Editions L'Harmattan

  • Chef d'orchestre parmi les meilleurs, directeur d'opéra exceptionnel, pianiste de talent, metteur en scène d'oeuvres lyriques révolutionnaire, Gustav Mahler (1860-1911) mène toutes ces activités à un niveau proche de la perfection, mais à contrecoeur : sa seule passion est la composition musicale. Gustav Mahler veut composer de la musique pour créer un monde plus heureux. Ce passionné de la nature, dont il se sent si proche, est très attentif à la douleur des autres. Lui-même doit faire face à des tragédies qui le marquent profondément mais ne l'écartent pas de sa mission de créateur. L'auteur propose à travers ce livre une exploration aussi objective que possible de ce créateur atypique.

  • Le wagnérisme se présente ici comme système. L'analyse de ses sources et parentés esthétiques, métaphysiques, théologiques, idéologiques, adossée à une lecture minutieuse des livrets et des Oeuvres Complètes, soutenue par une approche musicale balayant les paradigmes traditionnels, aboutit à lever les tabous définitivement. Une quinzaine de mises en scène récentes du testament de Wagner, confrontées aux réalisations pionnières, permettent de raconter l'oeuvre, le wagnérisme, et d'interroger aussi la fonction du théâtre.

  • En Chine, la notation musicale dite jianpu (notation simplifiée) qui représente les sons musicaux par des chiffres indo-arabes est la plus utilisée, mais elle n'est pas chinoise à l'origine : elle vient d'Occident et plus précisément d'une pensée développée par Jean-Jacques Rousseau en 1742 qui n'a pas connu le succès à l'époque en Europe. L'ouvrage analyse cette méthode astucieuse et ce phénomène de sinisation.

  • L'auteur revient ici sur l'une des figures majeures de toute l'histoire du jazz : le saxophoniste John Coltrane (1926-1967). Il fonde sa réflexion sur une appréhension et une connivence avec l'oeuvre de Coltrane depuis des décennies. Il cherche ici à mieux nous faire sentir toutes les singularités de cet univers.

  • Ici, aucune approche philosophique, mais tout simplement l'itinéraire d'un homme au destin hors du commun. En matière d'accordéon, il est la référence mondiale. Il a influé, de par son néo-style des années 1950-1960, plusieurs générations d'accordéonistes à pratiquer un instrument autrement. Ce livre est le parcours d'un musicien issu d'un milieu prolétarien élevé au rang des plus hautes notabilités musicales.

  • Le Danois Carl Nielsen - compositeur qui liait la tradition et la modernité - nous laisse un catalogue d'une richesse inouïe au sein duquel il aborde pratiquement tous les genres. Les aspects musicaux retenus, analysés et repositionnés bénéficient de leur mise en contexte sur les plans historiques, artistiques, sociaux et personnels. Ainsi, la figure de ce créateur singulier s'enrichit de ces "regards" sur un homme, un compositeur et son époque.

  • Ce livre introduit à la musique de Jean-Pierre Leguay - instruments seuls, musique de chambre, musique vocale. Il est enrichi d'entretiens, de ses principaux articles écrits pour des colloques et revues, des extraits de lettres. L'ouvrage commente aussi d'amples moments vécus dans l'atelier, observe de près l'artisan au travail, converse avec le compositeur, écoute ce qu'il dit de son oreille, de sa quête, de son horizon, du monde environnant. Des compositeurs, des interprètes, d'anciens étudiants s'expriment avec l'auteur, étudient, scrutent, témoignent ; l'acuité de leur regard accompagne l'approche, ouvre et dilate la perception, capte la vie des oeuvres.

  • Dans une lettre à son ami Titus, Chopin écrit : « Peut-être alors ne saurai-je plus garder mon secret, peut-être alors te dirai-je à quoi je rêve sans cesse, ce qui est toujours devant mes yeux, ce que j'entends constamment et me donne le plus de joie dans ce monde tout en m'affligeant le plus aussi ». Les étonnantes révélations mystiques reçues par la grande peintre Marie-Madeleine Gérard sur la Pologne et sur Chopin laissent entrevoir une dimension spirituelle souvent méconnue du sublime musicien. Si celui-ci se considérait avant tout comme Polonais, son génie fut universel et toute la dimension de sa sainteté se révèle à travers son art. Ce don total de lui-même, il le fit jusqu'à l'épuisement pour que sa musique «parvienne» jusqu'à l'âme si souvent blessée de ceux qui l'écoutaient.

  • Django Reinhardt ; un musicien tsigane dans l'Europe nazie Nouv.

    Le Tsigane Django Reinhardt, musicien de jazz, a connu ses plus grandes heures de gloire sous l'Occupation. Un succès à l'égal de celui de Maurice Chevalier et de Charles Trenet, aussi bien à Paris et dans la France occupée, qu'en Belgique sous administration militaire allemande. Gérard Régnier montre que l'image d'un Django traqué en tant que Tsigane par les occupants nazis relève de la légende. Les officiers allemands, connaisseurs et amateurs de jazz, se pressaient, aussi bien pour l'écouter en concert à la salle Pleyel, que dans les cabarets comme Le Nid. En Belgique, Django fait salle comble au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles et la foule se presse pour l'apercevoir lors de sa réception au grand quotidien Le Soir. Charles Delaunay, dans son label Swing, enregistre Django, et ses disques connaissent le plus grand succès. On siffle Nuages dans les rues de Paris, Bruxelles et Berlin.

  • Maurice Ohana occupe une place importante parmi les compositeurs de la seconde moitié du XXe siècle. Il est notamment l'auteur d'une oeuvre pour guitare particulièrement originale et profondément marquée par tout un univers culturel andalou fortement imprégné par le cante jondo. L'élargissement spectral de l'instrument, par l'ajout de quatre cordes, permet au compositeur d'opérer sur la matière sonore, un travail de création qui donne lieu à une oeuvre d'une originalité remarquable. Cet ouvrage interroge les rapports entre tradition et innovation, entre oralité et écriture. Il sollicite les apports de plusieurs disciplines : musicologie, anthropologie et philosophie. Il contribue ainsi à renouveler le regard que l'on peut porter, en musicologie, sur quelques-unes des grandes questions qui nourrissent la réflexion sur les compositeurs de la seconde moitié du XXe siècle.

  • Depuis sa disparition, en mars 2008, il nous appartenait, amis proches, confrères paroliers, compositeurs, producteurs... de rendre hommage à l'auteur Jean-Noël Dupré. Bien sûr, l'interprète nous a marqués à travers par exemple sa version personnelle de Y'a d'la joie de Charles Trenet. Tous les médias s'en étaient fait l'écho. Mais Jean-Noël était avant tout un auteur. Et si ce livre qui lui est consacré peut permettre d'apprécier ses textes, il aura atteint le but que nous nous sommes fixé.

  • Figures majeures de la scène musicale anglaise, Jonathan Harvey, encouragé par Benjamin Britten, formé auprès d'Erwin Stein dans la tradition schoenberguienne, il est également l'héritier d'une histoire proprement britannique : celle des choeurs et de la musique d'église.

  • En cette année du 100e anniversaire de la mort de Claude Debussy, ce livre accompagné de deux CD a l'ambition d'une exploration dans l'univers debussyste sous des angles pluriels, inédits, originaux ou inattendus parfois, sans exclure quelques échappées d'humour faunesque... faites par une pléiade de grands debussystes, chercheurs, professeurs, compositeurs, interprètes. Refusant comme le préconisait Debussy de « démonter les oeuvres comme de curieuses montres », ils ont choisi d'investiguer les traces que la musique de Debussy a laissées chez quelques compositeurs contemporains majeurs.

  • Giacinto Scelsi est né en 1905. Souvent considéré comme un musicien marginal, il n'a jamais cessé d'improviser ou de penser la musique, d'inventer de nouveaux procédés de création. Cet ouvrage, hommage au musicien poète, expose son parcours biographique puis s'intéresse plus particulièrement à sa manière très personnelle de travailler sur la matière sonore.

  • Ce livre retrace la vie hors du commun de Joseph Kosma qui a passé son temps à fuir, comme il le dit, « pour des raisons chaque fois pires ». Il passe de la Hongrie antisémite au Berlin de 1929 et il y vivra la montée du nazisme, ce qui l'amènera à émigrer en France en 1933. Ses rencontres seront sa grande chance : en Hongrie, son professeur Bela Bartok, en Allemagne Bertold Brecht et Kurt Weil et en France, Jacques Prévert, Jean Renoir et Marcel Carné... Il laisse une oeuvre importante : chansons, musiques de films, opéras, opérettes, ballets et pantomimes, musique symphonique, choeurs.

  • Idir est né 1949 en Kabylie aux Aït Lahcène (At Leêsen), dans l'Arch des Aït Yenni (At Yenni). Fils de paysans, il a fait ses premières classes à l'école des jésuites que les Kabyles considéraient comme la meilleure de toutes. Alors qu'il faisait ses études à Alger, il remplace au pied levé une vedette sur Radio Alger. Il interpréte alors une berceuse, aux moult versions, fort connue des mères kabyles, Ers-ed ay ives. L'auteur souhaitait présenter Idir à tous ceux qui l'ont découvert à travers sa musique et ses chants et qui ignorent peut-être tout ou presque de son peuple, de sa langue et de sa culture.

  • Interpellée par la récurrence de l'association des modèles fouriériste et wébernien dans la pensée créatrice d'Henri Pousseur (1929-2009) et de son complice Michel Butor (1926-2016), l'auteure propose ici une approche, moins technique qu'anthropologique, de leur cheminement, en prenant l'utopie, en tant que quelque chose de non-encore-advenu, comme clé de lecture de leur démarche artistique. Elle montre de quelle manière ils ont contribué à faire émerger une anthropologie de l'art.

  • Didier Bokelo takes us through two parallel universes of the «man» and «the artist» Papa Wemba. In his margin of creative freedom, which is also that of the imaginary, the artist deploys all his inventiveness and is generous with respect to his fans and fellow musicians. Papa Wemba turns out to be in the memory of our most tender feelings, the most friendliest and the most smiling; he is the poet of our faith and our hopes. Papa Wemba was one of the most contagious optimists the perpetually adolescent soul.



  • Jean Humenry, un illustre inconnu ? Pour le connaître un peu, il faut sans doute avoir été scout, avoir passé ses années lycéennes dans les aumôneries ou s'intéresser de près à la chanson dite « pour enfants ». Cet ouvrage permettra de le faire découvrir à celles et ceux qui seraient passés totalement à côté de l'artiste. Il a pourtant côtoyé certains êtres prestigieux parmi les plus grands créateurs de la chanson, de Jacques Brel à Maxime Le Forestier. L'univers Humenry, c'est, au total, selon le site de la SACEM, 1216 chansons écrites par Jean : paroles, musiques ou les deux ! Dans ce livre, il se raconte, il nous raconte.

  • Le parcours de Sylvain Moraillon témoigne d'une démarche d'accomplissement de soi qui accumule des expériences d'écriture et des ambiances musicales variées. Au-delà des paillettes, il explore les rouages d'un univers artistique très complexe, avec une bonne dose de lucidité. Être artiste c'est aller au bout de soi, se trouver sans jamais renoncer à son fil conducteur : la liberté d'être soi tout en étant relié aux autres.

  • Tombé dans un oubli aussi profond que déconcertant, Don Cherry a pourtant laissé une oeuvre considérable. Il fut le complice indissociable d'Ornette Coleman avant de jouer avec Sonny Rollins, Albert Ayler, Archie Shepp. Il a enregistré une trentaine d'albums majeurs d'une grande diversité et d'une très grande valeur musicale. Parmi eux la trilogie Codona et celle de Old and New Dreams constituent des moments uniques dans l'histoire du jazz. Son nomadisme l'a amené à «parcourir l'âme du monde» pour découvrir les musiques des autres continents, les faire connaître, les mêler et les associer au jazz afin de créer une musique nouvelle, universelle et intemporelle.

  • C'est à l'âge de 43 ans qu'Arnaud Askoy découvre sa voix qui le conduira à partir de 2013 vers une carrière de chanteur. Avant cela, il excerce d'autres métiers, vit d'autres expériences qui font aujourd'hui ce qu'il est : auteur/interprète, peintre et poète. Ce ouvrage est un recueil de ses poèmes et textes de chansons.

  • Marie-Madeleine Gérard, musicienne mais aussi l'une des plus grandes portraitistes belges du XXe siècle, a entrepris un long travail d'approfondissement pour venir à bout de ce qui constitue, au fond, une inacceptable injustice à l'encontre de Chopin. Croiser faits historiques, analyses critiques, témoignages et correspondances lui ont permis de rectifier bien des erreurs majeures sa vie, ses amours fictives, sa mort, et même son christianisme auquel il est resté fidèle, non seulement en ses derniers jours, mais tout au long de son existence.

  • A plusieurs voix, à travers nombre de documents, de notes inédites et de témoignages, les auteurs ont machinés quelque étrange encyclopédie autour et à partir de Machinations, un spectacle musical de Georges Aperghis créé à l'Ircam en juin 2000.

empty