Essai littéraire

  • Cet ouvrage suit pas à pas la littérature latine qui, apparue au IIIe siècle avant notre ère, produit moins de deux siècles plus tard les oeuvres de Cicéron et de Virgile. Empruntant aux critiques anciens leurs propres conceptions de l'histoire littéraire, l'auteur met en évidence la théorie de l'imitation qui régit le fait littéraire dans l'Antiquité. En s'appuyant sur de nombreux textes cités en latin et en traduction, qui permettent de faire entendre le latin, il montre comment s'élaborait cette littérature, qui tire son originalité et sa richesse d'un perpétuel jeu de références, tant au grec qu'à elle-même. Cette histoire donne ainsi les clés du modèle littéraire, qui sera celui de la civilisation occidentale jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Ce premier tome concerne la période des fondations, depuis Livius Andronicus et son Odyssée imitée d'Homère, jusqu'à la refondation entreprise par Virgile au moment où la République cède le pas à l'Empire. Destiné à un public d'étudiants, cet ouvrage s'adresse, plus généralement, à tous les amateurs de littérature.

  • Employée souvent de façon générale et confuse, la notion d'humour semble se dérober à toute définition. Instable, subtil et ambigu, le concept se distingue mal des autres formes du genre comique, comme l'ironie ou les jeux de mots. Il n'est pas impossible, néanmoins, de cerner la spécificité de ce langage léger, fluide et différent qui relativise les valeurs affirmées par les discours sérieux. C'est pourquoi l'auteur combine une approche théorique en s'appuyant sur les notions de distance, de discordance de la signification, de décalage et d'écart, avec une interrogation historique sur l'humour, en référence surtout à sa tradition française et anglo-saxonne. Le phénomène humoristique apparaît alors comme l'expression d'une modernité littéraire dont il accompagne la naissance et le développement au XIXe siècle. Le lecteur pourra ainsi se repérer parmi les formes variées et contradictoires de l'humour, de l'humour noir au nonsense en passant par l'humour rose.

  • Plus qu'aucun autre genre littéraire, le fantastique a donné lieu à des amalgames sans nombre qui font, depuis l'origine, obstacle à son appréhension théorique et empêchent d'en fournir une définition pertinente. Dégager, au-delà des différences apparentes, une structure profonde commune à l'ensemble des récits traditionnellement admis comme fantastiques et en déduire une définition opératoire ; montrer que cette structure, loin de constituer une simple enveloppe extérieure, est l'expression d'une nouvelle vision de l'homme qui se fait jour au début du XIXe siècle, tels sont les enjeux de ce livre. Relire le fantastique aujourd'hui, c'est aussi s'interroger sur le rôle de premier plan qu'il a joué tout au long du siècle dernier, tant en sciences qu'en littérature, avant d'être relégué au rang de "genre mineur" ; c'est relire le XIXe siècle tout entier. De nombreux exemples empruntés à la littérature française et étrangère. une série de textes critiques et un résumé des oeuvres les plus connues font de cet ouvrage une précieuse introduction pour des étudiants débutants comme pour des lecteurs plus avertis.

  • Notion passe-partout, séduisante par l'incertitude même de ce qu'elle recouvre, la parodie est utilisée à tort et à travers dans les études littéraires comme dans la vie quotidienne. Le présent essai montre qu'elle recouvre une opération précise, liée à l'origine à une certaine technique de citation, et devenue par la suite un genre littéraire. De La poétique d'Aristote à Palimpsestes de Gérard Genette, des rhétoriques de l'Antiquité, aux dernières théories anglo-saxonnes, en passant par les formalistes russes et Bakhtine, l'auteur s'attache aux différentes conceptions de la parodie à travers les âges. Il en propose sa propre définition, en esquisse une poétique, parcourt ses objets privilégiés et s'interroge sur les mécanismes de sa lecture.

  • Double miroir : celui du livre et celui de la lecture qu'en fait un personnage de roman. Miroir des pratiques qui entourent les livres, les sélectionnent, les parlent, en font l'application ; et miroir de notre propre activité de lecture, quand les personnages posent pour la construction d'un lecteur-modèle (ou contre-modèle). À la croisée des approches poéticiennes du roman et des études socio-historiques sur la lecture, ce livre est d'abord un parcours : à travers les grandes oeuvres romanesques du XIXe siècle et, particulièrement, celles de Stendhal, Balzac, Flaubert, Huysmans et Proust, on voit se dessiner des lignes d'évolution significatives des enjeux esthétiques attachés à la mise en texte de livres et de lectures ; on admire comment le roman, en pleine conquête et possession de ses pouvoirs, sait en jouer et se plaît à les mettre en question, pour mieux captiver son lecteur.

  • Dans les divers mouvements et écoles où semblent se disperser le XIXe siècle, le réalisme et le naturalisme, cristallisations successives de l'esthétique réaliste, introduisent, selon les formes différentes mais néanmoins parentes, une interrogation aiguë. Cet ouvrage revisite les implications profondes du réalisme, et il montre dans quelle mesure il impose sa cohérence au siècle.

  • Une initiation à la culture hellène, à travers la mythologie et la littérature en Grèce antique.

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