Droit

  • Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d'être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans.
    Ce fait divers s'est transformé en affaire d'État : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du «présumé coupable», précipitant 8 000 magistrats dans la rue.
    Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille et les acteurs de l'enquête, avant d'assister au procès du meurtrier en 2015. Il a étudié le fait divers comme un objet d'histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer.
    © Éditions du Seuil, août 2016
    © et Audiolib, 2017
    Durée : 11h12

  • L'exécution

    Robert Badinter


    Avec une présentation inédite lue par l'auteur.


    Un grand roman classique, une histoire de haine, de sang, de mort et d'amour. Oui, d'amour. Unité de temps, de lieu, trois personnages : l'auteur, son vieux maître, la victime - oui, la victime - et puis la foule, avec quelques silhouettes bien plantées au premier rang. Un récit qui va droit son chemin vers la réponse à l'unique question : mourra-t-il ? Ce qui importe, c'est de savoir ce qu'est la justice, comment elle fonctionne, à quoi sert un avocat, pourquoi la peine de mort. C'est tout cela qui nous bouleverse dans ce beau livre, dur et sensible à la fois. Ne laissez plus passer, en tout cas pas ainsi, ce qu'on nomme par dérision peut-être la Justice des hommes.
    Pierre Viansson-Ponté, Le Monde, 3 octobre 1973



    Avec une sensibilité hors du commun et la force de son engagement, Charles Berling nous fait revivre, après avoir tenu le rôle dans le téléfilm de façon mémorable, le premier combat de Robert Badinter contre la peine de mort.


    Avocat, Robert Badinter a plaidé contre la peine de mort dans de nombreux procès, notamment l'affaire Bontems (1972) et l'affaire Patrick Henry (1977). Ministre de la justice, il a fait voter l'abolition de la peine de mort en 1981.
    Président du Conseil constitutionnel puis Sénateur, Robert Badinter est l'auteur de nombreux ouvrages notamment Condorcet (Fayard,1988), la Prison Républicaine (1992), L'Abolition (2000), Contre la Peine de mort (2006).


    Difficile de résumer l'activité de Charles Berling, tant son amour de la scène revêt de multiples formes. Comédien à l'intense carrière théâtrale, il a joué Pinter, Pagnol ou Koltès, et signé de belles mises en scène, comme récemment, Fin de Partie de Beckett. A la télévision et au cinéma, ses rôles comiques ou dramatiques, sont toujours plus marquants; son jeu, troublant, sert souvent des causes engagées.


    Durée : 2 h

  • Soixante-dix ans de combats. Soixante-dix ans de passion et d’engagement au service de la justice et de la cause des femmes. Et toujours, la volonté de transmettre aux nouvelles générations le flambeau de la révolte. Parce que l’égalité entre hommes et femmes est loin d’être acquise. Et parce que naître femme reste une malédiction dans la plupart des pays du monde.
    Avec son amie Annick Cojean, l’avocate la plus célèbre de France revient sur les épisodes marquants de son parcours rebelle. Son enfance en Tunisie dans une famille juive modeste ; son refus d’un destin assigné par son genre et son rêve ardent de devenir avocate ; sa défense indéfectible des militants des indépendances tunisienne et algérienne soumis à la torture ; son association, « Choisir la cause des femmes » ; et bien sûr ses grands combats pour l’avortement, la répression du viol, la parité.
    La dernière grande héroïne féministe aura vécu une vie de pionnière, insoumise et passionnée. D’une farouche liberté.
    Face aux questions posées par Annick Cojean en personne, Françoise Gillard, sociétaire de la Comédie Française, se glisse à nouveau dans la peau de Gisèle Halimi, après avoir de nombreuse fois incarné cette vibrante personnalité au théâtre.
    L’enregistrement est suivi de la lecture intégrale du plaidoyer du Procès de Bobigny, déclamé en 1972 par Gisèle Halimi pour défendre les droits d’une jeune femme ayant avorté à la suite d’un viol. Un formidable exemple d’éloquence, et un fait d’arme décisif dans le combat mené pour les droits de la Femme.
    © et (P) Audiolib, 2020
    © Éditions Grasset & Fasquelle, 2020 © Me Gisèle Halimi, avec l'autorisation de ses ayants-droits
    Durée : 3h21

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