• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'Apothéose des termites, à la fois chronique politique et analyse économique, est une tentative d'explication de « l'exception française » du chômage. La France est en effet la lanterne rouge des pays développés en matière de lutte contre le sous-emploi, malgré toutes les incantations officielles rabâchées sans effet depuis 20 ans. Il est aujourd'hui de notoriété publique que le déficit d'emploi est directement lié au « trop d'état ». C'est le poids exagéré de la dépense publique qui étouffe la machine économique, décourage l'innovation et obère la création d'entreprises. Mais l'intérêt de cet ouvrage est de dénoncer ceux qui profitent de cette situation et empêchent qu'on y porte des remèdes véritables, malgré la convergence des diagnostics. C'est la triple collusion entre la haute technocratie conservatrice, le syndicalisme du « tout fonctionnaire » et les hommes politiques, interventionnistes pour être influents, qui bloque toute réforme véritable. Elle enfonce notre pays dans un socialisme rampant et malthusien. C'est un véritable « mur de Berlin » intérieur qu'il faudrait abattre pour retrouver le chemin de la prospérité et du plein-emploi. Dans le style de la « lettre ouverte », l'auteur pousse un cri d'alarme à l'adresse des plus hautes instances de la République. Il montre le danger que fait courir aux fondements républicains de notre société la situation actuelle. On ne peut prôner les valeurs de la République qui ont instauré le libéralisme politique et pratiquer sur le plan économique le système colbertiste de l'état prédateur. C'est ce système qui est responsable de toutes les dérives financières auxquelles nous assistons et qui n'attirent de réaction des pouvoirs publics que dans un camouflage embarrassé. L'impunité de caste dont bénéficient les responsables de ces dérives blesse la société civile dans son sentiment de justice et d'équité et lui donne l'impression de payer par son labeur les gaspillages ostentatoires des « princes qui nous gouvernent ». C'est sur ce sentiment de révolte larvée, qui conduit au rejet en bloc de tout le système politique, que prospèrent les thèses extrémistes et populistes.

  • Prenant appui sur l'indicateur de gravité du chômage, l'auteur nous oblige à regarder la vérité en face : alternance ou pas, le chômage n'est pas prêt de diminuer. Il faut agir.

  • Dans toutes les professions, dans toutes les branches et à tous les niveaux, des hommes et des femmes résistent mieux que d'autres au chômage, et sont parfaitement bien dans leur peau : Pourquoi ? Qu'ont-ils de plus que vous et moi ? Existe-t-il, entre eux, des atouts communs qui soient accessibles à chacun d'entre nous, ou bien faut-il se résigner à vivre dans l'angoisse d'être un jour au chômage, comme si c'était aujourd'hui forcément à chacun son tour ? L'anti-chômage est un livre conçu pour l'action : la première partie présente une synthèse des atouts de ces hommes et femmes, et propose au lecteur, quel que soit son âge, exemples à l'appui, des moyens pour améliorer rapidement et facilement son propre potentiel anti-chômage. La seconde partie est une véritable boîte à idées grâce aux 150 parcours présentés avec l'accord de leurs propriétaires et aux index qui permettent d'y accéder : secteurs d'activité, formations, emplois exercés, savoir-faire, objectifs personnels (voyager, diriger, animer, contrôler, former), etc. C'est aussi un livre interactif, puisque les lecteurs trouveront le moyen de poser des questions, s'ils le désirent, à l'une ou l'autre de ces 150 personnes. Enfin, L'anti-chômage remet en cause bon nombre d'idées reçues sur les carrières et apporte des réponses aux questions quotidiennes que se posent des milliers de personnes en cette fin de XXe siècle : depuis le choix d'un emploi ou d'une formation (quels sont les bons emplois, les bonnes formations ?), jusqu'au changement complet d'orientation, en passant par la reprise d'un travail après avoir élevé des enfants, etc. L'auteur donne également une série d'informations pratiques, issues de l'expérience menée au sein de sa société, sur la façon de concevoir et présenter un curriculum vitae avec succès.

  • Une politique économique peut-elle créer durablement des emplois ? Utilisant, dans une langue simple et intelligible, les acquis les plus récents de la théorie économique (notamment les théories de la régulation et du déséquilibre), étayé par quantité d'expérimentations concrètes et nombre d'évaluations modélisées, ce plaidoyer affirme qu'une voie reste ouverte : celle d'une politique différenciée et négociée qui privilégie l'offre, à condition qu'en soit assurée la cohérence et qu'elle se centre sur quelques processus simples. Après avoir montré l'originalité de notre conjoncture de crise et mis en ordre les fondements, les moyens et les calendriers d'une telle politique, le présent essai se concentre, dans sa seconde partie, sur un instrument clé : la réorganisation-réduction du temps de travail. Les conditions de sa mise en oeuvre sont analysées en détail dans une perspective où se rejoignent l'effort économique et la solidarité sociale.

  • Un livre incisif qui, dressant l'état du marché de l'emploi rationné et fractionné, marque les limites de l'inacceptable.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Approfondir la décentralisation ne conduit pas à sécréter de petites économies de clocher vouées à l'autarcie. C'est se donner la maîtrise du développement économique et social à l'encontre du fatalisme, préparer le rendez-vous européen de 1992 et assumer celui de l'an 2000.

  • Combien la France gagne-t-elle d'emplois grâce à ses exportations? Et combien en perd-elle par le fait d'importation de produits concurrentiels ou de services? Quelles seraient les conséquences d'une extension importante du mouvement de délocalisation sur nos échanges extérieurs et sur le niveau des emplois en France?

  • Depuis dix ans, ce problème angoisse légitimement notre société et chacun de nous. Mais nous l'affrontons avec notre vision et nos idées d'hier : un emploi salarié pour la vie, dans une société industrielle en croissance rapide. Beaucoup a été dit et écrit sur la relance de l'économie et l'évolution quantitative de l'emploi. Mais peu de réflexions ont été conduites sur le devenir du travail dans la société postindustrielle et sur les mutations profondes qui s'opèrent déjà dans notre organisation du travail. Où est le travail de demain ? Nous entrons dans des terres inconnues de l'activité humaine où la tradition ne peut plus nous guider, où les expériences antérieures ne sont plus transposables. Car, ensemble, la mondialisation totale de l'économie, le rythme rapide de progrès technique et l'explosion démographique au niveau de la planète interviennent pour remettre en cause toutes les structures de production et d'échange. L'apparition d'un chômage important et durable concernant toutes les catégories de la population, nous oblige à remettre en cause notre vision simplificatrice du travail. Voici qu'il faut redécouvrir que le travail est à la fois plus et autre chose que l'emploi rémunéré, que le travail peut être différent d'une fonction économique identifiée et classifiée. Nous pensions que le combat se situait sur un seul front, celui de l'emploi et qu'il fallait tout faire pour créer l'emploi, en tout cas, le partager. Mais le combat se situe sur deux fronts. Il faut compter aussi avec cette demande de l'homme, exigeante, d'un travail qui le relie à la société et lui confère dignité et raison de vivre, et ce, même si, et peut-être d'autant plus, qu'il l'accomplit gratuitement. Telles sont les importantes questions auxquelles ont tenté de répondre les Nouvelles Semaines Sociales de France.

  • La place des coopératives et des autres institutions de l'économie sociale reste limitée dans nos économies. Mais leurs objectifs en matière de relations de travail, de protection des consommateurs et de développement local vont au-devant de nombre d'aspirations contemporaines. L'attention ne peut donc plus se réduire à la mise en évidence de leurs caractéristiques propres, mais elle doit porter sur les facteurs et les freins de leur développement au premier rang desquels on trouve les aspects financiers. Le financement de l'Économie Sociale pose des difficultés dans tous les pays : l'organisation démocratique du pouvoir, la multiplicité des objectifs de ces entreprises, la réglementation des apports personnels et la limitation de l'épargne disponible définissent des contraintes que l'on cherchera à lever de manière différente. Pour les uns, les réseaux de financement de l'Économie Sociale doivent être spécifiques et trouver un appui dans le renforcement de l'intercoopération ou les aides de l'État. Pour d'autres, il ne doit pas y avoir de réseaux de financement propres à l'économie sociale même s'il est nécessaire de recourir à des titres adaptés à l'organisation de l'entreprise. Au-delà de ces variantes institutionnelles, c'est tout un débat qui s'engage sur la capacité des mécanismes financiers de nos économies à respecter la spécificité de l'économie sociale et du tiers-secteur. L'ouvrage tente d'interpréter ces débats à partir de l'étude de la France, de la Belgique, de l'Allemagne Fédérale, de l'Espagne, de l'Italie, des Pays-Bas, du Royaume Uni et du Québec.

  • L'insertion et la modernisation, le social et l'économique : deux perspectives actuellement cloisonnées dans notre pays, ce qui risque de conduire tôt ou tard à l'explosion. L'arsenal toujours plus sophistiqué des mesures d'insertion tourne à vide, rejetant de plus en plus de jeunes dans le « traitement social », faute de peser sur une évolution économique apparemment inexorable ; quant à la modernisation, si indispensable à notre système productif, elle est mise en oeuvre au seul avantage de ceux disposant d'un emploi stable, qui sont de moins en moins nombreux. Doit-on se résigner à cet antagonisme ? Patrice Sauvage répond : non. Car, loin de s'opposer, l'insertion et la modernisation peuvent au contraire se féconder mutuellement. C'est ce dont témoignent les expériences présentées dans cet ouvrage, qui ont rendu des jeunes en difficulté acteurs de la création d'entreprise et de la modernisation du tissu productif. Mais ces initiatives, annonciatrices d'une nouvelle relation entre l'économique et le social sont aussi pour lui un révélateur. Elles mettent à nu les blocages et les retards de l'économie et de la société française, dont l'exclusion des jeunes n'est en réalité qu'un symptôme. Aussi préconise-t-il une démarche globale de modernisation solidaire dans laquelle devrait plus naturellement s'inscrire une perspective d'insertion. Dynamiser le tissu économique à partir du potentiel de tous : ce projet suppose certes une profonde recomposition sociale et culturelle, mais n'est-ce pas le défi sur lequel pourraient se mobiliser les forces vives du pays ?

  • Au moment où la persistance d'un niveau élevé de chômage est plus que jamais au coeur des préoccupations françaises, cet ouvrage, issu d'une étude menée avec l'aide du Commissariat Général du Plan, apporte un éclairage comparatif sur les formes que revêt cette persistance dans les principaux pays de l'OCDE et sur les mécanismes qui la nourrissent. Après un état des lieux de la littérature théorique, sont présentées différentes études économétriques qui retiennent une caractérisation statistique du taux de chômage comme série non stationnaire et montrent comment cette caractérisation conduit à reformuler les grandes relations traditionnelles d'Okun à Beveridge et à Phillips. À travers ces exercices, se confirme le constat d'une différenciation du degré de persistance du chômage et des mécanismes sous-jacents qui oppose principalement l'Europe et l'Amérique du Nord.

  • L'ambition du mouvement AC est de déboucher sur une mobilisation sociale contre le chômage. Mais, pour agir ensemble, il faut débattre et clarifier les enjeux de la lutte contre le chômage. Ce livre, écrit par des syndicalistes, des économistes et des sociologues, voudrait y contribuer. Combien y a-t-il de chômeurs ? Quel est le coût du chômage pour la société ? Comment se répartissent les richesses dans notre pays ? Trois documents font le point sur ces questions. Le débat s'ouvre ensuite autour de quatre grands thèmes : réduction de la durée du travail, contrainte extérieure, intensité du travail, citoyenneté sociale. Un texte lance le débat, et il est suivi de réactions et de contributions.

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