Les petits matins

  • Pourquoi les Japonais vivent-ils plus longtemps que les Américains ? Pourquoi y a-t-il plus de grossesses chez les adolescentes aux États-Unis qu'en France ? Pourquoi les Suédois ont-ils la taille plus fine que les Grecs ? La réponse est chaque fois : l'inégalité.
    État de santé, espérance de vie, obésité, santé mentale, taux d'incarcération ou d'homicide, toxicomanie, grossesses précoces, succès ou échecs scolaires, bilan carbone et recyclage des déchets, tous les chiffres vont dans le même sens : l'inégalité des revenus nuit de manière flagrante au bien-être de tous.
    Conclusion des auteurs : « Ce n'est pas la richesse qui fait le bonheur des sociétés, mais l'égalité des conditions. »

  • Il y a 2 600 ans, en Lydie, dans l'actuelle Turquie, naissait la monnaie. Il y a à peine plus d'un siècle, à Detroit, le fordisme associait production et consommation de masse. En 1474, Venise instituait le brevet d'inventions... De la révolution néolithique à la crise financière actuelle, ce guide raconte l'histoire économique en trente-huit dates-clés. Il montre comment le jeu qui réunit, et parfois oppose, production, marchands, princes et financiers a engendré le capitalisme moderne. Comment l'Occident a étendu sa domination depuis le XIVe siècle. Comment les techniques ont porté la mondialisation de l'économie, même si elles n'en sont pas à l'origine. Une plongée dans le temps long de l'histoire qui permet aussi de mieux comprendre le monde d'aujourd'hui.
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  • La croissance : un remède à tous les maux !
    Tel est le discours martelé par nos dirigeants depuis des décennies, qu'il s'agisse de réduire le chômage, de régler le problème des retraites, de résorber les inégalités ou de surmonter la crise écologique.
    Et si la croissance n'était pas la solution, mais le problème ? Elle est désormais un facteur de crise, une menace pour la planète et un obstacle au progrès.
    Faut-il pour autant nous résoudre à une austérité punitive ?
    Certes non, affirme Jean Gadrey, qui prône une société privilégiant le « mieux-être » et non le « plus-avoir ». Une société qui doit, et peut, viser le plein-emploi ainsi qu'un haut niveau de protection sociale pour tous.
    /> C'est le chemin d'une autre prospérité qui est ici proposé, plus juste, moins violente et donc réellement durable.

  • à qui profite le protectionnisme ? Nouv.

    Les débats autour de la mondialisation et du commerce international ne datent pas d'aujourd'hui. À la fin du XIXe siècle, ils déchaînent les passions dans les travées de l'Assemblée. S'y affrontent déjà les avocats du libre-échange et les partisans de mesures protectionnistes. Une alternative binaire que certains refusent cependant. Un jeune député du Tarn renvoie ainsi dos à dos les uns et les autres : Jean Jaurès. Au fil de plusieurs interventions, il rappelle que la principale question posée par un tel débat consiste à déterminer qui sont les « gagnants » et les « perdants » des politiques envisagées. Une leçon toujours d'actualité que l'on découvre ici en même temps que la verve d'un orateur d'exception dans l'atmosphère vivante du lieu où se votent les lois de notre République.

  • Que recouvrent des concepts comme le taylorisme, le toyotisme, la stratégie, le leadership ?

    En quoi le Français Henri Fayol complète-t-il lAméricain Frederick Taylor, inventeur de lorganisation scientifique du travail ?

    Pourquoi Michael Porter, qui na jamais quitté luniversité de Harvard, est-il le consultant le mieux payé du monde ?

    Ce livre répond à toutes ces questions, et présente le parcours et les enseignements dautres grandes figures du management, comme Luca Pacioli, Auguste Detoeuf ou encore Mary Parker Follett.

  • Le nom de Taylor est généralement associé à un système d'organisation du travail parcellisé à l'extrême, dans lequel les ouvriers seraient privés de toute initiative. Pourtant, comme cet ancien manoeuvre devenu ingénieur l'a lui-même reconnu, il n'a pas inventé la division du travail. Il croit en revanche que, par une étude méthodique des tâches, il est possible d'accroître leur efficacité, au bénéfice tant des patrons que des travailleurs. C'est cette ambition de mettre fin à la lutte des classes par l'élimination des gaspillages d'énergie que Taylor expose dans son ouvrage majeur, Les Principes d'organisation scientifique du travail, dont sont ici proposés des extraits. Un projet non dénué de contradictions, qui n'est peut-être en fin de compte que la traduction logique de la quête effrénée de croissance qui anime toujours nos sociétés.

  • Dans la famille Gide, André est très connu, mais Charles - l'oncle du précédent - vaut la peine de l'être également. Voilà en effet un économiste à barbiche qui était tout sauf barbant. C'était un auteur à la plume alerte et aux compétences reconnues, notamment dans le domaine de la pensée économique, où il fait toujours référence. Mais surtout, au lieu d'encenser le capitalisme d'alors (celui des années 1880-1930), comme le faisaient la plupart de ses confrères, il lui trouvait beaucoup de défauts. Aussi plaidait-il en faveur d'un système coopératif qui, sans répudier le marché, instaurerait, espérait-il, davantage de démocratie et de justice sociale. Ce plaidoyer garde aujourd'hui une étonnante actualité, comme le montrent les extraits sélectionnés ici.

  • Quand la croissance n'est pas au rendez-vous, les politiques publiques doivent donner la priorité à la création d'emplois et non à l'austérité budgétaire. Tel est l'argument développé dans ces extraits de La Science économique et l'action, de Pierre Mendès France et Gabriel Ardant, publié en 1954. Pour le démontrer, ils s'appuient sur l'histoire : le mauvais exemple des politiques de Brüning et de Laval au début des années 1930, le bon exemple du New Deal de Roosevelt. Ces textes semblent avoir été écrits aujourd'hui tant ils font écho aux préoccupations économiques françaises sur l'austérité budgétaire et la montée du chômage. Une contribution très actuelle au débat politique européen !

  • « On se fait balader ! » C'est le sentiment de toute la société face aux discours des banques depuis la crise de 2008. À les entendre, elles ne seraient pas responsables de la crise, n'auraient rien coûté aux contribuables, et toute nouvelle réglementation conduirait à aggraver la situation et à détruire des emplois.

    Ces arguments martelés à grands coups d'opérations de communication, Pascal Canfin les entend tous les jours en tant que député européen. Il les démonte ici un par un et nous entraîne dans les coulisses de l'Europe, où se négocient les règles supposées encadrer la finance. On y découvre la réalité du lobbying exercé par les banques et le vrai bilan de Nicolas Sarkozy en matière de « moralisation du capitalisme ». Dans la perspective de l'alternance en France en 2012, Pascal Canfin propose des réformes crédibles pour que le politique reprenne enfin la main sur la finance.

  • L'économie sociale et solidaire fait aujourd'hui figure de nouvelle alternative au capitalisme. De fait, son objectif premier n'est pas de dégager du profit, mais de produire des biens et services utiles à tous. Issue d'initiatives citoyennes, elle apporte la preuve que la recherche de l'enrichissement personnel n'est pas l'unique motif qui puisse donner envie d'entreprendre. Constitue-t-elle pour autant une force politique, un mouvement susceptible de transformer profondément notre économie et notre société ? Sa gouvernance, qui se veut démocratique, est-elle vraiment exemplaire ? A-t-elle vocation à s'étendre, se généraliser ? Enfin, cette généralisation est-elle souhaitable ?

    Autant de questions auxquelles l'auteur répond dans ce livre, nourri de nombreux exemples. Pour lui, il est temps de regarder « l'ESS » telle qu'elle est, et non dans sa version idéalisée : c'est à cette condition qu'on pourra apprécier dans quelle mesure et à quelles conditions elle peut contribuer à rendre l'économie plus démocratique, plus juste et plus soutenable.

  • 1 600 milliards d'euros ! C'est le montant actuel de la dette publique, qui s'accroît chaque mois. Pire : l'État n'emprunte plus pour rembourser ses dettes, mais pour payer les intérêts sur les emprunts accumulés. Comment en est-on arrivé là ? Ce livre montre que l'endettement trouve son origine dans des politiques erronées, fondées sur des théories dépassées. Le « grand J » de la vulgate keynésienne mis en oeuvre par la social-démocratie tout comme le « ruissellement de la richesse » prôné par les libéraux ont accru les déficits. Et la dérégulation de la finance n'a fait qu'amplifier le problème.

    Aujourd'hui, des solutions existent pour interrompre les machines à fabriquer du déficit : elles passent par des investissements socialement et écologiquement utiles, sur la base d'un contrat avec les épargnants.

    La réponse écologiste à la dette implique plus de dialogue démocratique : une bonne nouvelle, en somme !

  • La France et l'Europe ont subi un choc majeur qui alimente le pessimisme pour l'avenir. Pourtant, le pire n'est inéluctable ni en France ni en Europe. L'ampleur de la crise sur le Vieux Continent s'explique surtout par la mauvaise organisation de l'Union : si nous étions capables de sortir ? enfin ? de la concurrence de tous contre tous, notamment pour engager ensemble la conversion écologique de nos économies, nous pourrions continuer à vivre décemment. Au sein de cette Europe mal organisée, explique l'auteur, la France n'a pas, contrairement à l'Allemagne, alimenté les déséquilibres qui menacent l'euro et elle a mieux résisté que les autres à la crise. Chômage, industrie, dette publique, inégalités : les problèmes auxquels l'Hexagone est confronté sont cependant considérables. Mais si, sans chercher à imiter un « modèle allemand » inadapté, les Français prennent ? enfin ? au sérieux leur discours égalitaire et évoluent vers une « démocratie complexe » associant véritablement les corps intermédiaires aux grands choix du pays, ils pourront se remettre à espérer un avenir meilleur.

  • Confrontée à une crise économique et sociale majeure qui nourrit la montée des nationalismes, la zone euro n'a plus droit à l'erreur. Il faut agir et vite !
    Comment ? D'abord en partant du bon diagnostic. Non, le problème majeur n'est pas la dette. Celle-ci n'est que le symptôme d'un mal plus profond : l'architecture défaillante de la zone euro. Face à l'urgence, il faut se montrer réaliste et pragmatique : on ne va pas changer les traités et rouvrir des débats source de division.

    Tout l'intérêt de ce petit ouvrage est de formuler une proposition immédiatement applicable pour sortir de la crise, s'inscrivant dans le cadre institutionnel actuel et propre à remettre la zone euro sur la voie de la prospérité.
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  • Quels seront les métiers porteurs dans dix ans ? L'économie verte va-t-elle vraiment créer des emplois ? Allons-nous devoir changer cinq fois de travail dans notre vie ? Sommes-nous tous condamnés à la précarité ? Faudra-t-il travailler plus demain ? Le chômage est-il la faute de l'école ?
    Autant de questions sur les métiers et l'emploi auxquelles Philippe Frémeaux répond de façon claire et concrète dans ce livre qui décortique les idées reçues et pointe les vraies évolutions comme les alternatives possibles.
    Un tour d'horizon sans angélisme ni catastrophisme pour comprendre le monde du travail d'aujourd'hui et se préparer à celui de demain.

  • Un chef, une assistante. Une relation impossible.

    Dans ce manuel de survie de la parfaite assistante, dévouée jusqu'à la mort - ou presque - à son Chef tout puissant, l'auteur passe au crible les différentes étapes pour accéder au monde impitoyable de l'entreprise : petites annonces, entretiens d'embauche bidons, un véritable parcours du combattant !

    Ou l'art et la manière de décrypter avec humour les arcanes d'un métier sous-estimé et l'abomination de la dangereuse liaison Chef/assistante...

  • Octobre 2011 : le groupe bancaire franco-belge Dexia est démantelé après quinze ans d'existence. Un dénouement inévitable au vu de son bilan dramatique : si la banque était réellement tombée en faillite, elle aurait entraîné dans sa chute une bonne partie du système financier mondial. Un an après le sauvetage du groupe, l'importance des garanties consenties par les États pèse encore lourdement sur la France et la Belgique.

    Pourquoi un tel désastre ? Comment une banque classique a-t-elle pu se transformer en véritable fonds spéculatif ? Comment des crédits toxiques ont-ils pu ruiner certaines municipalités ? Pourquoi les gendarmes bancaires ont-ils été impuissants ?
    Tout en retraçant l'ahurissante saga Dexia, l'auteur montre en quoi celle-ci est un condensé des maux accumulés ces dernières années dans le système financier : produits dérivés, investissements catastrophiques, croissance débridée, régulation défaillante...
    Au-delà du cas particulier, cette autopsie d'un monstre bancaire permet de mieux comprendre pourquoi le système financier est encore boiteux aujourd'hui. Et pourquoi l'Europe financière et politique a tant de mal à se faire.

  • La crise, ce n'est pas marrant. Les faillites et le chômage engendrés par l'irresponsabilité des dirigeants du système financier mondial ne donnent guère envie de rire. Il ne faut donc pas s'y tromper : ce petit dictionnaire ironique des mots de la crise est tout à fait sérieux. Plus que les discours de ceux qui nous dirigent, de ceux qui prétendent nous informer, de ceux qui nous expliquent comment on en est arrivé là après nous avoir affirmé si longtemps que tout était sous contrôle. En décryptant un par un les mots de la crise, des bonus aux subprime en passant par les parachutes dorés, Philippe Frémeaux et Gérard Mathieu nous montrent qu'il est temps de dire que le roi est nu, et d'être entendu.

  • Arlez sans peine léconomiste ! Ce livre très accessible et non dénué dhumour donne les clés pour comprendre la pensée des grands auteurs ainsi que leur jargon. Il présente les familles fondatrices de la science économique, leurs chapelles, leurs lois et théorèmes, et fait le tour des débats qui agitent les membres de cette tribu. Que disent-ils et en quoi sopposent-ils sur la croissance, lemploi, la mondialisation, le rôle de lÉtat ? Un guide exhaustif autant quun panorama des grandes questions qui se posent au monde aujourdhui.

  • Morte et enterrée, la classe ouvrière ? Non ! Et même en renouvellement.

    De nombreux jeunes sont embauchés dans l'industrie chaque année. Mais ils ne ressemblent pas à leurs prédécesseurs. Ils ont un niveau de qualification plus élevé, mais sont aussi peu syndiqués, peu politisés, et n'ont plus ce sentiment de classe - voire cette fierté - qu'affichaient leurs aînés. Frappés par la précarité, ils ne constituent plus une force. On les rencontre aux chaînes de montage, mais aussi dans la restauration collective, soumis à de nouvelles cadences infernales. En même temps, leurs conditions de travail se rapprochent de celles des employés : vont-ils constituer avec les plus précaires d'entre eux une nouvelle « classe sociale » ?

    /> Naïri Nahapétian est allée à la rencontre de ces jeunes ouvriers - et quelques ouvrières - dans les usines et les lycées professionnels. Elle a écouté leurs témoignages et le récit de leur parcours familial et scolaire. Leurs paroles nourrissent son enquête et dessinent le portrait d'une nouvelle population laborieuse.

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