• Rien ne prédestinait Henri de Navarre à devenir Henri  IV roi de France. Et pourtant...
    Le mardi 22 mars 1594, à l'aube, Henri IV pénétra enfin dans Paris l'insoumise. Entrant au Louvre, il dit à son guide: «Monsieur le Chancelier, dois-je croire que je sois là où je suis? - Sire, je crois que vous n'en doutez point. - Je ne sais, dit le roi, car tant plus j'y pense, et plus je m'en étonne. Car je trouve qu'il n'y a rien de l'homme en tout ceci: c'est une oeuvre de Dieu extraordinaire, voire des plus grandes.»
    Le trône de France était bien pourvu en héritiers et l'adhésion de Henri de Navarre à la Réforme le disqualifiait. Il lui fallut pour y parvenir trente ans et une hécatombe. Son itinéraire est jonché de  morts, par la guerre ou la maladie. Il en émerge les mains pures, sans une égratignure. Une chance? Mais pour les chrétiens d'alors, tout ce qui advient est dû à la Providence, dont ils sont les agents obligés. Henri, d'une intelligence hors pair, se crut voué par elle à une mission?: rétablir la concorde dans un pays déchiré par les guerres de religion.
    S'est-il contenté des cadeaux que lui valait l'élection divine ou a-t-il contribué au succès? Un récit fidèle à l'histoire -  mais aussi palpitant qu'un  roman - retrace au fil du temps son parcours tumultueux. Toute une époque revit, dans sa singularité. Quant au héros, il sort de l'aventure rebelle aux normes, mais pleinement homme et chargé de secrets.
    Dans ce livre, qui complète une série de biographies  où voisinent  Le Cardinal de Retz,  Mazarin  et  Marie-Antoinette, Simone Bertière déploie à nouveau son talent de conteuse, rendant clair ce qui est compliqué, redonnant vie aux personnages, restituant le climat des temps anciens. Bref, faisant du lecteur un complice pour un plaisir partagé.
     

  • Banquiers, matres de Florence, papes, humanistes et mcnes, les Mdicis ont incarn la Renaissance italienne. Du XIVe au XVIIIe sicle, ils ont t des acteurs majeurs de l'chiquier politique europen. De Cosme l'Ancien Laurent le Magnifique et Cosme Ier, premier grand-duc de Toscane, l'ascension des Mdicis a t exceptionnelle : ils ont mari leurs filles des rois, ont prt de l'argent aux monarques, sont devenus papes et ont t au coeur des grands courants sociaux, culturels et politiques de leur temps. Rois sans couronne, ils ont t les matres de la Rpublique de Florence. Encourageant et subventionnant les gnies naissants, la Renaissance toscane a rayonn grce eux du plus magnifique clat. De la Florence de Dante la veille de la Rvolution franaise, Marcel Brion fait revivre les passionnants destins de cette captivante ligne.

  • 1520

    Guillaume Frantzwa

    • Perrin
    • 19 Mars 2020


    Il y a cinq siècles, le Moyen Age passait à la Modernité.

    La plupart des dates clés sont le témoin d'événements fondateurs : 476 marque la fin de l'empire romain d'Occident, 1453 la chute de Constantinople. Dans ce paysage, 1520 est l'exception qui confirme la règle. Année en suspens, elle se caractérise non par un événement majeur mais par une multiplication de faits qui font basculer le Moyen Âge dans la modernité.
    En 1520, les rivalités européennes s'exacerbent. Deux jeunes souverains, Charles Quint et François Ier, rêvent d'empire universel. L'Europe se fragmente, dans la magnificence du camp du Drap d'Or, alors qu'un ennemi pressant se réveille à l'Est, avec l'avènement de Soliman le Magnifique. À ces tensions s'ajoute une dynamique d'expansion : suivant l'Espagne, la France et l'Angleterre se lancent dans la conquête de nouveaux territoires tandis que le Portugal étend sa domination du Brésil à la Chine.
    1520 est aussi l'année des grandes découvertes, avec Magellan, et d'une profonde mutation de la connaissance du monde. Celle-ci encourage la critique d'une société en proie au doute et aux rêves d'âge d'or, au milieu de laquelle Luther apparaît comme une force de dissolution du monde chrétien.
    Guillaume Frantzwa brosse avec talent les soubresauts de cette époque qui préfigure l'émergence d'un nouvel ordre mondial : celui de l'Europe moderne.
    Archiviste paléographe et docteur en histoire de l'art à l'université Paris-I, Guillaume Frantzwa est conservateur du patrimoine au Centre des Archives diplomatiques.

  • L'univers est gouverné par une loi générale de la putréfaction. Dieu, les anges et toutes les créatures naissent du chaos, comme les vers apparaissent à la surface du fromage. Nous sommes des dieux, et tout est Dieu : le ciel, la terre, l'air, la mer, les abîmes et l'enfer...
    Tel est le credo qu'un certain Menocchio, meunier du Frioul dans l'Italie du XVIe siècle, eut à défendre devant le Saint-Office avant de périr sur le bûcher. Lecteur infatigable, exégète à ses heures, hérétique malgré lui, il s'était constitué une bibliothèque au hasard des rencontres, hors de toute discipline culturelle, prélevant librement dans les textes, élaborant sa propre vision du monde.
    Avec cette étude magistrale, devenue un classique de l'historiographie, Carlo Ginzburg inventait la micro-histoire et renouvelait la connaissance d'un monde resté longtemps mystérieux, celui de la culture populaire.

  • Tout bougeait au xvie siècle : les institutions les plus anciennes vacillaient, les royaumes se disloquaient, l'Église explosait. Dans cet univers chaotique des guerres de Religion, les apparences trompeuses, les mensonges et les ruses furent souvent nécessaires à la survie. Pour mieux le comprendre, cet ouvrage propose une plongée dans les tensions qui marquèrent la noblesse française dans le second xvie siècle. Il examine ainsi, à travers les portraits d'hommes et des femmes de pouvoir - Guy de Lanssac, les Guise, Mme de Montpensier, Anne de Joyeuse, etc. - les différentes formes de contestation de la légitimité politique et d'Henri III. L'auteur retrace ainsi les étapes de la construction des principales forces d'opposition à l'autorité du monarque, qu'il s'agisse de la nébuleuse constituée autour du duc d'Anjou ou des associations catholiques radicalement opposées à l'idée qu'un hérétique puisse prétendre à la couronne. À l'issue de ce parcours, c'est bien le fascinant portrait kaléidoscopique d'un royaume que dessine Nicolas Le Roux.

  • Le 18 août 1572, Paris célèbre avec faste le mariage de Marguerite de Valois et d'Henri de Navarre, événement qui doit sceller la réconciliation entre catholiques et protestants. Six jours plus tard, les chefs huguenots sont exécutés sur ordre du Conseil royal. Puis des bandes catholiques massacrent par milliers "ceux de la religion" - hommes, femmes, vieillards, nourrissons...
    Comment est-on passé de la concorde retrouvée à une telle explosion de violence ?
    Comment une "exécution préventive" de quelques capitaines a-t-elle pu dégénérer en carnage généralisé ? Quel rôle ont joué le roi, la reine mère, les Guises, le très catholique roi d'Espagne ? De ces vieilles énigmes, Arlette Jouanna propose une nouvelle lecture.
    La Saint-Barthélemy n'est l'oeuvre ni des supposées machinations de Catherine de Médicis, ni d'un complot espagnol et encore moins d'une volonté royale d'éradiquer la religion réformée. Charles IX, estimant sa souveraineté en péril, répond à une situation d'exception par une justice d'exception. Mais en se résignant à ce remède extrême, il installe, sans en faire la théorie, une logique de raison d'État. Cet effort de restauration politique va ouvrir la voie à l'absolutisme des Bourbons.

  • Les Tudors

    Bernard Cottret

    • Perrin
    • 21 Mars 2019


    La dynastie qui a fait l'Angleterre.

    1485-1603. En l'espace de quatre générations, l'Angleterre passe du Moyen Âge flamboyant aux fastes de l'époque baroque, de la guerre des Deux-Roses à la construction d'un État. Dans cette saga familiale, on n'est jamais très loin du conte. Il était une fois Henri VII, le père fondateur, son fils Henri VIII, le Barbe bleue aux prises avec François Ier et Charles Quint, le petit Édouard VI, la sulfureuse reine Marie, l'acariâtre Élisabeth, toujours vierge. Tous, dans leurs différences mêmes, ont illustré leur siècle, cet âge d'or de la culture anglaise qui nous éblouit encore. Les Tudors ont affiché à la face du monde leur réussite et leur richesse, à peine entachées par quelques têtes coupées, des reines exécutées, des catholiques étripés, une sauvage répression - toutes choses que l'on pardonne volontiers aux souverains que l'on aime. Dominé par l'antique déesse Fortuna, en proie aux bouleversements, le siècle des Tudors fut par excellence le temps du changement. C'est aussi à cette époque que l'Angleterre s'engagea résolument dans une aventure de conquête qui s'étendit à tout l'espace atlantique. Aujourd'hui comme jadis, les Tudors hantent notre imaginaire.

  • La grande synthèse non conformiste sur la Renaissance Française (1450-1550), par le plus fin connaisseur du sujet, en une forme accessible et abordable.La France, au XVIe siècle, se serait réveillée après une longue nuit, le Moyen Age, pour embrasser avec éclat et gourmandise la modernité. La civilisation française, avec ses us et coutumes, son élégance et son esprit, était née. Si depuis quelques années les historiens ont largement nuancé cette vision simpliste, ils ont convenus de la réalité de la révolution culturelle qu'aurait été cette Renaissance du XVIe siècle. Il reste pourtant un fait incontestable : si le joli tableau brossé à coup d'affirmations et d'exemples pris çà et là depuis deux siècles peut effectivement faire illusion, les auteurs de cette peinture ont effacé ou oublié, pour fabriquer cette féérie, une foultitude des personnages, d'évènements et d'idées.
    Les hommes du temps n'avaient en réalité rien de progressiste, bien au contraire. Les nouveautés, qui occupent une place très secondaire, ne touchèrent qu'une toute petite minorité de privilégiés. C'est donc à une redistribution des rôles que ce livre est consacré, afin de proposer une autre réalité de la Renaissance française, celle que la majorité des individus vécurent, celle qui faisait leur quotidien. L'auteur montre notamment qu'il ne s'agissait alors pas d'inventer un monde nouveau, mais bien de rétablir une splendeur passée, un âge d'or où les hommes vivaient en harmonie, épargnés des fléaux bien réels de l'époque : les guerres, les épidémies et les famines. Bref; que le désir d'un retour à un passé fantasmé l'emportait sur la conviction de vivre un grand bond en avant. Une remise en perspective salutaire servie par une plume exemplaire.

  • C'est un des rois les moins aimés de l'Ancien Régime, et l'un des plus méconnus, qui meurt sous le poignard du moine Jacques Clément.
    Avec lui, au milieu des guerres de Religion qui n'en finissent pas, s'éteint la dynastie des Valois : un chapitre se referme, une autre histoire de la monarchie commence, inaugurée par l'accession au trône d'Henri de Bourbon. Avec ce successeur, la figure du prince tend à se détacher de la communauté des humains et acquiert, par l'investiture divine, une dimension d'absolu.
    De ce règne presque oublié, Nicolas Le Roux restitue les desseins secrets et les drames sanglants. Il décrit un monarque hanté par l'ambition de pacifier le royaume, de réconcilier ses sujets et de régénérer l'autorité royale par la piété, la justice et la douceur. Il analyse les violentes résistances que les catholiques zélés opposent à ce rêve d'harmonie, jusqu'à faire la guerre à leur propre souverain. Faisant parler les voix et les passions de ces années terribles, l'auteur propose une lecture renouvelée de l'extrémisme ligueur, de ses pulsions meurtrières et de ses fantasmes tyrannicides.

  • Peter Burke n'est pas un peintre de la Renaissance. Et pourtant son est celui d'un artiste. Portrait de la Renaissance en mouvement.Au loin, en arrière-plan, les frontières de l'islam qui lui aussi connaît un réveil ; un peu plus loin, ce qui reste de Byzance qui jouera un rôle capital dans la transmission de l'Antique et, en ligne de fuite, les vieux inspirateurs Platon, Cicéron et Virgile. Au second plan, les plus jeunes, parmi lesquels Pétrarque, Boccace et Giotto. Ils sont dans les décors urbains - Avignon, Florence, plus tard viendront les villes des Flandres, celle de France et d'Angleterre - mais aussi dans la nature regorgeant de formes, de sons et de couleurs. Du tableau, les limites sont vastes, de l'Europe du Nord aux pays slaves, et sa lumière touche chaque objet animé par une vie renaissante devenue règle générale.Au premier plan, bien sûr, le printemps de l'Italie avec les deux soeurs en gloire, Rome et Florence.La Renaissance invente l'Europe ou un rêve d'Europe. Elle est toujours devant nous par ce qui fait d'elle un dynamisme incessant d'imitation et de création.

  • Du 17 août 1792 au 31 mai 1795, la salle des Libertés, au coeur du Palais de Justice de Paris, résonna du plus tragique des épisodes de la Révolution française. Sous l'autorité de l'Accusateur public, le tristement célèbre Fouquier-Tinville, le Tribunal révolutionnaire envoya à l'échafaud plus de 2 500 personnes.
    En s'appuyant sur les actes des procès, les journaux d'époque et les dossiers inédits de certains accusés, Emmanuel Pierrat livre le récit terrifiant de ces années de guerre civile. Sous sa plume, audience après audience, prennent vie les partisans d'un retour à la paix, les tenants d'une justice implacable, mais aussi les « traîtres ». Marie-Antoinette, Danton, Olympe de Gouges, Philippe Égalité, Madame Roland, Camille Desmoulins, Jean-Pierre Brissot, Saint-Just, Robespierre. Nombreux sont ceux qui sont passés du rang de juge au box des accusés.
    En plongeant au coeur de la machine judiciaire révolutionnaire, Emmanuel Pierrat dresse le portrait de ce Tribunal de la Terreur, miroir d'un pays « qui ne se réforme pas » mais se juge lui-même avec ardeur.
    Emmanuel Pierrat est avocat au barreau de Paris, ancien membre du Conseil national des Barreaux, ancien membre du Conseil de l'Ordre et écrivain. Il est également conservateur du musée du Barreau de Paris. Il est l'auteur de plus d'une centaine d'ouvrages juridiques, de romans, de livres sur l'art, etc. Il a notamment publié, chez Albin Michel, Les Francs-Maçons sous l'Occupation, entre Résistance et Collaboration (2016), chez First, La France des vaincus passe à la barre (2018), ou encore, chez Calmann-Lévy, Les Secrets de l'affaire « J'accuse !... » (2019).

  • Préparé par la vive fermentation du 15e siècle finissant et fécondé par les voyages d'exploration qui mettent le vieux monde occidental en contact avec d'autres civilisations, le 16e siècle apparaît comme une période riche d'événements, en conflits, en transformations et renouvellements politiques, économiques, philosophiques et artistiques. Avec lui naissent les Temps Modernes. Aux débuts de ce siècle, marqué par de hautes aspirations morales et philosophiques, succède une période de troubles - politiques et religieux - et de doutes à l'échelle européenne comme mondiale.
    L'époque n'en reste pas moins celle de la nouveauté : les moyens donnés à l'Europe pour dominer le monde, l'organisation de l'État dans un cadre national, l'affirmation de la conscience individuelle..., autant d'éléments que le Grand Siècle va établir et développer.

  • Chambord, dont la première pierre a été posée il y a 500 ans, est un lieu hors du temps, familier et pourtant inconnu. Depuis cinq siècles, le château de Chambord est le personnage principal d'une histoire tour à tour tumultueuse ou discrète.De la « petite bande » de François Ier aux battues présidentielles de Giscard d'Estaing, en passant par les folies du maréchal de Saxe et les séjours de Louis XIV et de Molière, l'endroit a accueilli de grands noms et de grands moments. Il reste, de manière souterraine, à travers les générations et les régimes, un carrefour des passions françaises, et l'illustration d'étranges continuités.
    Xavier Patier, auteur de nombreux romans, a administré Chambord pendant trois ans. Il est à l'origine de la nouvelle organisation du domaine, érigé désormais en établissement public de l'État.

  • « Le livre le plus intelligent et le plus vif jamais écrit sur cette famille. » (Dominique Fernandez)
     
    Ils ont donné deux reines à la France, deux papes à la Chrétienté... et Florence leur doit ses heures les plus glorieuses. Princes prodigieusement populaires, riches et puissants, grands mécènes, les Médicis ont durablement marqué leur temps.
    Depuis l'avènement de Côme l'Ancien, le « Père de la patrie », au début du xve siècle, jusqu'à l'extinction de la lignée avec la mort de Jean-Gaston en 1737, leur histoire n'est que révoltes, exils, assassinats, trahisons, jeux de pouvoirs et amours violentes... Digne des meilleurs romans, elle inspire la verve de l'historien Dumas. Et l'histoire selon Dumas est une histoire où le sang coule, des complots se trament, des têtes tombent...
     
    Menacé de faillite, Alexandre Dumas se réfugie à Florence en 1840, où il est chargé d'écrire le texte de la Galerie de Florence, renfermant gravées les oeuvres conservées aux Offices. Ce superbe ouvrage s'ouvrait sur Les Médicis, hommage à la famille qui avait fondé l'un des plus beaux musées du monde. Un hommage enfin réédité.

  • Omniprésents au Moyen Âge, les fantômes auraient dû déserter l'Europe à l'avènement de la philosophie mécaniste de Descartes et de Newton. Pourtant, des silhouettes aux contours très anciens continuèrent de peupler les mondes d'Ancien Régime  : enfants mort-nés, cadavres sans sépultures, gardiens spectraux de trésors oubliés...
    Lancée sur les traces de ces apparitions tantôt apaisantes tantôt effrayantes, Caroline Callard fait émerger les termes de ce véritable «  moment spectral  ». Au temps des crises qui marquent le début de l'âge moderne, la présence des fantômes est réaffirmée avec une urgence nouvelle. Que firent alors les vivants de ces morts refusant de se tenir tranquilles  ? Comment organisèrent-ils la cohabitation avec ces hôtes intempestifs  ? Comment cherchèrent-ils aussi, parfois, à les retenir près d'eux  ?
    Maisons hantées, amour d'outre-tombe, villes-fantômes du Nouveau Monde ou encore élaboration d'une science des spectres au tournant du xvie siècle, ce livre novateur rend à ces morts vivants la multiplicité de leurs actions dans le monde. Au fil des pages, les fantômes retrouvent la place qui fut la leur dans la société d'Ancien Régime, une place jusqu'alors mal repérée, car ténue, fugace, impérieuse aussi.
     
    Caroline Callard est directrice d'études à l'École des hautes études en sciences sociales. Elle a déjà publié Le Prince et la République, Histoire, pouvoir et société dans la Florence des Médicis au xviie siècle (Presses de la Sorbonne, 2007).

  • Une biographie vivante de la plus grande figure de l'Eglise catholique au temps de la Contre-Réforme.
    Né dans une famille d'ancienne noblesse savoyarde, François de Sales (1567-1622), personnalité majeure de l'Eglise catholique tant par son action au temps des guerres de Religion que par l'héritage qu'il a laissé, choisit très jeune sa voie. Ordonné en 1593, il est rétablit le catholicisme dans la région de Genève alors sous la coupe des protestants. Ordonné évêque de Genève en 1602, il siège en exil à Annecy. En 1610, il fonde avec Jeanne de Chantal l'Ordre de la Visitation, dont les visitent pauvres et malades. Personnalité charismatique, réputé pour sa douceur, redoutable argumentateur, humaniste et organisateur hors pair, il a laissé une oeuvre spirituelle considérable : Introduction à la vie dévote (1608), Traité de l'amour de Dieu (1615), et une correspondance importante. Canonisé dès 1665 (fêté le 24 janvier), docteur de l'Eglise (1877), il est l'auteur catholique le plus publié dans le monde.
    Patrick de Gmeline restitue avec son talent de conteur cette vie riche et foisonnante. Une biographie illustrée par une centaine de documents, le portrait d'un homme profondément attachant dans une époque troublée.

  • Mythes et réalités d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance, du fondateur Alonso au rédempteur Francesco. Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia - Alexandre, César et Lucrèce - ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.

  • 2019 : « l'année Vinci » et « l'année Chambord » Les cinq cents ans de la mort de Vinci et de la construction du château de Chambord sont conjointement commémorés tout au long de cette année. Le livre retrace les moments forts du parcours de Léonard de Vinci venu passer les trois dernières années de son existence en France, à Amboise, près de son protecteur le jeune roi François 1er, alors au sommet de sa gloire. Ce livre, qui se lit comme un roman, explore ce qu'on peut appeler « le mystère Chambord », jamais élucidé jusqu'alors. Le château, mondialement connu, est construit d'après des croquis laissés par Vinci, notamment le très célèbre escalier monumental à double révolution qui en est la pièce maîtresse. Pourquoi Léonard a-t-il conçu un tel plan si différent de ceux des autres châteaux de la Renaissance ? Quel message, quel testament intellectuel, spirituel, symbolique, ésotérique a-t-il voulu nous laisser en plaçant au coeur de cet édifice cet escalier extraordinaire qui, en fait, ne mène nulle part ? Suivez les pistes ouvertes par l'auteur et découvrez l'éclairage nouveau sur le sens à donner à cette prouesse architecturale qui offre ainsi une lecture renouvelée, enrichie du monument lui-même ainsi que de l'oeuvre du génial Vinci.

  • Une plongée culturelle, artistique, politique et scientifique dans la Renaissance : un retour salutaire à l'humaniste à l'heure où notre société peine à se souvenir de ses racines... La Renaissance fut sans conteste une des périodes les plus riches de l'histoire moderne. Véritable cataclysme tant artistique (Léonard de Vinci) que scientifique (Galilée) ou encore sociétal (invention de l'imprimerie, diffusion de la culture), elle fut le théâtre de découvertes qui ont chamboulé l'histoire et la pensée humaines. Berceau de l'humanisme, elle vit se construire la notion d'identité européenne, à travers le retour à la pensée et la culture antiques. Il était plus qu'urgent que les Nuls, à travers la plume éclairée et éclairante de Jean-Christophe Saladin, grand spécialiste d'Erasme, se penchent sur cette période d'une richesse inégalée dans l'histoire européenne.

  • Les aventures rocambolesques de Giorgio del Giglio, érudit toscan du XVIe siècle, qui, capturé par des pirates barbaresques, renia par deux fois la religion chrétienne pour embrasser la foi musulmane. Il vécut dix ans auprès du Grand Turc, où il servit d'espion au grand-duc de Toscane. Il exposa ses idées religieuses et sa conception de la tolérance dans deux manuscrits, qui tiennent à la fois de l'autobiographie, du récit de voyage, de l'encyclopédie et de la cosmographie. Un parcours singulier et exceptionnel qui n'est pas sans rappeler celui du Léon l'Africain de Natalie Zemon Davis.

  • Entre 1391 et 1425, trois femmes sont décapitées sur ordre de leurs maris. Épouses de trois des plus grands seigneurs de l'Italie de la Renaissance - Mantoue, Milan, Ferrare -, Agnese Visconti, Beatrice de Tende et Parisina Malatesta sont exécutées pour cause d'adultère. Pourtant, aucune femme infidèle ne subissait alors un tel châtiment et, autre étrangeté, loin de dissimuler ces mises à mort, les trois seigneurs les rendent au contraire publiques. Il y a là une énigme historique qu'Élisabeth Crouzet-Pavan et Jean-Claude Maire Vigueur entendent bien élucider. Ces trois femmes ont certes trahi les liens du mariage, mais elles sont surtout coupables d'avoir tenté de prendre une part active aux grandes innovations politiques et culturelles de leur temps. Elles sont châtiées pour avoir voulu transgresser le statut traditionnellement effacé de « l'épouse du seigneur. En les faisant périr, leurs maris réaffirment symboliquement leur pouvoir de princes.Cette enquête passionnante sur les moeurs, les pratiques culturelles et l'autorité des seigneuries florissantes de la Renaissance italienne est aussi une contribution importante à l'histoire des femmes. C'est l'Italie de la première Renaissance, l'Italie des violences des hommes, mais aussi de l'humanisme naissant et de la passion pour les arts, qui est au coeur de ces trois tragédies féminines.

  • D ES milliers de châteaux ponctuent les rives de la Loire, comme autant de témoins de son passé. « Châteaux d'hommes » ou « Châteaux de femmes », féeriques, aristocratiques, campagnards, romantiques ou diaboliques, tous marqués par une histoire d'amour, de mort ou de guerre qui leur laissa son empreinte, ils font partie de notre imaginaire et du monde le plus secret de nos légendes et de nos rêves. Qui d'entre nous, un jour ou l'autre, ne s'est laissé bercer par ces histoires qui s'incrustent dans les murs de « nos » châteaux ?

  • Découvrez enfin tout ce qu´il faut savoir sur le Mayflower et le mythe fondateur des États-Unis en moins d´une heure !
    16 septembre 1620. Dans le port de Southampton, un navire s´apprête à partir qui changera l´histoire à jamais. Le Mayflower, avec à son bord une centaine d´émigrants fuyant les persécutions contre les protestants à l´oeuvre en Angleterre sous le règne de Marie Tudor. Au terme d´une traversée éprouvante, les colons posent le pied sur le sol américain, fondant, au large du cap Cod, la colonie de Plymouth.
    Ce livre vous permettra d´en savoir plus sur :
    O Le contexte de l´époque o Les acteurs principaux qui ont pris part à l´événement o Le déroulement du voyage du Mayflower et l´établissement de la colonie o Les répercussions de l´événement Le mot de l´éditeur :
    « Dans ce numéro de la collection « 50MINUTES | Grands Événements », Marine Libert nous fait vivre le périple à l´origine du mythe fondateur des États-Unis. Animée du désir de prendre un nouveau départ loin de l´Angleterre, une communauté prend la mer pour le Nouveau Monde. À peine arrivés, les nouveaux colons découvrent que les terres qu´ils avaient choisies sont occupées par des Indiens avec lesquels il leur faudra composer. » Stéphanie Dagrain À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grands Événements La série « Grands Événements » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante faits qui ont bouleversé notre histoire. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent tout savoir sur un sujet précis, tout en allant à l´essentiel, et ce en moins d´une heure. Nos auteurs combinent les faits, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d´histoire.

  • Le présent volume constitue les Actes du LXIe colloque international d'Études Humanistes, organisé à Tours du 2 au 5 juillet 2018 au Centre d'études supérieures de la Renaissance (CESR). Il s'ouvre sur un Hommage à Christophe Plantin, célèbre imprimeur de la Renaissance né dans la région de Tours dont notre groupe de recherche et cette collection portent le nom. Dans la lignée des travaux sur le transfert des savoirs qui s'est accompli de l'Antiquité à la Renaissance, le livre s'interroge sur la façon dont les femmes illustres de l'Antiquité grecque ont été perçues et réinterprétées du XIVe siècle à la fin du XVIe siècle. Divisé en quatre chapitres, l'ouvrage s'organise autour de quatre questions : quel a été le rôle de Boccace dans l'intérêt porté aux femmes grecques antiques ? Dans quelle mesure les figures mythologiques et les constructions allégoriques ont-elles été un instrument de moralisation et de christianisation de l'héritage païen ? Comment les grandes figures poétiques comme Sappho et les personnages issus des tragédies et romans grecs ont-ils été accueillis et transformés à la Renaissance ? En quoi ces femmes grecques antiques entrent-elles en résonance avec les réflexions menées à la même époque sur le rôle et la place de la femme dans la société ? Dans une perspective résolument transversale, cet ouvrage associe analyses philologiques et littéraires, études iconographiques, recherches historiques et philosophiques.

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