FeniXX réédition numérique (B. Leprince)

  • Sur un ton caustique, l'auteur entend démontrer que les politiciens ont tout fait pour créer du chômage. Pour parvenir à ce résultat, ils n'ont rien négligé : les lois, les charges sociales, la fiscalité, l'administration, tout a été mis en oeuvre pour encourager l'oisiveté et pénaliser le travail.

  • La mondialisation désigne deux phénomènes : l'emprise d'un système économique, le capitalisme, sur l'espace mondial et le processus par lequel le monde se fait société globale. Socialement parlant, c'est un fait : il existe bien un monde. Être pour ou contre n'a pas de sens. En revanche, réfléchir sur l'orientation que nous voulons donner à la mondialisation est indispensable. Nous ne sommes pas seulement des producteurs et des consommateurs, mais d'abord, et avant tout, des citoyens. Il faut préciser la nature même de la mondialisation, choisir entre deux voies possibles : celle de l'économie hégémonique, des marchés généralisés, de la concurrence et de la déréglementation et celle du développement humain, du bien commun et des normes de civilisation commune. Ensuite, il faut définir le rôle, les responsabilités et les moyens d'action du citoyen d'aujourd'hui. C'est l'enjeu décisif de cette fin de siècle. Cela suppose de s'interroger sur deux séries de problèmes : quel type de régulation doit-on mettre au centre de la mondialisation humaine et démocratique ? Qu'advient-il, dans ce contexte, du cadre national ?

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