Littérature générale

  • La fascination pour l'Orient a beaucoup marqué les peintres européens. Si les conquêtes coloniales du XIXe siècle ont vu naître un orientalisme de pacotille, Delacroix est à coup sûr le premier à avoir peint, avec génie, un Orient différent. Après lui, toute une génération d'artistes, de Klee à Picasso, de Matisse à Van Dongen ou de Macke à Gauguin, n'a cessé de dire sa passion pour l'Orient. Au point d'en modifier sa manière de le peindre, et même de peindre. De leur côté, les plus grands artistes maghrébins contemporains - Cherkaoui, Atlan, Abdallah Ben Anteur ou Khadda - vont fuir l'exotisme, la tentation folklorique, et se ressourcer à leurs propres origines grâce aux écoles occidentales dont ils sont tous imprégnés. Dans cet essai dense et passionné, Rachid Boudjedra montre avec finesse et conviction comment les échanges artistiques entre l'Orient et l'Occident enrichissent l'art et engendrent de véritables chefs-d'oeuvre universels.

  • Des femmes attendent le retour des guerriers pour apaiser leurs fatigues en un rituel immuable... Une vieille bonne femme aux seins lourds, un petit jeune homme gris, un chantage à l'amour... Marie achète un jour une perruque rousse, et en affuble Dominique, son mari... Un homme qui aime les hommes, une femme amoureuse, un étrange cérémonial... Au fil des huit nouvelles de Monsieur désire l'érotisme surgit au détour de relations inavouées, de plaisirs dérobés. Les personnages d'Hugo Marsan sont certes ambigus, fragiles, ils ont les yeux fermés au désir de l'autre, et demeurent captifs de fantasmes différents qu'ils ne savent pas toujours combler. Dans une écriture sobre et précise, Hugo Marsan ouvre des espaces équivoques, lieux de métamorphoses et de mutations. Ses histoires reflètent un univers tout contemporain, celui de la confusion des sexes et de l'amour.

  • Baptiste-Marie Bon monte de Bergerac à Paris pour y suivre des études de médecine. Dès le bizutage, le carabin séduit la gent féminine. Ce début prometteur annonce vite d'autres conquêtes.

  • 60 écrivains répondent à la question, parmi lesquels : Jacques Abeille, François Cavanna, Serge Grunberg, Elisabeth Huppert, Chloé Radiguet et Philippe Sollers.

  • À la fin des années 80, Werner, étudiant allemand, vient poursuivre ses études à Paris. Il prend pension chez la vieille Hannah, qui vit sur place avec Salomé, sa petite-fille. Elles sont juives. L'une a connu la guerre, l'autre pas. Installé dans le grenier, Werner découvre dans des coffres d'intrigantes traces du passé. Ce fils d'ancien officier nazi tente alors de reconstituer l'histoire de la famille qui l'héberge. Il part à la rencontre de plusieurs générations de femmes, l'une le menant à l'autre, à la manière des poupées russes, les matriochkas. De Hannah à Myriam Rosenstein, de Maria Blum à Elizabeth, Werner soude les divers maillons de la chaîne. Quitte à entreprendre un voyage aux États-Unis et en Israël. D'abord par jeu, puis par amour, Salomé l'accompagne dans ses recherches. La passion l'emporte sur la patience. De rebondissements cruels en conséquences inattendues, Salomé laisse Werner s'approprier sa vie, son passé...

  • Changer de nom ne se résume pas à choisir un pseudonyme. En 1980, l'auteur s'appelait Jean-Marie Geng. Sociologue et polémiste notoire, il vivait et enseignait à Strasbourg. Pour marquer son entrée en littérature, il quitte l'enseignement, s'installe à Paris et se donne le nom d'une ville. C'est ce que raconte, entre essai et récit, journal intime et carnet de voyage, ce livre.

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