Droit

  • Le 7 janvier 2015 explose tout en miettes.
    " Ce soir là, comme à son habitude, il fabrique ses couleurs devant le JT. Et puis, saisi d'une impulsion, il se lève sans un bruit. Je le regarde du coin de l'oeil. Il disparaît comme un chat. Il réapparait quelques longues minutes plus tard. Il me tend un galet, en me souriant doucement. On adore les galets. On en fait collection... Il me demande de le retourner. Il l'a signé au feutre.
    Il me dit : " Tu as vu ? Je les ai tous signés. On ne sait jamais, ça pourra valoir très cher dans quelque temps. " C'était quelques jours avant l'attentat.
    Ainsi commence le récit de Chloé. Épouse Verlhac. Mamma à la tête d'une petite tribu recomposée et pas mal de chats.
    Par fragments, sensations, éclats de souvenir, Chloé Verlhac reconstitue le puzzle d'une vie fracassée, d'une vie qui n'est plus pareille mais d'une vie qui continue malgré tout, âpre, belle, mordante. Une sacrée vie Tignous.
    Le récit narre peu à peu les coulisses largement inconnues du grand public de l'attentat et de l'après, et une lente reconstruction des proches.

  • En direct de la morgue

    Michel Sapanet

    • Plon
    • 23 Janvier 2020

    Un chef d'entreprise pendu avec une balle dans la tête, une femme en tenue affriolante étranglée dans ses toilettes, un mort sans visage près d'une voie ferrée, un marginal suriné soixante-seize fois avant d'être incendié... La table d'autopsie du docteur Sapanet, au CHU de Poitiers, ne désemplit pas. Chaque année, son équipe d'experts traite plus de 450 dossiers de morts
    suspectes ou criminelles à la demande de la justice.
    Avec humour et pédagogie, Michel Sapanet nous plonge dans le quotidien d'une équipe de médecine légale, des constatations sur les scènes de crime aux auditions devant les cours d'assises, en passant par les autopsies, les reconstitutions criminelles, ou encore
    l'examen de rescapés de violences.
    Corps suppliciés, cadavres putréfiés, restes humains... Autant de mystères sur lesquels l'auteur lève un coin de voile.

  • Depuis des années, en toute discrétion, une petite unité de la gendarmerie nationale traque les criminels de guerre.
    Bosnie, Rwanda, Liberia, Syrie... La liste des conflits ayant donné lieu à des exactions contre les populations civiles ne cesse de s'allonger. Mais la trentaine de femmes et d'hommes, regroupés au sein de l'Office chargé de la lutte contre les crimes contre l'humanité (OCLCH), ne manque ni d'énergie ni de volonté pour faire aboutir les enquêtes et confondre les auteurs des pires atrocités.
    À leur tête, le colonel Éric Emeraux lève le voile, pour la première fois, sur le quotidien de ces enquêteurs confrontés à l'insoutenable. La retranscription des témoignages recueillis sur les terrains de guerre est une épreuve particulièrement redoutable. Massacres de masse, exécutions sommaires, tortures, les récits des survivants dépassent l'entendement. Mais ils sont nécessaires à la procédure pouvant mener à la mise en cause du ou des auteurs, et à leur arrestation.
    Le colonel Emeraux raconte les auditions hallucinantes de celles et ceux revenus de l'enfer. Lejla, la Bosniaque, qui verra son mari et son fils emmenés pour toujours par les milices serbes, et tant d'hommes et de femmes de son village fusillés sous ses yeux. Désirée, la Rwandaise tutsie, réfugiée dans une église avec ses enfants pour échapper aux tueurs hutu, qui les voit se faire découper à la machette avant d'être elle-même laissée pour morte dans une fosse commune. Darius et Steve, les Libériens, contraints d'assister aux séances de torture infligées par les troupes rebelles en lutte contre le pouvoir, avec ingurgitation forcée d'huile bouillante, éviscération et actes de cannibalisme. Al Ahmar, le Syrien, rescapé des geôles de Bachar Al-Assad, qui dit les coups, les plaies à vif et les chairs brûlées par des tortionnaires hilares.
    Pour chaque dossier, ce sont des heures et des heures d'enquête, de recueil d'informations, de recoupement, de planques, de filatures, pour aboutir enfin à des arrestations, parfois bien des années après ces crimes odieux. Mais peu importe. "
    Hora fugit, stat jus. " Le temps passe, mais la justice demeure - la devise de l'OCLCH.
    Profondément convaincu de la nécessité de justice face aux pires exactions, Éric Emeraux partage avec les lecteurs le combat quotidien de ses équipes, pour le droit face à la force, pour l'humanité face à la terreur.

  • La vengeance des héritiers de la Brise de Mer.C'est l'histoire de trois garçons. Trois fils. Trois orphelins. Leurs pères ont été tués à quelques mois d'écart, en Corse, à la fin des années 2000. Chacun a décidé de venger le sien et de ressusciter la Brise de Mer, clan criminel mythique vieux d'un demi-siècle, fondé une génération plus tôt.
    Flics, juges, avocats, ils pensaient avoir tout vu. Ils restent sidérés par les ressorts de cette vendetta corse mûrie dans la tête d'orphelins fous de haine. On voyage de bar en palace parisien, du Bastia des années 1980, berceau de la Brise et de ses fondateurs, à Ajaccio et Marseille en passant par le Paris chic. On croise sur le chemin une matonne amoureuse et fan de polars, un espoir du football, un repenti vivant désormais sous une nouvelle identité, l'un des voyous les plus craints de l'île, alias " le Mat " (le fou), des veuves inconsolables. " Honorer nos pères ", disent-ils. La détermination des fils est totale.
    Entre témoignages inédits, archives historiques, écoutes effarantes,
    Vendetta offre une plongée dans la vérité de la criminalité corse et de ses dérives mafieuses où rien ne s'oublie, rien ne se pardonne. Et c'est plus haletant que n'importe quel roman noir.

  • Un livre terriblement humain et politique, un témoignage coup de poing sur la condition carcérale et la prison de 2019.

    De la prison, on connaît quelques témoignages de surveillants, souvent retraités ou anonymes. Mais un récit en nom propre et en activité de directeur de prison, ou plutôt de directrice, on n'a encore jamais lu.
    Ce livre est une plongée unique dans le quotidien de Christelle Rotach, la directrice de la prison de la Santé.
    De son métier, Christelle Rotach ne parle jamais, sauf pour en citer quelques anecdotes qui ne sont que des bribes, des éclats de vécu, une réalité qui n'en est pas une et qui reste méconnue. Impossible de se représenter l'amplitude des situations auxquelles peut être exposé un directeur de prison sur un terreau aussi explosif où tout peut basculer, à tout moment, dans des établissements où la surpopulation est aujourd'hui à son comble.
    La gestion d'une prison, c'est de la sismologie. Une affaire à la fois logistique, humaine et politique. Qui peut peser, à la longue.
    " Ce métier, c'est une somme de petites blessures qu'au fil des années, on n'encaisse plus aussi bien ".
    A force de marcher sur un volcan avec des bouts de ficelle, la charge mentale est sans doute devenue trop lourde.
    A force d'arpenter la noirceur, on finit par avoir l'impression de vivre la nuit. La prison avale tous ceux que la société vomit - les criminels, les fous et, fait nouveau, les terroristes, face auxquels la pénitentiaire n'est pas préparée.
    Et pourtant, ils vont tous sortir. Un jour.
    Sans éluder aucune question, Christelle Rotach raconte, de l'intérieur, le cambouis, le rythme infernal de la maison d'arrêt, les questions, l'inquiétude, le règne des injonctions paradoxales, la violence, la mort. Elle nous parle d'elle, de nous, de ce miroir dans lequel la société ne veut plus se voir.

  • Une histoire de violence, de vengeance. Une histoire corse.Dans cette famille, un soir de novembre 2011, sur le parking d'une résidence cossue, assise à l'arrière d'une voiture, une fillette de 11 ans, Carla-Serena est blessée par plusieurs balles de kalachnikov lors d'une tentative d'assassinat qui vise son père, Yves Manunta, un ancien nationaliste reconverti dans les affaires. À l'avant sur le siège passager, touchée à la hanche et à la cuisse, sa mère va perdre l'usage d'un pied.
    Mère et fille portent en elles les stigmates de cette violence, des fragments de balles de kalachnikov que les médecins n'ont pu extraire de leurs corps.
    Après cette tentative ratée, la menace continue de planer. L'appartement familial, avec vue imprenable sur le golfe d'Ajaccio, se transforme en bunker. Comme dans le petit village d'Amérique du Sud de "Chronique d'une mort annoncée' de Gabriel Garcia Marquez, où tout le monde sait que Santiago Nasar va être tué, à Ajaccio une macabre rumeur bruisse : Manunta est un homme à abattre. Il sera finalement assassiné le 9 juillet 2012. Déjà en 1996, en pleine guerre entre nationalistes, alors militant nationaliste actif, il avait échappé à 98 tirs de pistolets mitrailleur, et avait gagné un surnom : " Robocop "... Aujourd'hui c'est sur le fils , qui vit désormais loin de la Corse, que pèsent les menaces.
    C'est l'étoffe d'une tragédie. La famille Manunta ne semble pouvoir échapper à un destin dramatique.
    Des années romantiques du nationalisme aux guerres fratricides, du temps des affaires jusqu'aux dérives mafieuses et affrontements sanglants entre groupes armés, cette affaire de famille illustre la difficulté de l'Etat à esquisser une vérité judiciaire sur une île en proie à la violence, qui n'épargne même plus les femmes et les enfants.

  • Alain Jakubowicz a toujours voulu être avocat.
    Défendre la veuve et l'orphelin, voilà ce qui l'exaltait. Pétri d'humanité, il a été partie civile dans les procès Barbie, Touvier, Papon. Il a écouté les récits poignants des rescapés des camps, il a plaidé contre les négationnistes, les profanateurs de cimetières et les extrémistes. Il a défendu les familles des victimes de la catastrophe du Mont-Blanc et de celle du vol Rio-Paris, il a servi de béquille à des femmes effritées par la vie, parce qu'il est convaincu que David peut triompher de Goliath et que, quelle que soit la technicité du dossier, le plus important reste l'humain.
    Mais la vie d'avocat réserve parfois des surprises. L'appel, un soir, de l'un de ses anciens clients, était de celles-là. Il lui demandait de rencontrer les parents de Nordahl Lelandais, alors simplement suspecté d'avoir enlevé la jeune Maëlys.
    Les suspects ont aussi une mère, une famille qui les aime et ne les imagine qu'innocents. Alain Jakubowicz les a rencontrés. Le dossier n'est plus le même aujourd'hui, et si les faits dont son client est accusé lui font horreur, ce ne sont pas les faits qu'il défend, mais l'homme. Alors il plaidera encore et encore. C'est cela le métier d'avocat dont il rêvait enfant.

  • La France doit savoir

    ,

    • Plon
    • 19 Septembre 2019

    " Je suis né dans une banlieue difficile du Val-d'Oise. Policier formé dans les rangs de la Sécurité publique, j'ai ensuite été recruté dans le renseignement où j'ai travaillé sur de nombreux dossiers sensibles.
    J'ai assisté à la genèse de l'État islamique et de ses réseaux en France. J'ai surveillé des membres de cellules d'Al-Qaïda, alors implantées sur le territoire national, lancées à la conquête d'une jeunesse désoeuvrée et des banlieues, et suivi les premiers départs vers l'Irak et la Syrie. Écoutes téléphoniques, filatures et surveillances : j'ai infiltré des lieux où prospéraient l'islam radical et la mouvance salafiste, notamment en Seine-Saint-Denis, le département qui compta le plus grand nombre de fichés S de France.
    Moi qui ai notre pays dans la peau, je veux aussi raconter la gestion piteuse de l'islam tricolore, abandonné à des responsables fantoches. "
    Un récit passionnant, limpide et inédit. Loin des fantasmes et des angélismes.

  • Le témoignage inédit de la soeur de Francis Le Belge, le parrain marseillais
    Francis le Belge, le roi de la French Connection, le parrain mythique du milieu marseillais. Mais aussi le chef d'une famille, les Vanverberghe, où presque tous, des grands-parents aux petits-enfants, sont passés par la case prison.
    La soeur de Francis le Belge, " la belle Simone ", ex-femme du trafiquant de drogue " Tony l'Anguille " et vraie " voyoute ", nous dévoile ici la vie et les secrets de ce clan qui a marqué l'Histoire criminelle du siècle dernier. Six décennies de " coups ", de cavales et d'évasions, de perquisitions et d'interrogatoires musclés. Six décennies de meurtres et de trahisons. Bienvenue dans une famille où le code de l'honneur est aussi particulier que sacré. Où l'on cache des valises bourrées de billet au milieu de la cour, sous le pied de vigne. Où l'on peut perdre sa femme en la jouant au poker.
    Dans ce témoignage unique et fascinant, Simone, la soeur du parrain mythique retrace le parcours tragique des siens - ces enfants terribles du quartier marseillais de la Belle-de-Mai -, en toute liberté. Parce qu'aujourd'hui, elle n'a plus rien à perdre, elle nous livre un monde où la réalité a toujours dépassé la fiction.

  • Au coeur du système mafieux corse.
    L'idée est de poursuivre un travail au long cours, débuté avec Les parrains corses (2003 puis 2009) et La guerre des parrains corses (2013), qui s'est imposé dans le paysage de l'investigation française comme une référence : la description d'une mafia corse.
    La guerre des parrains corses est paru en janvier 2013. Depuis, des épisodes sanglants et les redistributions des cartes ont continué de bouleverser le paysage mafieux insulaire. L'objet de cet ouvrage est d'actualiser le portrait de cette société criminelle en perpétuel mouvement. Il faudra, notamment, développer plusieurs événements ayant marqué les annales judiciaires entre 2013 et 2018 : la vendetta à l'ancienne d'un fils de baron de la pègre insulaire, Christophe Guazelli, en décembre 2017, à l'aéroport de Bastia ; le guet-apens mortel de Silvareccio, en juillet 2013, qui a stoppé en plein vol une équipe de jeune qui menaçait de prendre le contrôle sur la Plaine orientale et, enfin, la guerre pour le contrôle de la région ajaccienne entre la clan Orsoni et celui du Petit bar où se mêlent figures médiatiques, ex-nationalistes et voyous pur jus.
    La démarche qui n'est pas que descriptive. Il s'agit aussi de donner une forme à l'emprise de la mafia corse sur la collectivité insulaire et sur son économie, ainsi que de souligner son rayonnement international et l'incapacité d'un Etat à admettre qu'un bout du territoire national a été soustrait à son autorité. L'ambition est de renouveler le traitement du crime organisé en France et de produire une somme argumentée et sourcée, permettant d'inscrire dans le paysage français un phénomène nié par les autorités publiques, sous-traité par des médias et méconnu de l'opinion, l'existence d'un système véritable mafieux.
    Cette approche a une conséquence directe sur la construction de l'ouvrage. Les figures du crime corse, leur histoire, leurs affaires viennent, avant tout, illustrer le premier but de l'ouvrage : la photographie actuelle d'une démocratie affaiblie, menacée par ce pouvoir parallèle. Il faut donc aller au-delà de toute fascination ou toute terreur surjouée. Décrire ce phénomène implique de connaître de l'intérieur le fonctionnement des groupes criminels, d'être en mesure d'objectiver leurs liens avec leur environnement politique et économique et d'aborder leurs relations avec les nouvelles formes de criminalités.

  • L'évasion du siècle

    Brendan Kemmet

    • Plon
    • 23 Mai 2019


    Le récit inédit de l'incroyable évasion de Rédoine Faïd.

    Le 1er juillet 2018, un peu avant midi, un hélicoptère s'approche de la prison de Réau en banlieue parisienne. À bord, un mini-commando de trois hommes lourdement armés. Ils viennent délivrer un " détenu particulièrement signalé ", et très médiatique : Rédoine Faïd. En moins de dix minutes, le prisonnier est dehors, sans un coup de feu. C'est la deuxième évasion pour ce truand hors norme.
    La cavale ne dure que trois mois et s'achève là où tout a commencé : à Creil. C'est ici, au milieu des mornes HLM, que la trajectoire de Faïd a basculé. Après des études ratées et des petits larcins, arrivent les premiers braquages et le rêve d'être l'égal des grands voyous.
    Pourtant annoncée, sa dernière évasion surprend les autorités et scandalise les policiers qui l'ont déjà arrêté. Tout est à recommencer. La chasse à l'homme reprend...

  • " oú est la vérité d'un homme qui tue la femme qu'il aime ? qui peut connaître la vérité d'une femme qui, après une vie vertueuse, s'en va tout d'un coup avec un gigolo qu'elle méprise ? quelle est la vérité d'un caissier honnête, modèle et modeste qui, après vingt-cinq ans de bons et loyaux services, un soir, ouvre la caisse, prend l'argent et va tout perdre au casino ? qui peut connaître leur vérité ? rarement le juge qui porte les verres teintés de l'ordre public.
    Plus souvent l'avocat, s'il a - et il devrait l'avoir - une âme de romancier, curieuse des gouffres, capable de se regarder dans le criminel comme dans un miroir. " aujourd'hui, la justice, ou ce que l'on nomme ainsi, a perdu contact avec la vie ; cette vie que les juges pourtant prétendent juger. ce sont à ces mots et à ces vérités oubliés, alors qu'ils sont au centre même des débats judiciaires, que ce dictionnaire amoureux est consacré.
    N'y cherchez pas un recueil de recettes, de vérités toutes faites, de certitudes exemplaires. il s'agit de l'hymne à la vie d'un homme qui en est passionnément épris. défendre est une manière de vivre.

  • « Viols, crimes, arnaques, divorces et tromperies... Si un tribunal est une scène où la loi est la même pour tous, la vie qui s´y joue est à chaque fois unique et singulière. Il suffi t souvent d´un rien pour que tout bascule : de la norme au scandale, de l´ordinaire à l´horreur, de la comédie à la tragédie. Avant d´être des techniciens, les professionnels du droit sont les témoins de drames, de souffrances, de déchirures, d´agressivité, de haines et parfois de pardons. » Pour la première fois, une juge nous livre des histoires de son quotidien : moeurs, tragédies, escroqueries et mensonges... Avec sincérité et simplicité, elle fait revivre ce métier difficile, peu connu et parfois mal aimé, dont l´objet consiste à comprendre, trancher, punir. Et parfois même à décider de l´avenir d´un homme.



    Sophie Endelys a commencé sa carrière de magistrat en tant que substitut du procureur de la République à Béthune, puis à Paris. Elle a exercé quelque temps au ministère de la Justice avant un retour en juridiction. Depuis, elle a choisi d´exercer ses fonctions en Normandie d´abord comme vice-président puis comme conseiller de la cour d´appel et a publié deux romans : Du gypse, du plomb et une légère odeur de fraise (Fayard, 2003) et Diététique et balle perdue (Plon, 2007).

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La question du juge, de sa place et de sa fonction dans notre société, est une question récente. Nous assistons en effet, depuis les années 80, au développement d'une société de droit et à l'avènement du juge qui en est la figure emblématique. Il n'y a plus d'immunités. Voilà que les juges prétendent appliquer toutes les lois et exercer la plénitude de leurs fonctions ! Que leur rôle annoncé soit leur rôle réel ! Il s'agit là d'une révolution culturelle. Et nous sommes encore au milieu du gué. Cette judiciarisation de la société, associée au journalisme dit d'investigation, comporte un risque : voir tout à fait disparaître la présomption d'innocence et la vie privée au profit d'une justiciabilité commune et aboutir à un mythique « gouvernement des juges ». Mais ces excès, présents ou possibles, sont moins importants que les effets profonds. C'est par le juge que parlent à nouveau les textes fondateurs, que l'égale dignité est assurée, que les « affaires » deviennent transparentes et que la législation pléthorique se transforme en justice. Le discours politique lui emprunte sa vertu : l'impartialité, et son mode de recherche de la vérité probable : le contradictoire. C'est cette dimension nouvelle du droit et de la place du juge, tiers longtemps absent devenu tiers actif, que nous expose cet essai d'un praticien qui est aussi un philosophe du droit.

  • Chirac et ses secrets bien gardés. Villepin et ses excès. Sarkozy en campagne. Jean-Claude Maurice a tout vu. Les vraies coulisses de nos dirigeants vues par un oeil lucide et acéré.0300JDD, a tout vu, tout entendu, tout noté, sans perdre son humour et sa plume acérée.
    Chirac? Une dizaine d´entretiens privés avec le président de la République lui permettent d´esquisser un personnage faussement extraverti, cynique et qui a gardé « son secret » tout en se lâchant parfois contre les puissances de l´argent, contre la guerre en Irak, contre le personnel politique.
    «Je vais vous dire un secret, si vous le répétez, je démentirai», lui dit-il à propos de la fameuse dissolution de l´Assemblée nationale.
    Villepin? Un personnage hors du commun, fauché en plein vol par l´affaire Clearsteam. Jean-Claude Maurice le suivra à Téhéran, à l´ONU, à travers le monde... où il peu tout abandonner pour visiter une exposition, une église, un musée.
    Sarkozy? Lui se dit « l´ami » des journalistes. Mais, d´ami à subordonné, il n´y a parfois qu´une frontière peu étanche. Jean-Claude Maurice regarde amusé la conception qu´a Nicolas Sarkozy de la liberté de la presse.

    Un texte informé, percutant et très instructif sur les trois principaux acteurs de notre vie politique récente.0300JDD, a tout vu, tout entendu, tout noté, sans perdre son humour et sa plume acérée.
    Chirac? Une dizaine d´entretiens privés avec le président de la République lui permettent d´esquisser un personnage faussement extraverti, cynique et qui a gardé « son secret » tout en se lâchant parfois contre les puissances de l´argent, contre la guerre en Irak, contre le personnel politique.
    «Je vais vous dire un secret, si vous le répétez, je démentirai», lui dit-il à propos de la fameuse dissolution de l´Assemblée nationale.
    Villepin? Un personnage hors du commun, fauché en plein vol par l´affaire Clearsteam. Jean-Claude Maurice le suivra à Téhéran, à l´ONU, à travers le monde... où il peu tout abandonner pour visiter une exposition, une église, un musée.
    Sarkozy? Lui se dit « l´ami » des journalistes. Mais, d´ami à subordonné, il n´y a parfois qu´une frontière peu étanche. Jean-Claude Maurice regarde amusé la conception qu´a Nicolas Sarkozy de la liberté de la presse.

    Un texte informé, percutant et très instructif sur les trois principaux acteurs de notre vie politique récente.

  • Comment les espions parviennent-ils à convaincre un homme à trahir son pays ? Le sexe ou l'argent, le chantage ou l'idéologie jouent-ils un rôle dans leurs ténébreuses manipulations ? Peut-on quitter le « grand jeu » quand on y est entré ? Existe-t-il des agents doubles et pourquoi distingue-t-on petits et grands agents ? Telles sont les questions - parmi bien d'autres - que pose à un vieil espion une ravissante jeune femme avide de dissiper le mystère des services secrets. Une envoûtante relation épistolaire s'instaure et le lecteur apprend, au fil de son fascinant déroulement, tout ce qu'on ne lui a jamais révélé sur l'espionnage. La lumière qui éclaire la psychologie et les techniques du plus obscur des mondes permet de comprendre enfin toutes les énigmatiques affaires qui laissent périodiquement notre curiosité inassouvie. Le voyage initiatique s'achève en coup de théâtre. Les « Lettres à une jeune espionne » sont couronnées par une magistrale leçon pratique dont on n'est pas près d'oublier les tragiques ressorts.

  • Un outil de réflexion sur l'indépendance de l'Europe actuelle après l'effondrement du bloc soviétique, prenant naissance en 1966, lorsque la France quitta l'organisation militaire intégrée de l'OTAN.

  • La question du juge, de sa place et de sa fonction dans notre société, est une question récente. Nous assistons en effet, depuis les années 80, au développement d'une société de droit et à l'avènement du juge qui en est la figure emblématique. Il n'y a plus d'immunités. Voilà que les juges prétendent appliquer toutes les lois et exercer la plénitude de leurs fonctions ! Que leur rôle annoncé soit leur rôle réel ! Il s'agit là d'une révolution culturelle. Et nous sommes encore au milieu du gué. Cette judiciarisation de la société, associée au journalisme dit d'investigation, comporte un risque : voir tout à fait disparaître la présomption d'innocence et la vie privée au profit d'une justiciabilité commune et aboutir à un mythique « gouvernement des juges ». Mais ces excès, présents ou possibles, sont moins importants que les effets profonds. C'est par le juge que parlent à nouveau les textes fondateurs, que l'égale dignité est assurée, que les « affaires » deviennent transparentes et que la législation pléthorique se transforme en justice. Le discours politique lui emprunte sa vertu : l'impartialité, et son mode de recherche de la vérité probable : le contradictoire. C'est cette dimension nouvelle du droit et de la place du juge, tiers longtemps absent devenu tiers actif, que nous expose cet essai d'un praticien qui est aussi un philosophe du droit.

  • A partir de documents et de témoignages inédits, ce livre rassemble tous les éléments disponibles pour faire comprendre, un an après, et dans ses moindres détails l'enchaînement du premier attentat multi-sites en France. Cet ouvrage vise également à rendre hommage aux victimes, à leurs familles et tous ceux qui ont oeuvré pour que le bilan ne soit pas plus lourd. Il est 21 heures 17, ce 13 novembre 2015 quand un premier kamikaze se désintègre avenue Jules Rimet à Saint-Denis, face à la porte D du stade de France, premier acte des trois heures d'une tragédie qui va ensanglanter la capitale, causant la mort de 130 personnes et près de 700 blessés. Mobilisés dès les premières heures par leurs médias respectifs, les trois auteurs de ce livre n'ont pas cessé d'enquêter depuis ce terrible vendredi 13, compulsant la dizaine de milliers de procès verbaux d'une enquête hors normes, la masse des témoignages publiés et en rencontrant les principaux protagonistes - policiers, pompiers, médecins, victimes, ministres - afin, minute par minute, de retracer les événements qui se sont déroulés ce soir funeste. Ce livre a un double but. D'abord rassembler tous les éléments disponibles pour faire comprendre, un an après, et dans ses moindres détails l'enchaînement du premier attentat multi-sites en France, crainte de toutes les polices et des services de secours, attaques d'une ampleur que, malgré son long passé de terrorisme intérieur et extérieur, la France n'avait jamais connues. Sans cacher les failles inévitables dans cette bataille longue de trois heures qui se finira le 14 novembre à 0h28 quand les deux derniers terroristes retranchés au Bataclan seront tués par les policiers de la BRI. L'autre est de rendre hommage aux victimes, à leurs familles et tous ceux qui ont oeuvré pour que le bilan ne soit pas plus lourd.

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    « Longtemps, la justice fut un monde d´hommes et, plus encore, une affaire d´hommes, avec ses codes et ses valeurs. Puis, les femmes ont investi la profession d´avocat avec leur sensibilité. Ce livre rend hommage à une vingtaine d´avocates d´exception à travers le monde. Chacune illustre, à sa façon, et par son combat, ces valeurs féminines de tolérance et de justice qu´elle entend défendre. Toutes ensemble, elles montrent la complexité et la richesse du métier d´avocat tel que le vivent et le façonnent les femmes.

    Certaines figures sont très connues et leur influence s´est étendue bien au-delà de leur barreau - Hillary Clinton, Shirin Ebadi, Christine Lagarde... -, mais j´aborde ici leur parcours sous le prisme de leur métier d´avocate. D´autres sont moins connues, voire totalement inconnues du grand public français. Elles n´en mènent pas moins un combat admirable dans leur pays. Qu´il s´agisse de Christina Swarns, au Brésil, de Karinna Moskalenko, en Russie, et de toutes les autres. Leur engagement montre comment, aujourd´hui dans le monde, la lutte pour les droits de l´homme passe par les femmes - parfois au péril de leur vie. » Christiane Féral-Schuh Christiane Féral-Schuhl, avocate, est la deuxième femme à avoir été élue bâtonnier du barreau de Paris. Elle s´implique pour la reconnaissance des droits des femmes. Ainsi, en sa qualité de bâtonnier, elle a instauré au sein du barreau de Paris la Commission « Femmes au barreau » et a créé l´Observatoire de l´égalité. Elle siège en tant que personnalité qualifiée au Haut Conseil à l´Égalité entre les femmes et les hommes.

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