Coédition NENA/Presses universitaires de Yaoundé

  • Le système monétaire international se heurte à de graves difficultés depuis les récentes années, à savoir : l'inertie du processus d'internationalisation des monnaies, l'hyperinflation dans certains pays, les résistances que rencontrent les gouvernements qui mettent en ouvre des programmes et des méthodes pour stabiliser les systèmes financiers. Face à tout cela, de nombreux gouvernements ont adopté des solutions alternatives dans la recherche de nouvelles approches. D'où par exemple le regain d'intérêt et la mise en place d'une nouvelle génération de currency boards (caisses d'émission ou directoires financiers) depuis les années 1990. Cet ouvrage s'interroge dès lors sur le fait de savoir si les currency boards peuvent constituer une alternative de régime de change que l'on pourrait aujourd'hui recommander tant aux pays développés qu'aux pays en développement en vertu de leurs performances macroéconomiques. En partant des propositions théoriques des économistes qui fondent leur utilisation, le livre montre en quoi les currency boards sont un bon instrument de stabilisation macroéconomique au niveau des indicateurs et des politiques économiques. Toutefois, cet ouvrage montre également en quoi les currency boards constituent un instrument dont la pertinence est limitée, non seulement à cause des résultats mitigés obtenus en matière de croissance économique et d'emploi, mais aussi à cause des limites structurelles et du noud de contraintes fonctionnelles liées à leur réussite. Par conséquent, les currency boards sont un instrument transitoire encore perfectible. D'où la question suivante : quelle en est la stratégie de sortie ?

  • Sous sa forme actuelle, l'éducation formelle ne participe que de manière marginale au développement de l'Afrique subsaharienne. C'est ainsi que par son caractère abstrait et élitiste, son faible rendement interne et externe, ainsi que son déphasage par rapport aux cultures africaines, le système d'éducation scolaire hérité de la colonisation européenne constitue une véritable contrainte au développement du continent noir. En dépit de cette triste réalité, toutes les tentatives de réforme éducative entreprises par le passé se sont soldées par un échec. Finalement, le statu quo du moment dans le domaine de l'éducation fait du secteur une machine qui fabrique des chômeurs, détourne les jeunes Africains de leurs réalités nationales et place une grande partie d'entre eux quasiment hors de la compétition internationale. Pour surmonter la situation de blocage et faire de l'école un puissant levier du développement, il est nécessaire d'avoir une vision claire du but à atteindre. Cette dernière doit permettre la mise en place d'un modèle de société réellement démocratique, d'une économie recevant son impulsion de l'intérieur et des valeurs positives du passé et du présent de la culture africaine. L'école de développement, véritable alternative aux systèmes d'éducation formelle de l'Afrique au Sud du Sahara doit émaner d'un consensus des forces vives de chaque pays et reposer sur une culture de planification stratégique. Sa réalisation permettra aux pays africains de disposer des ressources nécessaires pour édifier des sociétés démocratiques et justes, combattre la pauvreté et favoriser le bien-être individuel.

  • L'objet de cette étude est triple : analyser les effets que la libéralisation de la filière cacaoyère exerce sur la production et la commercialisation au Cameroun; dégager les enjeux qui interpellent toujours le secteur à l'heure actuelle; ouvrir des voies de recherche susceptibles d'être explorées dans un but de rentabilisation des performances compétitives ou d'optimisation de la filière. Dès lors, l'analyse des faits s'appuie à la fois sur les fondements théoriques de l'interventionnisme de l'État et du libéralisme économique, ainsi que sur l'analyse des données statistiques et des graphiques. Les résultats obtenus révèlent que la libéralisation de la filière cacao est souhaitée par tous (État, producteurs/paysans, vendeurs, acheteurs, exportateurs). Elle est souhaitée de tous à cause des limites et des blocages liés à une gestion administrative déficiente du secteur. Mais cette libéralisation reste encore incomplète à cause des dysfonctionnements, des carences et des difficultés qui subsistent. En réaction aux coûts et aux effets pervers en cours, des stratégies alternatives sont nécessaires. Elles consistent essentiellement en une action collective, qui exige la mise en ouvre de facteurs institutionnels, organisationnels, financiers et psychologiques du capital humain pour établir ou rétablir la confiance intra catégorielle et inter catégorielle des professionnels du cacao. Cette définition des actions communes et de mobilisation de toutes les ressources nécessaires nous conduit à repenser une nouvelle réglementation

  • La tenue les 5, 6 et 7 Mai 1998 à Douala des premières journées Scientifiques du Groupe d'Etudes et de Recherche en Economie Appliquée (GEREA) est à l'origine de cet ouvrage collectif. Il traite du développement de l'intermédiation financière et du financement de l'économie en Afrique. Depuis plus d'une décennie, la plupart des pays africains au Sud du Sahara sont engagés dans des politiques d'ajustement structurel. L'unanimité des membres du GEREA s'est donc rapidement faite sur un programme pluriannuel de recherche sur "l'intermédiation financière formelle et informelle et le développement de l'entreprise en Afrique". L'une des étapes du déroulement de ce programme aura donc été l'organisation de ce colloque. Celui-ci devait permettre de discuter puis d'établir un bilan sur lévolution des systèmes financiers issus des mouvements de restructuration bancaire observès çà et là, à la faveur des accords de confirmation avec les institutions de Bretton- Woods.

  • Mis en application en février 1995, le Code CIMA, soumis aux chocs des réalités, a subi dans l'intervalle de cinq ans d'importantes modifications pour mieux tenir compte des grandes mutations économiques contemporaines et présenter ainsi un visage plus moderne. Il devenait dès lors impératif et urgent d'entreprendre l'analyse de l'ensemble de ses règles afin de mettre à la disposition du public, en particulier les professionnels de l'assurance, les enseignants, les étudiants, les praticiens chargés de faire appliquer cette législation ou de l'interpréter, un outil méthodologique, pratique et d'une facile maniabilité. C'est à cette tâche que s'est consacré Monsieur Zacharie YIGBEDEK... La documentation dont il s'est servi était impressionnante et riche... L'auteur a également su puiser dans sa double expérience de chercheur et de praticien, des solutions destinées à éclairer certaines dispositions essentielles de cette loi nouvelle qu'est le Code... Je le remercie d'avoir (...) réalisé des commentaires avec une précision scientifique et une clarté dignes d'éloges. Ces qualités ne sont pas les seules dont il peut se prévaloir. La forme et le fond, le savoir et l'intelligence, la simplicité et la probité intellectuelle forment ici un alliage qui devra valoir à cet ouvrage les récompenses qu'il mérite.

  • Déconstruire deux idées reçues : d'abord, l'idée que « la conservation de la biodiversité est séparée du développement humain » ; ensuite, l'idée que « le développement durable de la boucle du Dja se limite à la conservation de la faune sauvage et aux « alternatives » au braconnage commercial ». Tel est l'esprit qui anime l'auteur dans cet ouvrage écosociologique, qui démontre que le développement durable de la boucle du Dja semble encore bâclé et bricolé. Bâclé, dans la mesure où la politique gouvernementale minimise la composante socio-économique du développement durable. Et bricolé, parce que la réserve du Dja manque encore d'un véritable Plan d'aménagement et d'un budget national approprié pour les besoins de la cause. Au-delà du dévoilement des nondits de l'implémentation du développement durable à la boucle du Dja, l'auteur démontre aussi que le véritable développement durable de cette partie stratégique de la réserve de faune du Dja passe inéluctablement par la révision du Plan d'aménagement d'octobre 2006, qui doit intégrer l'économie verte, comme l'énonce d'ailleurs le Chef de l'Etat du Cameroun, S. E. Paul Biya, dans sa Déclaration au Sommet de Rio + 20 de juin 2012.

  • Cet ouvrage tiré des meilleures communications de la Deuxième Rencontre Scientifique du Groupe d'Étude de l'Union Géographique Internationale « Mondialisation du Commerce », tenue à Yaoundé en mars 1998; constitue une contribution scientifique exceptionnelle, tant à l'analyse des processus de développement qu'à l'étude de la mondialisation du commerce, l'une et l'autre correspondant à des thèmes clefs de la compréhension du monde de notre époque Le développement de l'économie informelle et la mondialisation correspondent-ils à deux itinéraires d'évolution antagonistes dans des mondes parallèles ? Ou bien, des interrelations plus subtiles modèlent-elles, ici et là,les stratégies des acteurs, les comportements de consommation ? On ne pourrait plus alors comprendre le développement de l'économie informelle que comme une réponse à la mondialisation et la mondialisation que comme un processus en marche bouleversant et dynamisant à la fois, les facultés d'adaptation dans l'éternel dilemme local-global qui est au coeur de la réflexion géographique ? Par ailleurs, cette expansion de l'économie informelle n'est-elle, comme beaucoup font longtemps cru, qu'une voie d'évolution perverse, aggravant la pauvreté la ou elle existe tandis qu'elle est interdite parfois réprimée dans les pays riches ? Est-elle, au contraire, une ingénieuse forme d'adaptation à des conditions particulières, une prodigieuse pépinière de talents rompus à la spécificité des terrains d'exercice, un formidable espoir de développement, en tout cas l'expression de solidarités trop souvent inexprimées ailleurs ? Au travers de toutes ces interrogations posées dans cet ouvrage par des scientifiques renommés, issus de diverses disciplines et de divers horizons économiques et sociaux, apparaissent en tout cas, à la fois le témoignage d'un dynamisme fécond et la volonté d'étudier avec sérénité les grands problèmes de I'heure dans le but indispensable d'une meilleure concertation entre la réflexion scientifique et l'action.

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