Littérature générale

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En Afrique, au Moyen-Orient ou dans les républiques de l'ex-Union soviétique, des organes de presse sont directement utilisés pour lancer des appels à la haine et à la violence. Devant la montée de ces médias de la haine, Reporters sans frontières, une organisation de défense de la liberté de la presse dans le monde, a envoyé des journalistes dans une dizaine de pays, pour enquêter.

  • La modernité déferle sur notre monde, elle nous envahit pour notre salut ou pour notre infortune. Elle est devenue une référence presque obsessionnelle pour les hommes d'État du tiers monde, comme pour les dirigeants soviétiques ou chinois, pour les eurocrates, comme pour les chefs d'entreprise, pour les stratèges nucléaires, comme pour les théologiens, pour les gens de médias, comme pour les experts en ingénierie sociale, pour les vendeurs de lessive, comme pour les urbanistes. C'est ce moment planétaire que le présent essai tente d'analyser, en prolongeant la réflexion proposée il y a six ans dans De la modernité. La modernité-monde s'inscrit, et se met en scène, dans des lieux de modernité, des lieux dont l'image fortement symbolique ouvre ici chaque chapitre et introduit ses analyses : Hongkong et Beaubourg, les stades géants et la forêt amazonienne en feu. Notre modernité-monde est là et bien là. Il y a ceux qui aiment, ceux qui sont plutôt révulsés, ceux qui réfléchissent, ceux qui ne se résignent pas au grand lâchez-tout, ceux qui sont prêts à s'adapter avec réalisme, ceux qui s'acharnent à chercher une issue, une alternative... De la modernité, que faut-il avoir le courage de remettre en cause, ainsi notre gaspillage, notre profusion, nos privilèges face à la misère du monde ? Et que faut-il plutôt s'efforcer de maîtriser lucidement, notamment dans le domaine des innovations technologiques ? J'espère communiquer au lecteur ma conviction que la première question est au moins aussi importante que la seconde.

  • Depuis sa première édition, en 1994, "La Mondialisation du capital" s'est imposé comme un livre de référence par l'ampleur de l'information présentée et la qualité de la synthèse réalisée. Cette édition de 1997 permet en outre de prendre la mesure des bouleversements apportés depuis la fin des années 80 par la montée en puissance de la logique financière (fonds de pension, marchés financiers...) qui s'impose de plus en plus aux entreprises industrielles et aux États. Cependant ce pouvoir de la finance ne s'est pas forgé tout seul : sa force, tout comme celle du capital industriel et, a contrario, la faiblesse du mouvement ouvrier sont à la fois cause et conséquence des politiques libérales qui ont déréglementé les échanges internationaux de marchandises, de services et de capitaux, qui ont privatisé les services publics et qui s'attaquent à l'État-providence depuis le début des années quatre-vingt. C'est donc à une analyse complète - et détaillée - des circuits économiques de valorisation du capital que nous invite l'auteur. La thèse est forte, et s'inscrit en faux contre ceux qui soutiennent que la mondialisation n'est qu'un avatar mineur dans l'évolution de l'économie de marché.

  • L'auteur raconte l'aventure d'un projet de développement exemplaire en Équateur : des médecins, des agronomes, des agriculteurs décident, au fil d'une pratique quotidienne, de travailler ensemble, et ce à l'écoute du monde paysan. C'est en tentant d'améliorer la situation nutritionnelle des familles, dans les montagnes andines et dans un secteur de colonisation, que des médecins prennent conscience de l'impossibilité d'avancer dans leur travail sans un partage des savoirs avec les paysans, sans un retour, avec leur aide, à certaines pratiques traditionnelles, sans une collaboration étroite avec les agronomes et les éducateurs. Ce projet atypique est mené avec les relais nationaux, ce qui autorise sa répétition. Il propose aussi des pistes aux autorités nationales comme aux instances internationales, en quête de stratégies d'intervention contre la malnutrition.

  • Bien que les médias ne lui portent qu'un intérêt à éclipses, la question des sans-papiers est désormais posée de façon permanente à la société française et à l'Europe. Et ce ne sont pas les régularisations partielles et temporaires intervenues ces dernières années qui peuvent laisser espérer une solution.



    Comme le montrent les auteurs de cet essai, le problème tient à des facteurs structurels, dont rien ne permet de penser qu'ils pourraient disparaître dans un avenir prévisible par un simple bricolage institutionnel : la persistance d'une offre significative de travail clandestin liée aux profits substantiels de la « délocalisation sur place », encourageant une « clandestinité officielle » ; l'illusion entretenue de la maîtrise étatique des phénomènes migratoires, au prix de l'insécurisation des populations d'origine étrangère ; le marasme de la coopération et l'ignorance dans laquelle notre système juridique tient les dispositions du droit international ; la tentation croissante d'un apartheid européen. Dans tous ces domaines, les auteurs proposent un « état des lieux », procèdent au recensement critique des idées reçues, avancent des contre-propositions nouvelles. Et, sur la base de ce solide argumentaire, ils dénoncent avec vigueur les contre-vérités du discours gouvernemental justifiant le maintien dans la précarité de dizaines de milliers de sans-papiers.

  • Ce n'est pas un livre d'économie, mais un livre sur l'économie. D'une écriture ciselée et fluide, Philippe Thureau-Dangin nous mène au pays du libéralisme réel. L'envers de la société du spectacle, c'est une société de concurrence. Tout s'achète, tout se vend. Mais par le spectacle, les marchandises et la concurrence, les sociétés se donnent les moyens d'"oublier" les dégâts de la compétition. La concurrence est paradoxale, elle est à la fois ce qui arrête et ce qui pousse. Passage et obstacle, liberté et contrainte - contrainte librement choisie - elle a pris la place de la mort comme aiguillon de nos existences. Mais à quelle fin ? Le triomphe du libéralisme dans les années 80, l'écroulement du socialisme réel, le capitalisme, seul et partout, signifiaient pour certains la "fin de l'Histoire" promise par Hegel. Il n'en est rien. Mais les États semblent paralysés pour mener une politique face aux intérêts privés qui dirigent l'économie. Pourtant, de façon diffuse mais de plus en plus perceptible, la contestation - intellectuelle et sociale - gagne du terrain. L'essai de Philippe Thureau-Dangin s'inscrit dans cette mouvance. Il allie avec bonheur la réflexion critique et le plaisir du texte.

  • La guerre d'Algérie a reposé, de façon plus aiguë que jamais, le problème de l'objection de conscience, sous toutes ses formes : désertion, refus d'obéissance, insoumission. Maurice Maschino ne se considère pas comme un « objecteur de conscience » au sens habituel du terme ; il n'eût pas refusé, en d'autres temps, de faire son service militaire. Mais il est l'un de ces jeunes français « réfractaires » qui n'ont pas accepté de combattre en Algérie. Il explique dans ce cahier pourquoi il n'a pas jugé possible de porter les armes contre ceux qu'il nomme ses frères. « Le Refus » est le récit sincère, scrupuleux même, d'une lente prise de conscience. Instituteur à vingt ans aux confins marocains, puis professeur dans des lycées berbères et arabes, Maurice Maschino a appris à connaître le peuple d'Afrique du Nord, puis à l'aimer et à le comprendre, à vivre enfin quotidiennement son drame. C'est cette expérience personnelle qu'il s'efforce de livrer, le plus simplement possible.

  • La génération sortie de Mai 1968 a rejoint les casernes. Plongée dans ce monde archaïque de la peur et du mépris qui n'avait rien à lui dire, elle a redécouvert le sens de l'insolence qu'est la démocratie en actes. Le choc était inévitable, cent fleurs ont éclos. Que sont ces comités de soldats encore si mystérieux pour les civils ? Qui en sont les militants ? Meneurs ? Irresponsables ? Payés par Moscou ? ou par le pouvoir ? Et le syndicat de soldats ? Comment l'armée, forteresse inébranlable, a-t-elle pu se révéler comme un maillon faible sans projet, sans consensus, sans réponse autre que la répression, efficace mais bornée ? Qui répondra aux questions posées par les soldats ? N'a-t-on pas perçu la crise de doute chez les militaires professionnels et la crise de confiance dans la « nation » ? L'armée pourra-t-elle résister quand la parole du débat et la pratique de la démocratie l'auront envahie ?

  • Poincaré s'est catégoriquement opposé à la logique mathématique naissante. Est-ce le fait du mathématicien ou du philosophe ? Il a émis ses critiques dans des textes classés comme philosophiques. Mais que veut dire ici philosophique ? Poincaré ne dit nulle part : ceci est philosophique, ceci est scientifique. Pour le dégager, Anne-Françoise Schmid a complété la lecture philosophique par une étude « rhétorique » des relations entre sens et forme dans le texte philosophique de Poincaré. Les thèses philosophiques de Poincaré sont établies par transformation rhétorique de concepts et de procédures scientifiques. Et la construction philosophique vient ensuite juger, exclure, dans le travail de logique mathématique. Analyse restreinte à Poincaré philosophe. Mais essentielle pour comprendre sur un exemple le fonctionnement des recherches scientifiques selon des formes philosophiques.

  • « Pour savoir ce que c'est que la vie de mineur, il faut se dire qu'on y est condamné jusqu'à la mort, malgré les coups durs, les dangers, la misère. Faire une année de travaux forcés, ce doit être terrible, mais y être condamné à perpétuité... » Ainsi s'exprime Constant Malva dans « Ma nuit au jour le jour », écrit en 1937 et publié seulement quinze ans plus tard - et d'abord, en extraits, dans Les Temps modernes en 1947. De son vrai nom Alphonse Bourlard, Constant Malva est né en 1903 dans le Borinage en Wallonie. Fils de mineur, toute sa vie a été marquée par la mine : il a passé vingt ans dans la fosse et il est mort en 1969 des suites de la maladie professionnelle de la mine, la silicose. N'ayant même pas son certificat d'étude primaires, il a voulu écrire, pour témoigner, avec obstination. « Ecrire est un moyen de m'épancher, c'est une longue confidence à mes frères anonymes perdus dans la même nuit. » Ma nuit au jour le jour est un des grands livres produits par le groupe des « Ecrivains prolétariens » qui s'est constitué dans les années 1930. Mais c'est surtout un témoignage, un réquisitoire sur la vie des mineurs du Borinage. « J'ai voulu démystifier ceux qu'on appelle les "héros du sous-sol". Quelle invraisemblance. Il est difficile d'être un héros en consentant au sort d'esclave. » L'introduction de Bruno Mattéi replace dans le contexte historique et social de l'époque, Constant Malva et son récit « au ras des gestes » à l'encontre de toute l'imagerie traditionnelle.

  • Depuis vingt ans en Angleterre et au Danemark, depuis trois ans en France, des terrains pour l'aventure naissent. La notion évolue. Lieux de bricolage intensif ou lieux clos... ouverts au défoulement autorisé des délinquants, ils sont gagnés aujourd'hui par le politique. D'abord acteurs secondaires de l'occupation sauvage des terrains vagues par les jeunes, dans les zones hautement urbanisées, les animateurs tendent désormais à abandonner leur rôle traditionnel de clowns organisateurs pour s'interroger sur le sens de leur présence : l'espace urbain, l'activité sur les matériaux, la sexualité, le jeu social forment un tout, instituant une attitude antiautoritaire. Sans doute ces terrains pour l'aventure (espaces libres, transformables, enrichis de matériaux) offrent-ils aux pouvoirs politiques une occasion de limiter les dégâts causés par la densification urbaine. Pour ceux qui les occupent, ils sont une mise en question active de l'urbanisme délirant produit par la course au profit capitaliste. D'où de nombreux conflits. Une équipe d'animateurs fait le récit de sa pratique. Elle rassemble les réflexions nées d'une action commune, sur le terrain, depuis plusieurs années, dans la banlieue parisienne.

  • Ce livre est un tableau objectif de la situation des Caraïbes. Il est aussi un appel. Une enquête dans les Antilles (Cuba mise à part) - Antilles Françaises, Trinidad et Tobago, Jamaïque, Haïti - a valu à Ève Dessarre de rencontrer partout les mêmes problèmes et les mêmes drames : monoculture, surpopulation, sous-emploi, racisme, ce qui signifie : famine, misère, alcoolisme... Morcelées dans un réseau d'indépendances fictives, écartelées entre des cultures opposées, en proie aux monopoles étrangers, ces îles peuvent-elles accéder à un développement réel ?

  • En quoi la montagne constitue-t-elle un milieu à part, et de quelle montagne parle-t-on ? De celle des agriculteurs, des résidents secondaires, des écologistes, ou de celle des aménageurs du territoire... ? On doit parler "des" montagnes : un pluriel, source d'enjeux contradictoires. À quoi sert un office du tourisme ? Pourquoi interdire à un paysan de moderniser sa maison, sous prétexte que les transformations ne sont pas dans le style du pays ? Qu'est-ce qui justifie qu'un site soit dévolu au ski et à l'immobilier, ou classé et protégé ? Qui décide et comment ? Des conflits sur lesquels, le plus souvent, les montagnards eux-mêmes n'ont pas prise, ou si peu... Certes, il ne s'agit pas de bricoler une nouvelle utopie rustique, peuplée de "bons sauvages". Au contraire, en s'appuyant sur des données concrètes et actuelles, ce livre plaide pour que les montagnes redeviennent un banc d'essai de l'invention démocratique. Des montagnes où pourrait s'essayer une politique régionale plus proche des réalités vécues par leurs habitants ; une politique génératrice d'identités fortes, et porteuse de réelles coopérations transfrontalières. Au coeur même de ces coopérations, se joue peut-être l'intégration européenne, non seulement économique, mais aussi sociale et solidaire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En 1950, Lena Constante est arrêtée à Bucarest pour avoir été l'amie d'un des principaux dirigeants communistes, Lucretiu Patrascanu, tombé en disgrâce et exécuté en 1954. Elle passera 12 ans dans les prisons dont 8 années seule. C'est en 1977 qu'elle commencera à écrire ce récit, terminé en 1984 et rédigé en français.

  • Tristan Cabral est le poète qui avance avec des réserves de colère et de lucidité - ce qui l'empêche de tomber -, laissant derrière lui son visage, ses illusions. Il a peuplé son regard - sa mémoire - de l'agonie du monde. Il dit, dans sa traversée du temps, qu'il vit à des siècles de lui-même, à des océans de sa naissance. Tristan Cabral est de ces poètes qui arpentent, dans la solitude, les territoires de la douleur et du silence. Il marche à l'infini, désignant sa demeure loin des hommes défaits, dans les forêts visionnaires qu'il hante. C'est un voyageur. Chaque pays est une mémoire, chaque visage rencontré est une blessure ; il n'a plus de repères : Tous mes pays s'égarent dit-il. Il se demande où trouver une demeure humaine où nous pourrions laisser parler les peuples de notre âme. Mais, chaque voyage est une halte, une pierre nue sur laquelle il dépose les jours qui crépitent, comme des astres sur la cendre. Il va, étranger parmi les hommes, recueillant les oiseaux aveugles de son enfance, buvant l'eau des noyés, ses frères, ses doubles jusqu'à l'obscur, jusqu'à l'extrême exil. Extrait de la préface de Tahar Ben Jelloun

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Des femmes, épouses, amies, filles ou grand-mères aident l'auteur à renouer les fils dispersés de l'histoire d'un exil qui l'a séparé d'Alexandrie. Un guide pour la nostalgie d'une ville natale.

empty