Littérature générale

  • Quatre schizophrènes aux frontières de la raison humaine se côtoient, se frôlent, s'évitent entre les couloirs de l'hôpital et leurs froids appartements thérapeutiques. Prisonniers de leurs hallucinations, captifs de leur monde intérieur, ils se montrent aussi capables d'une étonnante fraternité, d'une frappante lucidité, parfois même d'amour. C'est à la lumière de témoignages réels recueillis par la jeune psychologue Margot Morgiève entre 2006 et 2008 que cette pièce de théâtre a été écrite.

  • "Jardinier à bord des paquebots blessés dans les creux des mensonges, Ernest Pépin laboure l'âme et l'intelligence de l'île et sème à profusion les mémoires nocturnes. Il loue le feu de l'amour. Il faut entrer dans Le jardin de nuit où le poète nous associe au partage des agapes et à celui de savourer les fruits de l'intuitive émotion. La poésie du quimboiseur guadeloupéen est une invitation à vivre la Nuit épuisée par les regards de la mer des Ténèbres." (extrait de la préface de Danièle Maoudj)

  • En explorant les relations complexes entre bruit et musique, Louis Chrétiennot revisite l'histoire de la musique occidentale au regard des récentes évolutions : lorsque les moteurs se sont installés dans notre vie quotidienne, ils ont fait voler en éclats la frontière qui jusqu'alors séparait la musique du bruit. L'auteur trace les contours des nouveaux genres musicaux engendrés par cette révolution qu'a été la production de musique par des instruments mécaniques, électroniques ou informatiques.

  • En tournant avec Humphrey Bogart Le port de l'angoisse, à l'âge de dix-neuf ans, Lauren Bacall devient aussitôt une star. Son exceptionnelle carrière d'actrice, son mariage avec Bogart, dont elle sera veuve en 1957, feront d'elle une authentique légende. Loin des clichés de la presse people, Lauren Bacall raconte avec humour, franchise et truculence à Herb Stone, journaliste de Vanity Fair, ses succès et ses échecs, dans la vie ou sur l'écran.

  • Rebelles, nous pensions pouvoir vivre un corps autre, créateur, une "chair profonde",surgissante; qu'à partir de cette chair se construirait une société alternative, à l'instar de la beat generation, qu'elle enjamberait le vide du siècle finissant, qu'elle nous sortirait de l' "asphyxiante culture". Nous n'avions pas soupçonné la mondialisation, la férocité du libéralisme à venir. Nous avions des modèles, nous revendiquions un rapport nouveau à l'instant, sans se douter que du même coup nous retrouvions l'Orient. Voici ce roman de la contreculture, retour sur une utopie.

  • Le présent ouvrage, nommé en hommage à Brighton, ville culte de l'affrontement des mods et des rockers dans les années soixante, décrit la passion de l'adolescence sur fond de renouveau du rock au milieu des années 2000. Une passion qui vient s'écraser, parfois avec violence, contre une réalité plus prosaïque. La banlieue pavillonnaire, les losers, la masturbation, la tout mêlé de rêves de grandeur et de rédemption... tout un programme !

  • Un bestiaire, Apollinaire l'a fait, et très bien. C'était Le cortège d'Orphée. Ici, pas de cortège, plutôt une joyeuse tribu un peu dépenaillée. Et puis des animaux qui insistent sous tous leurs angles, jusqu'à quatre fois. Certains d'entre eux ont mauvaise réputation : ce sont mes préférés. Je ne sais pourquoi, ils sont venus en nombre réclamer leur grandeur cachée ou chanter leur noble misère. Mais ils ont souvent de l'humour et tous ont leur splendeur d'être.

  • Le présent ouvrage met en scène un flic tsigane aux prises avec le crime, la corruption, le détournement de fonds, le racisme, l'immoralité, et toutes ces sortes de choses, bref tout ce qui fait les joies de la Hongrie d'aujourd'hui. Cet ouvrage allie l'insolence, le sarcasme, le grincement de dents, les trouvailles stylistiques (dignes de L'"Ulysse" de James Joyce), à la brutalité (chère au "Berlin Alexanderplatz", d'Alfred Doblin). Il s'agit là du premier livre traduit en français de l'auteur Akos KERTESZ.

  • Makra

    Akos Kertesz

    La traduction française de Makra paraît, en dilettante, à l'occasion du cinquantenaire de la révolution hongroise de 1956. En Hongrie, Makra a été l'un des plus grands succès de librairie des années 1970. Akos Kertesz fut le premier écrivain hongrois à oser aborder la révolution de 1956 d'un point de vue impartial. Incapable d'agir contre ouvrage passionnant, populaire, la censure de l'époque a préféré le tolérer. Makra n'a rien perdu de son actualité. Les trois femmes, les trois amours de son héros ouvrier s'inspirant des traditions petites bourgeoises, de la révolte individuelle, et, plus simplement, de la prise de conscience de la réalité des choses que l'on vit.

  • Lorsqu'une psychanalyste compagne d'un peintre observe le couple singulier qu'ils forment depuis plus de cinquante ans, son regard se dédouble puisqu'elle est à la fois celle qui a partagé un quotidien fait du labeur obstiné de la création, de ses doutes, ses fulgurances, et celle qui s'interroge encore sur les ressorts complexes d'un effacement lucide et assumé devant l'homme-artiste. Ecrite avec humour, émotion et gravité, cette étude donne au témoignage de Maria Pierrakos tout son intérêt et son originalité.

  • Connaître Breton, c'est à la fois l'admirer, l'aimer peut-être, et rendre l'écrivain au domaine auquel il appartient, la littérature. Mais c'est aussi approcher un homme affligé d'une "coupure de l'esprit", d'une perte de contact avec la réalité et d'un conflit insurmontable entre le Moi et le monde. Y aurait-il "deux Breton", le poète issu du romantisme et le "Pape du surréalisme" ? D'où la contradiction dont il était prisonnier, tourmenté comme les grands mystiques par le divorce éternel de la réalité et du rêve.

  • Si : 1/Vous vous êtes déjà inscrit(e) sur un site de rencontre en ligne.
    2/ Internet a largement modifié votre approche de la sexualité, que vous soyez célibataire ou en couple.
    3/ Vous avez déjà échangé des sextos ou des photos de vos charmes avec de parfait(e)s inconnu(e)s de la toile.
    4/ Internet est à vos yeux un merveilleux supermarché libérateur de vos indicibles fantasmes.
    Alors, ce livre est votre histoire !

  • Erotik mental food

    Natyot

    Si le but de l'érotisme est de susciter le désir sexuel, alors je n'écris pas de la poésie "érotique". Mes textes n'ont pas cette fonction, même s'ils ont certainement une dimension charnelle. Ils décrivent les relations humaines qui s'expriment à travers la chair, qu'elles soient tendres, sales obsessionnelles, dégradantes ou valorisantes sans forcément exposer un érotisme construit sur le phantasme ou le rêve sexuel.

  • "Ca se passe en Australie et il y a un kangourou qui s'appelle Ulu... En fait, non ça raconte l'histoire du monde tel que le voit Dominique Agostini. Il y a quelqu'un qui s'est fait castrer, pendant que le satellite espion KH12 zoome sur les quais. Dans une grotte en Afghanistan des pigeons voyageurs annoncent la mort de Massoud. Ensuite ça se complique. La petite fille n'aime plus babar. Elle veut le dépecer, en faire des jambons, ce qui est bizarre, car des jambons de Babar ce n'est guère courant, mais elle a ses raisons." Vincent Ravalec.

  • Bluesman

    Greg Lamazères

    Un journaliste français fan de blues, peut-être parce qu'il est de Toulouse, part chercher dans les boues du Delta et les rues de l'Alabama la vérité de la musique qu'il aime, non pas les cris de Johnny, mais le cri des Noirs. Au milieu des ruines, il tombe vite sur Rosco Lenoir, bluesman et joueur d'harmonica, sorcier et pitre. Les souvenirs de Lenoir sont comme le Congo remonté par Conrad jusqu'à Kurtz. Reste à ne pas sombrer.

  • Là où "cette chaleur discrète vous emplit la bouche lorsque vous prononcez son nom en apparence si ordinaire".
    Cette saveur, Ibrahim et Melissa la partagent. Et ils parlent.
    A travers ce récit, aussi bref qu'attachant, écrit par l'une des nouvelles voix de la littérature de l'Ex-Yougoslavie, il faut bien comprendre qu'ici-bas siègent nos vies : douces, courtes, violentes.

  • "Les Figures du loup forment un tout organique et un parcours dans lequel tu auras peut-être la généreuse audace, cher lecteur, de t'aventurer. Tu y trouveras, je l'espère, des reflets de ta propre âpreté, de ton ardeur à vivre et de la comédie humaine dans laquelle nous nous débattons." Un recueil de nouvelles poignantes, justes à ne surtout pas manquer.

  • Au début, c'est plutôt du Shakespeare. Après, c'est carrément du Céline (du côté de chez Bardamu).
    Après Un jour de trop (Fleuve noir/Engrenage), Jean-Louis Derenne signe là un second texte au style mordant rythmé par ces rencontres nocturnes, de bitume.
    " Isidore, c'est mon nom. Isidore, pas méchant mais tellement mal poli. Grande âme, pourtant... envies minuscules. Idées fixes, borné, curieux tout à la fois, chaste et furieusement vicelard.
    Creuset, poubelle, sacré tas de merde et de roses emmêlées.
    Homme pour tout dire. Petit homme égaré...3

  • Il s'agit dans ce livre d'une femme dans laquelle se projette l'auteur. "Elle" a notre âge. Elle écrit de façon licite, mais sans espoir de retour, des lettres à son médecin psychiatre. La matière de cette correspondance ? Le sexe, bien sûr ; l'appel d'une révolution ; l'histoire ancienne et la vie matérielle ; mais principalement la décrépitude. Peut-être auras-tu comme Claire Mercier, cher lecteur, le désir d'un épilogue, c'est-à-dire d'une fin qui te laisserait sain et sauf ?

  • C'est la couleur des rêves cela ne ressemble à rien d'autre.
    Une sorte de parenthèse, une attente poétique, en nous et au-dehors, s'échapper de soi pour se reconnaître.

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