Linguistique généralités

  • "Il y a à parier que toute idée publique, toute convention reçue, est une sottise, car elle a convenu au plus grand nombre." Exergue du Dictionnaire des idées reçues - oeuvre inachevée aux multiples manuscrits -, cette maxime de Chamfort en donne le ton incisif. "Actrice", "mélancolie", "pédantisme", "voyageur", "candeur", "duel", "laboureurs", "religion"... Sur des sujets aussi variés, Flaubert y relève en effet pensées figées et lieux communs, traquant la vacuité avec une ironie mordante.

  • Depuis le mythe de la tour de Babel, la diversité linguistique suscite d'innombrables questions : combien de langues y a-t-il sur terre ? Quelles sont leurs limites ? Pourquoi ce nombre diminue-t-il ? Est-ce que je peux inventer ma propre langue ? Les animaux parlent-ils une ou plusieurs langues ? Mathiars Énard explore toutes ces interrogations et finalement, en réponse à celle que nombre de personnes se posent : faut-il préserver la diversité des langues ? Ou, au contraire, ne serait-il pas magnifique de tous parler la même langue ? Il rappelle que le récit de l'aventure humaine est lié à la différence des langues.

  • Pour comprendre comment fonctionne l'orthographe française et écrire sans fautes  : toutes les règles, de nombreux exemples et 500 exercices corrigés.
    Les règles d'orthographe en 60 doubles pages associant la révision et l'entraînement
    o Sur la page de gauche, le rappel de la règle, illustré de nombreux exemples dans un français vivant.
    o Sur la page de droite, un entraînement progressif permettant d'observer la règle étudiée puis de la mettre en pratique dans différentes situations, notamment dans un écrit de type professionnel.
     
    Mais aussi  :
    o À intervalles réguliers, des bilans pour réinvestir les connaissances acquises.
    o Une préparation à la Certification Bescherelle orthographe.
    o Tous les corrigés à la fin de l'ouvrage.
     
    Pour quels publics  ?
    Étudiants et adultes souhaitant améliorer leur orthographe, dans le cadre d'une formation universitaire, professionnelle ou à des fins personnelles.
     

  • C'est en linguiste de terrain que Claude Hagège a abordé le champ des langues. Son intérêt pour leur réalité vécue, leur chair vive et le terreau d'origine de la parole humaine en font un adepte d'une approche empiricoinductive, aboutissant ainsi à des conclusions d'ordre général à partir d'une matière concrète.

    Les contributions apportées par Claude Hagège en linguistique se fondent sur l'étude de langues sémitiques, africaines, amérindiennes, austronésiennes puis sinotibétaines. Des formes sagittales et du logophorique à la théorie des trois points de vue et l'anthropologie casuelle, c'est toute la richesse et la complexité des langues qui sont ici creusées et révélées. À travers ces travaux, la linguistique s'incarne comme une science humaine à part entière.

  • Fonctions naturelles de l'espèce humaine, la langue et le langage ont cette particularité, à la différence des battements du coeur, de pouvoir subir l'action volontaire de l'individu. Mais que trouve-t-on au commencement : la langue, le langage ou la pensée ? Des mathématiques aux sciences de l'homme et de la nature, ce livre propose une lecture interdisciplinaire des problématiques intrinsèques à la langue et au langage. Comment concevoir la traduction des textes philosophiques ou religieux qui est censée assurer la continuité de la pensée d'une langue à l'autre ? Que nous apprennent les mathématiques, qui semblent libérées des contraintes linguistiques ? Peut-il y avoir une pensée en dehors du langage, voire un langage sans pensée, comme le suggère aujourd'hui la traduction automatique ? Qu'en est-il du monde animal et que révèlent les pathologies du langage ? Face au foisonnement et à l'actualité de ces questionnements, une réflexion collective s'avère essentielle pour tenter d'articuler langue et science, langage et pensée, ces fondements de notre humanité et de notre vie en société. Jean-Noël Robert est membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Philologie de la civilisation japonaise. Contributions de Gérard Berry, Jean-Pierre Bourguignon, Karine Chemla, Alain Connes, Stanislas Dehaene, Laurent Dubreuil, Joël Fagot, William F. Hanks, Gérard Huet, Marwan Rashed, François Recanati, Luigi Rizzi, Irène Rosier-Catach, Guy Theraulaz. 

  • «  La langue inuit compte plus de mots qu'aucune autre pour désigner la neige.  » «  L'orthographe et la syntaxe sont maltraitées par les SMS.  »  «  On ne peut communiquer sans langage.  »  «  La langue des indiens hopi ne contient aucun mot ou structure grammaticale pour se référer au temps.  »
    Partant d'un certain nombre de conceptions erronées liées au langage, aux langues et au français en particulier, Jacques Moeschler propose, sur la base des recherches les plus récentes, une nouvelle image unifiée de la nature du langage. L'ouvrage met en lumière un certain nombre de théories et concepts passionnants mais injustement ignorés ou méconnus. Il tire certaines conséquences de découvertes récentes, et les met en perspectives avec d'autres champs disciplinaires, comme les sciences cognitives, la philosophie du langage, l'informatique appliquée au traitement du langage (traduction automatique par exemple) ou encore les humanités numériques (digital humanities).

  • o Quel pays appelle-t-on le Finistère de l'Europe ?o Quel chef d'État fut surnommé le Mick Jagger du Sahel ?o Quelle ville est dite la New York de l'Asie ?o Pourquoi le baron Haussmann fut-il surnommé l'Attila de l'expropriation ?o Quel auteur Barbey d'Aurevilly rebaptisa le Michel-Ange de la crotte ?
    Inventées par des écrivains et des hommes célèbres ou passées dans l'usage sans que l'on puisse en retrouver l'origine, ces expressions, souvent très drôles, sont réunies ici par Sophie Dutheillet de Lamothe, qui les traque depuis plusieurs années.Éculées ou surprenantes, justes ou impertinentes, souvent originales et méconnues, ces 100 antonomases de noms propres proposent une promenade culturelle, divertissante et surprenante « au pays des fleurs de rhétorique ».
    Historienne de l'art, Sophie Dutheillet de Lamothe est conservateur du patrimoine et agrégée d'italien.

  • Ce manuel propose une approche linguistique et systématique de certains problèmes de traduction. Partant du principe que toute traduction doit être précédée de l'interprétation du texte-source, il fournit les éléments d'analyse nécessaires à cette interprétation. Il met l'accent prioritairement sur les traductions par changements structuraux, dans le groupe verbal comme dans le groupe nominal.
    Chaque point abordé est illustré par de nombreux exemples extraits de corpus littéraires ou journalistiques et fait l'objet d'exercices d'application avec corrigés.

  • Un panorama complet des penseurs du langage à travers les siècles.
    Comment comprendre les langues ?
    Un indispensable pour les étudiants en sciences humaines (linguistique, sociologie, philosophie,...)

    Tous les enfants du monde se mettent à parler sans qu'il soit besoin de leur enseigner à le faire. Il en va du langage comme de la société : nous les pratiquons tous les jours sans avoir besoin d'y penser. La linguistique comme la sociologie sont des sciences récentes. Pourtant, les philosophes n'ont pas attendu leur naissance pour soulever des questions qui, sous des dehors différents, ont traversé les siècles et restent encore ouvertes aujourd'hui. Elles sont au moins au nombre de trois : le langage est-il à l'image de nos pensées ? Quel rapport a-t-il avec la réalité du monde ? Quels sont ses usages légitimes ?

    De telles questions surgissent de la simple tentative de décrire une langue : de quelle réalité le verbe " être " ou le mot " cheval " sont-ils les images ? Au Moyen-Âge, la question de la réalité de la langue donne lieu à une belle querelle, celle des universaux. Elle ne sera suspendue que par la conviction montante de l'origine humaine du langage, et non divine. Le xixe siècle européen place l'étude des langues au centre de ses soucis, au motif qu'elles sont les âmes des peuples qui les parlent. Lorsqu'à quelques dizaines d'années d'intervalle, Charles S. Peirce et Ferdinand de Saussure déplient leurs théories du signe et du sens, l'affaire semble réglée : le langage est une convention humaine, dont les langues sont les réalisations systématiques. Pour autant, les questions soulevées plus de deux mille ans plus tôt ressurgiront, sous d'autres apparences. Le xxe siècle, en effet, voit se déployer un débat entre les partisans d'une vue " mentaliste " du langage et ceux pour qui il est avant tout un des moyens de communiquer et d'agir sur le monde.

    C'est désormais avec l'aide des sciences naturelles et des sciences cognitives que linguistes et philosophes peuvent compter pour éclairer cette question.

  • Présentation claire et précise des principaux développements de la linguistique, cet ouvrage propose une mise en perspective raisonnée de l'apport du Cours de linguistique générale de F. de Saussure. Ce texte princeps, qui consacre l'avènement et l'autonomie de la linguistique, est restitué par rapport aux courants de pensée avec lesquels il rompt, mais également aux élaborations théoriques qui l'ont revendiqué comme nouveau point de départ.
    L'exposé des théories linguistiques, obéissant à une triple exigence -  épistémologique, historique et pédagogique  - rend compte des principaux moments de constitution de la discipline  :l'interrogation linguistique du XIXe  siècle (la grammaire comparée)  ;le moment saussurien (les diverses formulations du structuralisme et du fonctionnalisme)  ;les modèles poststructuralistes (théorie de l'énonciation, linguistiques discursives, théories pragmatiques).Pédagogique, complète et maniable, cette initiation, en facilitant le repérage et l'apprentissage des notions, stimulera la réflexion du lecteur et l'aidera dans l'entretien de ses connaissances.
    Cet ouvrage propose une présentation claire et précise des principaux développements de la linguistique. Il rend compte des principaux moments de constitution de la discipline : l'interrogation linguistique au XIXe, le moment saussurien (les divers formulations du structuralisme et du fonctionnalisme), les modèles poststructuralistes (théorie de l'énonciation, linguistiques discursives, théoriques pragmatiques). 
    L'exposé des « grandes théories » obéit à une triple exigence : épistémologique, historique et pédagogique. 
     

  • Depuis la fin des années 1960, s'est constituée, dans le champ des sciences du langage, une discipline spécifique prenant pour objet le « discours ». Cet ouvrage définit la notion, en opposition avec celle de langue, de parole, de texte, etc. Il familiarise le lecteur avec les principaux outils de l'analyse du discours en présentant le fonds théorique et méthodologique commun au domaine. 
    Après avoir situé l'analyse du discours par rapport à la tradition linguistique issue de Saussure, l'auteur développe les principaux concepts descriptifs et les différents niveaux d'organisation du discours. Il montre comment l'analyse intègre les données de la théorie de l'énonciation. Enfin, la problématique de l'analyse du discours est mise en perspective par rapport aux enjeux épistémologiques et philosophiques qui traversent l'évolution de la discipline depuis ses origines. 
     

  • Ce titre dans son inscription grecque se veut un rappel muet des débuts occidentaux du savoir sur le signe et le sens. La sémiotique, ici, se propose comme le lieu depuis lequel s'articulera une théorie générale des modes de signifier. Visant en même temps à interroger ou à refondre les systèmes linguistiques et logiques par les analyses du sujet et de l'histoire appelées par Freud et Marx, elle se désigne comme une sémanalyse.L'élaboration de la sémanalyse déplaçant les limites du signe, du sens, de la structure, devait nécessairement trouver pour point de départ un " objet exclu de l'ordre du savoir puisque soulignant ses bords: "la littérature" ".

  • Ce livre est une nouvelle version, modifiée en de nombreux points, d'un ouvrage paru en 2010. Son objectif est resté le même  : fournir aux étudiants de littérature un manuel complet proposant à la fois les notions linguistique et la méthodologie indispensables à l'étude linguistique des textes. Il prend pour fil directeur diverses problématiques des théories de l'énonciation et des courants pragmatiques, avec une véritable volonté pédagogique. De nombreux exemples d'analyse permettent de se familiariser avec la mise en oeuvre des concepts exposés.

  •   Conçu comme une introduction aux théories et aux domaines de la linguistique, ce livre allie les acquis de la linguistique structurale (de Saussure à la sémantique, en passant par la phonologie, la morphologie et la grammaire structurale) aux hypothèses de la syntaxe et de la sémantique formelles.
    Cette quatrième  édition a été augmentée d'un chapitre sur les derniers développements de la linguistique.

  • "Le dernier des injustes, qui a son origine dans le film du même nom, est le plus extraordinaire témoignage sur la genèse de la solution finale. Il permet de comprendre comment les nazis passent en deux ans de l'expulsion impitoyable des Juifs d'Autriche, de Tchécoslovaquie et d'Allemagne à la mort de masse dans les chambres à gaz. Benjamin Murmelstein est le personnage central de ce livre, témoin capital qui deviendra le président du Conseil juif du ghetto de Theresienstadt, créé par Eichmann pour faire croire au monde à la vie heureuse que voulait Hitler pour les Juifs qu'il allait assassiner. Rabbin de la communauté juive de Vienne, d'une mémoire et d'une intelligence hors normes, d'une immense culture, d'un caractère d'acier, d'une clairvoyance inouïe, jusqu'à deviner et déjouer les mesures atroces projetées par les nazis, Murmelstein dresse un portrait extraordinaire d'Eichmann, qu'il dut fréquenter pendant sept ans : pas du tout l'homme de la "banalité du mal", comme l'a prétendu Hannah Arendt, mais un antisémite d'une cruauté sans frein, impitoyable et corrompu. En même temps, Murmelstein se livre à une critique féroce du procès d'Eichmann à Jérusalem, mal préparé, où on refusa de le convoquer et de l'entendre. Contraint par la force de coopérer avec les nazis, Murmelstein ne fut en rien un "collaborateur", même si des détenus de Theresienstadt voulurent le faire passer pour tel. Jugé à sa demande par la justice tchèque, il fut acquitté de toutes les calomnies portées contre lui. Avec sa femme et son fils, il s'exila à Rome, sans avoir jamais connu Israël. À sa mort, en 1989, le rabbin de Rome refusa de l'inhumer et de dire pour lui le kaddish, la prière des morts." Claude Lanzmann

  • Le Discours sur notre langue (1524) est la seule incursion de Machiavel dans la linguistique et l'une de ses oeuvres les plus personnelles. Véritable plaidoyer patriotique en faveur des droits du parler florentin, il affirme que la littérature italienne naît à Florence avec Dante, Pétrarque et Boccace, dont tous les autres écrivains d'Italie ont dû apprendre la langue, tant leur propre parler était inapte à la littérature. Le Discours constitue ainsi l'acte de naissance de la « question de la langue », qui mobilisera ensuite pendant des années de nombreux lettrés italiens. Il vaut notamment par le dialogue central entre Dante ressuscité et Machiavel, qui convoque l'auteur de La Divine Comédie en personne pour le soumettre à un interrogatoire serré sur ses choix linguistiques et stylistiques - et le désavouer.
    Edition bilingue et nouvelle traduction

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    Dès le plus jeune âge, on nous répète que « le masculin l'emporte sur le féminin ». Pas étonnant qu'on puisse douter ensuite  que « directeur » ou «préfet», « artisan » ou « écrivain » puissent s'accorder au féminin. Et que continuent à circuler l'idée que les femmes sont des pipelettes et les hommes des tribuns.

    La langue n'est pas neutre. Elle nous impose l'inégalité à travers les accords et l'usage sexué des mots. Mais la langue ne cesse d'évoluer et les débats sur le sexisme des mots aussi, entre l'emploi désuet de Mademoiselle, le début de mixité de certains titres ou fonctions ou encore la suppression des expressions obsolètes comme « bon père de famille ».

    Quelles sont les résistances à la lutte contre le sexisme de la langue ? Comment les dépasser ? Ce livre traite des multiples facettes de ce miroir de la domination masculine qu'est la langue. Il apporte une démonstration rigoureuse de l'importance du langage et du choix des mots pour promouvoir l'égalité entre sexes et dessine des pistes pour accorder l'usage des mots au combat pour l'égalité entre les femmes et les hommes.

  • Qu'est-ce que le langage ? Une question qui a fait l'objet de nombreuses études, théories et réflexions au cours des siècles...
    Le langage est l'une des capacités majeures des êtres humains. Mais qu'est-ce que le langage ? Cette question n'a cessé d'être posée au fil des siècles, d'abord par les philosophes et les grammairiens puis, dès la fin du XIXe siècle, par les linguistes et les psychologues du langage. Les théoriciens et chercheurs de ces diverses disciplines ont fourni des descriptions et des analyses des propriétés et des fonctions du langage qui sont particulièrement riches, mais qui sont aussi complexes et parfois fortement divergentes.
    Face à tant de diversité et de complexité, les enseignants, orthophonistes et autres praticiens ont souvent de la peine à identifier et comprendre les théories qui leur seraient utiles. Cet ouvrage vise à atténuer ces difficultés, en présentant les thèses de courants théoriques solides et diversifiés, anciens ou en cours d'élaboration, et en examinant leurs apports sous l'angle d'une critique constructive.
    Cet ouvrage de référence sur le langage vise à apporter un éclairage critique sur les différentes théories du langage, jusqu'aux plus complexes, qui peuvent être utiles tant aux enseignants qu'aux orthophonistes et autres praticiens.
    EXTRAIT
    Depuis de nombreuses années déjà, enseignants, psychologues, orthophonistes et rééducateurs rencontrent, dans leur pratique quotidienne, de nouvelles formulations théoriques, de nouvelles méthodes ou de nouveaux programmes qui s'inspirent des théories contemporaines du langage. Cet ouvrage leur est destiné. Il a pour objet de présenter les aspects essentiels des principales formulations de la linguistique, des sciences du discours et de la psychologie du langage, en se plaçant du point de vue de l'utilisateur ou du consommateur de théories. Étant nous-même psychologue du langage et didacticien des langues, nous avons été dans l'obligation de procéder à un examen approfondi des principales théories du langage disponibles aujourd'hui. Nous avons non seulement tenté de comprendre ces théories, d'en déceler les aspects positifs et/ou négatifs, mais surtout d'en saisir les fondements et les motivations : quels étaient les postulats philosophiques et épistémologiques des auteurs ; quelle démarche méthodologique ont-ils adoptée et pourquoi ; quelle est par conséquent la nature des données obtenues ?
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-Paul Bronckart est professeur honoraire de la Faculté de Psychologie et des Sciences de l'Éducation de l'Université de Genève. Après avoir été, de 1969 à 1976, collaborateur de Jean Piaget au Centre international d'épistémologie génétique, il a occupé un poste de professeur ordinaire en didactique des langues de 1976 à 2012. Dans ce cadre, il a créé des enseignements et conduit des recherches portant sur l'analyse des discours, la didactique des langues, l'acquisition du langage et le rôle que joue la maîtrise discursive dans le développement des personnes. Il est le fondateur du réseau international de l'interactionnisme sociodiscursif, et l'auteur de plus de cinq cents publications scientifiques.

  • Parmi les milliers de langues qui existent ou ont existé, il semble qu'il y en ait toujours eu une qui ait été plus « prestigieuse » que ses contemporaines. Le latin fut en ce sens une langue dominante jusqu'au XVIIIe siècle, le français en devint une à son tour jusqu'au XXe siècle et l'anglais a incontestablement acquis le statut de langue mondiale depuis lors. L'exemple antique du bilinguisme latin/grec des Romains cultivés montre que la langue dominante n'est pas nécessairement la langue du pays le plus puissant économiquement ou militairement (comme la situation contemporaine tendrait à le faire croire), mais que la hiérarchisation linguistique repose sur des processus spécifiques que ce livre met au jour.Le bilinguisme, la diglossie (l'usage au sein d'une même communauté de deux idiomes remplissant des fonctions communicatives complémentaires) et, dans le champ littéraire international, les traductions d'ouvrages sont de précieux indicateurs de ce phénomène.À travers le cas exemplaire du français, de ses transformations, des formes de domination qu'il a exercées, de l'évolution de son statut, des commentaires que son rôle et sa place ont occasionnés, Pascale Casanova propose un cadre d'analyse novateur des mécanismes de la domination linguistique.Pascale Casanova enseigne la littérature à Duke University. Elle a notamment publié, au Seuil, La République mondiale des lettres (rééd. « Points Essais », 2008), traduit dans une douzaine de langues, et Kafka en colère (2011).

  • Qu'est-ce que la linguistique et que nous apprend-t-elle sur notre nature humaine ?
    Plus que tout autre chose, notre langage est ce qui humanise le plus notre condition. La linguistique étudie la structure, la fonction et les phénomènes de notre langage et nous décrit des aspects fascinants sur notre faculté de langage. Ce livre retrace également l'histoire de cette discipline, d'Aristote à Chomsky, en incluant les contributions majeures de Saussure, le Cercle de Prague, les structuralistes américains, Sapir, Bloomfield et les autres. L'auteur donne également un aperçu des travaux les plus récents comme l'acquisition de la première langue pour les enfants, l'interprétation du langage par le cerveau, le langage des signes...

  • S'il y a une véritable légitimité à considérer que la critique littéraire des XIXe et XXe siècles constitue un ensemble qui mérite d'être cartographié pour lui-même, c'est que le terme de littérature, autour de 1800, vient supplanter celui de Belles-Lettres naguère ouvertes à un espace plus large que nos trois genres - la poésie, le théâtre et le roman -, et c'est aussi que, dans le même temps, disparaissent les Arts poétiques et leurs prescriptions : l'imitation des modèles maintenant a vécu, comme la mimèsis héritée d'Aristote, et la rhétorique dont le code contraignant bridait l'inventivité du Sujet est de plus en plus contestée. Par ailleurs, à côté de la parole que les écrivains eux-mêmes peuvent tenir sur la littérature, le développement de la presse, désormais, permet l'essor de la critique journalistique tandis que la refondation de l'Université au début du Premier Empire ouvre à un discours érudit qui va peu à peu gagner en rigueur et élaborer de véritables méthodes. Trois critiques se mettent en place qui permettent la constitution d'un savoir sur la littérature, mais un savoir où l'apport de chacune d'elles varie selon les époques : l'ambition de ce livre est ainsi de présenter doctrines et méthodes, de préciser le mouvement dans lequel elles se sont trouvées prises ou qu'elles ont initié, et de dégager les lignes de force qui ont traversé deux siècles de critique.

  • Le champ de la linguistique, ou science du langage, demande aux étudiants de s'approprier un vocabulaire précis : ce lexique leur offre des définitions détaillées pour comprendre et assimiler les termes techniques propres à la discipline.
    Ce sont plus de 200 notions fondamentales qui sont expliquées ici, en privilégiant les notions descriptives qui se prêtent à de nombreuses applications en lettres et en langues.
    Sous une forme claire, avec de nombreux exemples, ce lexique permet également de relier les notions entre elles et d'appréhender toutes les domaines qui se rattachent à la linguistique : phonétique, phonologie, morphologie, syntaxe, sémantique, pragmatique, etc.
    La troisième édition est augmentée de définitions supplémentaires, dans une mise en pages entièrement nouvelle.

  • Les hommes ne se contentent pas de parler les langues, ils les rêvent aussi ; et ces rêves prennent des formes diverses : quête chimérique d'une langue primitive mythique (la lingua adamica) ; création utopique d'une langue parfaite, expression pure de la pensée, ou encore de langues universelles que parleront les sociétés idéales de l'avenir ; innombrables fictions proposant des langues imaginaires se situant en des temps ou des espaces lointains ; fantasmes enfin des spirites et des sectes fondamentalistes qui croient communiquer avec les autres mondes ou parler le langage des anges.
    C'est de tous ces rêves, dont certains ont tourné au cauchemar, que Marina Yaguello fait ici l'histoire, rêves qui contredisent l'Histoire mais s'y intègrent, qui s'opposent à la science mais la rejoignent aujourd'hui à travers la théorie des universaux du langage.

  • Quels matériaux sont nécessaires à la création d'une nouvelle langue maternelle et quel processus aboutit à son adoption par ses locuteurs ? L'hébreu, langue aujourd'hui quotidienne dont le fondement est spirituel, culturel et religieux, nous éclaire sur la genèse d'une nouvelle langue maternelle. Mais pour comprendre cette résurgence, il fallait rassembler et interpréter ses archives. Procédant à une fouille archéologique qui nous conduit du présent aux strates les plus anciennes, l'auteure dialogue avec deux des plus grands écrivains israéliens, Aharon Appelfeld et Sami Michael, pénètre dans « la fabrique » lexicographique d'Eliezer Ben-Yehuda, et revient sur les fondements philosophiques de l'hébreu profane par une lecture inédite

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