette armée s'est transformée jusqu'à la victoire finale et revient sur le processus qui l'a conduite de la gloire au déclin dans les années qui ont suivi.
    Un vibrant hommage aux soldats français, grands vainqueurs de la Première Guerre mondiale.

  • Atlas de la Première Guerre mondiale ; la chute des empires européens Nouv.

    Cet atlas retrace les origines, les enjeux et les conséquences de la Grande Guerre, dans toutes ses dimensions et à toutes les échelles.
    Les combats en Europe, les tensions au Moyen-Orient, les révolutions russes et l'implication des États-Unis attestent de la dimension internationale du conflit.
    Les grandes batailles ont marqué plus localement les pays : la Marne, les Dardanelles, Verdun, la Somme.
    La chute des empires, la création de nouveaux États et les rapports entre vainqueurs et vaincus sèment les germes du prochain conflit mondial.

    Grâce à plus de 80 cartes et infographies, l'auteur analyse cette période charnière de l'histoire du monde que fut la Première Guerre mondiale.

  • Injustement méconnu, le front d'Orient a pourtant joué un rôle décisif dans l'issue de la Première Guerre mondiale. Max Schiavon propose de revisiter la Grande Guerre dans les Balkans.
    D'avril 1915 à fin 1918, les armées alliées d'Orient (britannique, française, italienne, serbe, russe puis grecque) affrontent dans des conditions effroyables les troupes turques, austro-hongroises, allemandes et bulgares. Au plus fort de la bataille, ce sont près de 600 000 hommes de part et d'autre qui s'opposent.
    Les débarquements et les combats des Dardanelles débutent en avril 1915, avec l'objectif de prendre Constantinople. Décevants, sanglants, ils vont durer neuf mois, au terme desquels les Alliés prennent conscience de l'ampleur du désastre et de l'échec de l'opération.
    Puis, pendant deux ans, les tensions entre Alliés, le manque de troupes et la complexité de la situation se conjuguent et aboutissent, malgré quelques opérations, à une quasi-neutralisation du front de Salonique. Des centaines de milliers d'hommes y sont immobilisés, souvent dans l'inaction et la douleur, car loin d'avoir vécu une expédition exotique, « la fleur au fusil », les poilus d'Orient y ont connu des souffrances terribles, autant si ce n'est plus qu'en France.
    Il faut attendre fin 1917 pour que le général Guillaumat, nommé à la tête des armées alliées, redresse la situation et permette à son successeur, le général Franchet d'Esperey, de disposer d'une force efficace et puissante. Ce dernier, grâce à ses talents de stratège et à son audace, va conduire les armées alliées d'Orient à la victoire, imposer des armistices à la Bulgarie et à la Turquie, accélérant ainsi la fin de la Première Guerre mondiale.

  • Au sortir de la Première Guerre mondiale, Maurice Genevoix est loin d'être considéré comme le représentant des Poilus. À l'époque, et durant tout l'entre-deux-guerres, c'est Henri Barbusse, l'auteur du "Feu", qui incarne le rôle de porte-parole des combattants. Prix Goncourt 1916, scandale littéraire ayant soulevé des passions contraires, "Le Feu" est un choc, un livre suffocant qui, pour la première fois, raconte le quotidien des tranchées sans rien dissimuler des souffrances des soldats. Profitant de cette exposition, Barbusse s'engage en politique, embrasse les combats du pacifisme et du communisme, suscite critiques ou admiration. Genevoix, lui, enfermé dans l'étiquette régionaliste, se tient pour sa part à l'écart du tumulte du monde, préfère les parties de pêche et les promenades au bord de la Loire et construit sa réputation littéraire en dehors du témoignage, avec notamment "Raboliot". Pourtant, aujourd'hui, la fortune de la gloire littéraire s'inverse : avec ses cinq ouvrages de souvenirs rassemblés dans Ceux de 14 et sa panthéonisation, Genevoix prend sa revanche sur Barbusse, le prophète découronné. Comment cela a-t-il été possible ?

    Maurice Genevoix et Henri Barbusse : leur histoire raconte un siècle d'affrontement littéraire autour du témoignage et de la mémoire de la guerre, entre roman et récit, héroïsation et victimisation - deux regards sur la Grande Guerre, deux visions de la vérité.

  • Clemenceau

    Michel Winock

    • Perrin
    • 26 Octobre 2017

    L'édition de prestige du centenaire.L'édition de prestige du centenaire. Il y a cent ans, le président de la République Raymond Poincaré nommait son vieil adversaire Georges Clemenceau à la présidence du Conseil. La Révolution russe privait la France de son principal allié sur fond de mutineries et de rupture de l'" union sacrée ". Avec son célèbre mot d'ordre, " Je fais la guerre ", le Tigre allait jouer un rôle majeur pour renverser une situation qui conduirait un an plus tard à l'armistice puis à la paix victorieuse contre l'Allemagne.
    Ce sacre éphémère couronne une carrière exceptionnelle, longue d'un demi-siècle, qui voit le " tombeur de ministères " chuter avec Panama pour se redresser avec l'affaire Dreyfus avant de devenir le " premier flic de France " et parachever sa métamorphose en " Père la Victoire ". Clemenceau incarne plus largement les évolutions de la gauche, de l'opposition radicale à la culture de gouvernement, réconciliant la Révolution avec l'exercice du pouvoir.
    Il fallait à ce républicain capital une biographie d'exception. Michel Winock a relevé le gant en conjuguant la fluidité du style avec la finesse de l'analyse. Couronnée par le prix Aujourd'hui, unanimement saluée par la critique et plébiscitée par le public, elle a été revue, actualisée et augmentée pour cette édition de luxe, reliée et enrichie d'un cahier iconographique supplémentaire.
    " Tout est époustouflant dans ce livre qui fait revivre bien des aspects oubliés
    d'un parcours politique unique en son genre. "
    Edmonde Charles-Roux.

  • " Menée selon une démarche d'historien cette synthèse remarquable permet de comprendre cette période charnière sans privilégier une seule approche et sans se cantonner au territoire européen. " Le Figaro HistoireLe conflit mondial de 1914-1918 ouvre tragiquement le xxe siècle. Sondant les mentalités, l'action des chefs comme des humbles, des civils comme des militaires, interrogeant les attitudes de ceux qui décident, autant que de ceux qui vivent la guerre dans le froid des usines ou dans la boue des tranchées, François Cochet englobe toutes les dimensions de ce conflit total. Synthèse d'ampleur refusant de céder à une lecture partisane et exclusivement hexagonale, l'ouvrage répond ainsi à toutes les questions sur cet affrontement dantesque.
    " Ce livre demeure la meilleure synthèse disponible en français sur ce qui fut la première hyperguerre. "
    XXe Siècle " Menée selon une démarche d'historien, cette synthèse remarquable permet de comprendre cette période charnière. "
    Le Figaro Histoire

  • De 1917 à 1922, la guerre civile a ravagé la Russie. En octobre 1917, les bolcheviks ? les Rouges ? prennent le pouvoir. Les Blancs, commandés par des généraux de l'ancienne armée, s'organisent pour les renverser. Les paysans se révoltent et créent des bandes de partisans, les « Verts », engagés eux aussi dans la lutte.

    L'Armée rouge, de près de cinq millions d'hommes, éliminera une à une les armées blanches jusqu'en novembre 1920. Les Blancs, persuadés que les bolcheviks ne résisteraient pas, soutenus par l'Entente mais ravagés par des divisions politiques et militaires, se demanderont longtemps comment ils ont pu perdre une guerre dont ils s'étaient vus tant de fois les vainqueurs.

  • Une histoire de l'URSS par son meilleur spécialiste.Une somme brillante éclairant les méandres politiques autant que sociétaux du régime soviétique de sa naissance à sa chute. En voici le sommaire :
    1. A l'est, le front oublié
    2. La prise du pouvoir par les bolcheviks
    3. Les manuscrits censurés de Lénine
    4. Feliks Dzerjinski, les débuts du KGB
    5. Les pogroms des guerres civiles russes
    6. De l'amour libre à l'ordre moral
    7. Les paysans contre Staline
    8. Comment Staline a-t-il affamé l'Ukraine ?
    9. Y eut-il un génocide en Ukraine?
    10. Etre communiste en URSS sous Staline
    11. La vérité sur la Grande Terreur
    12. Les 900 jours de Leningrad
    13. Pourquoi les Soviétiques ont gagné la guerre?
    14. Goulag : les vrais chiffres
    15. Les derniers jours du tyran
    16. URSS 1954: Opération Terres vierges
    17. Révélations et silences d'un " Rapport secret "
    18. Le dimanche rouge de Novotcherkassk
    19. La grande stagnation
    20. Tchernobyl : enquête sur une catastrophe annoncée
    21.URSS : les mécanismes de la corruption
    22. Les ruines de l'Empire

  • Dès 1915, le gouvernement jeune-turc à la tête de l'Empire ottoman a cherché à présenter l'annihilation du peuple arménien comme un simple projet de déplacement et de réinstallation. À cette fin, des documents accablants ont été très vite détruits et ceux qui ne l'ont pas été sont considérés jusqu'à aujourd'hui par les autorités turques comme des " faux ". Parmi eux figurent des télégrammes de Talaat Pacha et les mémoires de Naïm Efendi, bureaucrate ottoman qui travaillait au bureau des déportations d'Alep pendant les années 1915-1916. Ces documents ont longtemps été controversés, et les historiens, en l'absence de preuves suffisantes, évitaient de les citer. Ce livre rouvre le dossier.

    En véritable enquêteur, Taner Akçam s'est en effet lancé dans une minutieuse analyse de ces mémoires et des télégrammes qu'ils contiennent. En comparant les systèmes de codage de ces câbles avec ceux employés dans d'autres documents conservés dans les Archives ottomanes, en étudiant le papier utilisé et la datation de ces pièces à conviction, en regardant de près les signatures, et en confrontant les événements mentionnés par Naïm Efendi avec d'autres sources, Taner Akçam parvient à démontrer qu'il ne peut y avoir aucun doute sur l'authenticité de ces " ordres de tuer ".

    Apportant ainsi de nouvelles preuves quant aux plans d'extermination de la population arménienne, ce livre rend aussi manifeste la politique de destruction systématique par le gouvernement ottoman de toutes traces relatives à ces atrocités.

  • S'il demeure un « mystère » dans le cours de la Première Guerre mondiale, c'est le déroulement de la mobilisation : en quelques heures, au son des cloches, des millions de Français ont quitté les leurs, leur village, parfois pour la première fois, délaissant les récoltes, ont rejoint, sans incident, leur lieu d'enrôlement, revêtu l'uniforme, pris les armes et sont montés au front.
    Pour nombre d'historiens, il y aurait eu un « consentement » patriotique de l'opinion, préparé notamment par l'école, et qui aurait conduit, par une « brutalisation » des hommes et des sociétés en guerre, à prolonger le Grand Carnage par la haine de l'ennemi. Frédéric Rousseau mène une lecture différente des sources - journaux intimes et correspondances familiales au premier chef : les stratifications sociales qui constituaient la société française ont tamisé la mise en guerre de chacun, selon que l'on était paysan ou avocat, ouvrier ou professeur. Relayé par les parents restés à l'arrière, le regard que la communauté ou le voisinage portaient sur les potentiels « héros » neutralisa, dans un premier temps, toute possibilité de refuser la guerre ; mais, au fil des mois, les yeux de beaucoup se déssillèrent devant l'absurdité du sacrifice et la commune humanité des belligérants.
    Le débat entre historiens est ouvert.

  • Dans ce travail pionnier, Manon Pignot interroge les parcours et motivations des adolescents qui se sont engagés, aux côtés des armées régulières, dans le premier conflit mondial. En creux, se dessine la délicate question d'un éventuel désir de guerre chez ces jeunes combattants, qui vient nous interroger, dans nos visions contemporaines, nous lecteurs du XXI e siècle.
    Christian Sarton du Jonchay, Ernest Wrentmore, Marina Yurlova, Rudolf Höss, Jack Cornwell... Ces jeunes Français, Américain, Russe, Allemand ou Anglais sont nés entre 1899 et 1904 ; ce sont des combattants juvéniles, dont l'historienne Manon Pignot est allée chercher la trace dans les archives d'Europe et d'Amérique du Nord. Bien souvent camouflés, du fait du caractère illicite de leur engagement au sein des armées régulières, trouver ces " ado-combattants " relève du jeu de piste, tant les sources sont parcellaires, dissimulées. L'auteure interroge les raisons comme les modalités de l'engagement de ces adolescents, les obstacles aussi qu'ils ont dû surmonter et la manière, s'ils ont survécu, dont cette expérience de guerre les a marqués. Patriotisme, transgression et filiation, désir d'aventure et désir de guerre... C'est une histoire délicate à écrire, tant elle touche à nos conceptions contemporaines de l'enfance et de l'adolescence. Avec ce travail pionnier, Manon Pignot s'attaque à un angle mort de l'historiographie contemporaine.

  • Tandis que disparaissent les derniers combattants, la Grande Guerre nous revient, dans une tout autre lumière, comme la matrice d'où sont sortis tous les désastres du XXe siècle. Romans, films, recueils de lettres et documents, collections d'objets, sites historiques : une curiosité nouvelle s'exprime de la part des jeunes générations pour ce qui apparaît comme l'énigme d'un suicide collectif de l'Europe.
    Du côté historien, c'est une équipe internationale réunie autour d'une expérience de terrain, l'Historial de la Grande Guerre de Péronne, dans la Somme. Stéphane Audouin-Rouzeau et Annette Becker s'en font ici les interprètes et les porte-parole. Il ne s'agit plus de savoir, comme autrefois, qui porte la responsabilité de la guerre ou comment se sont déroulées les opérations, mais d'explorer une culture de la violence, d'analyser un nationalisme de croisade, de mesurer la profondeur d'un deuil peut-être non terminé.
    Il s'opère aujourd'hui sur la guerre de 14 le même type de subversion du regard que sur la Révolution française dix ans plus tôt. Le phénomène mérite attention : en peu d'années, deux des plus gros massifs de l'histoire nationale auront connu ainsi un basculement comparable et, dans des conditions différentes, un renouvellement du même ordre.

  • Bâti sur les décombres de l'Europe napoléonienne, réformé en 1867 pour donner un rôle accru à la Hongrie, l'Empire austro-hongrois pouvait sembler, en 1914, l'une des puissances les plus solides du continent.
    C'était un empire à l'ancienne, c'est-à-dire qu'il avait l'ambition de fédérer de nombreux peuples hétérogènes. Dans les faits, une majorité d'Allemands et de Hongrois régissaient les destinées de Slaves (Tchèques, Polonais, Slovènes, Croates, etc.) de Roumains et d'Italiens - lesquels cohabitaient d'ailleurs plutôt mal entre eux.
    C'est à la suite de l'assassinat de son prince héritier François-Ferdinand que le vieil empereur François-Joseph s'est laissé entraîner dans la guerre, aux côtés de l'Allemagne. Déchiré entre des nationalités différentes, des religions antagonistes, véritable tour de Babel linguistique, l'empire n'a pas supporté le choc. Cinq ans après Sarajevo, ce sont cinq pays nouveaux, fondés sur le principe des nationalités, qui remplacèrent la Double Monarchie. En Autriche même, devenue un État croupion, le jeune empereur Charles Ier (qui avait succédé à François-Joseph en 1916) dut renoncer.
    Jean-Paul Bled, qui est le meilleur spécialiste français de l'Autriche-Hongrie, retrace avec minutie l'agonie d'une monarchie qui n'a pas su s'adapter aux temps nouveaux en dépit des atouts non négligeables qu'elle détenait. Cette page capitale de l'histoire de l'Europe n'a jamais été racontée dans son ensemble.

  • Dans ce volume, Henry Laurens montre de manière originale comment la Première Guerre mondiale est aussi une guerre pour l'islam. L'Allemagne impériale cherche à organiser un jihad contre les empires coloniaux de la France, de la Grande-Bretagne et de la Russie quand Britanniques et Français tentent de prendre le contrôle des villes saintes de l'islam.
    À la faveur du Premier Conflit mondial, né de la question d'Orient, et de l'effondrement de l'Empire ottoman, une multitude d'États se constituent dont les élites travaillent avec acharnement à se libérer de la tutelle étrangère. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toutefois, les Britanniques parviennent à maintenir leur monopole. Mais l'entrée en scène des États-Unis et de l'Union soviétique, qui reprend à son compte le Grand Jeu du tsarisme, déstabilisent la région. D'autant que la création d'Israël en 1948, soutenue par les Occidentaux, initie un nouveau cycle de conflits au Moyen-Orient.
    Ce livre révèle une fois de plus combien l'enjeu des ingérences et des implications a façonné la réalité politique de la région et créé de terribles tragédies humaines comme la destruction de la chrétienté anatolienne ou l'exode des Palestiniens. Les drames d'aujourd'hui y trouvent leurs origines.
     
    Henry Laurens est titulaire, depuis 2003, de la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France et auteur de plus d'une vingtaine d'ouvrages d'histoire, notamment la  Question de Palestine, en cinq volumes, première véritable synthèse d'une des questions essentielles de notre temps. Le premier volume de ses  Crises d'Orient, consacré aux années 1768-1914,  est paru en 2017.

  • L'ouvrage de référence sur la vie quotidienne des civils français pendant la Grande Guerre.En août 1914, l'existence de millions d'hommes et de femmes a basculé avec l'ordre de mobilisation générale. Or jusqu'à aujourd'hui, aucun ouvrage, parmi les milliers consacrés à la Grande Guerre, ne s'est penché sur la vie de ces 36 millions de civils (contre environ 6 millions de militaires) qui ont vécu le conflit en dehors des tranchées, à l'arrière ou dans les zones occupées par les Allemands, entre 1914 et 1918. Ces civils sans qui la guerre n'aurait jamais pu être gagnée.
    Avec cet ouvrage très documenté, Éric Alary comble enfin un vide historiographique de taille. Mêlant petites histoires intimes et fascinantes, et analyses systématiques de l'historien, il raconte les séparations, les évacuations, les exodes, les deuils infinis, la place nouvelle de millions de femmes et d'enfants dans une société recomposée, les privations matérielles et alimentaires, les grèves, les bombardements aériens - inédits dans l'histoire des civils -, la démobilisation longue des hommes en 1918-1920, sans oublier le retour difficile des blessés et des mutilés dans leurs foyers et les terribles ravages de la grippe espagnole.
    Alors que l'année 2014 sera marquée par une multitude de commémorations du centenaire du début de la guerre, il est essentiel de découvrir et faire partager l'histoire et les souffrances de ces Français oubliés.

  • Août 1914. Louis Maufrais, étudiant en médecine, pense présenter l'internat quand la guerre éclate. Le jeune homme rejoint le front, découvre les tranchées. Il va y rester quatre ans. Quatre ans pendant lesquels il côtoie la mort les pieds dans la boue et les mains dans le sang, jour et nuit enterré au fond de postes de secours secoués par le souffle des obus. Quand il a un moment de repos, il prend des notes, photographie, pour raconter la souffrance, celle de ses camarades, la sienne, mais aussi l'amitié, le burlesque, l'absurde...
    "Voici un texte hallucinant. Oeuvre d'un médecin, qui a fait toute la Grande Guerre dans les tranchées, il est à ce jour inédit, publié pour la première fois en ce 90e anniversaire de l'Armistice.
    "Maufrais a été partout : d'abord en Argonne et en Champagne en 1915, à Verdun et sur la Somme en 1916, à nouveau à Verdun en 1917, enfin chirurgien dans une ambulance d'avril 1918 à janvier 1919. Non seulement il a été sur tous les fronts de la guerre, en France, mais au feu quatre années sur quatre. En cela, son témoignage est unique. Il l'est aussi en ce que son activité de médecin auxiliaire l'amenait à prendre des notes pour le suivi de ses blessés.
    "Ce sont ses carnets et ses photographies, sauvegardés, qui lui ont permis, soixante ans plus tard, de dicter des fragments d'une précision inégalée : des informations et souvenirs intacts, comme congelés." Marc Ferro De l'Argonne au Chemin des Dames en passant par Verdun et la Somme, la Grande Guerre racontée au jour le jour, illustrée - fait rarissime - de photos prises par l'auteur du texte.

  • " Après 1914, La grande illusion, l'historien Jean-Yves Le Naour explore les stratégies politiques, le quotidien des soldats mais aussi la vie à l'arrière du front. [...] La suite d'une somme appelée à devenir une référence. "Magazine Lire1915. Pour les Français pris dans la Grande Guerre, c'est l'enlisement. Le conflit entre dans une phase meurtrière marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, auxquelles s'ajoute le cruel recours aux gaz asphyxiants. Sur terre comme sur mer, impossible d'échapper aux bombardements. Les zeppelins tombent sur Londres et Paris, les Turcs lancent un djihad en Afrique et au Moyen-Orient, les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie. Les Alliés, eux, enchaînent les échecs.
    Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend et sacrifie, purement et simplement, 320 000 hommes. Pour les Français, 1915 est une année sans horizon. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu.
    Avec son talent habituel, Jean-Yves Le Naour s'immerge dans le quotidien des Français ; un récit haletant.

  • « En croisant leurs regards et les histoires nationales dont ils sont porteurs, Jean-Jacques Becker et Gerd Krumeich, deux des plus grands spécialistes de 14-18, signent l'un des livres sans doute les plus originaux et les plus stimulants. Au fil des chapitres qui embrassent largement l'histoire de la Grande Guerre, depuis l'histoire militaire jusqu'à l'histoire sociale et culturelle du conflit, notre connaissance est sans cesse renouvelée par la perspective comparée adoptée par les auteurs. » L'Histoire

  • 1914

    Jean-Yves Le Naour

    Le premier opus de la série de référence sur la Grande Guerre enfin en poche ! En 1914, l'obsession de la guerre hante l'Europe. Elle occupe les esprits, s'affiche à la une des journaux, monopolise les conversations et les discours politiques sans que personne n'y croie véritablement.
    Quand elle éclate en juin, à la suite de l'attentat de Sarajevo, elle s'impose comme la solution, promet l'émancipation des nationalités et l'avènement d'un nouveau monde. Autant d'illusions qui font basculer le monde dans un engrenage qui va le broyer : pendant quatre longues années, la guerre sera mondiale, totale et terroriste.
    Conjuguant les approches diplomatiques, militaires, sociales et culturelles, Jean-Yves Le Naour fait revivre 1914 et renouvelle l'histoire de la Grande Guerre.


  • 1914 et 1918 : deux années cruciales pendant lesquelles s'est joué le destin du monde

    En 14 comme en 18, les allemands sont à moins de soixante kilomètres de Paris. Chaque fois, le patriotisme et la solidarité des soldats français et alliés ont permis de résister aux offensives
    1914 : tous ces hommes qui partent, innocents, inconscients, n'imaginent pas que des centaines de milliers d'entre eux vont mourir ou être blessés avant que l'année se termine, et que cette guerre, qui devait être brève et locale, deviendra la Première Guerre mondiale.
    1918 : Paris est en liesse. Après l'armistice du 11 novembre 1918, cinq terribles années de guerre se clôturent enfin. Cinq années qui ont vu l'apparition des armes chimiques, la généralisation des bombardements, l'enlisement des armées. Et qui ont fait dix millions de morts.
    1914-1918, une guerre totale. Avec son immense talent d'historien, Max Gallo la raconte dans deux ouvrages aujourd'hui réunis : 1914, le destin du monde, et 1918, la terrible victoire.

    Une oeuvre exceptionnelle pour comprendre... et se souvenir.

  • L'histoire inédite du front le plus meurtrier et oublié de la Grande Guerre. L'histoire inédite du front le plus meurtrier, mais oublié, de la Grande Guerre. Si l'on connaît tout ou presque du conflit qui s'est déroulé en France, sait-on qu'en Russie, au même moment, 15 millions de soldats du tsar affrontent seuls trois empires ? Que la population souffre des disparitions, des déportations et des occupations au point de s'opposer, par son engagement patriotique et économique, au pouvoir qui la méprise ? Après deux révolutions - Février et Octobre 1917 -, la guerre prend fin ici aussi en mars 1918, mais plutôt que d'engendrer la paix, elle se prolonge en une myriade de luttes politiques et sociales réunies sous le nom de guerre civile.


  • L'attentat contre Clemenceau : un récit historique aux allures de roman policier !

    " Coup de revolver contre M. Clemenceau. Le président du Conseil serait légèrement blessé " (Le Populaire) ; " Un attentat contre la France victorieuse. Dix balles contre Clemenceau " (L'Action française) ; " Le criminel serait un anarchiste " (La Croix) ; " Vive Clemenceau ! " (Le Petit Parisien) : la une des journaux, le 20 février 1919, dit assez l'émoi suscité par la tentative d'assassinat dont fut victime le " Père la Victoire " le jour précédent.
    La veille, en effet, à 8 h 40, Clemenceau prend place à l'intérieur de la Rolls-Royce conduite par son chauffeur Coujat pour se rendre au ministère de la Guerre. À l'angle de la rue Franklin et du boulevard Delessert, un jeune anarchiste, Émile Cottin, surgit et fait feu à sept reprises sur la voiture, blessant le président du Conseil. Moins d'un mois plus tard, Cottin est condamné à mort, mais le " Tigre ", fidèle à ses principes, obtient que sa peine soit commuée en dix ans de réclusion.
    Jean-Yves Le Naour, fort de sa connaissance de la période, dont il est l'un des meilleurs spécialistes, enquête avec son talent coutumier pour raconter les ressorts de cet assassinat manqué dont Clemenceau portera les stigmates jusqu'à la fin de ses jours. Un récit qui se lit comme un roman policier.

  • Le testament du "Tigre". Clemenceau mourut le 23 novembre 1929, après avoir achevé son ultime ouvrage qui parut quelques mois plus tard. Grandeurs et misères d'une victoire n'est pas seulement un texte de circonstance répondant aux attaques dont le " Tigre " avait fait l'objet pour son action durant la Grande Guerre. Il s'agit à la fois des mémoires et du testament politique d'un prodigieux lutteur, d'une réflexion informée et passionnée sur le drame de la guerre et de la paix, sur la profondeur de l'engagement et la solitude du pouvoir. C'est dire, en cette année de commémoration de Verdun, que ce livre vibre d'une intensité saisissante. Le testament du " Tigre "

  • Six historiens spécialistes de la Grande Guerre explorent ensemble l'histoire des négociations du plus célèbre des traités de paix, en adoptant tour à tour le point de vue de chacun des pays signataires : France, États- Unis, Royaume-Uni, Italie, Japon et Allemagne.
    Pourquoi ces six pays n'ont-ils pas réussi à bâtir une paix durable ? Quelles sont les revendications qui ont creusé le lit des tensions futures ? Pourquoi l'Italie et le Japon, qui sont du côté des Alliés en 1918, vont-ils changer de bord et se retrouver sur le banc des accusés avec l'Allemagne nazie vingt ans plus tard ?

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