FeniXX réédition numérique (L'Aube)

  • Entre les tenants d'un libéralisme préoccupé de compétitivité et traitant du rural comme un reste non urbain, et les chantres du bonheur rustique d'autrefois, la question rurale est à rouvrir, un espace est à conquérir et à élargir.

  • L'action publique en faveur du logement peut-elle devenir un des leviers des politiques d'aménagement du territoire et de réduction de la fracture sociale ? Telle est la question centrale de cet ouvrage qui montre pourquoi, depuis 30 ans, on a oublié qu'un logement était lié à un territoire, à une adresse, à une identité.

  • Convaincu de la nécessité et de la possibilité de proposer une autre approche de l'économie, l'auteur développe la notion d'économie cognitive, ses fondements et ses raisonnements. A partir d'une investigation historique et phénoménologique sur les différentes formes d'économies au fil des siècles et des civilisations, il propose des diagnostics et des conseils pour le monde contemporain.

  • « Ce livre vient à son heure. À un moment où des interrogations s'élèvent sur le rôle effectif des régions et sur leur pilotage, à un moment où l'Union européenne connaît une nouvelle et décisive étape marquée par un processus d'élargissement aux pays d'Europe centrale et par l'arrivée de l'euro, il est bon que des repères soient proposés pour le Nord-Pas-de-Calais. Ces « éléments pour une diplomatie régionale de proximité » esquissent le parti que peut tirer notre région de son exceptionnelle situation au coeur de l'Europe du Nord-Ouest et des défis auxquels elle est confrontée. Ils appellent débat, comme le soulignent les auteurs eux-mêmes. François Denieul a, avec le concours d'Olivier Dassonneville, le mérite de poser en termes simples et vivants, accessibles au plus grand nombre, les bases d'une analyse, d'un questionnement et d'une action qui me semblent indispensables. Comme ce livre le montre bien, ce n'est pas parce que nous sommes géographiquement proches que nous sommes identiques, ce n'est pas parce que la coopération est une nécessité évidente que nous ne sommes pas parfois en concurrence, mais je pense profondément que rien de durable ne peut se bâtir sans prise en compte et respect des identités et des intérêts propres à chacun. Cela requiert à l'évidence une bonne connaissance des autres. À sa mesure, nord de Paris, sud de Bruxelles y contribue. » Michel Delebarre

  • Encore marquée par l'image traditionnelle du pays des houllières, gravement affectée par le déclin industriel et les difficultés de la reconversion, la région Nord-Pas-de-Calais est désormais tournée vers la modernité. Sa situation stratégique de carrefour européen, sa population jeune et son sens de la solidarité et de l'accueil sont autant d'atouts pour son avenir.

  • C'est le territoire qui nous lie les uns aux autres, à la mémoire, aux émotions. Aussi, l'aménager ne peut-il être qu'un projet humaniste, à opposer aux logiques techniciennes ou technocratiques. Mais comment garder cette dimension quand le monde change d'échelle?

  • La crise actuelle témoigne, selon cet essai, d'un déficit démocratique dans le fonctionnement de nos institutions. Le remède : associer les citoyens aux choix fondamentaux, depuis ceux du bassin d'emploi à ceux de la région, sans oublier l'Europe, dont il faut rendre transparents les modes de décision.

  • Des pistes pour transformer les politiques menées en France vis-à-vis de l'exclusion et des banlieues en difficulté, à partir de la comparaison de l'ensemble des politiques menées dans les pays du Nord comme du Sud.

  • Hier colporteur de l'Occident vers les lointains des terræ incognitæ, point de départ des grands voyages exploratoires qui, dès le XIVe siècle, redessinèrent les cartes de la terre, le Finistère européen a peut-être rendez-vous aujourd'hui avec l'invention d'un nouveau paradigme territorial. De fait, pour ces régions excentrées de l'Europe, il s'agit d'inventer une voie littorale qui dépasserait la fausse alternative de l'hypercompétitivité ou de l'assistanat. L'Ouest européen rassemble une diversité de régions dont la richesse ne se mesure pas seulement à l'aune des indicateurs économiques. De Cadix l'Andalouse à Galway la Gaëlique, doit s'affirmer un développement territorial fondé sur des valeurs telles que la solidarité, le souci de l'intérêt collectif, l'organisation décentralisée et la préservation des ressources naturelles. Ce livre nous en donne les principales clés.

  • Suivant une tradition méditerranéenne millénaire, et sans qu'on y prenne garde, un comptoir commercial « colonial » a pris forme à Marseille ces dernières années. L'événement s'est produit dans le quartier de Belsunce, centre historique d'accueil des immigrants venus des mondes pauvres ou en conflits tout au long de ce siècle. À la différence des anciens comptoirs coloniaux, ce dispositif, qui s'appuie sur les différentiels de richesse entre pays, contribue à l'enrichissement de tous les maillons de son réseau. Il prend place dans une organisation mondiale de l'économie souterraine. Il invente une économie transfrontalière qui bouleverse les desseins des États, du Nord comme du Sud, et leurs hiérarchies rigides. Loin des fondamentalismes, Tunisiens, Marocains, Algériens, Polonais, Turcs, Libyens, Africains se croisent en d'incessants échanges civilisationnels dans cet espace de l'honneur et de la parole donnée. Peu sensibles aux rêves républicains d'une intégration française, ces communautés d'hommes et de femmes actifs interrogent radicalement notre conception de la citoyenneté.

  • Cet essai nous plonge dans des mondes méconnus, celui des Gitans de Perpignan, des commerçants africains de Marseille, des sidérurgistes lorrains en Provence... mais aussi celui des élites professionnelles internationales. Alain Tarrius, qui se consacre depuis des années à la découverte de ces populations dites marginales, montre avec brio qu'elles ont construit un monde à part, international, efficace, qui mène à un renouveau des cosmopolitismes dans les villes européennes sous l'effet de la mondialisation. Il analyse comment ces populations développent dorénavant des capacités de métissages sociaux, culturels et économiques insolites, éloignées des formes classiques de l'intégration, dans une cohésion apparemment paradoxale qui échappe aux logiques de fonctionnement des États-nations, mais rejoint des pratiques planétaires de la nouvelle économie. L'ouvrage est conçu comme un dialogue entre exposés didactiques de travaux de terrain et propositions théoriques : économies de l'officialité, économies souterraines, de produits d'usage licites ou de drogues, trajectoires individuelles, destins collectifs, s'articulent dans les quartiers de grandes villes et le long des espaces qui les relient, afin de produire de nouvelles formes sociales cosmopolites impensables voici peu encore. Pour le lecteur aussi, le dépaysement et le voyage sont de la partie...

  • Un état des lieux, véritable somme historique et sociologique, des problèmes de logement dans la société française. Sont notamment abordés les points suivants : l'évolution des façons d'habiter, celle de l'architecture et de l'habitat ; les mutations des systèmes d'acteurs, publics et privés ; les rapports entre logement, travail et mobilité ; les enjeux sociaux-politiques liés au logement, etc.

  • Après quinze ans d'analyse des méthodes et des débats consacrés à l'évaluation, de mise en oeuvre de cette évaluation dans les domaines de politiques et de programmes d'actions publiques, il apparaît avec force que celle-ci est une pratique sociale infiniment plus intéressante que tous les livres de méthode qui lui ont été, jusqu à aujourd'hui, dédiés. Afin de relancer le débat, ce livre propose de fonder la discussion des principes, des moments et des méthodes de l'évaluation sur une théorie du jugement politique. Tout en marquant ses relations profondes avec les sciences sociales, il les distingue en proposant une conception de l'évaluation comme moment constructif du développement de nouvelles formes de la conscience et de la pratique politique en démocratie. Nous vous présentons ici un ouvrage à la fois concret et théorique, nourri d'exemples puisés dans l'expérience ou les observations de l'auteur. Un essai qui invite autant à un renouveau de la pratique qu'à une discussion sérieuse de son sens.

  • Des spécialistes de l'agriculture aquatique ont raconté à J. Lavallée l'histoire de l'adaptation de leur profession, riche de ses traditions, au monde moderne.

  • Les prospérités du crime - corruption, crimes organisés, trafic et consommation de stupéfiants - ont une histoire inséparable de l'histoire politique. Tel est un des propos forts de ce livre. Il y a un avant 14-18, et un après « guerre froide ». Il y a aussi le système asiatique du XIXe siècle, très finement décrit, et le système mondial actuel. Ce parallèle historique saisissant casse l'idée simple que les immenses problèmes actuels ne seraient qu'une des faces du délitement du politique et de la morale. Ils sont le produit d'une société planétaire insuffisamment organisée, comme le fut hier l'Empire du Milieu à l'époque coloniale. La corruption tend, dans ce type de situation, à devenir l'arme même du crime - et du pouvoir. Hier en Chine ; aujourd'hui avec le rôle nouveau des pays émergents, et post-totalitaires, au sein d'une économie mondiale où les super bénéfices, plus rares, accentuent les tentations - y compris pour des banquiers honorablement connus. La croissance de cette économie du crime devient alors telle qu'elle se met à jouer un rôle important dans les crises à répétition du système financier international. L'auteur le montre admirablement à travers les exemples du Japon, du Mexique et de la Thaïlande. Nous sommes face à une véritable course de vitesse dont chaque étape influe sur la nature même du processus de mondialisation. Cette analyse novatrice des conséquences de la fin de la guerre froide ouvre à une réflexion politique planétaire majeure.

  • Face à l'aggravation des maux dont souffrent certaines banlieues depuis le début des années 90, l'économie a droit de cité et les entreprises sont appelées à investir dans ces quartiers. Mais il ne doit pas s'agir de militantisme économique. L'enjeu est de trouver des intérêts réels pour chacun en dégageant une stricte logique d'efficacité économique et de légitimité sociale.

  • Les récits de vies de jeunes des banlieues qui construisent des projets professionnels. A partir d'une observation sur quinze ans, montre comment, de petit boulot en petit boulot, on peut soit arriver à rejoindre un métier, soit s'organiser dans une pauvreté urbaine définitive et périphérique. Analyse les difficultés à s'estimer soi-même dans ce contexte.

  • La décision publique ? Beaucoup la disent « en panne ». Elle ne serait plus accordée avec un État qui voit ses domaines de souveraineté se restreindre - avec la mondialisation, l'Union européenne, la décentralisation -, ni avec une société qui, alors que les institutions évoluent plus lentement, manifeste une vitalité puissante. La prospective ? Elle participerait d'un nouveau mode de « gouvernance » des sociétés : plus démocratique - car associant institutions publiques, acteurs sociaux et organisations privées - et apte à construire des choix stratégiques, compris par tous, et, par là, plus aisément mis en oeuvre. Le débat public ? La prospective le relancerait. S'écartant d'une visée planificatrice, elle stimulerait, à tous les stades du processus de décision, l'intelligence collective des acteurs. Tels sont les thèmes qui sous-tendent ce livre et qui définissent, positivement, ce que doit être une prospective du présent : au-delà des tendances lourdes, une démarche qui capte les signaux faibles, perçoit les germes du futur déjà à l'oeuvre, engage des initiatives innovantes ; bref, permet d'imaginer un avenir souhaitable qui, par l'engagement des acteurs inclus dans la démarche même, devient possible.

  • Une analyse des expériences concrètes dans lesquelles se mobilisent des chômeurs, des femmes, des exclus du logement et plus généralement tous ceux qui aspirent à une Europe centrée sur un projet social.

  • Janus pourrait être l'emblème de ce livre : l'économie et le social sont les deux faces d'un même monde que nos représentations mentales nous font, en permanence, opposer. Et pourtant ! Une société qui ne saurait plus assurer le passage harmonieux entre les dynamiques du social et la puissance de l'économie a-t-elle encore un futur ? Une société qui ne saurait plus écouter le présent, dans ce qu'il révèle de forces de changement, a-t-elle, encore, un futur ? La conviction des auteurs - engagés dans la recherche et dans l'action - est que l'économie s'invente, et invente, au travers des liens qu'elle noue avec la société : liens de coopérations, de confiance, d'échanges ; liens aussi d'oppositions, de conflits, de négociations. Tout n'est pas économique : les entreprises qui construisent leur futur ne peuvent le faire qu'en construisant en même temps le futur des hommes. Utopie, ou réalité en marche ? Sans concession à une mode « entreprise citoyenne » qu'ils contestent, les auteurs montrent comment certaines entreprises modifient leur rapport au social par souci de performance économique, pour construire un futur moins aléatoire. Ces stratégies innovantes, que l'on sent précaires à travers les témoignages des responsables d'entreprises, vont-elles rester sans lendemain ou sont-elles les prémices d'une économie plus respectueuse du social ? Des chercheurs exposent ici, à partir d'exemples précis, les conceptions qui pourraient aider à construire différemment la performance des entreprises. Une perspective intéressante ; mais le chemin est encore long.

  • Cet ouvrage apporte des éclairages et des réflexions sur les conséquences du manque d'articulation et de coordination entre toutes les initiatives au niveau territorial. Il veut ainsi contribuer à une réflexion sur l'utopie de la cohérence, c'est-à-dire l'utopie d'un modèle unique de développement. Pour cela, il s'appuie sur l'analyse de la politique menée en région Rhône-Alpes.

  • Cet ouvrage a pour but de fournir aux personnes confrontées à la mise en place des 35 heures - surtout les chefs d'entreprise - les éléments indispensables pour en saisir les circonstances et les enjeux. Il veut montrer qu'une mauvaise application de la loi risque de favoriser les salariés en place au détriment des chômeurs, des exclus et de la compétitivité des entreprises.

  • Quel est le véritable visage de l'Île-de-France en cette fin de millénaire ? Une région économique puissante, fer de lance de la France dans la compétition mondiale, ou une région qui s'essouffle et souffre d'une montée très forte des inégalités ? Quelles peuvent être les perspectives économiques de la région capitale dans un avenir teinté d'incertitude ? La métropolisation des grandes agglomérations rime-t-elle pour l'Île-de-France avec fragmentation territoriale ou périurbanisation ? Face à ces interrogations, cet ouvrage collectif présente les résultats des travaux de prospective sur la dynamique de localisation des activités économiques en Île-de-France. Soutenues par l'Institut d'aménagement et d'urbanisme de la région d'Île-de-France (IAURIF), ces réflexions esquissent les perspectives économiques de cette région et proposent trois scénarios du futur. À travers le cas de l'Île-de-France, les contributions qui ont été rassemblées constituent des analyses originales sur les facteurs qui peuvent expliquer la croissance ou le déclin économique d'une « ville globale ».

  • Dans l'Europe de demain, quelle est la place possible pour le modèle français de collectivités locales ? Comment organiser des solidarités territoriales et financières qui correspondent aux demandes des habitants, mais aussi aux règles financières collectives acceptées par le traité de Maastricht ?

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