Organisation des marchés

  • L'émergence de mouvements populistes pose un défi singulier aux démocraties libérales et leur nature échappe encore à la compréhension des experts. Conséquence de la fin des grandes idéologies ? Des réseaux sociaux ? D'un repli identitaire ? Refus des contraintes qu'imposent la mondialisation ou la lutte contre le réchauffement climatique ? Produit des inégalités ?

    Bien souvent, l'explication du populisme se limite à une simple analyse politique. Pourtant, avant d'être un phénomène qui se traduit électoralement par des votes contestataires, il s'agit d'un fait global qui ne peut être isolé des dynamiques sociales et économiques.

    Cet ouvrage montre que le populisme trouve sa source dans l'articulation complexe entre l'idéal démocratique, qui implique que les peuples décident, et une gouvernance néolibérale qui entend faire des marchés et de la concurrence les arbitres des principales évolutions sociales. Ce néolibéralisme n'est pas le produit d'une idéologie claire et conçue comme telle, mais d'un faisceau de doctrines fondées sur quelques grands principes adoptés sans recul par les décideurs en tous genres. En pratique, un certain art de gouverner s'est progressivement imposé en se présentant à tort comme héritier du libéralisme et en mettant à son service une pensée économique éprise de modèles indifférents à la complexité sociale.

    Il est urgent de concevoir un modèle démocratique véritablement émancipateur. C'est en repensant nos politiques en profondeur qu'on répondra au défi des populismes autoritaires.

  • Le trafic de drogue, un business comme les autres ? Combinant une recherche de terrain quelquefois périlleuse à une interprétation analytique perspicace de la situation, Tom Wainwright aborde la question en économiste. Sans jargon, ni théories alambiquées, il révèle en quoi les narcotrafiquants sont confrontés aux mêmes problématiques que tout autre entrepreneur : ressources humaines, recherche et développement, franchises, délocalisation, concurrence, relations publiques, etc. Des prisons salvadoriennes à celles de République dominicaine, des laboratoires colombiens à ceux de Nouvelle-Zélande, du palais présidentiel mexicain à celui du Guatemala, et du marché européen à celui des États-Unis, Narconomics dresse une radiographie de la scène mondiale des stupéfiants. Une industrie qui brasse annuellement 300 milliards de dollars et n'a rien à envier au mode de fonctionnement des multinationales. Un secteur d'activité que tâchent d'enrayer depuis des décennies les gouvernements, en vain. Et si l'approche de Wainwright nous donnait les clés recherchées depuis si longtemps pour combattre efficacement ce fléau en frappant là où ça fait vraiment mal ?

  • Le secteur de la finance des économies occidentales est beaucoup trop développé. Au cours des trois dernières décennies, la financiarisation a créé des structures qui ont du mal à résister et qui réalisent des montants excessifs. Ce secteur consacre en outre trop peu d'attention à la recherche de nouvelles opportunités d'investissement et bien trop aux échanges d'actions. La régulation a créé davantage de nouveaux problèmes qu'elle n'a apporté des solutions à ceux déjà en cours. Pourquoi ? À quoi sert la finance ? John Kay, avec sa double compétence pratique et académique du monde de la finance, a une approche des opérations du secteur financier plus réaliste que celle de la moyenne des gens. Il est favorable à de bons banquiers et à des gestionnaires d'actifs efficaces, mais il ne voit pas beaucoup des uns et des autres... Grâce à un tour d'horizon stupéfiant et accusateur de la sphère financière qui a émergé des décombres de la crise financière de 2008, Kay ne recule pas dans ses critiques : nous avons besoin de ce que font Citigroup et Goldman Sachs, mais pas de ce que ces banques font pour elles-mêmes. Et beaucoup de choses qu'elles font n'ont pas du tout besoin d'être faites ! Le secteur financier doit se rappeler ses objectifs initiaux : gérer l'argent des individus au bénéfice des entreprises et des ménages. C'est une aberration quand quelques-uns de la fine fleur des esprits mathématiques et scientifiques ont pour tâche de concevoir des algorithmes dans le seul but d'exploiter les faiblesses des autres algorithmes pour réaliser les échanges informatisés de titres. Aller encore plus loin dans cette voie conduirait inexorablement à la ruine de nos sociétés.

  • Dans cette édition refondue, mise à jour et élargie de son bestseller, l'économiste Robert Shiller, qui mettait en garde contre les bulles à la fois technologiques et immobilières, prévient maintenant que les signes d'une exubérance irrationnelle chez les investisseurs se sont accrus depuis la crise financière de 2008-2009. Avec les cours élevés des actions et des obligations aux États-Unis et la hausse des prix de l'immobilier dans plusieurs pays, l'essor d'après la crise des subprimes peut parfaitement conduire à une nouvelle illustration de l'argument crucial de Shiller selon lequel la volatilité générée par la psychologie des acteurs est une caractéristique inhérente à tous les marchés d'actifs. En d'autres termes, l'exubérance irrationnelle est plus pertinente que jamais. L'ouvrage explique tous les facteurs qui font monter ou chuter les marchés. Il montre comment l'euphorie des investisseurs peut conduire les prix des actifs à des hauteurs aussi vertigineuses qu'intenables et comment, à d'autres moments, le découragement de ces mêmes investisseurs peut faire baisser ces prix à un niveau très faible. Outre le diagnostic des causes des bulles des actifs, cet ouvrage recommande des changements de politique urgents pour atténuer leur probabilité de survenance et leur ampleur et suggère les moyens pour les individus de réduire les risques qu'ils prennent avant que de nouvelles bulles apparaissent. Aucune personne dont l'avenir dépend de ses placements pour sa retraite, son logement ou tout autre investissement, ne peut se permettre de ne pas lire cet ouvrage !

  • Le capital-risque est une industrie qui a vocation à soutenir financièrement les entreprises innovantes. Elle est constituée d'un large périmètre d'acteurs (business angels, financement participatif, sociétés d'investissement spécialisées, structures de corporate venture adossées à une grande entreprise). Les investissements en capital-risque s'effectuent en effet sur des projets incertains et volatils, ce qui implique des montages financiers différents de ceux employés pour des entreprises plus matures (prêt bancaire, LBO, etc.), ainsi que l'utilisation de méthodes d'évaluation d'entreprises particulières.
    Cet ouvrage présente les techniques d'évaluation des startups risquées (méthodes de scoring, Venture Capital Method, First Chicago Bank Method, options réelles) utilisées par les sociétés de capital-risque. Il explique la façon dont ces sociétés structurent les montages lorsqu'elles investissent dans une startup innovante (logique de l'investissement séquentiel pour tours de table successifs, techniques de relution en cas de défaillance de la startup, mécanismes de la cession préférentielle). Il est également à jour des nouveauxmodes de financement des startups (Venture loan, Initial Coin Offering) et détaille les principales stratégies de croissance (growth hacking, lean startup) déployées par celles-ci afin de rendre leur business model scalable.
    Il expose les nouvelles métriques de suivi de la performance associées à ces stratégies (customer acquisition cost, customer retention rate, customer lifetime value, etc.) et couvre les modes de sortie du capital-risque (introduction en bourse, sortie industrielle, reclassement des participations entre actionnaires, liquidation). Les aspects légaux (principales clauses des pactes d'actionnaires) et fiscaux sont également mentionnés.
    De nombreuses études de cas accompagnées de calculs détaillés permettront au lecteur de se familiariser avec ces montages et méthodes d'évaluation particuliers.

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