Littérature générale

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans un coin paumé de banlieue, à la terrasse du trocson tenu par son père, « la môme » prépare son bac. Ça n'est peut-être pas le lieu idéal pour mener des études, mais c'est un poste d'observation inégalable pour faire son apprentissage de la vie. Et il faut croire que la fortune lui sourit, puisque la voilà à la fois décrochant son premier examen et découvrant son premier amour... « La môme », devenue « la Belle », veut encore néanmoins s'accorder un temps de latence, et ce vont être deux ans d'une folle expérience de vie communautaire, en compagnie d'un trio de « pas tristes » pas exactement doués en fait pour la marginalité... Un roman de formation féroce et tendre, grinçant et émouvant, en tout point attachant.

  • A quoi ressemble le monde vu du fond du lit quand on a été frappé par une attaque cérébrale? Et comment s'en sort-on? Edmée s'en est souvenue. Et son fils raconte l'attitude de la famille devant sa maladie...

  • Fable politique anti-totalitaire et histoire d'amour, brillante variation sur le thème du double, ce roman se présente comme un jeu de pistes qui s'entrecroisent et ne traversent jamais le territoire de la logique dite cartésienne.

  • On pourrait croire que tout fut dit sur Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre et le clan du Castor. Eh bien non. Hélène, qui toujours refusa d'écrire, nous livre enfin ses mémoires de soeur et de femme. C'est un autre regard qu'elle nous propose, plus intimiste, dépouillé de toute littérature, d'une tendre fidélité à celle qui fut l'admiration de sa vie, mais un regard qui n'exclut pas la lucidité. Libre de toute influence, féministe avant Simone, Hélène nous mène des ateliers de peinture des Montparnos de la folle époque au Portugal des années de guerre. De la Vienne du Troisième Homme, de la Hongrie martyre à la Yougoslavie de Tito, et encore du Maroc de la colonisation à l'Italie de la Renaissance, où son talent de peintre va s'imposer définitivement. Raconté avec un humour souvent émouvant, c'est le parcours insolite et passionnant d'une jeune fille et d'une femme en opposition à son époque et à son milieu grand bourgeois. C'est aussi l'histoire d'une vocation. C'est enfin un témoignage précieux sur l'esprit du siècle.

  • Chacune des quarante cellules qui formaient l'abbaye du Val-Sans-Retour avait été restaurée, pour y accueillir les invités d'un colloque sur l'âme humaine, théologiens, philosophes, psychanalystes et autres spécialistes de la question. Tout semblait en place le soir de leur arrivée pour que dès le lendemain, dans ce lieu austère, situé au bout du monde, ils puissent confronter leurs idées. Mais voici que ce même soir l'organisateur du congrès, l'énigmatique président du « Cercle Métaphysique International », disparaît... Commence alors pour le journaliste narrateur venu rédiger les actes de ce colloque, une mystérieuse enquête fertile en rebondissements et autres surprises dont la moindre ne sera pas de lui apporter la réponse à la question dont débattent les congressistes.

  • Je reste en marge avec mes yeux de caméra. Je filme leur oubli, leur sérieux, je filme leur absence de bonté.

  • Un recueil de souvenirs où H. Queffélec évoque son enfance et le début de sa jeunesse.

  • Raconte son itinéraire de troisième couteau (lire : troisième rôle) au théâtre d'abord, puis au cinéma avec A. Resnais et F. Truffaut.

  • La vie de Kepler est un vrai roman. Mi-chien, mi-astronome, savant mélange de Coluche, de Mozart et d'Einstein, on ne connaît de lui que ses trois lois universelles, encore incompréhensibles pour le commun des mortels. Et pourtant E = mc² n'est que la continuation logique de ses efforts héroïques. Fils inculte d'une sorcière et d'un mercenaire, quelques années d'école lui ont permis d'accéder au collège et à l'université. Myope comme une taupe, pauvre comme Job, son humour et son intelligence ont fasciné l'Europe entière. Faute de savoir faire sa promotion, Kepler est resté ignoré de son époque, comme il l'est encore aujourd'hui de la nôtre. Sept cent cinquante pages ne semblent pas de trop pour enfin l'exhumer de cet injuste oubli dans lequel une postérité pas toujours innocente l'a plongé. Kepler le chien des étoiles est un « film à gros budget » dont le metteur en scène est le lecteur, l'écran le ciel, et le comédien principal, le célèbre mais encore inconnu Johannes Kepler, fils et petit-fils de chien...

  • Épouse du peintre Yves Brayer, après quarante-cinq ans de vie commune, Hermione a voulu retracer ce que fut leur existence. Souvenirs qu'elle égrène au rythme du calendrier de l'artiste, de ses expositions, des livres qu'il a été amené à illustrer, des réalisations qu'il fit pour le théâtre et des riches rencontres que ces multiples activités entraînèrent. Notes de voyage aussi, qu'elle avait pris l'habitude de relever au cours de leurs nombreuses pérégrinations à travers le monde, en Espagne, en Italie, en Grèce, dans les pays du Moyen-Orient, jusqu'au Mexique et au Japon, et qui ajoutent à la chaleur de ce récit. On suivra naturellement surtout le cheminement intérieur d'un peintre à l'oeuvre aussi dense que variée. Ayant connu très jeune la notoriété, il n'en est pas moins demeuré un homme exigeant envers lui-même. Et Hermione est là pour l'attester : être la compagne d'un créateur n'est pas de tout repos, mais il s'agit d'une expérience passionnante que le lecteur est invité à partager.

  • Prenant prétexte des aveux ou partis pris qu'autorise le genre épistolaire, l'auteur s'y raconte en même temps qu'il donne à partager ses goûts, ses passions littéraires et ses colères.

  • Dans ce récit sur la mémoire, où le temps semble aboli, face au culte de l'être d'amour que l'auteur préserve et entretient comme un feu de vie, l'angoisse de se dire Qu'ai-je fait de ma vie ? apparaît comme une trame invisible derrière les mots.

  • Le premier roman d'une femme qui a choisi de parler de l'érotisme sur un mode intimiste et à travers le regard d'un homme.

  • Plus qu'un témoignage authentique, une histoire d'amour, dont le ton sincère nous interroge sur le non-dit entretenu autour de cette fatalité qu'est la folie et sur l'arsenal des thérapeutiques qui l'entourent.

  • Le récit fragmenté d'enfance qui donne son nom à l'ensemble présenté dans ce volume.

  • Pierre, jeune, riche, provincial, débarque à Paris pour y commencer une vie nouvelle. Il assiste à la mort inexplicable d'un homme qui a tiré sur son propre reflet. Fasciné, il entreprend d'enquêter sur les mobiles du suicidé.

  • Issus d'une famille franc-comtoise de paysans mineurs dans une houillère de montagne poétiquement découverte par les bergers et les loups, les Roncière ont conservé pendant près de deux siècles dans la remise de la « Maréchalerie », la maison de famille, la voiture hippomobile du type « Désobligeante » dont la propriétaire initiale fut la belle et aventureuse Sébastianne, fille d'un maître de poste qui défraya la chronique sous le Consulat. Passagère de la Désobligeante à son baptême, Antoinette Roncière, pianiste virtuose, amie de Liszt et de Moussorski, partira en Russie jouer à la cour du tsar pendant cinquante ans. Revenue en France en 1917, elle verra naître ses neveux, les jumeaux Francis et François, dit Cédille, qui perpétueront l'usage de la voiture. En 1940 l'un des frères, Francis, deviendra résistant. Cédille sera collaborateur. Mais ils n'oublieront pas, malgré leurs destins à la fois parallèles et opposés, une fraternité agissante. Antoinette mourra à quatre-vingt-seize ans, le jour du débarquement, ayant assuré le passage entre les époques et les mondes. À la Libération, le résistant deviendra journaliste et le collaborateur sera agent de renseignement. Leurs aventures les entraîneront en Hongrie, au Japon, en Algérie, en Israël, au Ladakh, au Yemen. C'est à Berlin, lors des Jeux Olympiques de 1936, que les frères ont rencontré leur mauvais ange, Henrich Morgen, futur agent de la Gestapo parisienne. C'est à Berlin que Cédille arrachera littéralement au Mur Gudren, fausse transfuge et vraie taupe qui causera sa perte. C'est à Berlin enfin que Francis aura la révélation de sa maladie non sans avoir reconnu dans les ruines de l'hôtel Adlon les descendants des pigeons d'Unter den Linden, seuls indifférents aux cortèges d'Hitler ; Francis qui partagera désormais son temps entre Berlin et la « Maréchalerie ». Cédille assassiné, Francis aura juste le temps de rédiger la chronique familiale - la saga d'une famille ordinaire vivant intensément un siècle qui fut un festival de tragédie - avant de disparaître à son tour. La mine pétrifiée, la « Maréchalerie » ruinée, la Désobligeante vendue, la famille dispersée se désagrégera. À l'église du village il y a toujours un banc gravé « Roncière », mais personne ne s'y agenouille plus jamais.

  • Roman de moeurs et d'atmosphère, La fin d'un manoir est aussi un roman criminel où l'avarice tient le rôle principal et où le mystique côtoie le fantastique. En Bretagne, au début du siècle, Amélie Kerézéon, vieille fille au visage et à l'esprit aigu, vit avec sa servante Soizic. L'un après l'autre se présentent au manoir de Queslouarn les deux frères d'Amélie, Guillaume et Roger, qu'elle va faire vivre dans des conditions de dénuement insupportables, épiant chacun de leurs mouvements, persuadée qu'ils dissimulent des trésors à sa rapacité. Une nuit le manoir brûle...

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