• « L'air du temps, en accusant la science de n'être qu'un récit parmi d'autres, l'invite à davantage de modestie. On la prie de bien vouloir gentiment "rentrer dans le rang" en acceptant de se mettre sous la coupe de l'opinion. » Étienne Klein

    La philosophie des Lumières défendait l'idée que la souveraineté d'un peuple libre se heurte à une limite, celle de la vérité, sur laquelle elle ne saurait avoir de prise : les « vérités scientifiques », en particulier, ne relèvent pas d'un vote. La crise sanitaire a toutefois montré avec éclat que nous n'avons guère retenu la leçon, révélant l'ambivalence de notre rapport à la science et le peu de crédit que nous accordons à la rationalité qu'il lui revient d'établir. Lorsque, d'un côté, l'inculture prend le pouvoir, que, de l'autre, l'argument d'autorité écrase tout sur son passage, lorsque la crédibilité de la recherche ploie sous la force de l'événement et de l'opinion, comment garder le goût du vrai - celui de découvrir, d'apprendre, de comprendre ? Quand prendrons-nous enfin sereinement acte de nos connaissances, ne serait-ce que pour mieux vivre dans cette nature dont rien d'absolu ne nous sépare ?

  • La construction de soi rassemble une série de lettres qui dessinent un usage de la philosophie envisagée comme un mode de vie, une thérapeutique de l'âme. Ici, les philosophes sont interpellés et mis à l'épreuve. Tour à tour, le lecteur côtoie Boèce, Épicure, Schopenhauer, Spinoza ou Etty Hillesum. Ces guides présentent des voies pour se dégager du passé, des regrets ou de la haine de soi. Ils invitent à se libérer du regard d'autrui et ouvrent au risque de l'acceptation.
    Alexandre Jollien propose un dialogue intérieur qui prend la forme d'une correspondance adressée à Dame Philosophie, cette figure allégorique dont Boèce imagina recevoir la visite alors qu'il attendait dans sa prison d'être exécuté. Dans cet itinéraire, l'auteur esquisse le portrait de Dame Frayeur et de la Mort, avec lesquelles il faut bâtir une vie. Ces lettres entendent dépeindre un état d'esprit qui tente de répondre à l'invite de Spinoza': ''Bien faire et se tenir en joie''.

  • L'humanité est-elle prête à vivre avec d'autres intelligences ? Dans ce livre, Pascal Picq analyse la coévolution de l'espèce humaine et de ses proches - les australopithèques d'hier comme les chimpanzés d'aujourd'hui - avec les innovations techniques et culturelles actuelles. Retraçant les fondements des intelligences animales, humaines et artificielles dans une approche évolutionniste, il nous explique comment elles ont émergé, en quoi elles diffèrent fondamentalement et pourquoi certaines d'entre elles sont plus performantes que d'autres. Une nouvelle phase de l'évolution se dessine en ce moment, dont il est urgent de prendre la mesure : il nous faut apprendre, et vite, à vivre en bonne intelligence avec toutes ces intelligences. En attendant les promesses du transhumanisme, une décennie de tous les possibles s'ouvre à nous. Les technologies ne suffiront pas si l'humanité ne s'inscrit pas dans une véritable vision évolutionniste qui associe les intelligences humaines, animales et artificielles. Pascal Picq Pascal Picq est paléoanthropologue, maître de conférences au Collège de France. Il est l'auteur d'Au commencement était l'homme, de Lucy et l'obscurantisme, de De Darwin à Lévi-Strauss et, plus récemment, de Qui va prendre le pouvoir ?, qui sont de très grands succès. 

  • Qu'est-ce qui fait de nous des hommes ? Le privilège d'être dotés d'une conscience ? Antonio Damasio propose une nouvelle théorie permettant d'expliquer en termes biologiques le sentiment de soi. Comment le cerveau engendre t-il les structures mentales qui nous donnent à voir des images ? Comment crée t-il ce sentiment de nous-mêmes dont nous faisons l'expérience lorsque nous pensons quelque chose, percevons quelque chose, imaginons quelque chose ? Non, la conscience de soi ne tombe pas du ciel. Oui, elle peut s'expliquer, presque se montrer, et nous pouvons la connaître. Nous savons enfin ce que nous sommes et pourquoi. Une révolution.« Ce livre nous dévoile pour la première fois les fondements neurobiologiques du Soi. » Jean-Pierre Changeux « Antonio Damasio est probablement l'un des plus brillants neurologues au monde. » David Hubel, prix Nobel« Voici un livre sans équivalent » Jerome Kagan« Ce livre est une merveille qui mêle avec brio intuition poétique et précision dans l'analyse. » Peter BrookAntonio R. Damasio dirige le département de neurologie de l'Université de l'Iowa et enseigne à l'Institut Salk d'études biologiques de La Jolla, aux États-Unis. Il est l'auteur de L'Erreur de Descartes, qui a connu un très grand succès et a été traduit en dix-huit langues.

  • « Mon âme est un orchestre caché, écrivait le poète Fernando Pessoa. Je ne me connais que comme symphonie. » D'où vient donc cette musique si particulière qui se joue en nous et nous accompagne à chaque moment ? D'où vient que nous soyons des êtres conscients, éprouvant toujours, dès que nous ouvrons les yeux et quoi que nous fassions, le sentiment inébranlable d'être toujours les mêmes ? Et quels sont, au tréfonds de nos cellules, les mécanismes qui permettent l'émergence de ce qu'il y a de plus humain en nous, nos sentiments, nos pensées, nos créations ?Antonio Damasio, l'un des spécialistes des neurosciences les plus importants et les plus originaux, lève ici le voile sur la fabrique de la conscience. Au sein du cerveau, bien sûr, et qui plus est dans ses parties les plus profondes, si intimement liées au corps et à la régulation de la vie biologique. Non, la conscience et le soi ne sont pas une « chose », une « substance », une « entité » en nous, comme on l'a longtemps postulé. Bien au contraire, ils forment un ensemble dynamique de processus nés petit à petit au fil de l'évolution biologique. Pour autant, les « naturaliser » ainsi, est-ce rabaisser l'homme ? Sûrement pas, pour Antonio Damasio, tant on peut s'émerveiller de la mécanique rendant possible la symphonie dont, à chaque instant de notre vie, nous sommes le chef d'orchestre. Une approche très originale, qui renouvelle en profondeur la science de la conscience. Antonio Damasio est professeur de neurosciences, de neurologie et de psychologie. Il dirige l'Institut du cerveau et de la créativité à l'Université de Californie du Sud et est professeur adjoint au Salk Institute de La Jolla. Ses ouvrages ont été traduits dans une trentaine de langues ; il est notamment l'auteur de L'Erreur de Descartes et de Spinoza avait raison, qui ont connu un immense succès.

  • Pierre de Fermat, l'un des plus grands mathématiciens français du XVII siècle, s'était contenté de porter dans la marge de son cahier de travail:"xn + yn = zn impossible si n > 2. J'ai trouvé une solution merveilleuse, mais la place me manque ici pour la

  • François Châtelet est mort en décembre 1985. Deux ans après, le Collège de philosophie lui rendait hommage au cours de deux journées où philosophes, journalistes, comédiens et musiciens sont venus évoquer ou analyser la vie et l'oeuvre du penseur. Gilles Deleuze fut le dernier à parler et c'est le texte qu'il a prononcé qui est ici publié.

    Ce livre est paru en 1988.

  • Cette nouvelle traduction part du constat suivant : il y a des différences majeures entre la première édition de L'Origine des espèces, parue en 1859, et la 6e édition parue en 1872. Après avoir longtemps privilégié la dernière édition, le public anglophone lit désormais la première depuis maintenant plus d'un demi-siècle. Or, on ne dispose pas à ce jour d'une bonne traduction française de ce texte sur l'importance de laquelle les spécialistes s'accordent aujourd'hui : « la version qui a ébranlé les bases du monde », selon Ernest Mayr (1964).
    Il s'agit donc ici de la première traduction moderne de l'édition initiale de L'Origine, assortie de notes qui permettent de décoder les nombreuses références implicites de Darwin, en rendant accessible au public français une grande partie des nouvelles découvertes faites dans les manuscrits du naturaliste anglais.

  • L'ouvrage s'efforce de saisir la notion de vie à travers les écrits des plus grands théoriciens de la vie, de l'Antiquité à l'aube de la biologie moderne. Il s'agit d'un guide de lecture et d'une gigantesque somme de textes - plus de mille extraits d'ouvrages essentiels - commentés et critiqués dans une perspective historique, philosophique et scientifique. C'est aussi la tentative d'éclaircir, par l'histoire d'une notion, la philosophie sous-tendant les sciences biologiques actuelles. Texte principal et citations sont différenciés typographiquement. Deux niveaux de lecture sont possibles, soit l'ensemble du texte et des citations, soit le seul texte principal qui forme un tout en lui-même.

  • La parution rcente du livre posthume de Louis Althusser, L'avenir dure longtemps suivi de Les Faits (ditions Stock / IMEC, 1992), m'incite noter, comme en marge, quelques souvenirs et rflexions sur une priode et un homme que j'ai connus la fois de trs prs et de trs loin. De trs prs, car j'tais, de 1961 1965, lve l'cole normale suprieure et, comme philosophe, directement en contact avec Althusser qui assurait, assez "thoriquement" il est vrai - non au sens althussrien mais au sens courant du terme - la prparation au concours d'agrgation de philosophie. De trs loin, car j'tais compltement indiffrent l'effervescence intellectuelle qui rgnait alors l'cole et autour de la personne d'Althusser, dont je dcidai immdiatement de "scher" les cours, moins par mpris de ceux-ci que par refus instinctif de m'associer au petit groupe de ceux qui les suivaient. L'alliance, chez Althusser, de la plus extrme lucidit et de la plus totale folie - alliance "contre nature", j'y reviendrai, qui fait d'Althusser un cas, au sens o l'on parle d'un "cas Wagner" ou d'un "cas Nietzsche" - m'a paru digne de rflexion. Ce cas est en effet doublement instructif, clairant d'un mme coup de projecteur ce qu'il peut y avoir de plus raisonnable et de plus insens dans le fonctionnement du cerveau humain. Clment Rosset Cet essai est paru en 1992.

  • La science est-elle « libre de valeur » ?
    Comment évolue-t-elle à travers l'Histoire ?
    La science est partout. Elle nous a permis d'explorer l'espace, de découvrir la clé de l'évolution humaine et de guérir des maladies qui ravageaient les populations il n'y a pas si longtemps. Mais la science engendre aussi les risques nucléaires, l'eugénisme et la pollution environnementale. Comment concilier ses avantages avec ses périls ?
    Cet ouvrage révèle comment la science elle-même, ainsi que nos méthodes, a radicalement changé au cours des dernières décennies, et examine en particulier le développement des études philosophiques des sciences à travers les idées de Thomas Kuhn, Karl Popper, Paul Feyerabend et d'autres...

  • L'idée que nous " descendions " du singe via des créatures aussi pittoresques que notre ancêtre cro-magnon n'est toujours pas pleinement acceptée.
    Nous sommes pourtant soumis, comme les autres animaux, au grand jeu de l'évolution. c'est ce que montre ici, en toute simplicité, mais avec toutes les références scientifiques requises, un spécialiste de " biologie évolutive ". pourquoi y a-t-il de plus en plus de myopes ? faut-il combattre la fièvre ? la polygamie est-elle liée au régime politique ? l'homosexualité a-t-elle des origines biologiques ? la crise d'adolescence est-elle une invention récente ? pourquoi l'aîné est-il plus favorisé que le cadet ? les hommes et les femmes pensent-ils de la même façon ? la théorie de l'évolution, en donnant des explications qui remontent parfois très loin dans le passé, apporte sur ces sujets comme sur bien d'autres un regard neuf et passionnant : nul doute qu'à la lecture de ce livre, cro-magnon serait devenu un adepte de la biologie évolutive.

  • Trois chercheurs - un paléo-anthropologue, un neurobiologiste et un philosophe - réunis, pour tenter de répondre à une même question, plus que jamais d'actualité: «qu'est-ce que l'humain? ». Le paléo-anthropologue, Pascal Picq, considère l'homme à l'intérieur du monde vivant, en insistant plus sur les continuités que sur les ruptures. Selon lui, comment ne pas faire descendre l'homme de son piédestal d' « animal doué de raison », quand on sait que les primates ont développé des techniques relevant de la culture? Le neurobiologiste Jean-Didier Vincent, interroge quant à lui le «miracle» de la sélection génétique qui a fait qu'à un moment de l'évolution quelques gènes se sont mis soit à fonctionner plus longtemps soit à se dupliquer et à s'exprimer là où ils ne devaient pas l'être, dans le cerveau." Enfin, pour nouer nature et culture, la philosophie, en la personne de Michel Serres, relaie les savoirs scientifiques en méditant sur le temps. Nous savons aujourd'hui évaluer la durée gigantesque requise par la formation de l'univers inerte, des vivants et de l'homme. Comment définir ce dernier, sinon comme un vivant parti à la conquête de ce temps ? Comme "le premier vivant en voie d'auto-évolution"?

  • Synonyme de chaleur et de convivialité, mais aussi de violence et de destruction, le feu est ambivalent. Il réconforte et effraie, protège et menace, fertilise et détruit.  De fait, sa maîtrise a été d'une importance capitale pour l'humanité.  En trente mots-clé, ce livre nous révèle le feu dans toutes ses dimensions: historiques, scientifiques, philosophiques, culturelles. Vous pouvez le lire d'une seule traite ou le déguster au gré de vos envies, pour découvrir pourquoi le feu fascine l'humanité depuis la nuit des temps.
     

  • L'eau est-elle réellement une ressource renouvelable ? Combien d'eau utilisons-nous au total ? Comment réduire les impacts des activités humaines sur les ressources ? Pourra-t-on un jour irriguer les plantes avec de l'eau de mer ? Reste-t-il des ressources d'eau inexploitées ?

  • La science-fiction a souvent exploré l'idée d'un « lecteur de cerveaux », appareil qui permettrait de lire directement la pensée dans le cerveau. Plusieurs articles scientifiques récents reprennent et discutent un tel projet. Les chercheurs ici rêvent et

  • Avec sérieux mais aussi humour, Hans Magnus Enzensberger suit l'histoire des théories mathématiques qui prétendent nous apporter la sécurité et le bonheur.

  • L'empire cybernétiqueDES MACHINES À PENSER À LA PENSÉE MACHINEDu structuralisme à la philosophie postmoderne, de la déconstruction au systémisme, de Claude Lévi-Strauss à Jacques Lacan, de Gilles Deleuze à Jean-François Lyotard, une bonne part de la pensée européenne des cinquante dernières années a été souterrainement influencée par un ensemble de présupposés théoriques élaborés dans l'immédiat après-guerre avec la naissance de la cybernétique. Ce « paradigme cybernétique », dont l'apparition est historiquement datée, se fondait sur une toute nouvelle conception de l'humain et de la société en rupture avec l'héritage humaniste de la modernité. En général ignorée, ou passée sous silence, cette influence a profondément marqué le paysage intellectuel contemporain. C'est ce que l'auteur de ce livre, sociologue à l'université de Montréal, met en évidence dans cet essai. Il s'agit de reconstituer, avec précision, la généalogie d'un paradigme qui fut et demeure très influent, aussi bien sur le vieux continent qu'outre-Atlantique. À ce titre, le travail de Céline Lafontaine apparaît comme une contribution essentielle autant que neuve au débat contemporain. En replaçant dans son contexte historique l'apparition de ce qu'on appelle la postmodernité, cet essai surprendra sans doute. C'est néanmoins un apport dont il sera désormais difficile de ne pas tenir compte, d'autant plus qu'il apporte un éclairage neuf sur l'imaginaire des technosciences.

  • « L'une des leçons de ce livre est que tout organisme maintient sa cohésion par la possession de moyens d'acquisition, d'usage, de rétention et de transmission de l'information. »Première traduction française de l'ouvrage classique de Norbert Wiener, Cybernetics, paru en 1948, ce livre présente les principaux concepts et méthodes scientifiques apparus pendant et après la Seconde Guerre mondiale, liant les domaines alors naissants de l'automatique, de l'électronique et de l'informatique à des problématiques propres au fonctionnement des êtres vivants. Wiener entrevoit une unité dans l'ensemble de ces recherches, qu'il propose de rassembler sous le nom de « cybernétique ».Ce mélange de discussions techniques et scientifiques, d'hypothèses émergeant d'analogies entre machines et organismes, et de mises en perspective historiques et philosophiques, confère à cet ouvrage un caractère original qui le fait figurer parmi les grandes contributions à la pensée contemporaine, d'autant que Wiener y esquisse également une mise en garde prémonitoire quant aux conséquences éthiques et sociales des nouvelles technologies de l'information.Norbert Wiener (1894-1964), mathématicien américain, est l'un des pères de la théorie de l'information, de l'informatique, et de la théorie mathématique de l'électronique, des communications et de l'automatique. Il a popularisé sa vision unifiée de ces domaines et de leur implication scientifique et philosophique sous le nom de cybernétique, auprès des spécialistes comme du grand public.

  • Une opinion très répandue veut que l'évolutionnisme, et plus spécialement le darwinisme, ait révolutionné la conception que l'homme a de lui-même.
    D'une vision anthropocentrique - souvent comparée à la vision géocentrique d'avant Copernic -, on serait passé à une vision décentrée où l'homme n'est plus qu'un animal parmi d'autres. D'un homme créé par Dieu à un homme produit par le hasard et la nécessité. Le tout se serait accompagné d'un épouvantable scandale, et la conception darwinienne ne l'aurait emporté contre l'obscurantisme qu'au prix d'une lutte acharnée.
    Cette opinion, popularisée par les biologistes eux-mêmes, est largement imaginaire. En 1859, lorsque Darwin publie L'Origine des espèces, l'évolutionnisme n'est plus une nouveauté depuis longtemps ; son application à l'homme, non plus. Rien donc qui justifie le moindre scandale. En outre, la thèse de Darwin diffère de ce que nous appelons aujourd'hui " darwinisme " et, très rapidement, profitant de ses imprécisions, chacun l'interprétera à sa manière.
    Le darwinisme qui s'ensuivra ne sera pas, et de très loin, une doctrine homogène, ni dans ses aspects théoriques, ni dans ses applications à l'homme. Quant à l'explication biblique de l'origine de l'homme par la création divine d'Adam - supposée alors universellement admise -, elle avait en fait déjà subi les pires outrages. Diverses religions, plus ou moins sectaires, avaient depuis longtemps concocté des lectures de la Bible assez curieuses, et imaginé des conceptions de l'homme bien " pires " que celle qui consistait à le faire descendre du singe.
    À côté d'elles, Darwin fait souvent figure d'enfant de choeur. Vue de près, la réalité est donc très différente de l'opinion courante pour laquelle un créationnisme religieux se serait opposé à un évolutionnisme scientifique. Et cela est vrai non seulement pour les aspects théoriques, mais aussi pour les applications pratiques assez contestables qu'ont trouvées certaines thèses biologiques, notamment en matière d'hygiène raciale.

  • Responsable des crises économiques et environnementales catastrophiques qui l'affligent et menacent aujourd'hui de l'emporter, le genre humain est paradoxalement aussi un génie technologique. Les fruits de son inventivité sont entrés dans une phase explosive, faisant miroiter à la fois la promesse de l'immortalité individuelle et la déresponsabilisation par le transfert de la gestion des affaires à des machines.
    À quoi bon penser à l'heure où se profile à l'horizon la menace du remplacement de l'homme apprenti-sorcier par le robot, son héritier  ?
    Paul Jorion a acquis sa réputation internationale en prévoyant la crise financière de 2008 et en étant conforté par les faits. Sa formation d'anthropologue et de sociologue, combinée à son goût pour les mathématiques et l'informatique, l'a conduit à jouer un rôle pionnier en anthropologie économique, en intelligence artificielle et en finance. Ses mises en garde sur le danger d'un effondrement mettent en accusation les choix politiques inconséquents débouchant sur un risque de collapse généralisé.
    Esprit libre et érudit, ignorant les approches disciplinaires «  en silo  », Paul Jorion enrichit les outils de la pensée. Avec Franck Cormerais et Jacques Athanase Gilbert, il revient sur son parcours et sa démarche pour démontrer que seule une anthropologie radicale mobilisant la totalité du savoir que le genre humain a acquis sur son identité profonde est à même de prévenir est à même de prévenir son  extinction 

  • Le mouvement syndical constitue un sujet de recherche qui est commun à plusieurs approches : histoire, sociologie, sciences de la gestion, psycho-sociologie, ethnologie, droit, science politique, économie. Comment ces disciplines construisent-elles leurs démarches afin d'analyser la réalité syndicale ? Si certaines approches se confrontent régulièrement dans les études, d'autres au contraire semblent avoir plus de mal à se conjuguer. Pourquoi cette situation ? Quels dispositifs peut-on alors imaginer pour travailler de manière transversale sur ce sujet de recherche ?





  • Table des matières
    Avant-propos (page 5)
    Remerciements (page 6)
    Préface de Guillaume Lecointre (page 7)
    Introduction (page 15)
    Chapitre 1 (page 21)
    La construction du savoir scientifique
    1] De quelle science parlons-nous ? (page 22)
    2] Définition de la science dans cet ouvrage (page 25)
    3] Qu'est-ce qui doit être maintenu
    hors du champ de la science ? (page 27)
    Encadré n° 1 :
    Les relations de causalité (page 33)
    4] Un peu de jargon : l'Homme et le monde qui l'entoure (page 36)
    4.1] Transcendance et immanence (page 38)
    Encadré n° 2 :
    Le bien, le mal et la science (page 39)
    4.2] Réalisme, antiréalisme, solipsisme et idéalisme (page 40)
    4.3] Matérialisme et spiritualisme (page 47)
    4.4] Rationalisme, empirisme et irrationalisme (page 50)
    4.5] Essentialisme et nominalisme (page 52)
    Encadré n° 3 : La notion problématique
    de race dans l'espèce humaine (page 53)
    5] L'Homme et la connaissance scientifique
    sur le monde qui l'entoure (page 59)
    5.1] Empirisme (page 59)
    5.2] Positivisme logique (page 60)
    5.3] Instrumentalisme (page 62)
    5.4] Scientisme (page 64)
    Encadré n° 4 :
    La nature et le naturel (page 70)
    5.5] Falsificationnisme de Karl Popper (page 68)
    5.6] Concordisme (page 72)
    Encadré n° 5 :
    La théorie darwinienne de l'évolution (page 73)
    5.7] Paradigmes et révolutions scientifiques de Kuhn (page 74)
    5.8] Lakatos et les programmes de recherche (page 76)
    5.9] Everything goes de Feyerabend (page 77)
    6] La relativité du savoir scientifique (page 78)
    6.1] Relativisme linguistique (page 79)
    Encadré n° 6 :
    Ordonner le réel (page 80)
    6.2] La sous-détermination des
    théories par l'expérience (page 81)
    6.3] La dépendance des observations
    aux cadres théoriques (page 83)
    6.4] Fiabilité de nos sens (page 84)
    6.5] Les mesures de la science (page 84)
    6.6] Le réel n'existe que par
    la perception que l'on en a (page 85)
    6.7] La science construit ses propres objets (page 86)
    6.8] La science comme une fiction (page 87)
    6.9] Relativisme cognitif généralisé (page 88)
    7] Le relativisme appliqué :
    Ramsès II et le bacille de Koch (page 90)
    Encadré n° 7 :
    Découvrir, dévoiler ou inventer le réel ? (page 93)
    8] La construction des savoirs scientifiques :
    une construction sociale ? (page 94)
    9] Croyance, opinion, savoir, connaissance (page 105)
    9.1] Opinion (page 106)
    9.2] Croyance (page 106)
    9.3] Connaissance (page 107)
    9.4] Savoir (page 109)
    9.5] Dogme (page 110)
    9.6] Paradigme (page 110)
    10] Les cinq piliers du contrat
    entre la science et la connaissance (page 111)
    10.1] Le doute philosophique (page 111)
    10.2] Le réalisme philosophique (page 113)
    10.3] La logique et la rationalité (page 113)
    Encadré n° 8 :
    Quelques théories aujourd'hui abandonnées (page 114)
    10.4] La parcimonie (page 117)
    10.5] Le matérialisme méthodologique (page 119)
    Encadré n° 9 :
    Qu'est-ce que la matière ? (page 120)
    Chapitre 2 (page 123)
    Science et vérité, science et réalité
    1] La vérité et la science (page 124)
    2] De quelle vérité parlons-nous ? (page 126)
    2.1] À chacun sa vérité (page 127)
    2.2] La vérité révélée (page 128)
    2.3] Vérité idéaliste (page 128)
    2.4] Vérité principe (page 128)
    2.5] Vérité des relativistes cognitifs forts (page 129)
    2.6] Vérité probabiliste (page 129)
    2.7] Vérité-cohérence (page 130)
    2.8] Vérité-utilité (page 130)
    2.9] Vérité-correspondance (page 133)
    3] Le monde réel perçu par le scientifique (page 136)
    3.1] Option réaliste forte (page 140)
    3.2] Option réaliste modeste (page 142)
    3.3] Option pragmatiste ou positiviste (page 144)
    3.4] Option relativiste forte (page 145)
    4] La science est-elle un mythe ? (page 147)
    5] Qu'est-ce qu'une théorie ? (page 150)
    Encadré 1 :
    Histoire des sciences (page 154)
    6] Qu'est-ce qu'un fait en science ? (page 156)
    7] Les modes de raisonnement en sciences (page 165)
    7.1] La déduction (page 165)
    7.2] L'induction (page 166)
    7.3] L'abduction (page 167)
    7.4] La transduction (page 168)
    7.5] Le raisonnement hypothético-déductif (page 168)
    8] La science ne démontre rien ? (page 169)
    9] Lois et principes (page 171)
    9.1] Les lois (page 171)
    9.2] Les principes (page 179)
    9.3] Quelques exemples de principes (page 181)
    10] Bon sens et sens commun (page 188)
    Chapitre 3 (page 193)
    Vérité, réalité et démarche d'investigation
    1] Aux origines de la démarche d'investigation (page 195)
    2] La démarche d'investigation (page 198)
    2.1] Phase d'élaboration du problème scientifique (page 198)
    2.2] Phase de résolution du problème (page 200)
    2.3] Phase de structuration des savoirs (page 201)
    3] Des conceptions initiales logiques et performantes (page 204)
    3.1] Des modèles explicatifs simples et logiques (page 206)
    3.2] Conceptions initiales et
    phénomènes « boîte noire » (page 207)
    3.3] Des conceptions initiales récurrentes (page 208)
    3.4] Des conceptions initiales comme
    modèles analogiques (page 208)
    3.5] La prise en compte des conceptions initiales (page 209)
    Encadré 1 :
    Permettre aux élèves de construire des concepts (page 210)
    3.6] Alors, que faire de ces conceptions initiales ? (page 211)
    4] Un problème scientifique (page 212)
    5] Émettre des hypothèses ou
    imaginer un autre monde possible (page 215)
    Encadré 2 :
    Comment gérer les propositions des élèves ? (page 218)
    6] Je ne crois que ce que je vois : l'observation (page 221)
    Encadré 3 :
    L'observation en classe : comment aider les élèves ? (page 222)
    Encadré 4 :
    L'observation dans l'histoire des sciences (page 224)
    6.1] Toute observation du réel
    dépend d'un cadre théorique (page 225)
    Encadré 5 :
    La théorie cellulaire (page 226)
    6.2] Toute observation est subjective (page 228)
    6.3] L'observation peut être faillible (page 229)
    6.4] Observer, ce n'est pas recevoir un message du réel (page 230)
    6.5] Il est impossible d'observer tous les faits (page 231)
    6.6] Toute observation perturbe le réel observé (page 231)
    7] La mesure et l'instrument (page 231)
    7.1] La mesure du réel (page 232)
    7.2] Grandeurs mesurables et repérables (page 234)
    7.3] Les instruments de mesure (page 236)
    7.4] Toute mesure est relative (page 238)
    8] Expérience et artefact (page 243)
    Encadré 6 :
    Les sciences expérimentales et l'expérience (page 244)
    Encadré 7 :
    La notion de témoin (page 246)
    Encadré 8 :
    Expérience et cadres théoriques (page 248)
    Encadré 9 :
    La reproductibilité de l'expérience (page 249)
    9] Recherche documentaire (page 251)
    Encadré 10 :
    Des enseignants qui n'ont pas réponse à tout (page 255)
    Encadré 11 :
    Objectivité, subjectivité et intersubjectivité (page 257)
    10] Modélisation (page 259)
    10.1] Types de modèle (page 262)
    Encadré 12 :
    Les fonctions d'un modèle (page 267)
    11] Enquête, visite (page 270)
    12] La manipulation (page 271)
    13] Science et maîtrise de la langue (page 273)
    13.1] Des écrits en sciences pour construire
    des connaissances sur le monde (page 274)
    13.2] Du vocabulaire pour appréhender le monde réel (page 276)
    14] Et les textes officiels dans tout cela ? (page 278)
    14.1] Le socle commun de connaissances,
    de compétences et de culture (page 279)
    14.2] Les programmes d'enseignement
    de l'école maternelle (cycle I) (page 280)
    14.3] Les programmes d'enseignement
    de l'école élémentaire pour le cycle II (page 280)
    14.4] Les programmes d'enseignement de
    l'école élémentaire et du collège pour le cycle III (page 281)
    14.5] Les programmes d'enseignement
    du collège pour le cycle IV (page 282)
    Conclusion (page 285)
    Bibliographie (page 289)

  • Une étude comparée des théories de la connaissance chez les savants du 19e siècle et les philosophes du début du 20e siècle

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