Sciences humaines & sociales

  • Ecrit par une mère de cinq enfants, ayant perdu une petite fille de sept ans d'un cancer, ce livre est destiné aux parents en deuil. A. Ernoult donne la parole à cinquante-sept parents qui ont vécu cette douloureuse expérience.

  • Voici un livre paradoxal, provocant. Il va contre l'opinion, aujourd'hui commune, que les vieillards sont encore assez jeunes pour profiter de la vie, faire du sport, consommer, voyager... Les jeunes gens, ou les gens encore jeunes, attendent autre chose de leurs parents âgés ou de leurs grands-parents que ce simulacre de jeunesse prolongée. Ils en attendent ce que toutes les civilisations ont attendu des vieillards : un enseignement (fût-il muet), une leçon de vie dans l'acceptation sereine de l'âge et de sa fin ultime. Christian Combaz - né en 1954 - s'insurge contre cette société qui interdit à nos vieux d'être vieux. Qui les prive du droit de tirer des leçons de leur vie. Qui les distrait, leur épargne la solitude sans laquelle nous ne sommes rien, les préfère bronzés, insouciants, insignifiants, et les pousse dans des maisons de retraite remplaçant l'amour et l'admiration qu'on leur doit par les soins qu'on leur donne. Tout cela est mensonge. Il est moins important d'être en forme que d'être en paix. Il faut accepter de vieillir, accepter la solitude, tendre vers le détachement. La vieillesse n'est pas une maladie, c'est un âge de la vie. On peut le vivre consciemment, sans tricher. "Être vieux, c'est être bien partout", dit Victor, le vieil homme (si vrai) de ce livre.

  • Le Dernier Regard de Jonathan, c'est le regard qui a été volé à une mère, un regard aussi que les médecins n'ont pas voulu poser sur la réalité, le regard absent d'un père, un regard lâche - une fois de plus - sur l'euthanasie. Alors, Valérie a regardé son enfant grandir, malgré sa mort programmée. Certes, ce n'est pas le premier ouvrage sur ce sujet, mais les peines, les sentiments ne se ressemblent pas. Et puis, ce livre n'est pas une quête, un combat. Valérie Bailey n'est pas une égérie, mais une mère qui aimera toujours Jonathan. Le Dernier Regard de Jonathan, l'histoire d'une vie de trente-trois jours que Valérie vit et revit depuis de nombreuses années. Elle nous en parle d'une façon si belle que l'on se sent à notre tour coupable. Expliquer, s'expliquer, comprendre, aimer, pas de pugilat, mais de l'amour, de la poésie, un livre qui va à l'essentiel, à Jonathan.

  • On attendait d'Alfred Fabre-Luce, spécialiste de l'histoire du gaullisme, un ouvrage définitif sur le Général. Il le publie à l'occasion du premier anniversaire de sa mort. L'auteur consacre le premier chapitre de son livre au deuil de la France, phénomène sociologique dont il tire déjà quelques indications profondes. Il étudie ensuite la personnalité du Général, ses grandes options, ses « ancêtres », en le situant à la fois dans l'« histoire lente » des millénaires et dans l'« histoire totale » que le développement des sciences humaines permet aujourd'hui d'esquisser. Pour finir, il formule son propre jugement et essaie de prévoir ce que sera « l'avenir du passé ». Alfred Fabre-Luce montre, dans l'information, une volonté de rigueur qui crée chez le lecteur la confiance et permet de s'abandonner plus librement à l'ardeur du style. On trouvera, dans cet essai entraînant, beaucoup de vues originales et la révélation de faits nouveaux.

  • Depuis la dernière guerre, l'Occidental moyen est atteint de strabisme diplomatique. Il ne peut considérer la situation mondiale sans loucher : un oeil sur les États-Unis, l'autre sur l'Union Soviétique. C'est pourquoi Robert Escarpit a tenté d'appliquer au problème la méthode qu'il emploie dans ses billets du MONDE. Elle consiste à se servir de ses deux yeux en même temps et, dans la mesure du possible, de les garder ouverts. Il ne s'agit ni d'une comparaison systématique, ni surtout d'un parallèle. Robert Escarpit a, de l'U.R.S.S. et des États-Unis, des expériences très inégales qui peuvent difficilement se réduire à un commun dénominateur. Il faut plutôt considérer ce livre comme un double diagnostic. Ce diagnostic est que "les deux font la paire, c'est-à-dire que chacun de ces deux peuples peut très bien suivre son chemin sans avoir rien à envier, rien à réclamer l'un à l'autre". En d'autres termes : "Il y a place dans la nature pour le rat des villes et pour le rat des champs. Il y a aussi place pour le rat d'égout et pour le grégaire lemming qui ne pullule que pour mieux marcher au suicide". L'auteur exprime l'espoir que "le ton plaisant de ce livre ne trompe personne sur ses véritables intentions". La vérité est sans doute que les intentions n'empêcheront personne de s'apercevoir que le livre est amusant.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Comment fabrique-t-on une purge en pays socialiste ? Selon quels mécanismes ? Et dans quels buts ? C'est à ces questions que ce livre tente de répondre. Sur la base d'un exemple concret : celui de la Pologne où, en 1968, une véritable chasse aux sorcières a été déclenchée aussi bien contre les communistes juifs que contre tous les intellectuels contestataires. Dans cette Pologne où ne vivaient que de 25 000 à 30 000 Juifs, on a soudain l'impression qu'il en existe des millions. A tous les échelons de la hiérarchie du Parti et du gouvernement, des cellules jusqu'aux ministères, les communistes de vingt ans comme les anciens de la guerre d'Espagne, tous ceux qui ont le malheur d'être d'origine juive ou d'être non-conformistes sont persécutés, emprisonnés, traqués. En plein printemps de Prague, l'antisémitisme est un moyen efficace pour museler la société. A six mois du congrès du Parti communiste qui verra naître un nouveau Bureau politique, l'antisémitisme est aussi l'une des armes de la lutte pour le pouvoir. On reproche au président du Conseil des ministres d'avoir dissimulé qu'il s'appelait Cymerman. Le nez busqué du ministre de la Défense devient suspect. On accuse le premier secrétaire du Parti, de sionisme parce que sa femme est d'origine juive. Pour reconstituer ce que fut l'enfer de 1968, Christian Jelen a rencontré des centaines d'émigrés en Suède, au Danemark, en Allemagne, en Autriche, en France, en Italie et en Israël. Il a dépouillé systématiquement les journaux de Varsovie et de la province. Ce livre est donc le montage de ce que les hommes ont vécu et vu, les dirigeants déclaré et les journaux publié. Il démontre que la purge est le sous-produit d'un système politique.

  • Immortalisée par le génie de Moussorgski, la figure de Boris Godounov est devenue familière au public français ; tout le monde connaît les disques enregistrés par Chaliapine dans lesquels le tsar mourant, torturé par les remords, confesse son crime inexpiable, l'assassinat du petit prince Dimitri, ce fils d'Ivan le Terrible qui lui aurait barré l'accès au trône. Dans quelle mesure cette image poétique correspond-elle à la vérité ? Réputé comme le meilleur connaisseur du passé russe en Europe occidentale, Constantin de Grunwald cherche à répondre à cette question, dans son nouvel ouvrage aussi coloré et vivant que les précédents. Se fondant sur les résultats de récentes recherches historiques, il démontre à son lecteur que le tsar Boris a été la victime d'une campagne calomnieuse organisée par des boyards rivaux. L'auteur nous raconte la vie extraordinaire et fulgurante de Boris Godounov. C'est sous le règne d'Ivan le Terrible qu'elle commence : il devient son confident, son protégé ; mais la mort du tsar met bientôt sur le trône son fils Fedor, dont Boris devient le conseiller ; lorsque celui-ci disparaît en 1598, la dynastie s'éteint avec lui. Élu tsar par les institutions, appuyé par l'armée, acclamé par le peuple, Boris, à 47 ans, voit s'ouvrir devant lui un avenir glorieux. Il ne devine pas quelle fin lamentable sera celle de sa famille.

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  • "Tu viens jouer ?"... et la petite fille, toute joyeuse, de serrer sa poupée contre son coeur et de suivre l'adolescent au fond du jardin. Alors, l'univers bascule dans l'insupportable. La belle maison où vaquent des adultes lointains, les herbes odorantes, deviennent ces lieux où l'horreur s'installe au quotidien. Ce livre est dur et cette lecture est strictement réservée aux plus âgés. Encore n'en sortiront-ils pas indemnes... Que dire alors de ces enfants qui en ont été les acteurs et les victimes ? Sans doute que du fond de leur angoisse, ils nous appellent à la vigilance, à la présence, à la lucidité. C'est pour que d'autres puissent vivre leur enfance dans la paix qu'il fallait que ce livre soit écrit, publié et lu sans complaisance par ceux à qui sont confiés ces petits innocents qui leur font tellement confiance. Car les petites filles, voyez-vous, ont le droit de jouer à la poupée dans de grands jardins, sans que leur tendresse sombre dans la détresse. En leur nom, remercions l'auteur pour son courage.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Ils sont venus en France au nom d'une exigence ou d'un refus. Pour cela, ils ont connu - dans leur pays d'origine saisi par l'idéologie - l'insécurité, la prison, parfois la torture. Les voici à l'abri, physiquement à l'abri. Mais ces femmes et ces hommes n'ont pas changé. Ils restent ces observateurs aigus qui ont su aller au bout de leurs convictions. Leur regard transforme l'asile en exil. Leurs déceptions, ils les gardaient pour eux : devoir de réserve oblige quand on est réfugié sur une terre étrangère ! En les laissant ruminer leur silence, nous nous privions d'une étonnante occasion de nous connaître mieux... Mieux nous connaître à travers le regard de certaines de ces femmes et de ces hommes de courage et de conviction, aux sens aiguisés par le risque, voici donc tout le projet de ce livre. Ces entretiens, menés avec discrétion et vigueur par Yves Meaudre, nous obligent à nous décentrer de nous-mêmes. Il nous faut accepter des approches, des modes d'analyse qui ne sont plus les nôtres. Surtout, il nous faut recevoir des interpellations qui dérangent notre quiétude. Et si ces réfugiés nous étaient envoyés comme des messagers, des veilleurs ? - Constantin Commorovsky et Nicolas Elvoceanu (Roumanie) - Mgr Raymond-Marie Tchidimbo (Guinée) - Farid Ghais, Mansour Labaky et Ibrahim Chebli (Liban) - Tatiana Goritcheva et Vladimir Maximov (URSS) - S.E. N'Guyen Van Huy (Viêt-nam) - Marcyn Frybes (Pologne) - Claude Vigée (Israël) - Jorge Valls (Cuba).

  • La thèse de François Bluche consacrée aux Magistrats du Parlement de Paris au XVIIIe siècle est l'étude la plus neuve et la plus complète qui ait été consacrée à la société judiciaire à cette époque. L'Académie française, pour récompenser les livres d'histoire de France dispose d'un grand prix fondé par le baron Gobert. Mais l'acte de fondation porte que l'ouvrage honoré devra être non seulement le fruit de recherches approfondies dans un domaine non encore exploré, mais un ouvrage « écrit ». C'est donc avec justice que l'Académie décerna son prix le plus important aux Magistrats du Parlement de Paris car François Bluche, travailleur infatigable, heureux chercheur, érudit scrupuleux est aussi un écrivain à la langue colorée, précise, rapide. Il s'est spécialisé dans l'étude de la noblesse, prouvant qu'au XVIIIe siècle, il n'existe plus qu'une noblesse, robe et épée étant désormais unies par mille liens familiaux. C'est ainsi qu'il étudie les Magistrats du Grand Conseil, de La Cour des. Monnaies, Les Honneurs de la Cour, L'anoblissement par les charges (en collaboration avec Pierre Darye), Les Pages de la grande écurie... portant la lumière dans des questions jusqu'alors très obscures et pleines de fausses notions. Cette fois, François Bluche, pour la collection des Grandes Études Historiques abandonne les institutions et la société monarchique, le droit nobiliaire, les services de l'État et de la Cour de France pour un grand, un très grand sujet européen. L'expression « despotisme éclairé » est entière dans les manuels à peu près en même temps que le baroque. Mais c'est une expression assez obscure, en ce sens qu'elle recouvre des philosophies politiques et des systèmes de gouvernement qui du Danemark au Portugal, de la Prusse à Naples, de la Russie à l'Espagne, diffèrent l'un de l'autre. Ce sujet riche, passionnant n'a fait l'objet d'aucune synthèse. Aussi le livre de François Bluche, complet, nuancé, appuyé sur les textes du XVIIIe siècle, riche en formules frappantes, a-t-il un immense intérêt de mise au point et de nouveauté. Le despotisme éclairé véhicule de dures réalités, comme la monarchie prussienne de Frédéric II, des essais de réforme, des mythes, certaines façons d'administrer, une philosophie des sociétés, une puissance certaine de propagande, tout ce qui fait le prodigieux intérêt de « l'âge des lumières » à la veille de notre Révolution. Cet âge a eu son idéal d'État, son « modèle » politique, plus dur, plus absolu que la vieille monarchie semi-religieuse de Louis XIV. Mais de même que la France a presque refusé le baroque et le rococo, elle n'a pas admis cette forme de despotisme où l'État s'est fait Dieu, où il est lui-même sa fin et sa justification. Notre seul « despote éclairé » est sans doute Napoléon Ier, mais il régnait sur une nation révolutionnée.

  • Le déroulement de l'histoire offre à la curiosité de ceux, de plus en plus nombreux, qui se passionnent pour elle, deux grandes catégories de centres d'intérêt. On peut considérer dans leur ensemble les périodes aux cours desquelles une société humaine a donné d'elle une image originale ; on peut aussi détacher de cette évolution historique des figures, diversement significatives, dans lesquelles s'incarne une époque. La nouvelle collection Les Temps et les Destins se propose d'offrir à ses lecteurs des oeuvres écrites dans l'une et l'autre perspectives. Tantôt, on y trouvera évoqués une civilisation, un peuple, un siècle, un groupement humain ; tantôt, on y lira cette aventure sans cesse renouvelée qu'est toute existence humaine. Aucun parti pris, aucune arrière-pensée dans le choix des sujets : le seul dessein est de faire vrai et de faire vivant. Si l'histoire est bien, comme le voulait Michelet, la « résurrection du passé », les auteurs de cette collection n'auront pour règle que d'essayer de faire vraiment revivre les hommes et les femmes du passé.

  • Que savaient sur le monde les hommes de la Renaissance ? Peu de chose. Leur science reposait sur les légendes de l'Antiquité. L'Inde demeurait mystérieuse, malgré le voyage de Marco Polo. En octobre 1492, Christophe Colomb vient de découvrir l'Amérique. S'élançant à sa suite et dans son sillage, des marins, des soldats - souvent des desperados, sans foi ni loi -, vont compléter la Découverte et poursuivre la Conquête en élargissant immensément le royaume espagnol. Ce sont les Conquistadors. Naïfs et roublards, sentimentaux et cruels, tour à tour qualifiés de bandits ou de héros, ce sont des hommes d'Espagne au courage extraordinaire. Une à une et parfois ensemble, surgissent les grandes figures de cette geste épique. Colomb, le « Découvreur des Indes » ; Cortès, qui combat l'empereur Montezuma, conquiert le Mexique ; Pizarre qui, avec une centaine de soldats, s'empare du puissant empire du Pérou ; Valdivia, qui s'empare du Chili... D'autres aussi, aucun n'est oublié : ceux qui errent du Rio de la Plata au Meschacébé, Fernand de Soto qui atteint le Mississipi, Orellana hanté par l'introuvable Eldorado. La Découverte et la Conquête ont duré cinquante ans : de Christophe Colomb (aux Bahamas en 1492) à Valdivia (fondation de Santiago du Chili en 1541). Elles portaient sur la nature, les hommes, les civilisations. De quoi stupéfier les Espagnols. Une nature multiple : archipel tropical, chaînes montagneuses, mortels marécages. Des hommes différents : Caraïbes, Aztèques, Quéchuas. Des civilisations anciennes. Qui s'en serait douté en Europe ? La première croisade coïncidait avec la fondation de l'Empire inca. L'histoire de la Conquête se déroule comme un film aux séquences dramatiques : grandes cérémonies aztèques, sacrifices humains, siège de Mexico, banquets cannibales, mais aussi la révolte des Indiens et les règlements de compte sanglants entre conquistadors. Une aventure vivante et colorée dont ressort une double conclusion : les civilisations précolombiennes étaient d'un haut niveau, les Espagnols construiront un empire, ouvert sur l'Europe, qui durera trois siècles et dont les Libertadors feront un ensemble de républiques où fait encore écho la chevauchée des Conquistadors.

  • « En quelques centaines de pages, voilà le baromètre du monde dressé sous nos yeux, dans ses désarrois, ses contradictions, ses forces extrêmes aussi... » Ce jugement de Michel Jobert rejoint l'opinion de Michel Rocard : « Le MONDE ROMPU de Pierre Mayer éclaire les enjeux de toute stratégie de changement international. »

  • Cet ouvrage n'est pas un livre d'histoire et ne prétend pas l'être. Il est plus que cela : un remarquable document sur le déroulement de la guerre de 1914-1918. Il s'agit en effet de 600 récits, oeuvres de « soldats inconnus », Allemands et Français, modestes témoignages des survivants qui racontent simplement ce que furent ces 1.500 journées, ces 1.500 nuits, pour des milliers d'hommes. Pris à la suite, ils forment une histoire de la première guerre mondiale VUE des tranchées. Contribution à l'histoire, certes, mais à une histoire vivante, écrite non par des historiens ou des techniciens, mais par des humbles et courageux artisans qui ont vécu cette guerre, heure par heure, jour après jour. Il se dégage de leurs textes, poignants, déchirants, drôles parfois, un enseignement que Roger Boutefeu, auteur de ce choix, exprime parfaitement : « la voix qui hurle sa colère où sa douleur tout au long de ces passages est une voix que, même aujourd'hui, il est bon d'entendre, ne serait-ce que pour se garder du futur. » Avec ces 600 récits, le lecteur de 1966 ne pourra ignorer ce que furent réellement les combats dans l'éclatement des obus, le feu des armes, la boue d'un paysage ravagé, jonché de millions de cadavres. Il partagera la vie simple, atroce, héroïque sans forfanterie de ces Allemands et de ces Français sacrifiés. Des anecdotes pittoresques et des faits d'armes alternent dont un sentiment - inattendu chez des adversaires en présence - finit par se dégager, celui-là même qui nous a incité à appeler ce livre « Les Camarades ».

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  • Le XVe siècle n'est pas seulement celui de Jeanne d'Arc ou de Louis XI, entre autres illustres personnages de cette période troublée, c'est aussi l'époque où apparaissent les premiers « scientifiques », les puissants financiers comme Jacques Coeur et les grands découvreurs de la mer, ceux de la taille d'un Henri le Navigateur, ou, à la fin du siècle, d'un Christophe Colomb. Ainsi, Jean de Rys, amiral des nefs de Charles VII, sur ordre de ce dernier, est mis à la tête d'une flottille et va traverser, en 1441, l'Atlantique. La réussite de cette entreprise, son goût pour l'aventure et l'absolu l'entraîneront avec ses compagnons embarqués sur les trois caravelles, la Fleur des Mers, le Phénix et l'Espérance, à aller plus loin et à faire le tour du monde soixante-dix ans avant Magellan. Cette fois-ci, la quête du héros se passe sur les océans, théâtre de nouvelles péripéties, combats navals et autres naufrages ! D'extraordinaires personnages y surviennent. Des civilisations et des peuplades encore inconnues des Européens d'alors sont découvertes : l'empire aztèque et les Totonaques, les sauvages de la Terre de Feu, les Fils de Tiki dans le Pacifique, les Noirs d'Afrique du Sud, etc. Tout au long de cette circumnavigation, nous retrouvons Jean de Rys en proie à son idée généreuse d'un monde meilleur, d'une justice universelle qu'il voudrait établir avec ses vingt-trois compagnons de la Confrérie du Navire qu'ils ont fondée avant de quitter Saint-Malo. À ses côtés, veillant en quelque sorte sur lui, apparaît la jolie jeune femme aux cheveux argentés, Belle, énigmatique et tendre, qui semble avoir surgi de l'océan pour le guider vers son destin. Les Caravelles du soleil est le troisième volet de la trilogie romanesque de Michel Hérubel, dont les deux premiers volets sont Les Héritiers de l'Enfer et Le Temple sous la mer.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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