Sciences humaines & sociales

  • Le 17 mars 2020, plus de 65 millions de Français entraient en période de confinement pour huit semaines. Hôpitaux impréparés, écoles fermées, isolement des personnes les plus fragiles, économie à l'arrêt, déclarations contradictoires et surabondance d'informations... Face à cette mesure jugée abusive et contraignante, faisant fi des préconidations et rapports scientifiques, Nicole et Gérard Delépine ont multiplié tribunes et articles pour alerter des conséquences désastreuses - médicales, sociales, psychologiques, économiques - d'un confinement généralisé.

  • Le don d'organe est déjà un sujet lourd, alors écrire dessus quand on ne se sent pas l'âme d'un écrivain est loin d'être une sinécure ! J'ai donc commencé à écrire sans penser à un lecteur précis, j'avais besoin de passer cette étape de ma vie par des mots, j'écrivais pour moi. Décrivant la maladie, le quotidien et les relations humaines comme je les vivais : avec beaucoup d'autodérision et un humour de « malade ».
    Adeline a été trois fois greffée : Deux « dons » venant de personnes décédées, un venant d'un vivant. Connaître son donneur, voilà qui change tout ! En effet, dans le premier cas, c'est l'attente pour soi, et pour les proches la compassion. Il n'y a rien d'autre à faire. Dans le second cas, c'est l'espoir et la culpabilité. Embarquer un proche dans sa maladie, ça n'est pas anodin. Chacun appréhende la question fatidique : « Tu veux bien me donner un rein ? » Et tous ont des réactions différentes : surprenantes, touchantes, blessantes parfois...
    Mais lorsque vous apprenez que votre unique chance de répit est de trouver un donneur dans votre entourage, avez-vous seulement le choix ?

  • "Le Brexit consommé, l'axe franco-allemand déséquilibré, l'Union européenne aborde à bout de souffle les années 2020. Un vent de fronde souffle sur l'Europe centrale, où Viktor Orbán dessine depuis dix ans une alternative politique qui inquiète l'Europe de l'Ouest.

    Premier ministre de Hongrie une première fois de 1998 à 2002, son retour en 2010 marque un véritable tournant européen. En une décennie d'exercice continu du pouvoir, Viktor Orbán a fait exploser tous les clivages : avocat de l'unité européenne, mais bête noire de Bruxelles ; à la fois démocrate et illibéral ; rigoureux en économie, mais opposé au libre-échange global ; défenseur de l'Occident chrétien et diplomate empressé auprès de la Chine, la Turquie et la Russie...

    L'Union européenne prendra-t-elle le visage de l'homme fort de Budapest dans les années à venir ? Thibaud Gibelin retrace l'histoire du groupe de Visegrád - la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la Tchéquie - pour mieux comprendre ce qui se joue aujourd'hui en Europe centrale et éclairer la personnalité d'un chef d'État parmi les plus décriés et certainement les plus expérimentés du continent."

  • A quoi sert un député ? C'est à tous ceux qui se sont déjà posés cette question que s'adresse ce livre. On ne connaît bien que ce que l'on pratique, et il est donc naturel que les citoyens ignorent le détail de nos actions ; mais il est de notre devoir de parlementaire de les éclairer à ce sujet.

  • Palais de l'Elysée. A travers les fenêtres du Salon d'angle, le jour s'achève. Emmanuel Macron, grave, serein, prend la parole : "Mes chers compatriotes, je n'écrirai pas de nouvelle page du roman national. J'y renonce, je m'y refuse : voilà désormais mon devoir envers vous et envers la vérité. A minuit ce soir, je mettrai un terme à mes fonctions de président de la République."

    "L'Ultime discours" est un texte radical et littéraire : à travers cette fiction, Mehdi Ouraoui demande à Emmanuel Macron de renoncer, se démettre et partir s'il veut que la France évite le pire.

  • « Durant les années 1990, la recherche historique concernant la guerre d'Algérie fut touchée par un mal insidieux et malheureusement profond. On vit montrer au créneau une génération d'historiens jeunes et prétendument désinhibés, mais n'ayant rien connu du conflit et n'ayant surtout qu'une très faible idée des passions et des déchirements qu'il causa. Encensés par les media auxquels ils facilitèrent l'étrange travail de repentance qui a transformé notre pays [...], ils acquirent vite le monopole de la parole publique. Le conflit algérien, c'était eux [...].

    Le résultat est aujourd'hui confondant. En pleine guerre contre l'hydre islamiste, le conflit en Algérie comme la période coloniale tout entière sont devenus les sources inépuisables d'un procès de l'armée française et de la France tout court. Ils nourrissent un acte d'accusation partial. Dans cette historiographie jeune et desinhibée, il n'y a guère de préoccupation nationale, ni la crainte d'embellir, fût-ce indirectement, la violence révolutionnaire.»

  • La démocratie, un organisme vivant ? Une approche originale qui se propose d'en analyser les mécanismes et les dysfonctionnements.

  • La «mission C» (comme choc) est le service de police judiciaire qui, de décembre 1961 à juillet 1962, participa en Algérie à la lutte sans merci que le général de Gaulle conduisit contre l'OAS, en réplique à celle que cette organisation terroriste menait contre sa politique et sa personne.

    Restituant l'apocalyptique climat de guerre civile des derniers mois de la souveraineté française en Algérie, ce livre éclaire certains sujets qui continuent à faire polémique : la mission C a-t-elle torturé ? Quelle fut la nature de ses rapports avec les barbouzes ? Et avec le FLN, ennemi avant le cessez-le-feu du 19 mars 1962 et «allié» ensuite ? Pourquoi n'a-t-elle joué aucun rôle dans la recherche des quelque 1800 européens enlevés par le FLN à partir d'avril, en violation des accords d'Evian ?

  • Le 11 janvier 2020, la Chine annonçait son premier décès. Ce qui n'est encore qu'une pneumonie d'origine inconnue sera baptisée quelques jours plus tard du nom de Covid-19.
    Après 180 jours, cette nouvelle maladie aura fait plus de 400 000 morts et mis l'économie mondiale à genoux. La première vague n'as pas fini de déferler et une deuxième vague n'est pas exclue. Le vaccin n'est pas pour demain et le monde est contraint de vivre avec une épée de Damoclès sur la tête.
    Chaque Etat a fait face à la pandémie avec son histoire, sa culture et ses moyens. A travers un vaste panorama international, Alexis Dussol détaille la riposte de chacun d'eux, en soulignant points forts et faiblesses des différentes stratégies mises en place, avec un regard plus particulier sur la France et les Etats-Unis.

  • Comment fonctionne le Parlement à l'heure du numérique et des réseaux sociaux, qui reposent sur un rapport autorité/obéissance non plus vertical mais horizontal ?K Facebook, Twitter, l'open data mais aussi les applications comme Eloi sont-ils des facteurs d'amélioration de la démocratie représentative ? La feront-ils évoluer vers une démocratie participative ?

  • Édouard Moradpour est l'un des pionniers de la "nouvelle Russie", où il est considéré comme le "père de la publicité". Il s'installe à Moscou au lendemain de la chute du mur de Berlin et y restera vingt ans. Il mêle ici parcours personnel et réflexions sur le passage de l'URSS vers la nouvelle Russie et son capitalisme débridé. Putsch raté, chute vertigineuse du rouble, crise financière, guerres de Tchétchénie, attentats de Moscou, adieux d'Elstine, prises d'otages des rebelles tchétchènes, naufrage du Koursk, chasse aux oligarques - autant d'événements qui ont marqué le destin de la Russie postcommuniste et constituent des "plaies" encore ouvertes.

  • "La volonté d'indépendance de la Kabylie n'est pas le fait d'un éveil accidentel ou passager de son peuple à un rêve de liberté. Elle constitue une donnée permanente et irréductible de sa personnalité et de sa culture depuis la nuit des temps. La Kabylie ne renoncera jamais à son existence, quel qu'en soit le prix, quel qu'en soit le contexte historique, et quelle que puisse être la puissance militaire de son négateur ou de son agresseur." F. M.
    Ce livre qui accompagne le Mémorandum d'autodétermination que la Kabylie a déposé le 28 septembre 2017 à l'ONU, nous apprend que pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, le temps ne fait que commencer, n'en déplaise aux géostratèges chagrins qui, jusqu'ici, pensent qu'il est révolu.
    Il en va des bouleversements géopolitiques comme des phénomènes météorologiques : assez prévisibles mais inévitables. Pour en finir avec la violence qui abime l'Afrique et l'Asie, une reconfiguration du monde issu de la colonisation est un impératif. Les frontières qui divisent un même peuple ou qui forcent des peuples à l'intérieur d'un même État à se haïr sont à réajuster au plus près des réalités identitaires.

  • L'entreprenalisme désigne à la fois l'engouement en faveur de l'entrepreneuriat et de la diffusion de "l'Esprit d'entreprise" qui caractérise la France depuis quelques années, mais aussi un parti pris doctrinal qui voit dans la dynamique entrepreneuriale des citoyens la véritable source de la richesse de la Nation.

    Loin de cantonner la démarche entrepreneuriale aux seules limites de l'économie, l'auteur considère qu'elle est l'expression d'une émancipation citoyenne accomplie, retrouvant là les ressorts de l'ambition républicaine héritée de la Révolution française.

    L'entreprenalisme est également une méthode consistant à confier aux entrepreneurs certains défis d'intérêt général : reconstruction des banlieues, valorisation du patrimoine architectural, accompagnement social des nouvelles formes d'emploi ou encore construction de Panthéons des religions et de la laïcité.
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    Précédé d'un entretien avec Moussa Camara, président des "Déterminés", association qui favorise l'entrepreneuriat dans les quartiers, ce manifeste souligne le potentiel de la démarche entrepreneuriale comme moteur d'intégration dans une identité nationale partagée, prometteuse d'une prospérité individuelle et collective.

  • Qui ne voit que la société est à vif, en colère, violente, et en proie à des peurs
    anciennes qu'elle projette sur son futur ? Le pays, en dépit de ses vrais succès
    trop souvent occultés, est accablé par ses échecs réels que sont les inégalités,
    la pauvreté, une culture démocratique affaiblie, des injustices sociales. Une
    inefficience publique constatée.
    Alors, imaginons un État en résonance avec les ressorts profonds de la société
    grâce à une Administration ouverte, apprenante, une Administration plateforme
    au carrefour des nouvelles technologies, de la création et de l'humanisme.
    Une Administration proche des gens et apte à conduire des transitions
    aussi difficiles qu'indispensables.
    À côté du Politique, les fonctionnaires, la bureaucratie française, centrale et
    locale, ont tout leur rôle à jouer face à ces urgences et ces crises, face à la transformation
    de notre monde. Ils méritent notre confiance car nous aurons besoin
    encore davantage de services publics efficaces. L'inertie n'est plus une option !
    Faut-il, et pourquoi, changer les concepts, référentiels et modes opératoires
    de notre système public ?
    Dans cette seconde édition, l'auteur va plus loin dans les solutions à la crise
    de l'État et des autres collectivités publiques, et dans l'analyse du rôle de
    l'Administration pour apporter des réponses globales.
    Ce livre s'adresse aux décideurs français et européens, publics et privés,
    comme aux citoyens de l'Union européenne. Il traite de gouvernance et
    de management, pour, en retour, une plus grande efficience de politiques
    publiques bénéfiques.

  • « Après un trimestre de confinement de la moitié de la population mondiale et le blocage d'une grande partie de l'économie mondiale, les nations se mobilisent pour relancer un modèle qui a provoqué 35 crises économiques depuis 1971, a évaporé des dizaines de milliers de milliards cumulés et fragilisé nos capacités de production locales au profit d'un approvisionnement mondial. Le confinement vient de montrer les limites de ce modèle.
    Dans ce livre à vocation pédagogique, ce que nous avons vécu sert de base pour décomposer notre société, montrer les fragilités de notre modèle économique devant les crises, décrire les effets de l'indépendance entre la finance mondiale et notre quotidien.»

  • "La crise sanitaire de la Covid-19 a placé la santé au coeur des priorités des pouvoirs publics. Si la pensée hors-cadre et la communication ont largement été utilisées pour convaincre et séduire, la dimension simpliste des messages, la recherche d'une visibilité à tout prix et les dénigrements en tout genre ont terni l'image des décideurs, remplacé l'intelligence collective et dégradé la crédibilité des scientifiques.

    En essayant de tirer les leçons de cette crise systémique et de ses impacts sociaux, économiques et politiques, le présent ouvrage porte un nouveau regard sur notre manière de communiquer. Une réflexion transversale nourrie d'interdisciplinarité, de regards croisés et d'expériences multiples, pour renoncer à l'information pléthorique sans intérêt et choisir le signal de la connaissance stratégique.

  • Elève de Jean-Baptiste Greuze, copiste d'oeuvres d'Honoré Fragonard, miniaturiste de talent, Yves-Louis Le Guillou endossa en 1793 l'uniforme des ingénieurs géographes militaires avec lesquels il contribua à dresser les cartes indispensables aux conquêtes révolutionnaires et napoléoniennes, ainsi qu'à l'organisation territoriale de l'Empire.

  • La Première guerre mondiale sépare Emilienne de toute sa famille. À 14 ans, elle se retrouve seule dans son village lorrain situé à l'est de Verdun, occupé par les Allemands. En février 1917, les Allemands, craignant un recul du front, expulsent les civils français de la zone. Commence alors pour la jeune fille un long voyage de rapatriement vers la France non occupée, avec l'espoir de retrouver sa mère dont elle n'a plus de nouvelles depuis deux ans.

    En s'appuyant sur le journal d'Emilienne, Claudie Lefrère-Chantre éclaire le sort de ces réfugiés - pour la plupart français ou belges - qui, en quittant pour la première fois leurs villages, découvrirent la géographie de la France et expérimentèrent de nouveaux genres de vie.

    Un document pour mieux comprendre comment, dans le cadre de ces amples déplacements de population, la France a pris conscience d'elle-même, et qui soulève la question suivante : l'épreuve de l'exil peut-elle devenir source d'émancipation ?

  • En France, l'Etat et les entreprises, dirigés par des diplômés de grandes écoles, ont gravement laissé péricliter l'université. Séparée des grands organismes de recherche, confinée dans la misère financière, elle est désormais dangereusement supplantée par l'essor des formations privées.
    Où sont les Oxford et Cambridge français ? En France "la fac" n'a pas la cote. Mais certaines grandes écoles non plus : notre désespérant marasme économique interpelle les élites. L'ENA est détestée, Polytechnique n'est pas dans les 300 premières universités mondiales du classement de Shanghaï, où l'on ne trouve par ailleurs que deux universités françaises dans les cent premières...

    En France, 80 universités, 300 grandes écoles, 20 " grands établissements" et 40 "grands organismes" travaillent en ordre totalement dispersé et se regardent en chiens de faïence : c'est un énorme gâchis de matière grise et de moyens matériels qui entrave la performance économique du pays, nuit à son rayonnement scientifique, et engendre deux cultures qui se déchirent.

    La France doit d'urgence recoller les morceaux éparpillés de son enseignement supérieur et de sa recherche pour redevenir fière de ses chercheurs et de ses campus. Pour retrouver son prestige, notre université va devoir faire comme Sciences Po et Dauphine : devenir sélective et payante en fonction des revenus familiaux.
    Autrement dit : ce ne sont pas les écoles qu'il faut rapprocher de l'université, mais l'université qu'il faut rapprocher des écoles, pour coller avec les standards internationaux.

  • Osons l'engagement ! lettre ouverte à Emmanuel Macron Nouv.

    L'engagement est partout, exemplaire mais trop souvent solitaire, délaissé depuis si longtemps par nombre de politiques alors que les associations, fondations, syndicats, collectivités locales et autres corps intermédiaires oeuvrent chaque jour au plus près des réalités les plus concrètes du terrain. Gardant espoir en un rapprochement salvateur entre élus et citoyens à travers l'engagement des hommes et femmes de bonne volonté, cette lettre ouverte au président Emmanuel Macron interroge et encourage plus que jamais la promesse présidentielle d'une « réconciliation » assise en partie sur les corps intermédiaires, premiers outils du collectif mais aussi derniers filets de secours de notre démocratie menacée par l'anomie, l'indifférence et l'addition délétère des colères. Cet hymne à l'engagement doit nous permettre d'affronter tous nos enjeux ; ceux-ci rendent urgent et surtout possible de rassembler les Français autour d'une méthode associant enfin chacun à la destinée collective de notre pays. Donnons de nouveaux buts à l'action commune, osons l'engagement !

  • RéZoter et entreprendre au féminin est né d'une rencontre entre l'auteure, Naima Guerziz qui a coordonné l'ouvrage et Sabrina Boucherit, la fondatrice de la plateforme, RéZoé.
    Elles ont voulu offrir aux femmes qui désirent entreprendre ou qui sont déjà entrepreneuses, une série de conseils pour les guider dans cette belle aventure et les orienter vers la réussite.
    Elles ont fait appel à l'expertise de nombreux spécialistes pour donner au livre un esprit fortement collaboratif. Elles sont persuadées que le partage des connaissances et des compétences est nécessaire surtout de nos jours, ce livre sera donc un atout précieux pour toutes celles qui aspirent au changement.

  • « Au crépuscule de la seconde décennie du XXIe siècle, ce recueil se veut être un témoignage précis pour l'histoire, notre histoire. Il montre comment l'islam politique et sa force la plus organisée et la plus influente, les Frères musulmans, mènent au coeur de la France une guerre sourde de destruction massive, sans merci, contre la France elle-même, contre son droit positif, contre son modèle laïque, contre son idée progressiste, contre son génie scientifique, technologique et artistique, contre sa civilisation humaniste, contre son héritage des Lumières, contre ses symboles, contre sa culture, contre la liberté.
    Pendant ce temps-là, l'État tergiverse, patauge et se montre timoré à l'idée de cibler de front l'islam politique et les Frères musulmans. À croire qu'il y aurait de la place pour le "en même temps" là où il faudrait exprimer de la fermeté. C'est de la souveraineté d'un État et de la fierté de toute une nation moderne qu'il s'agit au fond. L'exécutif l'entend-il de cette oreille ? Va-t-on finir, à terme, par confondre dans la soumission le président de la République et l'autoproclamé "grand imam de Bordeaux" ? Est-il si compliqué de rappeler aux islamistes et à leurs soutiens cette règle, pourtant simple : la République chez elle, l'islam chez lui ? »

  • Mes mots du jour

    Philippe David

    Tous les jours du lundi au vendredi vers 18 h 50, "le mot du jour" a clôturé les deux heures d'antenne des Vraies Voix sur Sud Radio d'août 2018 à juillet 2019. Tantôt sérieux, tantôt drôle, tantôt grave, tantôt caustique mais jamais méchant, un mot lié à l'actualité est passé à la moulinette par Philippe David.

    Un mot pioché parmi l'actualité du jour, quel que soit le domaine, et sans tabou : politique (abstention, antisémistisme, britannique, cafouillage...), sociale (femme, foot, jaune, piscine, trottinette), économique (impôts, niche, rabot, travail...), météorologique (canicule, climat...), régionale (Pyrénées, Normandie, Occitanie...), "people" (Brigitte, Johnny, Cloclo, Kéké...), etc.

    Mélange d'étymologie, de bonhomie, avec une bonne dose de gauloiserie et parfois même un saupoudrage de cynisme, c'est un cocktail doux-amer qui se boit comme du petit lait.

  • Déléguée du personnel pendant cinq ans, Béatrice Pannier a vécu de plein fouet les restructurations et réorganisations de Frnace Telecom (aujourd'hui Orange). Réduction d'effectifs, regroupements injustifiés, absence d'écoute, inertie administrative, préconisations non respectées : tout cela, qualifié de management "par la terreur", donnera lieu à une vague de suicides entre 2008 et 2009.
    Le 26 avril 2011, elle revient sur son lieu de travail après un an d'arrêt maladie, armée d'un couteau. À bout de forces, elle n'hésitera pas à le retourner contre elle, et ne devra son salut qu'à l'intervention de ses collègues présents ce jour-là.

    De l'évolution de la politique intérieure de France Telecom jusqu'aux coulisses du procès historique de son ex-PDG Didier Lombard, accusé de harcèlement moral, elle livre un témoignage édifiant. Partie civile lors du procès, elle appelle désormais à une prise de conscience générale en proposant la mise en place d'un Grenelle des conditions de travail. Rejoignant les voix des policiers comme celles des professionnels de la santé et de tant d'autres, elle dénonce les méthodes de management, l'entreprise devenue machine à broyer, le manque d'effectifs et la culture de la rentabilité au détriment des salariés.

    Journal d'un combat mené durant des années, Burn out, plus jamais ça ! est le récit de la lutte menée pour garder la tête hors de l'eau, et la longue reconstruction à travers diverses thérapies et rencontres proposées en fin d'ouvrage.

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