FeniXX réédition numérique (Le Félin)

  • Une histoire revue et corrigée de l'Europe vue sous l'angle de sa construction et de sa formation depuis les origines. Une critique de son élaboration depuis le traité de Rome, ainsi que des propositions originales. Spécialiste des questions européennes, Yves Salesse est maître de requêtes au Conseil d'Etat.

  • Au XVIe siècle, avec la même ferveur que dans le Nouveau Monde, trois cents ans plus tard, les monts Métallifères de Bohême furent le théâtre d'une course inattendue vers la richesse. Ce ne fut pas une « fièvre de l'or » mais une « ruée vers l'argent ». L'aventure de Joachimsthal mobilisa des mineurs et des ingénieurs, des théologiens et des médecins... Elle suscita l'intérêt jaloux des monarques et des banquiers. Car cette fièvre est à l'origine de la création d'une monnaie commune : le thaler d'argent. Et d'une étrange maladie... Avec cette saga de la « civilisation de l'argent », Philippe Flandrin fait surgir les figures des mutins du Batavia, le calvaire de Rimbaud au Harrar, rappelle les rivalités entre chrétienté et islam et les conflits du capitalisme naissant... Le thaler - d'où dérive le mot dollar -, qui s'imposera comme la valeur de référence du Saint-Empire germanique, conquiert les pays du Rhin, l'Autriche mais aussi la Pologne et la Scandinavie. Il devient, par le jeu des relations commerciales, la monnaie d'échange entre l'Europe et l'Empire ottoman, les Indes, puis l'Afrique et certains pays d'Orient. Une diffusion ininterrompue jusqu'à nos jours puisque, au début des années 1980, certains pays envisagèrent de lui faire rejouer un rôle monétaire majeur. Le thaler d'argent ? Une clé précieuse pour comprendre l'essor économique occidental.

  • Cinq ans après Information et manipulation (Félin, 1991), Alain Woodrow dresse l'état des lieux et propose un nouveau bilan. Au-delà du constat, il donne un tableau du proche avenir avec les autoroutes de l'information, Internet et la réalité virtuelle.

  • Des magistrats débordés, stressés, obligés de réparer une prise électrique ou de traiter leurs dossiers depuis un téléphone public, des greffiers introuvables les jours de congé scolaire, des surveillants de prison en éternel conflit, des juges d'instruction engloutis dans le tumulte des « affaires » et des ministres pressés d'abandonner leur maroquin sitôt mesurée l'étendue du désastre : l'institution judiciaire française a l'apparence d'un décor de théâtre de quatre sous à demi abandonné. Pourtant, les actes qui s'y jouent ont souvent des dénouements tragiques. Les mouvements de protestation, qui depuis quelques années se multiplient pour dénoncer le sort dévolu à cette fille perdue de la République, choquent l'opinion sans pour autant faire réagir les gouvernements autrement que sur le mode des promesses. Et si cette misère était, au fond, la conséquence d'une défiance à l'égard d'un pouvoir trop prompt à s'insinuer dans quelques brûlants « domaines réservés » ? Cette enquête minutieuse d'Anne Brunei dans les couloirs, les cabinets et les officines, montre à quel point d'invraisemblable décrépitude l'institution judiciaire est aujourd'hui parvenue, derrière ses façades imposantes et ses atours distingués. Si les causes du « malaise » sont loin d'être seulement conjoncturelles ou politiques, on verra également que les responsabilités de la « crise » n'échappent vraiment à aucun des acteurs concernés. Un ouvrage qui laisse deviner pourquoi il faudra attendre longtemps encore avant que la justice soit totalement revigorée, autorité douée d'un pouvoir qui semble lui échapper...

  • Présente les principes qui guident la réflexion écologique du mouvement des Verts et son action (partage du travail, antiproductivisme...), la désignation claire des oppositions (le lobby militaire, le GATT...), ainsi que les urgences et les propositions de réforme (nucléaire, aménagement du territoire, Europe...).

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