Littérature argumentative

  • Un grand capitaine d'industrie passionné par les livres et la lecture qui veut convaincre parents et grands-parents d'encourager leurs enfants et petits-enfants à la lecture, élément essentiel de la formation.
    Depuis l'enfance, les livres ont jalonné ma vie, des histoires ou des romans que me lisait ma mère aux grands auteurs français et étrangers que j'ai découverts plus tard.
    J'ai essayé, dans Soleil et sympathie, de vous faire partager ma passion en tant que lecteur, pour les livres qui ont eu de l'importance dans ma vie, et comme bibliophile animé par le besoin de conserver, dans notre patrimoine national, les plus belles éditions originales des grands auteurs français.
    Être bibliophile, c'est non seulement protéger ce patrimoine mais c'est aussi une certaine forme de passage de témoin.
    La lecture donne accès au savoir, le seul bien que l'on ne puisse pas vous enlever .

  • « Quand Marie comprit que son cancer ne lui laissait aucune chance, elle me dit qu´elle avait un dernier combat à mener : raconter son parcours afin qu´un jour une loi, en France, permette aux gens qui se trouvaient dans son cas de choisir leur mort. Elle entendait dénoncer certaines scandaleuses pratiques hospitalières et thérapeutiques, ainsi que l'inertie du gouvernement vis-à-vis de l'euthanasie, alors que la majorité des Français est en faveur d´une mort douce et dans la dignité.

    Elle se mit àécrire de manière compulsive, dans l´urgence, car elle ne pensait pas disposer d´autant de temps. Elle se réveillait en pleine nuit pour écrire. Le matin, elle était exténuée. Pourtant, à aucun moment, elle n´a pensé arrêter d´écrire ce livre, qui sera une obsession jusqu´à la fin.

    Certains jours, elle était en pleurs. Je lui disais : "Laisse un peu tomber, Marie, allons nous promener tous les deux." Quelque part, ce récit nous a enlevé des heures si rares, si comptées...» Bertrand Deroubaix, après la disparition de sa femme, a ajoutéà ce livre quelques réflexions et un dernier chapitre, le seul que Marie ne pouvait écrire.

  • Traverses

    Jean-Claude Pirotte

    Un écrivain majeur contre Nicolas Sarkozy. La maison de douane désaffectée, où séjourne Jean-Claude Pirotte, est un lieu enchanté. En contrepoint de la magie du paysage, un désespoir s'insinue peu à peu dans les pages de ces carnets tenus de mars 2010 à juin 2011. L'observation d'un pays aimé - la France -, avili par un certain Nicolas Sarkozy, mine l'écrivain. Alors que pour beaucoup le sarkozysme n'est qu'un épisode social et politique parmi d'autres, Jean-Claude Pirotte, jour après jour, l'associe à une perte irréversible de la dignité, qui prépare le terrain aux pires lendemains. La lecture de Déposition, journal écrit par Léon Werth entre 1940 et 1944, lui inspire de troublants parallèles. Visions graves ou notes plus légères, Traverses est un diamant noir, étincelant au travers des fêlures d'un monde de moins en moins respirable.

  • C´est un livre qui va humaniser, concrétiser l´image de Borges, statut du commandeur, être abstrait « au coeur du labyrinthe des livres ».


    Ce document exceptionnel rassemble dix ans de conversations, de rencontres, d´anecdotes que le grand poète argentin voulait partager car il avait déclaré à J. P. Bernès : « On ne sait rien de l´intimité de Dante, de Shakespeare ou de Cervantès. Moi je veux qu´on sache, il faudra dire ».


    Cet ouvrage de référence sera accompagné de nombreux documents inédits (lettres, photographies...).

  • Ces Choses dites sont en quelque sorte un " Calaferte par lui-même ". Les entretiens que cet irréductible écrivain avait eus sur France Culture, en 1988, avec Pierre Drachline, sont ici donnés à lire. Dialogue sans complaisance, parfois brutal, toujours acéré, dans lequel Calaferte s'exprimait avec rage, ironie et lucidité sur son parcours et une vie dominée par les exigences de la création.
    Toutes les facettes de Calaferte apparaissent aussi en filigrane dans le choix de textes rassemblés sous le titre Inventaire grammatical d'une biographie portative. Ici, selon l'expression d'André Breton, " les mots font l'amour ".
    Calaferte se voulut d'abord un homme debout.
    Nouvelle édition préparée par Guillemette Calaferte, Ingrid Naour et Pierre Drachline

  • Épicurien et jouisseur, Pierre Arditi est, depuis toujours, amateur de bonne chère et de bons mots. Aussi était-il le candidat idéal pour présenter cette anthologie des pensées les plus drôles consacrées à la gastronomie et au bien vivre.

    Nombre d´auteurs ont en effet rivalisé d´esprit à travers les siècles pour nous vanter les plaisirs de la table, de Voltaire à Jean Yanne, en passant par Alphonse Allais, Frédéric Dard, Jacques Prévert, Claude Chabrol ou encore Jim Harrison et Alfred Hitchcock.
    « Toutes ces éminentes personnalités, écrit Pierre Arditi, se font une joie de nous rappeler que la bonne chair, la bonne bouffe, le joli casse-dalle, le petit coup sur le bord du zinc, bref ce plaisir que nous prenons à nous faire plaisir, n´est non seulement pas condamnable, mais chaudement recommandé, jusqu´à la seconde même où ce plaisir nous transforme en poètes de nous-mêmes, en titilleurs d´imaginaire, en compagnons de jeu que seule réunit la volonté de rire de nous avant d´être obligé de nous taire. »

  • Oscar Wilde fut et reste le maître incontesté du trait cinglant, de la formule assassine et de la maxime meurtrière. Aristocrate de l´esprit, dandy provocateur, il a frappé là où il le fallait, sur la « bonne » société, son hypocrisie et ses masques. Maître du paradoxe, il a passé sa vie à lutter de façon toujours subtile et brillante contre les idées reçues -Recommander aux pauvres d´être économes est à la fois grotesque et insultant. Cela revient à conseiller à un homme qui meurt de faim de manger moins-, les convenances ridicules -J´aime pour leur artifice ces renoncements auxquels les hommes ont donné le nom de vertu, tout autant que ces révoltes de la nature que les sages appellent encore péché- et la bêtise universelle -L´opinion publique est celle de ceux qui n´ont pas d´idées.

    C´est ainsi à un véritable feu d´artifice de l´esprit que vous convie cet ouvrage consacré à l´un des hommes les plus captivants de l´histoire de la littérature, qui avait coutume de dire :Il n´y a qu´une chose au monde pire que de faire parler de soi, c´est de ne pas faire parler de soi.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Si le destin du marquis de Sade semble pouvoir donner lieu à une oeuvre cinématographique, c´est sans doute parce qu´il est suffisamment pittoresque, riche en situations et en événements, dignes d´un film d´aventures, mais surtout parce que, étant celui d´un écrivain qui a imaginé les fictions les plus extrêmes, les plus irreprésentables, ce destin reste susceptible d´être mis en scène, à la fois comme celui d´un aventurier presque ordinaire, et comme antichambre de l´extraordinaire le plus irréductible, le plus réfractaire à la représentation. La vie de Sade est comme un paysage mouvementé, parmi d´autres du même genre, mais qui, à la différence de ces autres, conduit au bord d´un rivage, ou d´un gouffre, d´un abîme, où l´horreur indescriptible a trouvé des mots pour être sommairement consignée. Il y a toujours cet au-delà de la vie de Sade que constitue son oeuvre : si l´on ne veut s´intéresser qu´aux événements de l´existence, même lorsqu´ils sont très forts, celle-ci ne manque pas d´être perçue comme un en-deça. Sade est comme toujours en-deça de Sade, le libertin débauché plutôt banal, en-deça de celui dont l´imagination, en direction du pire, reste unique et indépassée. » A. F.




    Dans cet essai brillant, Alain Fleischer nous livre sa lecture de l´un des écrivains français les plus sulfureux. Comme il est cinéaste, Fleischer imagine un scénario possible de la vie du libertin. Il avait d´ailleurs, il y a des années, proposé le rôle de Sadeà Marlon Brando qui l´avait accepté. Le film n´avait pas vu le jour à cause des producteurs américains qui étaient réticents. C´est ce scénario même que Fleischer a retravaillé - et qu´il nous livre aujourd´hui sous la forme originale d´un essai dialogué.

  • Patrick de Funès a décidé de mettre sous la lentille de son microscope les Grands de ce monde, ces « people » qui habitent une nouvelle Olympe, inaccessible au commun des mortels.

    Des gens qui ne mangent pas comme vous et moi mais chez les « grands » cuisiniers, qui se font soigner par les « grands » médecins, qui partent en vacances dans les « grands hôtels ». S´intéressant aux moeurs et coutumes de ces « grands »écrivains, « grands » sportifs, ou autres « grands » hommes d´affaires, l´auteur nous en livre un tableau à la fois iconoclaste et irrésistible.

    Le sens inné de la caricature et le « mauvais esprit » réjouissant et salvateur de Patrick de Funès, digne fils de son père, font de ce livre un document unique sur notre époque et ses travers.

  • Tina Jolas et René Char ont vécu une histoire d´amour qui a duré trente ans, de 1957 à 1987. Elle était ethnologue, discrète et travaillait avec Claude Lévi-Strauss ; il était un des grands poètes du XXe siècle, célèbre, mondialement connu. Elle habitait à Paris ; lui était ancré en Provence, à Lisle-sur-la Sorgue. Ils n´ont jamais vraiment vécu ensemble, sauf pendant de brèves périodes. Mais ils se sont beaucoup écrit. Des milliers de lettres !

    Cette correspondance ne sera sans doute pas publiée avant longtemps. Mais les enfants de Tina Jolas, Paule et Gilles du Bouchet, ont permis à Patrick Renou de consulter les lettres de René Char à leur mère. Il s´en est inspiré pour écrire « ce roman qui serait vrai » (selon l´expression d´André Comte-Sponville). Il nous emporte dans les tourbillons d´une aventure humaine et littéraire à la fois : la longue passion qui a lié un poète et sa muse.

    René Char est le personnage principal de ce roman . Mais Tina Jolas en est l´héroïne. Une héroïne libre et lumineuse.

  • Qui d´entre nous, à un moment ou à un autre, ne s´est jamais demandé, au sujet d´une expression bizarre ou inconnue : « Mais, au fait, d´où cela vient-il ? » C´est la réponse à un certain nombre de ces questions que nous propose cet ouvrage ludique.


    Question :Pourquoi a-t-on nommé le diplôme de fin d'études secondaires « baccalauréat » ?

    Réponse :
    Le rite de la couronne de lauriers s'est perpétué puisqu'au Moyen Âge on couronnait également de laurier les savants distingués dans les universités (Dante est représenté ainsi). Dans certaines écoles savantes, la couronne dont on entourait la tête dfes jeunes lauréats (lauréat vient de laurier) était faite de rameaux de laurier agrémenté de baies, d'où le nom « baccalauréat » (bacca laurea = baie de laurier).


    Toujours regroupées en chapitres thématiques (religion, Paris, vêtements, métiers, histoire, etc.), ces questions, avec leurs réponses circonstanciées, sont un très divertissant et très instructif florilège de formules que nous employons tous, le plus souvent sans en connaître l´origine.

  • DuFrance Soirde Pierre Lazareff auMondedont il dirigea le supplément littéraire, en passant parL'ExpressetLe Magazine littérairequ'il cofonda, François Bott a promené son exigence et son impatience dans une République des Lettres dont il a très vite mis à nu les postures et impostures. C'est donc avec un bonheur rare qu'il étrille Marguerite Duras, Alain Robbe-Grillet, François Giroud, Claude Sarraute, Jean-Edern Hallier. Les phrases claquent telles des paires de gifles.

    Mais l'essentiel de cette magnifiqueTraversée des jours, ce sont des portraits qui sonnent comme des exercices d'admiration. Au fil des pages, on croise Roger Vailland, Alphonse Boudard, Simone Signoret, Barbara, Tahar Ben Jelloun, E. M. Cioran, Ernst Jünger, Jacques Laurent, Françoise Sagan et tant d'autres dont on entend les voix à lire François Bott.

    Un festin jouissif pour tous les amoureux des livres et de la vie.

  • De la rencontre et de l´amitié entre Fernando Arrabal et Michel Houellebecq est né ce livre de souvenirs, d´entretiens, d´évocations.



    Vivante, drôle, provocante, ludique et intime, voici une sorte de radiographie de l´oeuvre Houellebecquienne à travers ce qu´il faut bien appeler des « arrabalesques ». En effet, le plus souvent, le dramaturge procède par définitions. Mais il fait encore appel à ce qu´il nomme des « jaculatoires » (du latin jaculari).

  • « J´ai parfois le sentiment qu´on nous fait vivre dans une fiction ; et cette fiction, ou ce mensonge, m´est insupportable. » Pour survivre, et aussi pour rétablir la réalité, Didier Daeninckx a choisi la littérature. La littérature « noire » pour être précis. De chacun de ses romans, de chacune de ses nouvelles il a fait un acte de résistance. Il s´est ainsi affirmé comme un « écrivain de combat » à la manière d´Émile Zola ou de Jack London. Voulant en savoir plus, Thierry Maricourt s´est mis à l´écoute de cet auteur atypique et populaire à la fois. Les propos de Daeninckx font feu de tout bois. Quand il raconte Aubervilliers et Paris, ses racines et son enfance, sa famille et ses amis, ses différents métiers et ses secrets d´écriture, ses révoltes et ses rêves de justice, les morts du métro Charonne et ceux du 17 octobre 1961, les héros oubliés et les salauds ordinaires, les Roms et les Kanak, Conan Doyle et Jean-Patrick Manchette, l´inspecteur Cadin et Georges Simenon, les négationnistes et Maurice Papon, il n´a rien d´un m´as-tu-vu ou d´un donneur de leçon. Il se contente de se souvenir, de témoigner et de réfléchir.
    Parole modeste mais généreuse : cet autoportrait sonne comme un appel à la vigilance et à la lucidité, fort utile par les temps qui courent...

  • Gérard de Nerval promène dans Paris un homard au bout d'une laisse avant d'être soigné dans un asile psychiatrique, les admirateurs de Goethe se suicident après la publication de Werther, Proust ne veut plus parler qu'à des ducs, Georges Orwell vit parmi

  • À la fin du XIXe siècle, le jeune Victor Lebrun (1882-1978), dont le père ingénieur construit les chemins de fers en Russie, s'apprête à vivre une aventure dont il devait nourrir son existence : la rencontre avec Léon Tolstoï. Celle-ci eut lieu en 1900 et, durant dix ans jusqu'à la fin tragique de l'écrivain dans la petite gare d'Astapavo, Victor Lebrun s'installe dans la proximité du grand homme, au sud de Moscou. Il devient son ami et son secrétaire.
    Ses mémoires inédits restituent avec un extraordinaire pouvoir d'évocation la vie quotidienne de son maître entouré par des disciples à sa dévotion.
    Un document unique sur ce géant de littérature.
    Edition établie, annotée et présentée par Jacques Ibanès
    />

empty