Sciences de l'information et de la communication (SIC)

  • Nous le constatons tous les jours: la nouvelle économie numérique qui carbure aux algorithmes et aux mégadonnées (Big Data) pose des défis de plus en plus préoccupants à nos sociétés, surtout en ce qui a trait à la protection de la vie privée, au travail ou au vivre-ensemble. Au-delà des promesses de progrès et de liberté que nous chantent ses principaux laudateurs, dont Google, Amazon et Facebook, quelles logiques, quels intérêts se cachent dans la lumière de nos écrans? Qui possède nos donnée? Quels dangers recèle la rencontre de l'automatisation du travail, de la cybernétique, de la quantification et du néolibéralisme à travers le Big Data?
    Ces logiques numériques capitalistes participent à l'amenuisement, voire à la suppression de l'espace politique, à l'érosion de la pertinence économique et sociale du travail humain et à la destruction de la société comme lieu de mutualisation des activités, des projets et des risques. Les moindres aspects de nos existences sont paramétrés en données, c'est-à-dire en marchandises ou en outils de surveillance. Il s'agit de tout mesurer, de numériser le réel et de réduire la vie à des indicateurs: seul ce qui est compté compte. Qui plus est, ces dynamiques accélèrent la mise en place d'oligopoles de la donnée d'une puissance financière et technologique sans précédent. En un mot, elles menacent ni plus ni moins nos sociétés de dissolution.
    Pierre Henrichon déploie une analyse percutante des dynamiques sous-jacentes à ce véritable complexe sociotechnique et financier qu'est le phénomène du Big Data, mais offre également un vibrant plaidoyer contre cette tendance à réduire l'humain à une forme de capital dont il faut uniquement mesurer le rendement.

  • Pénétrez dans les coulisses de la plus grande encyclopédie du monde !
    Qui décide des règles de Wikipédia ? Certains articles peuvent-ils être censurés? Y a-t-il un rédacteur en chef ? Quel est le modèle économique qui la régit ? Combien y a-t-il d'articles à ce jour ? Qu'est-ce qu'un wikipédien ?
    Nous l'utilisons tous les jours, et pourtant elle reste très mystérieuse à nos yeux. Certains en sont adeptes, d'autres l'accusent de tous les maux. En 2020, l'encyclopédie Wikipédia fêtera ses 20 ans, avec plus de 2 millions d'articles publiés. Rémi Mathis, président du conseil scientifique de Wikimédia France de 2014 à 2017, connaît l'encyclopédie mieux que personne. Il répond dans ce livre à toutes les questions que vous vous êtes toujours posées sur l'encyclopédie libre.

  • Depuis les années 1950 la sexualité des jeunes inquiète les autorités. À l'heure d'internet, l'accès facilité à la pornographie, l'exposition de la sexualité sur les réseaux sociaux ou le cyberharcèlement angoissent car ils s'exerceraient dans des espaces incontrôlables.Mais sait-on vraiment ce que les jeunes font sur internet en matière de sexualité ? Et en quoi ces pratiques influent sur leur vie ? C'est à ces questions que répond ce livre, fruit d'une enquête menée auprès de 1 500 Français de 18 à 30 ans. Prenant en compte l'âge, la classe ou le genre des personnes interrogées, il en résulte une analyse des relations que les jeunes entretiennent avec la sexualité qui va souvent à l'encontre des préjugés. Une réflexion passionnante sur les frontières de l'intime à l'heure du numérique.

    Yaelle Amsellem-Mainguy est chargée de recherche à l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP). Elle a publié l'Atlas des jeunes en France (Autrement, 2012) et Enqueter sur la jeunesse (Armand Colin, 2018, avec Arthur Vuattoux).Arthur Vuattoux enseigne la sociologie à l'Université Paris 13 et est chercheur à l'INJEP. Il a travaillé sur le genre et la sexualité et a notamment traduit Raewyn Connell, Masculinites. Enjeux sociaux de l'hegemonie (Amsterdam, 2014).

  • L'histoire de la presse est d'une richesse quasiment sans limite. Les personnalités hautes en couleur y abondent, depuis Théophraste Renaudot, le fondateur mythique, jusqu'aux plus brillants des entrepreneurs contemporains. Les reporters les plus audacieux, les éditorialistes les plus déterminés, les chroniqueurs les plus inventifs se retrouvent, d'âge en âge, pour animer ce monde-là, chacun à sa manière, de leur plume, de leur voix et souvent de leur courage.
    Comme un puzzle peu à peu reconstitué révèle, de pièce en pièce, l'entièreté d'un dessin, ce livre s'attache à faire resurgir, au long de près de quatre siècles, épisode par épisode, l'évolution de la presse française : passionnée, tourmentée, brillante.

  • Les Français comme les Européens ont de moins en moins confiance dans leurs médias, suspectés d'être liés au pouvoir politique ou aux puissances de l'argent.

    Dans les manifestations, les journalistes passent pour les " nouveaux ennemis du peuple ", tandis que, chez eux, de plus en plus de citoyens éteignent le poste pour éviter ces trop pesantes informations. La rupture semble consommée.

    Contre-pouvoirs indispensables de nos sociétés démocratiques, les médias sont pourtant l'affaire de tous et il est urgent de réapprendre à naviguer à travers ces eaux méconnues. Et dans cette traversée, il n'est sans doute pas meilleur guide que François Jost.

    Passant en revue les causes historiques, philosophiques et sociologiques de cette défiance, il met au jour les racines de la haine et se demande finalement s'il est possible d'en sortir. Et comment.

    Après la Méchanceté en actes à l'ère numérique (2018), ce nouveau livre constitue un véritable manuel de survie médiatique, accessible au plus grand nombre : toutes les chausse-trappes de l'info y sont dévoilées, tandis que sont fournis les outils pour une critique enfin utile des médias.

    Une œuvre salutaire pour se départir de la paranoïa ambiante.

  • « Il ne s'agit pas d'une révolution numérique, mais d'une civilisation numérique ». Cette phrase prononcée par Irina Bokova, directrice de l'Unesco, résume à elle seule l'importance des humanités numériques. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, celles-ci ne sont pas l'affaire de quelques geeks lettreux, mais, traitant de notre patrimoine et de nos identités, elles nous concernent tous et nous accompagnent déjà au quotidien.
    Dématérialisation du savoir, démocratisation de la culture, mais aussi mort du livre et création de nouvelles inégalités, les humanités numériques font débat : quelles limites fixer à la collecte et l'exploitation des données ? Quel rapport voulons-nous entretenir avec notre passé et les autres communautés ? Comment réguler les usages délictueux ?
    Au travers d'une analyse précise et d'exemples concrets, Dominique Vinck montre que les humanités numériques vont bien au-delà de la bonne maîtrise de l'informatique. Elles sont un défi posé à notre société pour la nouvelle humanité que nous voulons construire.

  • Vidéosurveillance de rue, compteurs connectés, fichiers numériques, puces RFID, lois sur le renseignement, géolocalisation, programme «  Prism  » de la NSA, reconnaissance faciale, traçage, recommandations et offres prédictives de la grande distribution... la surveillance est omniprésente dans les débats publics et semble avoir investi l'ensemble des territoires de la vie quotidienne, accréditant la thèse de l'avènement d'une véritable société de la surveillance généralisée.
    Fantasme sécuritaire ou panique liberticide, la surveillance est également devenue un objet de réflexion scientifique, ouvrant un champ de recherche et d'analyse en plein développement : les Surveillance Studies.
     
    En privilégiant une démarche pluridisciplinaire (littérature, philosophie, science politique, sociologie, sciences de la communication) et en prenant en compte les évolutions médiatiques de la société ( écrans, réseaux, plateformes), cet ouvrage propose un panorama complet des théories de la surveillance, des textes fondateurs (Bentham, Taylor, Weber, Foucault, Deleuze...) aux notions les plus récentes («  vigilance  », «  sousveillance  », «  capitalisme de surveillance  », «  shareveillance  », «  exposition  »).
    Depuis ces premières approches essentiellement organisationnelles, le champ s'est ouvert à la complexité des enjeux sociaux, politiques et personnels de la nouvelle «  économie de la visibilité  » numérique, laissant entrevoir l'émergence contemporaine d'une véritable «  culture  » de la surveillance.

  • Les attentats de janvier 2015 ont révélé une fracture béante dans notre société... tout le monde n'était pas Charlie. En classe, les enseignants se sont trouvés démunis face à certains élèves adeptes des fakenews et autres théories du complot. Dans ce contexte, France Inter a senti la nécessité absolue d'une éducation aux médias et à l'information auprès des élèves. InterClass' était né.
    Ce dispositif, élaboré par Emmanuelle Daviet, fait collaborer journalistes et professeurs pour amener les collégiens et lycéens en REP à expérimenter l'investigation rigoureuse, la vérification des sources et l'exigence de probité dans le journalisme. Les élèves découvrent que la réalité est plus complexe qu'un slogan, que les explications les plus attractives ne sont pas nécessairement les meilleures et qu'il y a encore plus de plaisir à chercher à comprendre qu'à imaginer pouvoir tout expliquer.
    Ce livre offre aux enseignants, aux éducateurs, aux parents ainsi qu'aux hommes et femmes de médias de belles occasions de réflexion et l'inspiration pour concevoir des projets similaires et faire des collégiens et lycéens des citoyens éclairés.

  • Jaron Lanier, pionnier de la réalité virtuelle et scientifique mondialement connu de la Silicon Valley, nous alerte sur les dangers des réseaux sociaux et nous explique en quoi leurs effets toxiques sont au coeur même de leur conception. En dix arguments simples, il nous encourage à nous libérer de leur emprise pour améliorer notre vie et le monde qui nous entoure. Les réseaux sociaux ont tendance à faire ressortir le pire en nous : ils nous rendent tristes, craintifs, égoïstes et moins empathiques. Ils nous bercent d'illusions de popularité et de succès. Ils nous font croire que nous sommes plus connectés que jamais alors qu'ils nous isolent. Jaron Lanier s'appuie sur son expertise pour nous expliquer comment, en nous surveillant constamment et en nous manipulant sans que nous en soyons conscients, ils ont des effets dangereux sur nous. Loin de s'en tenir à la critique, l'auteur nous propose une vision alternative mettant en avant les avantages des réseaux sociaux sans leurs inconvénients. Si vous aspirez à une vie plus heureuse, à un monde plus juste et plus pacifique, ou simplement à retrouver votre liberté de penser, arrêtez les réseaux sociaux. Tout de suite!

  • «Dans ce nouveau livre, j'ai eu envie d'honorer la vie en évoquant le rapport amoureux. Ainsi, j'ai demandé à quatorze femmes et hommes, dont la notoriété n'est plus à faire, de me raconter leur vie amoureuse.
    Écrivains, comédiens, chanteurs, réalisateur, dessinateur, cuisinier... ils vont vous surprendre, vous émouvoir, vous agacer.
    De la première fois qu'ils ont ressenti de l'amour de la part d'une mère, d'un père, de grands-parents, d'un enseignant, à la première relation charnelle en passant par les grandes histoires d'amour, celles qui font grandir ou celles qui détruisent, amours toxiques, amours pansements, amours toujours, amours fugaces, amours salvatrices. Laissez-vous emporter par ce sentiment qui sculpte nos vies et sans lequel nous ne serions rien.

  • Rêvée depuis la nuit des temps, imaginée avant l'informatique, nommée dans les années 50 (du 20ème siècle), l'Intelligence Artificielle a traversé des moments difficiles depuis mais connaît ces dernières années une expansion grâce à l'augmentation des performances des ordinateurs et surtout les masses de données générées par une civilisation de plus en plus numérisée. Cette omniprésence de l'IA est la promesse de jours meilleurs pour certains mais le début de la fin de l'humanité pour d'autres. En adoptant, dans les deux parties de ce livre, ces points de vue diamétralement opposés, les auteurs ont cherché à présenter les multiples facettes de cette technologie et ses conséquences sur nos vies, notre relation au travail mais aussi nos choix de société et notre environnement. Qui, des prophètes de malheur ou des technophiles heureux, a raison ? Chacun pourra se faire une opinion, peut-être grise, à la lecture du livre blanc et du livre noir de l'IA. Ce n'est qu'en connaissant les bons et les mauvais côtés de sa créature que l'humanité pourra la maîtriser.

  • Rien, dans les 17 règles du football codifiées par l'International Football Association Board en 1886 et toujours en vigueur, ne dit que les femmes ne peuvent pas y jouer. Pourtant l'histoire du football féminin est loin d'avoir été un long fleuve tranquille : s'il a eu ses heures de gloires après la Première Guerre mondiale, il est retombé dans l'anonymat jusqu'aux années 1960 avant de redevenir aujourd'hui l'objet de beaucoup d'intérêts.
    La Coupe du monde en France en 2019, de par son succès populaire et économique, a sans doute été un tournant dans l'histoire de ce sport. L'évènement est sorti du cadre sportif en suscitant diverses polémiques, notamment celle des inégalités de revenus entre footballeurs et footballeuses.
    Mais en France comme ailleurs, alors que les sélections nationales semblent avoir trouvé leur public, les meilleurs clubs n'enthousiasment que rarement les foules : financièrement, comparé à son homologue masculin, le football féminin demeure une très petite « affaire ».
    Ce livre fournit des outils d'analyse pour mieux comprendre l'économie du football féminin et envisager son développement.

  • Les jeunes et même les moins jeunes accueillent aujourd'hui avec enthousiasme l'arrivée de Netflix, de Youtube, demain de Disney. Ils sont la nouvelle télévision, la télévision en mieux.
    Or ces offres restructurent en profondeur tout l'écosystème de l'audiovisuel. La publicité a perdu 10 000 emplois au cours des dernières années, les chaînes commerciales privées ne vont pas bien, certains pays européens se demandent s'il leur faut encore une télévision publique, le cinéma français craint que les bonnes années ne soient derrière lui. Et Netflix ne passe pas ses films en salles, mais obtient des prix partout dans le monde, sauf à Cannes.
    Comment en est-on arrivé là ? Quels sont les mécanismes cachés qui animent ce nouveau monde audiovisuel ? Au moment où l'Amérique de Donald Trump s'éloigne de l'Europe, où la consommation de vidéo engendre des monceaux de big data personnelles qui partent outre-Atlantique, comment faire pour ne pas perdre complètement cette guerre éclair au terme de laquelle la majorité des médias européens risquent de passer sous pavillon américain ?

  • Notre culture est entrée il y a près de 50 ans dans l'ère numérique. Impactant ses techniques de production, ses canaux de diffusion et ses modes de consommation, cette transformation a notamment redécoupé les frontières traditionnelles qui permettaient d'identifier différents « arts » ou « médias  ». Cet ouvrage retrace l'évolution propre de chaque média confronté aux technologies numériques, puis envisage le phénomène de la convergence médiatique qui a conduit à l'interconnection des médias traditionnels. Il offre enfin un aperçu des principaux paradigmes et des problématiques incontournables qui émergent dans un tel contexte.Ouvrage collectif réunissant 15 autres auteurs, enseignants et/ou chercheurs en histoire et esthétique du cinéma, littérature, médias, journalisme et communication, sémiologie... :  Jan BAETENS  (Université de Leuven, Belgique),  Julien BAUDRY  (Université Paris Diderot, France),  Alain BOILAT  (Université de Lausanne, Suisse), Simon BROUSSEAU  (Université du Québec, Canada),  Danielle CHAPERON  (Université de Lausanne, Suisse),  Yves CITTON  (Université Paris 8, France),  Samuel ESTIER  (Université de Lausanne, Suisse),  Bertrand GERVAIS  (Canada),  Henry JENKINS  (Université de Californie du Sud, USA),  François JOST  (Sorbonne Nouvelle, Paris),  Selim KRICHANE  (Université de Lausanne, Suisse),  Philippe MARION  (Université catholique de Louvain, Belgique),  Izabella PLUTA  (Ecole de théâtre  Les Teintureries  et Université de Lausanne, Suisse), Marie-Laure RYAN  (Université du Colorado, USA),  Richard SAINT-GELAIS  (Université de Laval, Québec).

  • En France, les SIC sont enseignées dans toutes les spécialités des IUT. Ce manuel a pour objectif d’accompagner les étudiants dans la construction de leur parcours universitaire, personnel et professionnel, en les invitant à réfléchir à l’importance que revêt le couple information et communication tout au long de leur formation. Cet ouvrage s’adresse également a` tous les enseignants et intervenants professionnels soucieux d’intégrer des notions propres aux SIC dans leurs pratiques pédagogiques. Théories de l’information et de la communication, Médias, Communication interpersonnelle et médiation, Communication organisationnelle, Information-documentation, Culture numérique, Culture visuelle et audiovisuelle : 7 domaines essentiels en SIC abordés à travers 35 fiches synthétiques.  Ouvrage incontournable pour les IUT : chaque fiche thématique pose une problématique, présente les auteurs, théories, méthodes et notions clés en SIC ; donne des exemples significatifs, des références bibliographiques pour mieux comprendre et approfondir les questions soulevées.

  • Le XXIe siècle a vu les pratiques numériques intégrer notre quotidien, tant dans la sphère personnelle que dans l'univers professionnel. Les médias sociaux en sont l'une des manifestations les plus évidentes. Que ce soit pour le partage ou la recherche d'informations, la génération Y a grandi avec eux, mais ils ont également conquis les générations précédentes. Sont-ils porteurs de liens sociaux ou, au contraire, ont-ils un caractère dissociant ? Provoquent-ils une forme de délitement de la relation au bénéfice de l'interface ? La génération née avec ces modes de connexion généralisés adopte désormais d'autres usages, voire détournements, qui sont analysés ici (fake news, dark web, etc.). Le développement des moyens de communication mobiles et autres systèmes embarqués s'inscrit dans des logiques d'instantanéité, de reconfiguration de l'espace-temps et de la relation interpersonnelle, contribuant à leur avènement irréversible. Ce livre traite de cette forme de communication, qui oscille entre virtualité et réalité, et explique ce qui rend le phénomène si complexe.

  • La série n'est pas simplement un genre télévisé en vogue, c'est d'abord une forme. C'est du neuf esthétique, et on sait que les inventions de formes sont rares. Pour la décrire, il faut se lancer dans une anatomie comparative et la confronter à d'autres formes, au cinéma, évidemment, mais aussi à des formes plus anciennes, fondamentales dans notre civilisation?: au mythe, au roman, aussi au tableau. La question de la série se pose depuis toujours, dans la littérature, avec le feuilleton par exemple, ou dans l'art, avec les Nymphéas de Monet, la reproductibilité technique selon Walter Benjamin ou la collection, notamment. Mais la forme-série n'est pas qu'un problème esthétique, et cette forme n'est pas seulement nouvelle, elle est profondément actuelle. La forme-série pourrait être le langage du monde comme il est?: en crise. La série serait une forme de crise. Elle serait structurée comme le monde en crise, ou le monde serait lui-même structuré comme une série. D'où l'interrogation qui anime le propos?: de quoi la série est-elle la forme?? La série symptôme du monde comme il va, ou comme il ne va pas. Une forme témoin du malaise dans la civilisation. Cela conduit, pour finir, à la question de savoir pourquoi les femmes occupent le devant de la scène des séries.

  • Avec le smartphone, que devient la communication ? Entre pharmakon (qui désigne à la fois le poison et le remède) et pharmaphone (quand on s'intéresse de plus près à son impact sur la voix), l'objet emblématique du XXIe siècle a transformé en profondeur la communication entre les humains et peut aussi nous renseigner sur elle. Dix-sept spécialistes se penchent sur la question et sur le ressenti des adolescents. L'objectif de l'ouvrage est d'offrir aux professionnels de l'éducation et de la communication et aux enseignants un bagage conceptuel et bibliographique pour explorer la problématique de l'impact du smartphone sur les relations humaines à travers la réalisation d'un récit. Il encourage, après avoir pris appui sur les concepts, à créer des histoires qui les mettent en scène et à organiser une pièce de théâtre ou tourner un court-métrage grâce à l'oeil « intelligent » du smartphone. Avec les contributions de : Serge Tisseron, Pascal Lardellier, Jean Abitbol, Clotilde Chevet, Xavier Pommereau, Philippe Gutton, Anne Cordier, Daniel Marcelli, Olivier Duris, Fabienne Martin-Juchat, Daniel Bougnoux, Feirouz Boudokhane-Lima, Cindy Felio, Hélène Jeannin et Nadja Monnet.

  • Dans notre quotidien, les réseaux sociaux sont devenus incontournables. Formidables outils d'échanges, ils sont aussi le support de dérives souvent douloureuses, parfois dramatiques. Le cyberharcèlement, qui s'est récemment imposé au coeur de l'actualité, nous concerne toutes et tous. Mais parce que ce qui se passe sur Internet est le reflet de la société dans laquelle nous vivons, femmes et minorités apparaissent davantage ciblées par les insultes, menaces et invectives répétées en ligne.
    Mettre des mots sur cette violence, c'est tout l'objet de ce livre. À travers les témoignages recueillis, nous souhaitons faire une place à la parole des victimes - qui existe depuis longtemps mais a tardé à être réellement entendue - et affirmer, une bonne fois pour toutes, que oui, le cyberharcèlement est un fait grave qui peut avoir des conséquences bien réelles.
    Est-il réaliste de penser que le cyberharcèlement pourra un jour être éradiqué ? Ou bien est-ce la société dans son ensemble et les logiques qui la traversent qui pourraient avoir besoin d'un reset complet en matière de violences et de rejet des minorités ?

  • Un ouvrage nécessaire pour comprendre la révolution à l'oeuvre dans l'information aujourd'hui.
    Fakenews, vérification des faits, consommation des écrans et du numérique par les jeunes, irruption des plateformes numériques mondialisées dans l'univers des médias traditionnels...Les médias et
    l'information sont aujourd'hui en pleine transformation,et tout le monde crie à l'urgence d'une éducation critique à et hors l'école pour faire face à des évolutions que le «numérique»semble accélérer. Partant d'une question d'actualité brûlante(comment et à quoi faut-il éduquer les jeunes dans le domaine des médias et de l'information?), l'ouvrage de Laurent Petit est une synthèse montrant, à travers l'évocation de précurseurs et d'expériences fondatrices, l'héritage complexe des rapports entre l'éducation et les médias. Il dévoile les enjeux du champ de l'EMI, dans lequel s'affrontent des intérêts contradictoires. Il propose enfin de repenser une approche critique qui rend possible une mise en perspective et une compréhension des enjeux politiques contemporains.

  • La campagne du référendum sur le Brexit au Royaume-Uni ou celle de la présidentielle américaine de 2016 (conclue par l'élection de Donald Trump) ont été marquées par l'importance centrale des réseaux sociaux et l'émergence de ce qu'on appelle désormais les fake news. À bien des égards, le discours politique, public, médiatique d'aujourd'hui semble être entré dans une nouvelle ère, celle de la post-vérité, où la distorsion des faits, les manipulations et les approximations à des fins malveillantes apparaissent monnaie courante. Parallèlement, médias et journalisme traditionnels font l'objet de violentes attaques. Alors qu'une loi destinée à lutter contre la production et la propagation de ces nouveaux facteurs de « malinformation » est en préparation, cet ouvrage adresse au grand public une synthèse informée sur la question : quels risques les fakenews font-elles vraiment courir à la démocratie, en France comme ailleurs ? Est-il possible de les contrôler ? Quelles évolutions législatives sont envisageables?

  • La collection Pro en... propose des ouvrages pratiques permettant de consolider ses compétences professionnelles grâce à un tour complet des outils propres au métier, et à des plans d'action qui mettent le lecteur en situation de mobiliser concrètement, dans son quotidien professionnel ce qu'il a appris du métier. Véritable guide d'accompagnement, cet ouvrage aidera les collaborateurs de la fonction Communication à piloter la communication en identifiant les outils nécessaires à chaque action, à s'appuyer sur les bons indicateurs de performance, à se démarquer de la concurrence, à instaurer la confiance avec les publics visés, à élaborer la communication digitale. Il abordera aussi, notamment, la communication interne, les relations publiques, la communication de crise, et les dernières innovations du domaine.- 58 modules 'Outil' présentent, agrémentés de schémas ou matrices, tous les outils essentiels, spécifiques du métier : une définition ou description de l'outil + les bénéfices de son utilisation + un exemple d'application + les pièges à éviter. - 12 Plans d'action présentent : l'intérêt du plan d'action + les actions prioritaires à mener + des encadrés informatifs + des éclairages d'expert + des apports novateurs pour mettre à jour ses compétences 'métier' + un cas d'entreprise pour illustrer le plan d'action + les critères de réussite du plan d'action.

  • Un livre facile d'accès faisant le point sur la révolution digitale et les incidences qu'elle a sur le territoire français, européen et mondial.
    Des pistes pour comprendre et réagir face à l'invasion du numérique dans nos vies.

    Il devient chaque jour plus évident que le tournant digital est loin de se limiter à une révolution technologique. Depuis quelques années, les recherches se multiplient pour montrer les liens entre la numérisation et l'économie collaborative, et leur impact social. Qu'elles insistent plutôt sur l'aspect technique (Henri Verdier et Nicolas Colin), sur le changement économique (Gilles Babinet, Jeremy Rifkin), sur les aspects sociaux (Dominique Cardon), politiques (Evgeny Morosov) ou anthropologiques (Pierre Sillard de manière optimiste, Eric Sadin ou Antoinette Rouvroy plus critiques), toutes relèvent que cette révolution est pluridimensionnelle.

    Ce petit livre, pédagogique et réflexif, clarifie les raisons pour lesquelles il faudrait aller jusqu'à parler de tournant anthropologique.

    Son premier objectif est de montrer que le numérique s'impose rapidement comme le théâtre d'opérations qui relevaient naguère de domaines différents : domestique, politique, entrepreneurial, urbain, artistique, médiatique, social, médical... en somme, de tous les domaines de la vie, publics comme privés.

    Le second objectif est de montrer l'intérêt de l'approche géographique de la révolution digitale. D'abord parce que cela donne un tour concret à ces transformations multiformes, qui donnent le tournis. Ensuite parce que les territoires restent un domaine dans lequel le discontinu et la limite – vitesses plus lentes, caractère physique et engageant des relations humaines, possible représentation politique d'une société délimitée dans le temps et l'espace – peuvent s'inscrire, alors que le monde digital est celui de la continuité, de l'exhaustif et du sans limite, pour le meilleur : la créativité, ou pour le pire : la totalisation.

  • Ce manuel, qui se veut devenir le manuel de référence des étudiants en Communication, est coordonné par Thierry Libaert, notamment auteur du Communicator, longseller chez Dunod, accompagné des meilleurs spécialistes du sujet, experts terrain et enseignants. Il détaille les théories, présente les métiers, les tendances et les campagnes récentes. Il constitue une aide pour les étudiants pour leurs travaux tout au long de l'année (mémoires, travaux de groupe, oral, fiches de lectures...). Il propose dans chaque chapitre : Un focus sur l'enjeu du chapitre - Les principes - Une étude de cas, parfois accompagnée de photos - Les chiffres clés - Un témoignage d'un expert - Une bibliographie - Des questions d'examen types.Des quiz seront proposés en ligne, ainsi que des ressources complémentaires.

empty