Economie mondiale

  • Google a inauguré sa bibliothèque numérique le 1er juin 2005, six mois après l´annonce de sa vaste entreprise de mise en ligne de 15 millions de livres, soit plus de 4,5 milliards de pages en moins de six ans. En 2009, Google affirmait en avoir déjà numérisé 10 millions. Entre-temps, Google n´a cessé de renforcer sa position dominante et de chercher à aspirer tous les « contenus », souvent au mépris du droit d´auteur. Entre-temps, la « googlisation » du patrimoine, si ce n´est du monde, inspire partout de plus en plus de méfiance et de crainte sur les véritables intentions de l´entreprise : hégémonie sur l´indexation, hégémonie sur l´accès... En France, rien n´est tranché : en juin 2009, le groupe La Martinière a déposé une plainte à New York. Les éditeurs se mobilisent. En août, Bruno Racine, actuel président de la BNF, annonce vouloir confier à Google la numérisation d´une partie des collections de la BNF, rompant avec la stratégie frontale de son prédécesseur, Jean-Noël Jeanneney, qui avait appelé à une vaste numérisation concurrente dans le cadre du projet qu´il avait baptisé Europeana. Le grand emprunt laisse cependant espérer que soient dégagées les sommes nécessaires à l´ambition d´indépendance dont ce livre, traduit en quatorze langues, ici enrichi et mis à jour, est le manifeste.
    3e édition revue et augmentée

  • Quand la Chine s´éveillera, le monde tremblera, avait averti Peyrefitte... La Chine s´est levée, et elle a endormi le reste du monde. Elle a pris un essor phénoménal en quelques années, assumant sans complexe une expansion internationale qui en fait un prédateur irrésistible. Aux mains du PCC, le pays de Confucius ne se contente plus d´être l´atelier du monde, ni même son laboratoire. Il est devenu le Vampire du Milieu. La Chine aspire à elle toutes les richesses, non seulement le travail et les sociétés à fort potentiel technologique, mais aussi les ressources énergétiques, les matières premières et même les terres agricoles. Pour succéder bientôt aux États-Unis à la tête de la planète, sa diplomatie est avant tout économique. La Chine entend vaincre sans combattre. Ses armes ? Ce ne sont pas forcément des fusées et des missiles, mais d´abord une main-d´oeuvre sous-payée, une monnaie dévaluée, le doux commerce de ses produits low cost ; des centaines d´instituts Confucius, des médias sous influence ; et une diaspora de dizaines de millions de Chinois d´origine, très encadrée, qui défend ses intérêts sur tous les continents. Cerise sur le gâteau, elle peut compter sur la couardise des idiots utiles qui, à Paris, à Londres ou à Washington, s´agenouillent devant le nouveau maître du monde. Pour la première fois, le grand puzzle de l´ambition chinoise est reconstitué. Exemples et chiffres à l´appui, Philippe Cohen et Luc Richard racontent comment le régime chinois nous dicte sa loi.

  • Un nouveau miracle chinois fascine les médias. La Chine est célébrée à la fois comme le tout prochain leader des nations, l'atelier du monde et son plus grand marché. À travers des reportages et des témoignages saisissants, les auteurs démontent l'imposture de cette nouvelle mythologie. L'expansion chinoise détruit l'emploi dans le monde, mais aussi en Chine où le chômage touche des dizaines de millions de personnes. La compétitivité du pays repose sur la surexploitation de 200 millions de travailleurs migrants, les mingong, et sur l'absence de tout droit stable en matière de travail, mais aussi de commerce et d'environnement. Nous fermons nos usines au profit exclusif d'une caste de bureaucrates corrompus. Ce libéral-communisme, maladie sénile ou stade suprême du capitalisme, s'accompagne ainsi d'une explosion des inégalités et de l'appauvrissement des campagnes encore habitées par deux Chinois sur trois. Il expose le pays et le monde à des catastrophes écologiques et sanitaires, surtout si les dirigeants occidentaux persistent à s'applatir devant ce nouveau dragon.

empty