Littérature générale

  • Les réalités et les comédies du monde, entretien réalisé par O. Germain-Thomas, et paru en Janvier 1975, est, sans doute, le dernier texte ou Malraux expose, aussi largement, sa philosophie de l'Histoire, par rapport aux grands événements qui ont secoué le 20e siècle. En mars de la même année, dans un entretien paru dans Le Point : Elle a des ailes, il expose clairement ses conceptions de l'amour, et ses relations avec l'univers féminin. La question des conquérants présente le point de vue de Malraux sur son roman, à l'occasion du débat public organisé, en 1929, par l'Union pour la Vérité, à la suite de la parution de cette oeuvre, qui suscita de nombreuses réactions passionnées parmi les intellectuels de l'époque. Enfin, nous republions la réponse de Malraux à une enquête menée en 1933, parmi la revue Avant-Poste : Sur le fascisme en France.

  • Séparée dès l'origine des ténèbres, la nuit fait s'ouvrir les lèvres et les yeux, pour dire et voir ce que le jour dérobe. Elle donne à la poésie charge d'une parole, qui ne regarde qu'en invoquant, et n'écoute qu'en répondant. À une telle mission, jamais la réponse altérée du chant ne peut pleinement correspondre. L'excès de la nuit sur le poème le brise, pour qu'il soit, en antiennes, criées ou murmurées, mais chaque fois exposées sans recours à ce qu'elles annoncent et rappellent, en deçà de toute mémoire, et au-delà de tout espoir. Ces extrémités silencieuses veulent le poème qui les traduit, sans disposer de l'original. Novalis, Reverdy, Saint-John Perse, Péguy, Nelly Sachs, Claudel, Supervielle, Michaux en témoignent, selon la polyphonie de leurs hymnes à la nuit, que seul rassemble l'imprononçable.

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