Littérature générale

  • La vie d'Émilienne, c'est le Paradis. Cette ferme isolée, au bout d'un chemin sinueux. C'est là qu'elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Les saisons se suivent, ils grandissent. Jusqu'à ce que l'adolescence arrive et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui dévaste tout sur son passage. Il s'appelle Alexandre. Leur couple se forge. Mais la passion que Blanche voue au Paradis la domine tout entière, quand Alexandre, dévoré par son ambition, veut partir en ville, réussir. Alors leurs mondes se déchirent. Et vient la vengeance. Une bête au Paradis est le roman d'une lignée de femmes possédées par leur terre. Un huis clos fiévreux hanté par la folie, le désir et la liberté.

  • La vraie vie

    Adeline Dieudonne

    Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle
    des parents. Et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros
    gibier. Un prédateur en puissance. La mère est transparente,
    amibe craintive, soumise à ses humeurs.
    Avec son frère, Gilles, elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre.
    Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse en
    attendant la petite musique qui annoncera l'arrivée du marchand
    de glaces. Mais un jour, un violent accident vient faire
    bégayer le présent. Et rien ne sera plus jamais comme avant.
    La Vraie Vie est un roman initiatique détonant où le réel vacille.
    De la plume drôle, acide et sans concession d'Adeline
    Dieudonné jaillissent des fulgurances. Elle campe des personnages
    sauvages, entiers. Un univers à la fois sombre et sensuel
    dont on ne sort pas indemne.

  • Qui prête attention à Joe ? Ses doigts agiles courent sur le clavier des pianos publics dans les gares. Il joue divinement Beethoven. Les voyageurs passent. Lui reste.
    Il attend quelqu'un, qui descendra d'un train, un jour peut-être.
    C'est une longue histoire. Elle a commencé il y a cinquante ans dans un orphelinat lugubre.
    On y croise des diables et des saints.
    Et une rose.

  • Ma reine

    Jean-Baptiste Andrea

    Vallée de l'Asse. Provence. Été 1965. Il vit dans une station-service avec ses vieux parents. Les voitures qui passent sont rares. Shell ne va plus à l'école. Il est différent.

    Un jour, il décide de partir. Pour aller à la guerre et prouver qu'il est un homme. Mais sur le plateau qui surplombe la vallée, nulle guerre ne sévit. Seuls se déploient le silence et les odeurs du maquis. Et une fille, comme un souffle, qui apparaît devant lui. Avec elle, tout s'invente et l'impossible devient vrai. Il lui obéit comme on se jette du haut d'une falaise. Par amour. Par jeu. Et désir d'absolu.

    Ma reine est une ode à la liberté, à l'imaginaire, à la différence. Jean-Baptiste Andrea y campe des personnages cabossés, ou plutôt des êtres en parfaite harmonie avec un monde où les valeurs sont inversées, et signe un conte initiatique tendre et fulgurant.

  • Dernière visite à ma mère Nouv.

    Un récit bouleversant sur un sujet sensible qui nous concerne tous un jour ou l'autre : l'accompagnement d'un parent en fin de vie.
    La lettre d'une fille à sa mère. Pendant deux ans et demi, Marie-Sabine Roger a visité sa mère placée en Ehpad, avant qu'elle ne décède, à 94 ans, quelques semaines avant le confinement. Très vite, la vieille dame est rendue incontinente et grabataire, faute de personnel à ses côtés. Les mains n'obéissent plus, la mémoire s'évapore, la dépression s'installe. On l'infantilise, on la médicamente pour qu'elle ne crie plus sa solitude. Bientôt, elle ne sera plus que silence. Jusqu'à la fin, cependant, sa fille cherche à renouer les liens avec cette mère qui fut toujours distante et peu chaleureuse. Elle s'interroge : a-t-elle jamais été aimée par cette femme-enfant capricieuse ? Peut-on se dire ce qu'on ne s'est jamais dit à la fin du jour ?
    Un sujet universel le grand âge, les conditions d'accueil en Ehpad, les rapports qui s'instaurent Avec les parents dépendants, et en écho notre propre vieillissement : autant de sujets traités ici qui nous touchent directement.
    Un cri d'alarme " Si vieillir est inéluctable, vieillir mal n'est pas obligé ", conclut Marie-Sabine Roger, qui en appelle dans ce livre humaniste à un accompagnement digne des personnes âgées. Il fallait son écriture à l'os pour rendre l'émotion aussi poignante, et donner toute sa portée à ce récit.

  • Liv Maria

    Julia Kerninon

    Son nom est Liv Maria Christensen.
    Elle fut l'enfant solitaire, la jeune fille fiévreuse, l'amoureuse du professeur d'été, l'orpheline et l'héritière, l'aventurière aux poignets d'or. Maintenant la voici mère et madone, installée dans une vie d'épouse. Mais comment se tenir là, avec le souvenir de toutes ces vies d'avant ? Faut-il mentir pour rester libre ?

    Julia Kerninon brosse le portrait éblouissant d'une femme marquée à vif par un secret inavouable. Et explore avec une grande justesse les détours de l'intime, les jeux de l'apparence et de la vérité.

    Née en 1987 à Nantes, Julia Kerninon est l'une des voix importantes de la nouvelle génération d'autrices. Ses précédents livres ont été couronnés de nombreux prix, salués par la critique et traduits à l'étranger. Avec ce cinquième roman, elle affirme encore son talent.

  • Sa vie, c'est d'écrire. À la main, toujours. D'un seul souffle, Christian Bobin compose un livre entièrement fait de lettres. Chacune est rare, précieuse.

    Elles sont adressées à sa mère, à l'ami, à un nuage, à une sonate. Au poète Ryokan aussi, ce moine et ermite japonais, génie de l'enfance. La lettre est ici le lieu de l'intime, l'écrin des choses vues et aimées. Elle célèbre le simple, le miracle d'exister. Et d'une page à l'autre, nous invite au recueillement et à la méditation.

  • Il était une fois une bande de joyeux ouvriers, artistes de la débrouille. L'un d'eux, Figuette, est marié à une jeune femme aussi irrésistible que fantasque, Moïra. Mais, comme dans tous les contes cruels, la foudre frappe : Moïra se fait la belle et Figuette se retrouve seul avec leur petite Zoé.
    L'usine menace de fermer, les grandes vacances approchent, l'argent manque... Alors Figuette tente l'impossible pour enchanter les jours gris. Et reconquérir sa muse.

  • Jean-Claude Guillebaud est un témoin capital.
    Grand reporter, il a arpenté le monde et les guerres du dernier demi-siècle. Lecteur passionné, familier des intellectuels et des poètes, il construit une oeuvre salutaire. À chaque livre, il s'épure, comme concentré sur l'essentiel. Quand un virus survient, la société craque et se révèle fragile, menacée par les inégalités, la violence, les illusions d'une époque qui a érigé l'individu en alpha et oméga de tout. À rebours des professeurs d'apocalypse, ce livre est un manifeste d'espérance : la douceur peut devenir une arme de combat et l'entraide briser la loi du plus fort. Un essai lumineux pour les temps obscurs, qui fait appel au meilleur de nous-mêmes.

  • C'est l'histoire d'une femme qui a cru au paradis en s'installant sur l'île de Java.
    Mais quand elle se retrouve derrière les hauts murs de son Complex pour Occidentaux, elle découvre une autre réalité, un autre homme et le décor de rêve se fissure.
    Elle refuse d'être écartelée entre deux mondes. Elle vient d'avoir trente ans, un âge pour vivre ou pour mourir. Elle va choisir de vivre.

  • L'autre Rimbaud

    David Le Bailly

    La photo est célèbre. C'est un premier communiant, cheveux sagement ramenés sur le côté, regard qui défie l'objectif. Il s'appelle Arthur Rimbaud. Mais sur le cliché d'origine posait aussi son frère aîné, Frédéric. Cet autre Rimbaud a été volontairement supprimé de l'image. Comme il fut « oublié par la plupart des biographes.
    Pourtant, les deux frères furent d'abord fusionnels, compagnons d'ennui dans leurs Ardennes natales. Puis leurs chemins se séparèrent. L'un a été élevé au rang de génie, tandis que l'autre, conducteur de calèche, fut banni par sa famille, effacé de la correspondance d'Arthur et dépossédé des droits sur l'oeuvre.
    En quoi était-il si gênant ce frère ? Pourquoi une telle conspiration familiale ?

    On croyait tout savoir du plus célèbre des poètes. Il restait encore une part d'ombre.

    Auteur de La Captive de Mitterrand, qui fut un succès critique et public, David Le Bailly signe ici un roman singulier, où la fiction se mêle à l'enquête. Il raconte, interroge, imagine et dissèque avec talent la mécanique implacable des secrets de famille.

  • De la rencontre à la vie commune : un dialogue amoureux, sensuel et visuel entre Mathias Malzieu et Daria Nelson.
    À quarante ans, peut-on tomber amoureux avec la même fraîcheur que lorsqu'on était adolescent ? Mathias Malzieu et Daria Nelson en sont la preuve vivante. Lui avec les mots, elle avec les images, ils racontent leur première rencontre qui a " déréglé joyeusement la métrique amoureuse ", puis l'envie, deux jours plus tard, d'une vie ensemble. Les scènes se suivent, mêlant le réel à l'imaginaire, le quotidien aux fantasmes et aux rêves. Le corps est objet de désirs : les pieds sont des poissons tropicaux, une paire de fesses devient un trésor de pirates, un sexe est un instrument de musique. Entre les scènes, le chanteur Malzieu évoque ses frères aînés : Boris Vian, Serge Gainsbourg et Alain Bashung.

  • Cinq dans tes yeux

    Hadrien Bels

    Son surnom, Stress, c'est Nordine qui le lui a donné. C'était les années 90, dans le quartier du Panier, à Marseille, au-dessus du Vieux-Port. Il y avait aussi Ichem, Kassim, Djamel et Ange. Tous venus d'ailleurs, sauf lui : sur la photo de classe, Stress tranchait avec sa peau rose.

    Aujourd'hui les bobos rénovent les taudis du centre-ville et les pauvres ont été expulsés vers les barres d'immeubles avec ascenseur en panne. Les potes d'hier sont devenus chauffeur de bus, agent de sécurité, dealer - ou pire.

    Un peu artiste, moitié loser, Stress rêve, lui, de tourner un film sur leur vie d'avant, quand ils enchaînaient les boîtes de nuit afros, les virées à la plage, les bagarres et les délires aux accents mêlés. Alors Stress écrit Cinq dans tes yeux pour conjurer le sort. La langue est inventive, fulgurante. Un roman drôle et insolent comme la vie.

    Hadrien Bels est marseillais.
    Cinq dans tes yeux est son premier roman.

  • Il est temps d'agir

    Carola Rackete

    On l'appelle " Capitaine Courage ".
    Carola Rackete a 32 ans. Le 29 juin 2019, aux commandes du Sea-Watch 3, elle a accosté à Lampedusa pour sauver 40 migrants en état de détresse à bord.
    Elle a bravé l'interdiction de débarquer, au nom de ses convictions. " Ce n'était pas un acte de violence, seulement de désobéissance. "
    Dans ce livre-manifeste, elle nous alerte sur le sort des réfugiés et l'état de notre planète. Il n'y a plus un instant à perdre pour construire un monde plus juste.
    À la suite de Greta Thunberg, elle incarne la génération du changement. " Quand, sinon maintenant, la chance se présentera-t-elle de changer le système ? " Allons-y.

  • Grande fi gure de la scène slam en Belgique, Lisette Lombé est une voix féministe puissante, qui défend avec rage toutes les minorités.
    La famille, au sens large. Les parents bien sûr, mais aussi les frères et soeurs de luttes. Antiracistes, féministes, queers, politiques, les mots de Lisette Lombé font battre le pavé et le coeur du lecteur. Écrire est un besoin vital pour dénoncer les violences, les injustices, les crimes impunis, avec toujours la scène comme terrain d'exploration : le slam est conçu pour être dit, l'écriture rythmée, intense et expressive. Lisette Lombé s'exprime aussi à l'aide de collages, rappelant les grandes heures des combats pour les droits civiques des Noirs américains (Angela Davis, Martin Luther King ...). Face à l'adversité, à la rudesse, à la colère, un seul mantra : Brûler, brûler, brûler.

  • Le corps, le désir, l'amour : quand liberté rime avec intranquillité. Les mots sans concession d'une jeune femme d'aujourd'hui pour dire nos peurs et notre besoin d'absolu.

  • Lettre à tous ceux qui veulent changer de vie.
    En novembre 2019, Pedro Correa sort de l'anonymat en prononçant un discours à l'École polytechnique de l'Université de Louvain (Belgique). Ces mots sont immédiatement plébiscités dans le monde entier par des millions de personnes sur les réseaux sociaux et dans la presse.
    Pourquoi un tel succès ? Pedro Correa, comme de nombreux contemporains, s'interroge sur le sens de sa vie. Tout semblait parfait, avec une existence professionnelle et familiale " réussie " selon les codes habituels. Pourtant le bonheur n'était pas au rendez-vous. Ce jour-là, il a raconté comment il a pris soudain conscience de son mal-être et le chemin qu'il lui a fallu parcourir pour se libérer de la tyrannie des diktats. Pour lui, la clef du bonheur n'est pas dans la compétitivité mais plutôt dans la recherche d'une vie en accord avec soi-même. Il revient sur les raisons qui emprisonnent toute vie, les fantômes du passé, les multiples injonctions auxquelles on pense devoir obéir, et les différentes étapes pour s'émanciper des peurs et trouver un chemin de renaissance.

  • Florent Bénard raconte dans ce texte vibrant la force du lien et de l'entraide qui l'unit à son frère Samuel malgré et grâce à la différence.
    Il est à part. À deux, on est plus forts.
    C'est l'histoire d'une fratrie pas comme les autres... Florent est né trois ans après Samuel, mais ils pourraient être jumeaux. Ils sont aujourd'hui trentenaires et souvent on les prend l'un pour l'autre ! Pourtant un mot les sépare : l'autisme. Rude épreuve pour la famille, qui a dû faire face aux interrogations du corps médical - le " cas " Samuel est resté une énigme. Il a fallu affronter les regards hostiles, lutter pour faire accepter ce petit garçon extraterrestre.
    En avril 2018, Florent Bénard témoigne avec son grand frère Samuel, devant le président de la République, au collège des Bernardins. Leur parole sur la force de leur relation rencontre un large écho. S'ensuivront de nombreux appels à témoigner. Récit autobiographique, Mon frère est un extraterrestre est son premier livre pour adultes.

  • 1954. C'est dans un village perdu entre la France et l'Italie que Stan, paléontologue en fin de carrière, convoque Umberto et Peter, deux autres scientifiques. Car Stan a un projet. Ou plutôt un rêve. De ceux, obsédants, qu'on ne peut ignorer. Il prend la forme, improbable, d'un squelette. Apatosaure ? Brontosaure ? Il ne sait pas vraiment. Mais le monstre dort forcément quelque part là-haut, dans la glace. S'il le découvre, ce sera enfin la gloire, il en est convaincu. Alors l'ascension commence.
    Mais le froid, l'altitude, la solitude, se resserrent comme un étau. Et entraînent l'équipée là où nul n'aurait pensé aller. De sa plume cinématographique et poétique, Jean-Baptiste Andrea signe un roman à couper le souffle, porté par ces folies qui nous hantent.

  • Cet été-là, Isabelle de Courtivron s'aperçoit qu'elle a perdu en souplesse et s'essouffle plus vite. Son corps s'est usé. Elle a du mal à adopter Instagram ou Facebook. Elle se surprend à voir partout, tout le temps, des plus jeunes qu'elle. Ce qui lui arrive ? L'âge. Elle est devenue vieille.
    Independante, voyageuse, féministe, Isabelle de Courtivron était professeure de lettres aux États-Unis. Soudain, plusieurs années après la retraite, elle se rend compte qu'elle est devenue inaudible ; invisible.
    Sans fard, elle raconte avec humour ce basculement qu'elle n'a pas anticipé. Elle revisite son passé, ses amitiés et ses amours. Une lecture émouvante sur l'âge qui vient.
    Tournant le dos à la vie conventionnelle qui l'attendait, Isabelle de Courtivron a vécu aux États-Unis. Elle a enseigné à l'université de Brown et au MIT. Spécialiste de bilinguisme et des écrits féministes, elle a publié sur des romancières comme Violette Leduc ou Clara Malraux.
    L'été où je suis devenue vieille est son premier récit.

  • Il était une femme qui avait une folle envie d'aimer.
    Mais le garagiste bien foutu est trop timide, le dragueur du rayon surgelés est quasi borgne et celui qui lui plaît vraiment est déjà pris. Aux terrasses de café, sur les quais de gare, elle ne voit que des amoureux. Il y a ces vieux couples qui durent, et ceux qui font semblant, il y a les grands romantiques qui ne la font pas rêver du tout. Heureusement, il lui reste Babar, le zonard alcoolique du quartier. Babar avec ses tonnes de compliments, pour les jours où elle ne se sent pas belle. Babar le fidèle.
    En quelques courtes scènes, Sandrine Sénès campe la vie d'une célibataire d'aujourd'hui. Et brosse un portrait plein d'humour et d'autodérision.
    Sandrine Sénès est scénariste et comédienne. Elle est l'autrice d'un premier livre, Je regarde passer les chauves (Quadrature, 2016).

  • Ça s'est passé un samedi, il y a six ans. Comment Raphaël pourrait-il l'oublier ? Ils étaient comme des frères : Kevin, Ryan, Idriss, Thomas, Lucas, Saïd et lui. Et Quentin, dit « Queue de rat », le dernier arrivé dans la bande. Quentin, le frère jumeau d'Iris...
    Les journées étaient longues, dans cette petite ville.
    Fallait bien tuer le temps. Zoner, toujours dans le même décor, regarder des vidéos sur YouTube, fumer des joints et boire des bières dans le cabanon d'un jardin ouvrier. Ils se lançaient des défis, testaient leurs limites... jusqu'à ce jour maudit.
    Dans une langue à la fois crue et tendre, Claudine Desmarteau livre un roman au scénario implacable sur la violence de l'adolescence. Une grande histoire de culpabilité et de résilience.

  • Honoré et moi

    Titiou Lecoq

    Parce qu'il était fauché, parce qu'il a couru après l'amour et l'argent, parce qu'il finissait toujours par craquer et s'acheter le beau manteau de ses rêves, parce qu'il refusait d'accepter que certains aient une vie facile et pas lui, parce que, avec La Comédie humaine, il a parlé de
    nous, j'aime passionnément Balzac.»
    Tout le monde connaît Balzac, mais bien souvent son nom reste associé aux bancs de l'école. Avec la drôlerie qu'on lui connaît, Titiou Lecoq décape le personnage. Elle en fait un homme d'aujourd'hui, obsédé par l'argent, le succès, l'amour, dans un monde où le paraître l'emporte sur le reste. Sous sa plume, ce géant de la littérature devient plus vivant que jamais.
    Titiou Lecoq est féministe, romancière et essayiste. Elle a notamment publié Libérées ! Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale (Fayard, 2017; Le Livre de poche, 2019) et
    Les Morues (Au diable vauvert, 2011; Le Livre de poche, 2013).
    Elle collabore à plusieurs médias, dont Slate, et anime un blog, Girls and Geeks.

  • Sale gosse

    Mathieu Palain

    Wilfried naît du mauvais côté de la vie.
    Sa mère, trop jeune et trop perdue, l'abandonne. Il est placé dans une famille d'accueil aimante. À quinze ans, son monde, c'est le foot. Il grandit balle au pied dans un centre de formation. Mais une colère gronde en lui. Wilfried ne sait pas d'où il vient, ni qui il est. Un jour sa rage explose ; il frappe un joueur. Exclusion définitive. Retour à la case départ. Il retrouve les tours de sa cité, et sombre dans la délinquance. C'est là qu'il rencontre Nina, éducatrice de la Protection judiciaire de la jeunesse. Pour elle, chaque jour est une course contre la montre ; il faut sortir ces ados de l'engrenage. Avec Wilfried, un lien particulier se noue.
    D'une plume hyper-réaliste, Mathieu Palain signe un roman percutant. Il nous plonge dans le quotidien de ces héros anonymes et raconte avec empathie une histoire d'aujourd'hui, vraie, urbaine, bouleversante d'humanité.

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