Fayard

  • Charlie Parker

    Franck Médioni

    • Fayard
    • 12 Février 2020

    «  Le jazz ? C'est quatre mots, dit Miles Davis. Louis - Armstrong - Charlie - Parker. » Parker incarne le jazz dans sa liberté, son invention, ses beautés. Le saxophoniste alto originaire de Kansas City exerce une influence déterminante sur le jazz tel qu'on le connaît depuis ces 60 dernières années. Il innove sur tous les plans: le découpage rythmique, l'audace harmonique, l'invention mélodique. C'est un musicien en liberté, donc excessif, marginal, au parcours musical fulgurant (seulement vingt ans, de 1935 à 1955), troué d'envolées sublimes et de descentes aux enfers abyssales. Il est la figure centrale d'une révolution. L'éruption du bebop, son irruption fracassante dans les années 1940 à New York, est le grand tournant de l'histoire du jazz.
     
    Cette biographie est non seulement le livre le plus complet sur Charlie Parker publié en France (témoignages de musiciens  : Sonny Rollins, Ornette Coleman, Joe Lovano, Steve Coleman, Martial Solal, Michel Portal  ; un cahier photos), c'est aussi le récit précis de cette aventure musicale qui a défrayé la chronique et fait rupture dans l'histoire de la musique noire-américaine : le bebop.
     
     
    Franck Médioni est journaliste et écrivain. Il a collaboré à Jazz magazine et a été producteur de l'émission «  Jazzististiques » sur France Musique. Parmi une oeuvre foisonnante dont plusieurs livres d'entretiens (Martial Solal, Joëlle Léandre, Sonny Rollins, Daniel Humair), il est l'auteur de John Coltrane, 80 musiciens de jazz témoignent (Actes Sud), Miles Davis, 80 musiciens de jazz témoignent (Actes Sud), Jimi Hendrix (Gallimard), George Gershwin (Gallimard) et John Coltrane, l'amour suprême (Le Castor astral).

  • Pierre Boulez

    Christian Merlin

    • Fayard
    • 2 Octobre 2019

    Adulé ou détesté, Pierre Boulez a passé sa vie à diviser les esprits en deux camps irréconciliables. Visionnaire et fer de lance de la modernité pour les uns, dictateur ayant imposé une esthétique unique en régnant par la terreur pour les autres, peu d'artistes auront ainsi polarisé, voire hystérisé la vie musicale française. Et ce dès l'immédiat après-guerre où il se donna pour mission de mettre à l'heure de l'avant-garde une France jugée rétrograde et sclérosée. Il fut un musicien hors norme, tout à la fois créateur, interprète, intellectuel et homme d'action, au point de donner parfois l'impression de mener plusieurs vies en une.
    Trois ans après sa mort, il était temps de revenir sereinement sur les neuf décennies de cette existence multiple  : le compositeur, le chef d'orchestre, le penseur, le fondateur d'institutions sont passés au crible dans cette biographie pour laquelle ont été exploitées des archives souvent inédites. On y pénètre les coulisses de ses combats (le Domaine musical, l'IRCAM, l'Ensemble Intercontemporain, l'Opéra Bastille, la Cité de la musique, la Philharmonie de Paris). On le voit renouveler la technique et la fonction du chef d'orchestre tout en étendant son influence sur la politique culturelle. On le suit sur tous les continents, dans les plus grandes salles et les festivals les plus prestigieux. On tente aussi de donner des clés d'accès à sa musique, qui ne se livre pas en une seule écoute. Mais surtout, cet ouvrage s'est fixé pour but de mieux comprendre la personnalité complexe et secrète de celui qui s'est ingénié à brouiller les pistes, en maintenant résolument un décalage rare entre son image publique de sectaire cérébral et l'homme privé, généreux, affectif et hypersensible.

  • J'entendais ma grand-mère chanter dans le jardin. Elle avait une voix délicieuse. Après le boulot, mon père se mettait au piano et nous accompagnait. Plus tard dans la soirée, avant d'éteindre la lumière, il nous racontait des histoires, à Paulo et à moi. Je m'endormais au son de l'harmonica de mon papa. C'est drôle... Pendant des années, j'ai joué un air de guitare à Izïa et chanté au pied de son lit pour l'aider à s'endormir. Cinquante ans après son premier enregistrement ; quarante ans après la déflagration rock de BBH ; trente ans après son gigantesque spectacle de Bercy, Jacques Higelin se raconte. Et raconte ceux qui comptent pour lui. La naissance dans la guerre, la découverte du jazz puis du théâtre, le service militaire en Algérie, les spectacles expérimentaux avec Brigitte Fontaine, la vie en communauté, la drogue, la tornade du rock, les années dans la dèche, les grandes mises en scène, les peurs et les bonheurs, les voyages, les enfants... Un chemin de liberté folle et de découvertes permanentes, sur lequel on croise, entre autres, des cascadeurs, le guitariste Henri Crolla, Moustaki, Peter Brook, Jacques Canetti, un conteur de Marrakech, Trenet, Jacno ou Barbara. Ce voyage, Jacques Higelin le fait aux côtés de la journaliste Valérie Lehoux, critique à Télérama et auteur d'une biographie de Barbara (Fayard). Leur récit musarde sans cesse entre passé et présent, reflet de la personnalité d'un homme qui se promène dans la vie sans se soucier du temps.

  • John Cage

    Anne de Fornel

    • Fayard
    • 27 Février 2019

    John Cage (1912-1992) est l'un des compositeurs les plus
    connus, mais aussi les plus controversés du XXe siècle. Il a exploré des
    territoires inconnus en créant un répertoire pour le piano préparé,
    en utilisant l'électronique de manière novatrice et en introduisant
    l'impersonnel dans son processus de composition. Son important
    corpus de pièces indéterminées témoigne d'un refus des hiérarchies
    du monde musical de son temps. Il a contribué à élargir l'univers
    sonore, a développé la dimension de la performance et a donné
    davantage de liberté à l'interprète. Il est l'un des rares compositeurs
    à avoir créé parallèlement une oeuvre plastique d'une grande importance
    et avoir produit des installations-expositions où il s'est livré à une
    forme de tabula rasa. En étroite collaboration avec le chorégraphe
    Merce Cunningham, il a forgé un rapport radicalement nouveau entre
    la musique et la danse. Son insatiable curiosité l'a conduit à se tourner
    vers le bouddhisme zen, qui deviendra le fondement de sa création
    non intentionnelle.
    Dans cette monographie, Anne de Fornel présente à la fois
    l'homme et l'oeuvre en éclairant tous les aspects de sa production
    à partir d'une recherche de première main effectuée dans différents
    fonds d'archives américains. Des entretiens réalisés avec des personnalités
    proches, des collaborateurs de longue date et une nouvelle
    génération d'interprètes apportent aussi le témoignage de l'empreinte
    qu'a laissée John Cage dans l'art du XXe siècle.
     
    Anne de Fornel est une musicologue et pianiste franco-américaine. Elle est
    titulaire d'un doctorat de Musique et Musicologie de l'Université de Paris-
    Sorbonne (Paris IV), d'un Master de piano du CNSMD de Lyon et d'un Master
    spécialisé « Médias, Art et Création » de HEC Paris. Elle est l'auteur de
    nombreux articles et publications sur la musique et les arts plastiques des XXe et
    XXIe siècles.

  • Le 13 octobre 2016, Bob Dylan est devenu le premier musicien américain à se voir décerner le prix Nobel de littérature pour « avoir créé de nouvelles expressions poétiques, dans le sillage de la chanson traditionnelle américaine ».
    Dans son discours à l'Académie suédoise, Bob Dylan évoque les oeuvres qui l'ont marqué et ont influencé ses écrits. Un véritable manifeste, témoignage unique de l'un des artistes les plus fascinants de notre époque.

  • Elle est l'une des artistes les plus marquantes de la chanson, référence pour Zazie, Delerm, Carla Bruni, Calogero, Kiberlain et tant d'autres... Qu'avait donc Barbara de si particulier pour continuer de fasciner et d'intriguer autant dix ans après sa mort ? On évoque sans cesse son "mystère"... Ce livre, fruit de plusieurs années d'enquête, parvient à nous la dévoiler. Pour la première fois, des proches de Barbara, qui avaient toujours refusé de parler, ont accepté de la raconter. Depuis la Géorgie, une pianiste se rappelle ses débuts sur scène, dans la "laiterie" de Bruxelles. Entre deux avions, un homme se remémore ses concerts d'Abidjan, sous l'oeil bienveillant d'un tenancier armé. Dans la discrétion, un vieil ami raconte qu'elle fut un jour prise de panique, en pleine rue, parce qu'elle pensait y avoir vu son Père. Pour la première fois aussi, ce livre remet en perspective les écrits de Barbara, publiés ou non. S'en dégage le portrait vivant et bouleversant d'une très grande blessée, dont la vie tout entière fut guidée par l'obsession de chanter. Et le fameux "mystère" finit par s'estomper.

  • Alfred Cortot

    François Anselmini

    • Fayard
    • 19 Septembre 2018

    Pianiste virtuose, chef d'orchestre, chambriste, pédagogue aux méthodes et aux conceptions innovantes, musicographe, collectionneur, administrateur d'institutions, Alfred Cortot (1877-1962) brille aujourd'hui à travers ses enregistrements, ses écrits et ses «  Éditions de travail  », mais également par le biais de l'École normale de musique, qu'il a fondée en 1919. Interprète par excellence de Chopin, vaillant beethovénien, schumannien exalté, grand lisztien, wagnérien militant, cet héritier de l'âge romantique fut aussi le défenseur et le propagateur  de la musique française  de son temps à travers le monde.
    Pendant l'Occupation, il a exercé des fonctions administratives et politiques. Motivée par sa germanophilie culturelle, son adhésion à l'idéologie vichyste ne fait pas de doute, pas plus que son ambition politique de réformer les conditions de la vie musicale française. Persistant dans ses convictions collaborationnistes jusqu'en 1944, il se voit violemment reprocher son attitude à la Libération. Il s'éloigne de la France et continue sa carrière de pianiste, donnant encore quelque cent à cent cinquante concerts par an et parcourant inlassablement le monde.
    Portrait d'artiste scrutant avec finesse ce qui caractérise le jeu et l'héritage de Cortot dans son immense répertoire, cet ouvrage n'est ni un réquisitoire ni une tentative de réhabilitation. Adossée à d'incontestables documents, au carrefour de l'histoire culturelle et de la musicologie, cette nouvelle biographie entend dépasser les ambiguïtés de la mémoire d'Alfred Cortot. Elle présente sans concessions et dans tous ses aspects le génie protéiforme de l'un des plus  illustres musiciens français de la première moitié du XXe siècle.
     
    François Anselmini est agrégé d'histoire. Il a participé à l'ouvrage La Musique à Paris sous l'Occupation dirigé par Myriam Chimènes et Yannick Simon (Fayard, 2013).
    Rémi Jacobs, diplômé du CNSMDP, doctorant en musicologie, a été directeur de collections chez EMI Classics. Il est l'auteur d'une biographie d'Heitor Villa-Lobos (Bleu Nuit éditeur, 2010).
    Ils sont tous les deux les auteurs d'une biographie du Trio Cortot-Thibaud-Casals (Actes Sud, 2014).
     

  • Le génie de Beethoven

    Bernard Fournier

    • Fayard
    • 5 Octobre 2016

    Personnalité hors du commun  et puissant génie créateur, Beethoven est une de nos plus grandes figures artistiques. C'est à lui qu'on fait appel dans les grandes circonstances, face aux événements tragiques pour ramener l'espoir mais aussi pour célébrer fastueusement les grandes causes. Depuis deux cents ans, son humanisme fraternel et son sens de la grandeur nous poussent à avancer et à regarder vers le haut. En même temps peu d'artistes ont aussi profondément scruté leur monde intérieur en y cherchant l'universel. Populaire dans certaines pages symphoniques, il est par excellence un musicien visionnaire dans ses quatuors à cordes et ses sonates. Témoin de son temps, il a su recueillir l'héritage du passé tout en anticipant l'avenir. Il n'a cessé jusqu'à nos jours d'être le contemporain de toutes les générations qui l'ont suivi et il n'a cessé de parler à chacun. Après bien des études biographiques, Bernard Fournier s'attache à nous faire comprendre son oeuvre. En scrutant les partitions comme avec un microscope et en s'appuyant sur des notions telles que l'énergie, l'espace et le temps, il éclaire l'importance du geste compositionnel et  dégage ainsi ce en quoi la musique représente selon son auteur « une révélation plus haute que toute sagesse et toute philosophie ». Beethoven Tondichter (poète en sons) est aussi un Tondenker (penseur en sons) ; la pensée qu'il exprime fait preuve d'une originalité qui, toujours remise en question, explore sans cesse de nouveaux domaines et met en jeu des énergies nouvelles. Bernard Fournier est l'auteur d'une thèse d'État sur la modernité de Beethoven et d'une somme sur le quatuor à cordes (Fayard, 4 volumes, 1999-2010).

  • Il était une vedette un peu perdue. Elle était une jeune provinciale. Ils deviendront le couple le plus célèbre de France, dans l'amour et l'adversité, avant la mort et l'héritage controversé de l'artiste.
    De la rencontre entre le chanteur mythique en perte de vitesse et la gamine de 20 ans au dernier souffle de Johnny, la romance avec Laeticia a fasciné. L'effet Laeticia sur Johnny, c'est un mariage célébré par Nicolas Sarkozy, une vie faite de très hauts et de très bas, qui passera par une lutte contre les démons du passé et le bonheur de l'adoption de Jade et de Joy. C'est aussi l'infidélité, les rumeurs de séparation, quand Johnny ne croit plus à la vie de famille. Puis, alors que la star revient de la mort, sa femme prend sa vie en main et s'impose comme le pilier du clan. Cela permet à Johnny de redevenir le rockeur ultime dans une fin de carrière haut de gamme, et à Laeticia de s'investir dans l'humanitaire. Et c'est ensemble qu'ils mèneront l'ultime combat, celui du cancer de Johnny, qui finit par l'emporter le 5 décembre 2017...
    Rédacteur en chef adjoint à Paris Match, Benjamin Locoge a commencé à suivre le couple Hallyday en 2003 et est devenu un interlocuteur de confiance pour Johnny et Laeticia à partir de 2010. Il bénéficie pour cette biographie croisée non autorisée des nombreux entretiens qu'il a eus avec le couple Hallyday et de sa position de témoin privilégié durant toutes ces années. En ressort un texte rock'n'roll et glamour, qui n'évite pas les obstacles traversés par les deux personnages, mais qui montre bien un fait primordial : Johnny, sans Laeticia, n'aurait jamais pu rester Johnny.

  • On achève bien Mahler

    Frédéric Chaslin

    • Fayard
    • 11 Octobre 2017

    Gustav Mahler est mort en 1911. C'est du moins ce que croyait Cornelius Franz, chef à l'Opéra de Vienne. Quelle n'est donc pas sa surprise quand il sent frémir en lui un être qui lui parle, évoque le Juif errant, s'insinue dans ses gestes et colonise son esprit, dans le but avoué de lui faire achever sa 10e Symphonie, que sa mort physique l'a empêché de parfaire  !
    Une intimité parfois heureuse et des moments de révolte animent alors les relations épuisantes de Gustav et de Cornelius, amené au bord de la folie dans ce parcours initiatique qui lui fait prendre conscience de son faible talent face au génie de Mahler.
    Autour d'un violent différend sur le «  cas Wagner  », le dialogue entre les protagonistes alterne entre le légendaire humour mahlérien, une difficile relation de maître à élève, mais aussi de fructueuses révélations sur l'intimité d'un compositeur et d'un chef d'orchestre qui inciteront Cornelius à se chercher et enfin à se trouver.
    Mouvements rétrogrades, renversements, les procédés de l'écriture musicale sont ici à l'oeuvre, nous faisant dévaler - ou remonter - le toboggan de l'histoire du XXe siècle, transformé en train fantôme...

  • György Ligeti

    Karol Beffa

    • Fayard
    • 18 Mai 2016

    Au-delà des chapelles, des clans, des écoles et du cercle toujours étroit des musiciens contemporains, la musique de György Ligeti (1923-2006) a su trouver une large audience. Les textures inouïes, sidérales, des grandes oeuvres pour orchestre - Apparitions (1958-1959), Atmosphères (1961), Lontano (1967), Melodien (1971) -, le sens dramatique profond révélé dans une multitude de prismes - allant de la dérision ostentatoire (Aventures, 1962) jusqu'à la plus pure suggestion intérieure (Études pour piano, 1985-2001) en passant par la geste opératique tragique (Requiem, 1963-1965) ou bouffonne (Le Grand Macabre, 1974-1977) -, prisme fondé sur une poétique des rythmes qui en avive la perception en profondeur (Continuum, 1968 ; Clocks and Clouds, 1972-1973 ; Concerto pour piano, 1980-1988), ainsi qu'un rapport unique aux timbres, à leur plasticité, à leur sensualité (Concerto de chambre, 1969-1970 ; Concerto pour violon, 1989-1993 ; Síppal, Dobbal, Nádiheged vel, 2000) lui ont permis de capter un vaste public - grâce d'autant plus puissante que rare. Avec une empathie de compositeur, Karol Beffa met ici en perspective les périodes créatrices de György Ligeti, de ses débuts, dominés par l'admiration de Bartók, confrontés aux tragédies du XXe siècle, à l'accomplissement atteint en Europe de l'Ouest. Les différents foyers dans lesquels il put s'épanouir (Cologne et son Studio de musique électronique, l'avant-gardiste Darmstadt, la dadaïste Düsseldorf, Hambourg où il enseigna la composition) sont évoqués ici comme les jalons façonnant une personnalité radicalement indépendante, dont les modèles pour la création étaient aussi bien littéraires et picturaux que musicaux. Compositeur (Victoires de la musique classique 2013), pianiste, musicologue, Karol Beffa est l'auteur de Comment parler de musique ? (Leçon inaugurale ; Collège de France/Fayard, 2013) et, en collaboration avec Cédric Villani, des Coulisses de la création (Flammarion, 2015).

  • « Fais-moi un bon truc rock'n'roll. Raconte ce qu'on a vécu ici, aux États-Unis. »Johnny Hallyday Écrit à deux voix, La Terre promise est la rencontre entre Johnny Hallyday et Philippe Manoeuvre. Lancé sur les routes d'Amérique, le rocker s'épanche. Alors que défilent les villes de la tournée américaine 2014 de Johnny (New York, Washington, Boston, Miami, la Nouvelle-Orléans, Dallas, Houston), les deux hommes confrontent leurs visions du rock. Écrit à cent à l'heure, en mode reportage, le texte raconte l'ultime défi du dernier des rockers - sa conquête des États-Unis, le pays de ses rêves, la « Terre promise » décrite par Chuck Berry.

  • Génération Balavoine

    Didier Varrod

    • Fayard
    • 6 Janvier 2016

    Daniel Balavoine est vivant. Malgré sa disparition tragique, le 11 janvier 1986, il est porteur d'une oeuvre dont l'influence perdure encore aujourd'hui. Didier Varrod, qui l'a beaucoup côtoyé, apporte un nouvel éclairage sur la vie de ce personnage aux multiples facettes : un chanteur qui voulait absolument être reconnu, un citoyen engagé qui s'emportait pour ce qui lui importait, un amoureux de la vie qui voulait vivre vite « pour ne rien regretter ».Fasciné par l'artiste, Didier Varrod brosse un portrait original, nourri de témoignages inédits de ses proches, de ceux qui l'ont connu, mais aussi d'autres, plus jeunes, comme Cali, Christine & the Queens, Soprano ou Orelsan, qui, profondément marqués par ses chansons, font partie de la génération Balavoine. Un livre-événement à l'occasion des trente ans de la mort de Daniel Balavoine. Didier Varrod est journaliste, auteur de livres sur la chanson française et de grands portraits pour la télévision. Directeur artistique et de la musique sur France Inter, il y produit également de nombreuses émissions.

  • Échelonnées tout au long de la vie de Gabriel Fauré, les quelque huit cents lettres ici rassemblées retracent le parcours d'une des figures les plus illustres  de la musique française à une époque de grand rayonnement. La variété de ses correspondants rend compte de tous les aspects de son activité : qu'il s'agisse de ses collègues compositeurs (Saint-Saëns au premier chef, Vincent d'Indy ou ses élèves au Conservatoire : Ravel, Roger-Ducasse, Koechlin), de ses interprètes (Alfred Cortot, Édouard Risler, Eugène Ysaÿe, Robert Lortat), de ses éditeurs ou des écrivains (Flaubert, Verlaine, Proust, Colette, Montesquiou) et de ses amies-mécènes (Mme de Saint-Marceaux, la comtesse Greffulhe, la princesse de Polignac), il évoque son métier de musicien : les inspections de conservatoires, les innombrables concerts où il interprète ses oeuvres, la rédaction de critiques pour Le Figaro. On voit ainsi se construire au jour le jour une carrière, avec toutes ses difficultés : les aléas du théâtre, en particulier autour des représentations de Pénélope, occupent une grande place, de même que les fatigues liées à la direction du Conservatoire.Le portrait du compositeur, exprimant des jugements tranchés sur nombre de ses contemporains, souvent loin du « doux Fauré », se peint à travers ces échanges ; il est complété par ses  lettres adressées, parfois quotidiennement, à Marguerite Hasselmans, qui fut sa compagne, de 1901 à sa mort, en 1924. Au-delà de l'effusion amoureuse qui révèle l'homme privé, leur intimité et leur confiance donnent à ces lettres un ton extrêmement libre, où le musicien se découvre comme jamais. Internationalement reconnu pour ses travaux sur Fauré, Jean-Michel Nectoux a rassemblé, sélectionné et soigneusement annoté cette correspondance, en grande partie inédite. Passionné par l'approche interdisciplinaire, il a également consacré des ouvrages à Claude Debussy et Stéphane Mallarmé.

  • Mylène

    Jean-Claude Perrier

    Depuis ses débuts en 1984 avec « Maman a tort », Mylène Farmer s'est imposée comme un cas à part dans la chanson francophone, voire mondiale. Artiste musicale française qui vend le plus de disques, de vidéos, elle mène sa carrière de main de maître, avec une cohérence, une exigence, une originalité absolues. L'oeuvre s'est construite autour d'une personnalité, elle aussi d'exception : mutine, attachante, sincère, joueuse, provocante, secrète, impudique, Mylène est tout cela, tour à tour ou à la fois. L'artiste s'incarne en un corps, habillé ou dénudé, malmené parfois, magnifié souvent, mis en scène et sans cesse photographié.Il était temps d'explorer ses multiples facettes, y compris les moins connues (son rapport à la littérature, par exemple), avec admiration mais sans aveuglement.Trente ans de carrière, trente ans d'aventures racontés. Sa vie, son oeuvre. Mylène, révélée, enfin, au plus juste. Journaliste littéraire, Jean-Claude Perrier a longtemps été critique musical (Télé-Obs, Lui, Playboy...) et a réalisé des documentaires pour MCM sur des artistes français (Miossec, Les Têtes Raides, Louis Bertignac)... Écrivain, il est l'auteur, entre autres, du Rap français, première anthologie du genre (La Table Ronde, 2000 et 2010). Il revient aujourd'hui à Mylène, de façon nouvelle et approfondie.

  • Paru initialement en 1990, Johnny Hallyday, histoire d´une vie est considéré comme l´un des ouvrages de référence sur le chanteur français le plus populaire depuis près de cinq décennies. Il aura fallu plus de trois ans d´enquête aux auteurs pour donner un éclairage inédit de cet artiste à la personnalité complexe, secrète et attachante, notamment en retraçant son enfance marquée par l´absence du père. Cette nouvelle édition, révisée et actualisée, s´est enrichie de plusieurs nouveaux chapitres, les deux derniers couvrant la période 2000-2009. On y découvre un sexagénaire apaisé (peut-être seulement en apparence), qui, tout en restant fidèle à son personnage un peu destroy, a su trouver dans sa vie, tant affective que professionnelle, une stabilité qu´on ne lui connaissait pas. Ainsi, l´homme aux mille conquêtes féminines a-t-il fêté en 2006 le dixième anniversaire de son mariage avec Laeticia, le couple ayant adopté deux ans plus tôt la petite Jade. De la même manière, le rocker qui dépensait sans compter est-il devenu ces dernières années un homme d´affaires avisé à la tête d´un patrimoine impressionnant. Pour redevenir maître de son destin artistique, il aura dû auparavant rompre avec sa maison de disques, la même depuis quarante ans, à la suite d´un long procès. Les années 2000 furent aussi pour Johnny placées sous le signe du deuil, puisqu´elles le virent perdre des amis proches (comme le chanteur Carlos) ainsi que sa mère Huguette, dont ce livre contient le témoignage exclusif. Journaliste, historien de la musique, Jean-Dominique Brierre est l´auteur de biographies sur Barbara, Jean Ferrat, Édith Piaf et Serge Reggiani. Il a également écrit un portrait de l´acteur Fabrice Luchini. Journaliste d´investigation reconnu, Mathieu Fantoni est décédé en février 2006.

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