Vie politique française autre

  • La conseillère

    Olivier Faye

    • Fayard
    • 3 Mars 2021

    Elle a été la femme la plus puissante de la France contemporaine, mais personne n'a jamais raconté son histoire. 
    Pendant près d'une décennie, Marie-France Garaud a régné depuis la coulisse sur la vie politique de notre pays. Conseillère de Georges Pompidou à l'Élysée, elle faisait et défaisait les carrières dans son bureau. 
    Le gaullisme tourne alors la page du Général, et une nouvelle génération cherche à se faire une place. 
    Avec son alter ego, Pierre Juillet, Garaud jette son dévolu sur Jacques Chirac, un jeune ministre ambitieux au caractère incertain, avec l'idée d'en faire un président à son image. Autoritaire et conservatrice, charmante et libre, la conseillère exerce sur lui un véritable empire. 
    Telle Agrippine, mère et régente de Néron,  cette Poitevine jouit du pouvoir par procuration. Jusqu'à la chute, et à la rupture. 
    Cette enquête documentée et vivante jette enfin la lumière sur une femme iconique, la première «  spin doctor  » à la française. 
     

  • Palmarès Les 100 livres de l'année 2020 - Lire-Magazine Littéraire
    L'ancien secrétaire général de l'Élysée raconte quarante ans de notre vie politique.
    Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron : Jean-Pierre Jouyet a servi quatre présidents de la République. Il a tout vu et (presque) tout connu. De l'Élysée à Bercy, de la Commission européenne à Matignon, il a vu fonctionner l'État de l'intérieur. Avec ses forces et ses faiblesses ! Il a aimé travailler pour l'intérêt général. Mais il a détesté les archaïsmes du pouvoir, l'inertie des corporatismes... et certaines polémiques. Un récit d'une grande liberté de ton sur un petit monde qui prétend nous diriger. Un témoignage exceptionnel, parfois féroce, toujours informé.
     
    Jean-Pierre Jouyet a été haut fonctionnaire avant de jouer un rôle politique. Directeur du Trésor, il est ensuite devenu secrétaire d'État aux Affaires européennes, puis il a occupé les fonctions de directeur général de la Caisse des dépôts  et consignations. Il a enfin été nommé par le président François Hollande secrétaire général de la présidence de la République, avant de devenir ambassadeur.

  • Maintenant, je vais tout vous raconter... Nouv.

    Il a été député, premier vice-président du Sénat, président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, ministre. Mais l'essentiel pour lui a toujours été Marseille, sa ville, dont il a été maire pendant 25 ans. Cet homme secret n'avait jamais raconté sa longue vie politique. Le bal des mégalos, le poison des ambitions et des egos, le spectacle quotidien des stratégies obliques et des trahisons planifiées, il a tout connu. Des coulisses kafkaïennes de l'administration aux grèves surprises de certains syndicats, Jean-Claude Gaudin, entouré d'une équipe soudée, a gouverné la ville pendant toutes ces années sous pression, celle légitime bien sûr des habitants, mais aussi de tous les lobbies, de toutes les institutions. Et puis, il y a la légende noire de Marseille, qui donne à l'auteur l'occasion de distinguer le vrai du faux, la réalité du fantasme - découpage électoral inique, clientélisme à visage découvert, délinquance des cités, affaires de l'OM et tant d'autres où l'on sollicite l'arbitrage du maire. Il évoque enfin avec une certaine ironie et une rare liberté de ton tous ceux qui ont aspiré à sa succession. Car ce catholique sincère pratique le pardon, mais n'oublie pas l'offense ! De Tapie à Defferre, de Sarkozy à Hollande, de Chirac à Simone Veil, pour n'en citer que quelques-uns, les éminences traversent ce livre riche en confidences, tout en restant pudique. Le Président Macron lui-même s'était interrogé, lors de leur première rencontre, sur le secret de cette carrière hors normes : « Comment avez-vous fait pour durer si longtemps? »

  • Tu es un bourgeois.
    Mais le propre du bourgeois, c'est de ne jamais se reconnaître comme tel.
    Petit test  :
     
    Tu votes toujours au second tour des élections quand l'extrême droite y est qualifiée, pour lui faire barrage.
    Par conséquent, l'abstention te paraît à la fois indigne et incompréhensible.
    Tu redoutes les populismes, dont tu parles le plus souvent au pluriel.
    Tu es bien convaincu qu'au fond les extrêmes se touchent.
    L'élection de Donald Trump et le Brexit t'ont inspiré une sainte horreur, mais depuis lors tu ne suis que d'assez loin ce qui se passe aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
    Naturellement tu dénonces les conflits d'intérêts, mais tu penses qu'en voir partout relève du complotisme.
    Tu utilises parfois (souvent  ?) dans une même phrase les mots racisme, nationalisme, xénophobie et repli sur soi.
    Tu leur préfères définitivement le mot ouverture.
     
    Si tu as répondu oui au moins une fois, ce livre parle de toi.
    Prends le risque de l'ouvrir.
     
     
    Romancier, essayiste et dramaturge, François Bégaudeau est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Deux singes ou ma vie politique (Verticales, 2013) et En guerre (Verticales, 2018).

  • Servir

    Pierre de Villiers

    • Fayard
    • 8 Novembre 2017

    « Le lundi 17 juillet 2017, dans la solitude de mon bureau, après mûre réflexion,   je viens de prendre la décision de quitter ma fonction de chef d'État-major des armées. Cette démission, que rien n'annonçait quinze jours plus tôt, était devenue pour moi un devoir.
     
    J'ai désormais une responsabilité, celle de dire la vérité sur les menaces auxquelles nous devons faire face et sur les défis de nos armées. Ainsi, les Français pourront mieux comprendre.
     
    Ce livre est un appel. Oui, nous pouvons être fiers de notre beau pays et de son armée. Oui, cette nation est fidèle à son histoire quand elle est rassemblée.
     
    Je veux parler de nos forces, de nos fragilités, de notre courage, de notre honneur. Je veux servir. »
     
     
    Pierre de Villiers a été chef d'État-major des armées de
    2014 à 2017, concluant quarante-trois ans d'une grande carrière militaire, au service du succès des armes de la France.
     
     

  • On dit parfois la politique ennuyeuse : rien de plus faux. À l'heure des réseaux et de l'info en direct, elle n'est que surprises et rebondissements, embardées et retournements. Pourquoi en laisser le récit à l'image et au son ? L'écrit ne perd pas sa fonction dans cette histoire trépidante, s'il allie rapidité et pertinence.
    Journal des innovations, Libération pouvait accueillir, mieux que d'autres journaux, les lettres politiques quotidiennes en ligne qui conteraient jour après jour l'histoire de ce macronisme inédit et virevoltant, irrésistible dans son ascension, si faillible dans son déclin. Et pourquoi s'ennuyer ? Le théâtre politique est plus souvent une comédie qu'une tragédie. Cette drôlerie, cette ironie des destins, ces sarcasmes du sort devaient tisser le récit autant que les épreuves et les drames, qui n'ont pas manqué non plus.
    Ce livre, où le rythme quotidien oblige à la légèreté et à la réflexion mêlés, est celui d'un éditorialiste critique à qui on a lâché la bride, assorti d'une postface qui tire les leçons de trois ans de révolution politique, de révoltes sociales et de destins brisés ou magnifiés.
    Devenue culte, la « Lettre politique », écrite quotidienne par Laurent Joffrin depuis 2017 sur Libé.fr, est lue par plus de 60 000 lecteurs.

  • « Pourquoi m'avoir exclue de leur histoire ? Voulaient-ils  m'épargner le rôle asservissant de gardienne du temple ?  Ou était-ce parce que je ne me montrais pas à la hauteur de  la légende ? La culpabilité du rescapé les empêchait-elle de se
    confier ? D'un commun accord, ils ne tenaient pas à me relier  à leur passé. J'aime à croire qu'ils voulaient m'en protéger. »
    Fille de Régis Debray et d'Élizabeth Burgos, dont l'aventure  commune a toujours gardé sa part de mystère, l'auteur les  raconte, comme les héros d'un film d'aventure au scénario  romantique, parfois dramatique. De Saint-Germain-des-
    Prés à Fidel Castro, le Che, les geôles boliviennes, la France  de Mitterrand, la grande histoire est intimement mêlée à la  leur, celle d'un couple, et d'une enfant, ensuite. Comment se  construire entre ces monstres sacrés dont le combat politique  et intellectuel fut l'unique obsession ? Avec la distance  d'une historienne et la curiosité d'une fille, le regard d'une  génération sur la précédente.

  • Depuis deux siècles, la France connaît une grande fréquence de changements de régimes, à travers la révolution et le coup d'État. Ces caractéristiques mettent en lumière la fragilité constante du pacte constitutionnel dans notre pays.
    Pour comprendre la façon dont les questions institutionnelles irriguent et orientent la vie politique française depuis le XIXe  siècle, l'auteur propose une histoire vivante, prise dans la dynamique des personnages, des gouvernements, des assemblées, des manifestations populaires et des révolutions.
    Il montre l'élaboration de ces institutions, leur fonctionnement et leur adaptation à des conjonctures très diverses. Il éclaire leur rôle toujours croissant dans le cadre d'un État dont la présence s'intensifie et s'étend davantage, au niveau national comme dans la vie politique locale. Il interroge également le «  quatrième pouvoir  », celui des médias qui appuient ou contestent les institutions et leur pratique. Enfin, il se penche sur le rôle des crises -  manifestations, insurrections, révolutions  - qui n'ont jamais cessé de rythmer notre histoire et demeurent plus que jamais d'actualité.

  • Alors que l'on croyait en avoir fini avec le fait religieux sous la poussée
    d'une modernité occidentale qui semblait en avoir fortement réduit l'impact
    social, la religion occupe à nouveau une place centrale dans l'actualité
    française. Au coeur de discussions et polémiques, elle figure également à
    l'agenda politique, les autorités publiques cherchant à redéfinir aussi bien
    les conditions d'exercice de la liberté religieuse et ses limites que le point
    d'équilibre à trouver pour garantir la neutralité religieuse de l'État dans
    la société. Dans ce contexte, les diverses religions relisent leurs traditions
    et l'actualisent, suscitant des réactions diverses en leur sein.
    Cet ouvrage présente les données les plus actuelles sur les reconfigurations
    contemporaines du religieux en France : net décrochage du catholicisme,
    progression des « sans religion », pluralisation accentuée, essor de certaines
    croyances, brouillage des frontières entre religieux et non-religieux...
    Congédiant l'idée selon laquelle plus de modernité signifierait moins de
    religion, il vient également montrer que, bien au contraire, l'ultramodernité
    contemporaine, pénétrée d'incertitudes, entraîne de profonds
    bouleversements du religieux qui ont des conséquences politiques, sociales
    et culturelles dont on ne mesure pas encore suffisamment l'ampleur.

  • La France est-elle un pays libéral ? Elle se plaint de l'être trop mais, selon Jean-Philippe Feldman, elle ne l'est pas et ne l'a jamais été. Capitalisme, libéralisme, économie de marché, profit et libre entreprise y sont voués aux gémonies comme si la puissance publique était faible, alors que l'État est omniprésent. En réalité, elle est le seul pays développé à cumuler autant de manifestations d'antilibéralisme. Elle constitue, à ce titre, « une - malheureuse - exception unique au monde ». Pour appuyer cette thèse, cet ouvrage retrace la genèse de l'étatisme français. Partant des origines et de la constitution de l'État, il se livre à un examen minutieux de son évolution. Seule l'histoire du temps long - 1 200 ans de Charlemagne à Emmanuel Macron - permet de comprendre pourquoi les Français, à la différence des Anglo-Saxons, sont amoureux de l'autorité plutôt que de la liberté, champions des prélèvements obligatoires, égalitaristes, nantis d'un État providence, d'une fonction publique pléthorique, rétifs au libre-échange et à la mondialisation. Seule, elle permet de comprendre pourquoi la France est une société bloquée. De cette enquête sans concession, mêlant avec acuité références théoriques et précision factuelle, il ressort un tableau peu reluisant de l'État : centralisé, interventionniste, protectionniste, mal géré et fiscalement oppressif, rivé à la fonction publique, profondément ancré dans l'étatisme. Richement nourri de sources historiques, d'analyses juridiques, économiques et sociologiques, le livre cherche à éclairer le présent en le replaçant dans une perspective élargie. Plaidoyer en défense du libéralisme, il apporte une contribution remarquable à un débat très vif : la France peut-elle être réformée ou transformée ? Jean-Philippe Feldman est spécialiste de l'histoire des idées politiques. Il est professeur agrégé de droit, maître de conférences à Sciences Po et avocat à la Cour de Paris. 

  • « Il faut en finir avec les visions stéréotypées de Mai 68, qui vont à coup sûr nourrir les célébrations comme les vitupérations, les nostalgies comme les procès de ce mois symbolique à l'occasion de son cinquantenaire.
    Au fond, en Mai 68, ce qui nous animait, ce qui nous enthousiasmait, était la conviction qu'il fallait en finir avec les places sociales, que le renversement de l'impitoyable, de la sordide hiérarchie des fortunes, des libertés et des pouvoirs était politiquement possible, à travers un type inédit de prise de parole et la recherche tâtonnante de formes d'organisation adéquates à la nouveauté de l'événement.
    Si nous portons toutes les leçons de Mai 68 au coeur du monde vivant, nous pourrons, oui, mais seulement sous ces conditions, redire et suivre l'appel de Mao : "On a raison de se révolter." »A. B.Alain Badiou est philosophe, dramaturge et romancier
     

  • Le maire et les barbares

    Eve Szeftel

    Ils avaient promis. Ils seraient irréprochables.Ils avaient promis. Ils seraient différents.Ils avaient promis. Ils feraient de la politique autrement.Un simple tract va tout faire basculer.
    Bobigny, préfecture du département le plus pauvre de France, va être le théâtre de la promotion de la voyoucratie et l'envers de la méritocratie républicaine. Jusqu'à ce sms qui dénonce qu'il y a bien eu un pacte avec les cités pour la prise du pouvoir.
    Cette enquête sidérante, conduite par une journaliste de l'AFP, révèle que tout est possible pour gagner une mairie, certains pactisant avec des logiques mafieuses et le communautarisme.
    Mais l'impensable ne s'arrête pas là. Ce pacte cache un autre pacte, secret celui-ci, qui renvoie à l'une des pires affaires criminelles françaises : l'assassinat d'Ilan Halimi.
    Ils ont pactisé avec les barbares.
    Une plongée au coeur de la corruption et du clientélisme politique qui détruisent la République.

  • Les auteurs analysent l'évolution de notre État de 1944 à LREM et montrent une double dynamique à l'oeuvre: le renforcement du pouvoir présidentiel de régulation et la réduction de l'intervention de l'État social.

  • La guerre d'Algérie n'est pas finie. Elle se poursuit de façon discrète sur le territoire français. Mais le plus préoccupant, c'est que ce conflit larvé se déroule avec la complicité ou le silence embarrassé de nos élites hexagonales. Les dirigeants français font tout pour éviter de poser les questions qui fâchent, qu'il s'agisse de notre politique arabe en ruines, ou des contours d'une nouvelle société musulmane transférée en quelques décennies sur le sol français avec ses millions de croyants (et d'athées). Les adeptes de la déconstruction ont voulu présenter la présenter comme un fantasme, ignorant ou refusant de penser que l'Islam, au sens de civilisation, est un tout culturel, social, politique et religieux qui va façonner une partie du destin français dans les prochaines années. Or, la donne a changé en 2001 avec l'irruption du djihadisme terroriste en Occident. Il a bien fallu cette fois ouvrir les yeux, ce qui n'empêche pas le déni français de perdurer. Ce sont les secrets qui entourent notre relation avec le monde arabe que dévoile Pierre Vermeren, l'un des meilleurs historiens actuels de l'Afrique du Nord.

  • « Bonjour à tous, bonjour chers assistés, bonjour les patrons qui prennent des risques et bonjour les rentiers, les planqués, les gens de l'arrière, les salariés, ceux qui ignorent la compétition ! Et si la France était un pays d'assistés ? « Ce magnifique pays d'assistés », c'est ainsi que nous voit The Guardian de Londres. Pays de fonctionnaires, de retraités, de profiteurs de l'État-providence. Certes, The Guardian reconnaît que grâce au système de Sécurité sociale il y a moins d'écart entre les riches et les pauvres en France qu'au Royaume-Uni ; mais ce système de providence étatique diminue notre esprit de conquête. Il faut redonner l'esprit d'audace à notre pays dit Jacques de Chateauvieux, un grand patron français du sucre et du pétrole. Refus du risque égale rente, égale peur ? Bureaucratie égal inefficacité ? Vraies ou fausses questions ? Elle sont au coeur des reproches des patrons, qui ne cessent de râler contre les formulaires qu'on leur demande sans cesse de remplir et contre cette bureaucratie... qui ne se laisse pas faire. »B. M.  Ce mélange unique d'histoire économique, de liberté pamphlétaire, de traditions bousculées, de foucades, de bagarres utiles ou de mécontentements joyeux : c'est la parole de Bernard Maris ; et son regard incomparable. Mais oui, souriez, vous êtes Français ! Traversez notre beau et bizarre pays, comprenez-le, aimez-le, changez-le...

  • « La démocratie recule partout dans le monde. Les régimes autoritaires vantent leur efficacité et se moquent effrontément des règles de droit. Le populisme prend des formes nouvelles aux États-Unis et s'installe en Europe. La démocratie paraît en danger dans notre pays. Crise de la représentation, Gilets jaunes, affaiblissement des élus et des corps intermédiaires, contestation des institutions de la Ve République : tout concourt à la remise en cause de ce qui a fondé la relation entre les citoyens et le pouvoir.
    J'ai voulu mettre mon expérience de président de la République au service de cette réflexion, ayant pu moi-même faire le constat des ambiguïtés et des contradictions de notre Constitution. Elle tente de plus en plus mal de conjuguer les apparences d'un régime parlementaire avec la concentration du pouvoir présidentiel qu'amplifie le quinquennat. Tout remonte au chef de l'État, alors que, contrairement à l'idée reçue, il ne décide pas de tout, et ne devrait se préoccuper que de l'essentiel.
    J'ai donc choisi de répondre à toutes les questions que Terra Nova entendait me poser pour en savoir davantage sur le fonctionnement des pouvoirs publics et pour connaître mes propositions afin de redonner du souffle à notre démocratie et de la force à nos institutions.
    Mon but est de convaincre les Français que nous devons garder la stabilité que confère la Ve République sans rester dans l'immobilisme. Notre pays a besoin d'autorité, mais aussi de responsabilité, de clarté, d'équilibre, de respect et d'engagement. Tel est le sens de mes propositions. »F. H.

  • huit français sur dix  déclarent faire confiance aux maires - ce sont les derniers élus à résister à la défiance voire à la colère populaires. Et pourtant, ils n'en peuvent plus  : un maire sur deux ne se représentera pas aux Municipales de 2020. Parmi eux, une majorité d'élus des villes de moins de 1  000 habitants, qui représentent près des trois quarts des communes françaises.
    Que se passe-t-il dans nos villages pour que les élus soient à ce point écoeurés par l'exercice du pouvoir  ?
    Adjoint au maire de Châtillon-en-Diois dans la Drôme, Bernard Ravet conte dans ce livre les mille et un tracas que subissent les élus locaux, ces « galériens  » de la vie publique. De la part d'un État qui empile les normes, les échelons administratifs et les lois qui privent les maires de toute marge de manoeuvre, au lieu de les écouter et de les aider. De la part de collectivités territoriales paralysées par les enjeux politiciens. De la part, aussi, de citoyens toujours plus pressés, exigeants et indifférents au bien commun, qui attendent tout et tout de suite de leurs édiles.
    L'histoire qui se joue à Châtillon, 550 habitants, jolie bourgade médiévale chantée par Giono, est celle de tous nos villages  : celle d'un délitement de notre démocratie. Car, comme le soulignait le sénateur Philippe Bas après la mort du maire de Signes, écrasé par une camionnette alors qu'il luttait contre une décharge sauvage  : «  La commune, c'est une petite République dans la grande, c'est là que se forge la citoyenneté dans notre pays.  »
    Et si la crise démocratique pouvait se résorber en repartant des territoires  ?

  • La France des possibles

    Jean Dumonteil

    • Fayard
    • 26 Février 2020

    Voyage dans la France des possibles et des solutions créatives au quotidien. Loin de la politique nationale aussi bruyante qu'impotente, des maires courageux retissent le tissu social et apportent des réponses efficaces pour les territoires et leurs habitants. Ils ont la volonté d'améliorer la vie et font de la politique au meilleur sens du terme, dans l'intérêt général, avec les citoyens.
    Renouer les liens de la citoyenneté locale, mieux dépenser l'argent public, éradiquer le chômage de longue durée, mobiliser contre les exclusions, passer de la désertification médicale à des territoires en santé, construire des territoires durables face à la crise climatique, réussir l'alliance entre les métropoles et la ruralité, c'est possible  !
    Avec Jean Dumonteil, nous embarquons pour un tour de France attentif, inattendu et revigorant  : partout naissent des projets, des initiatives et des réalisations concrètes qui ont fait leurs preuves. À nous, citoyens, de nous emparer de ces solutions, de les comparer, de les adapter à nos territoires et d'exiger leur mise en oeuvre  ! La commune n'est pas seulement un échelon administratif, elle est le dernier espace et le moteur de la démocratie vécue.
     
     
      Jean Dumonteil est secrétaire général du Global Local Forum, réseau international d'expertise et d'action sur le développement territorial et le renforcement de l'action publique locale. Ex-directeur de La Gazette des communes, il anime de nombreux débats sur les politiques publiques territoriales et le développement social.

  • Aujourd'hui, un quart de la population française trouve ses racines à l'extérieur du territoire. Ce sont les enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants d'hommes et de femmes qui ont joint leur destin à celui de la France. Leurs romans familiaux tissent le récit d'une histoire nationale revisitée, reliée à celle du monde et de ses soubresauts.
    De la IIIe République traumatisée par la Commune et sa répression, moment auquel fut décidé de bâtir une véritable nation française, aux deux Guerres mondiales du XXe siècle ; des Trente Glorieuses triomphantes aux tumultueuses années 2010, ce livre brosse le portrait d'un pays qui s'est toujours construit sur l'altérité, avec elle, parfois contre elle.
    Que ce soit à l'époque des colonies ou aujourd'hui, la France n'a jamais cessé de chercher au-delà des frontières sa main d'oeuvre et les ressources qui lui faisaient défaut, tout en inspirant par sa devise, « Liberté, Égalité, Fraternité », l'espoir d'une vie meilleure aux hommes et aux femmes nés ailleurs.
    D'Alain Minc à Benjamin Stora, d'Emmanuel Ungaro à Ramzy, en passant par Michel Cymès, Djorkaeff, Cali, Michel Drucker, Camelia Jordana et autant d'anonymes, les descendants d'Italiens, d'Espagnols, de Polonais, d'Arméniens, de Russes, d'Algériens, de Marocains, de Cambodgiens et de Chinois, célèbres ou non, nous racontent leurs histoires familiales et nous entraînent dans leurs destins tantôt flamboyants, tantôt tragiques - toujours humains. Avec en creux une question : de quoi parle-t-on vraiment lorsqu'on parle de la « nation française » ?

  • Ce livre est le fruit d'une démarche inédite qui veut rendre audible la parole de tous, et singulièrement celle des jeunes générations, qui demandent une « révolution positive ». Pour cela, 50 000 citoyens du monde entier ont répondu à une consultation. Sous l'égide de Positive Planet, intellectuels, syndicats, entreprises et experts en ont extrait la substantifique moelle : l'économie doit être orientée au service des générations futures, le souci de la préservation de l'environnement prévaloir et la volonté d'améliorer les conditions de vie de toutes et tous affirmée. Ces orientations ambitieuses se déclinent sous la forme de vingt propositions concrètes avec l'horizon et les moyens de leur mise en oeuvre. Tests de vulnérabilité pour parer aux conséquences du changement climatique, financement d'une couverture maladie universelle, renforcement de l'Organisation internationale du travail, instauration d'une charte éthique pour une intelligence artificielle au service de tous... Toutes sont possibles et portent la promesse d'un monde durable et solidaire.

  • Et si l´Afrique avait marabouté la France ? Depuis les indépendances des années 1960, l´ancienne métropole se croit toute-puissante dans son pré carré africain. Un leurre qui plaît aux pays des masques : le chef doit être invisible !À l´issue de la guerre froide, les dirigeants africains ont totalement inversé les rapports de dépendance. Ce sont désormais eux les vrais patrons. Le monde entier trépigne dans leur salle d´attente. Pour la France, fini le temps du pétrole et de l´uranium à des prix « politiques », des marchés protégés pour une poignée d´entrepreneurs qui figurent dans le « top 50 » des grandes fortunes de l´Hexagone. Les interventions militaro-humanitaires, comme au Mali ou en Centrafrique, et les déclarations d´amitié de l´Élysée n´y changent rien. Habiles à se présenter en « victimes » de la Françafrique, les dirigeants africains profitent de cette nouvelle situation pour imposer à huis clos leurs exigences à leurs interlocuteurs officiels. Et ce n´est pas sans condescendance qu´ils traitent leurs anciens parrains tricolores.L´Ivoirien Alassane Ouattara, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Tchadien Idriss Déby, le Camerounais Paul Biya, le Burkinabé Blaise Compaoré, le Sénégalais Macky Sall, le Guinéen Alpha Condé, le Gabonais Ali Bongo : en une dizaine de chapitres enlevés fourmillant d´anecdotes et de révélations, ce livre raconte comment l´Afrique a pris la main à Paris.Adieu Françafrique, bonjour AfricaFrance. Qui paie commande !Antoine Glaser a été pendant trente ans le directeur de La Lettre du continent, une publication de référence sur l´Afrique. Il est l´auteur de plusieurs ouvrages, dont Comment la France a perdu l´Afrique (Calmann-Lévy, 2005) et Sarko en Afrique (Plon, 2008), tous deux coécrits avec Stephen Smith.

  • Avec 17 milliards de contrats, la France est deve nue en 2017 le troisième pays exportateur d'armes. Mais dans un contexte de réarmement mondial, à qui et à quoi servent ces armes ? Conflits convention nels ? Crimes de guerre à l'encontre de civils comme au Yémen ? Approvisionnement d'une dictature comme l'Égypte du maréchal AI-Sissi ?
    Mon pays vend des armes plonge dans ce monde secret et croise les sources (officielles, officieuses), en France et à l'étranger, de la commission autorisant les exportations à l'impuissance de nos députés.
    Cette enquête sur un angle mort de la politique française dévoile le fonctionnement de l'appareil d'État et décrypte un fleuron national, prospère, jamais soumis au débat démocratique.

  • À Damigny, petite commune normande, Pascal Devienne termine son troisième mandat de maire. Ce sera le dernier. Après 19 ans de bons et loyaux services, épuisé et désabusé, il ne se représente pas. Et les volontaires sont peu nombreux pour prendre la relève. Il les comprend si bien.
    Sa fonction lui a apporté des moments de vrai bonheur, mais Pascal a surtout affronté des ennuis quotidiens  : le cauchemar de l'administration, le manque de moyens, les incivilités... Au risque  d'être lui-même victime de menaces de la part de ses administrés.
    Être maire aujourd'hui est devenu un véritable sacerdoce. Écrasé par le poids de responsabilités de plus en plus lourdes, Pascal a le sentiment de faire les corvées dont l'État veut se débarrasser. Son témoignage met en lumière le sentiment d'abandon de milliers de maires français. Des premiers de corvée dont le rôle est pourtant essentiel pour bien vivre ensemble...
     

  • Face à une attaque terroriste, à la menace cyber ou lors d'une crise internationale, le renseignement est au coeur du pouvoir. C'est pourquoi Nicolas Sarkozy, à peine installé à l'Élysée, crée le poste de coordonnateur national du renseignement (CNR). Chargé de conseiller le chef de l'État, le CNR est aussi un relais avec les services secrets. Il veille à leur bonne coopération et s'assure que les informations essentielles remontent au Président.
    Très vite, l'intérêt du chef de l'État pour cette fonction suscite les craintes les plus vives face à l'hyperprésidence qu'il installe. Mais, en dépit des critiques et des chausse-trappes, le coordonnateur survit aux alternances et aux crises sans rien perdre de son importance.
    Pour la première fois, les auteurs lèvent le voile sur cette fonction stratégique et donnent la parole à ceux qui l'ont occupée. Anciens coordonnateurs, conseillers, ministres et présidents de la République ont accepté de se livrer à un exercice dont ils sont peu coutumiers : ils révèlent les processus de décisions, les responsabilités de chacun sans cacher les tensions et difficultés auxquelles ils se sont heurtés.
    Ensemble, ils éclairent l'univers mystérieux des services secrets.

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