Nil éditions

  • On-off

    Ollivier Pourriol

    La comédie de la télé comme si vous y étiez.« Les rôles sont simples. Moi je passe les plats. La blonde, les questions de blonde. Le chauve, les questions de chauve, la politique, la dette, tout ça. Et toi, tu es encore jeune mais tu as des cheveux blancs, il faut que tu donnes de la hauteur. Un éclairage différent.
    - Différent à quel point ?
    - Comme tu sais faire. Le philosophe ! Une pensée en quelques mots, un truc qui ne soit ni de la politique, ni de la question primaire, un truc... intelligent, quoi.
    - Intelligent combien ?
    - On n´est pas à Normale sup´. Intelligent, mais pas trop. »

  • Vous êtes un citoyen modèle comme la planète en a besoin : vous préférez le bio à la junk food, vous prenez le train plutôt que l'avion, et au lieu de vous acheter une nouvelle voiture avec l'héritage de votre grand-mère, vous laissez votre pécule au chaud sur votre compte courant ou un placement sans risque. Erreur ! En faisant cela, vous êtes plus irresponsable que celui qui s'offre un 4x4. Il y a fort à parier en effet que vos économies servent à financer toute une usine, voire une nouvelle plateforme pétrolière en eau profonde. Car ne vous y trompez pas, les dix, cent ou mille euros qui traînent sur vos comptes ne restent pas à votre agence. Ils partent immédiatement pour une course folle à travers le monde dont Stanislas Dupré nous détaille les grandes étapes. Ce qu'il révèle : les banques, qui n'en sont même pas forcément conscientes elles-mêmes (problème de traçabilité), sont les premiers pollueurs ; elles évaluent mal les risques sociaux et environnementaux (et donc mettent en péril vos placements) ; et la solution de l'épargne responsable est aujourd'hui un leurre. Bref, cette enquête est d'abord une prise de conscience : consommer responsable, c'est bien. Mais à quoi cela sert-il si notre épargne (le premier poste de dépense des Français, devant l'alimentation) est nocive ? C'est aussi un acte militant : en nous montrant ce qui se passe derrière le guichet et en proposant le premier classement des banques en fonction de leur empreinte environnementale, ce livre met les pieds dans le plat et dénonce les mauvais élèves du secteur. Cela ne changera rien ? Pas sûr : l'étiquetage écologique des réfrigérateurs et des voitures a profondément modifié ces filières. Pourquoi n'en serait-il pas de même des banques ?

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