Hermann

  • Christian Blanc, l'homme des missions impossibles - la paix en Nouvelle-Calédonie, le big bang à la RATP, le sauvetage d'Air France -, libéra l'intelligence et la responsabilité de chacun pour réaliser des objectifs qui semblaient vains.
    Il raconte dans ce livre la métamorphose d'un monstre bureaucratique de 40 000 personnes, au coeur de Paris: la RATP, qui transporte 10 millions de passagers par jour, alors la proie de grèves corporatistes. En très peu de temps, sous son pilotage, cette entreprise publique fut profondément transformée par la responsabilisation de ses agents qui permit le démantèlement de sa bureaucratie.
    Ce récit n'a jamais été porté à la connaissance des Français. Pourquoi le faire trente ans après ? Parce qu'un danger pour nos démocraties plus important encore que la bureaucratie plane aujourd'hui : l'autocratie du tout numérique. À l'image du bon et du mauvais cholestérol, le mauvais numérique engendre de façon ludique et indolore une nouvelle forme d'esclavage.
    En expliquant comment fut gagné l'impossible combat contre la bureaucratie à la RATP, l'auteur lance un appel à faire de même par la mise en responsabilité de tous les citoyens pour ramener sur terre cet homo digitalus qui s'éloigne chaque jour un peu plus de son humanité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L´argent est essentiel à la vie de tous les jours, aux existences individuelles comme aux entreprises collectives. Mais d´où vient-il ? Comment se diffuse-t-il dans la société ? Qui peut réguler son volume ? Comment le mettre au service de l´homme ?

    Autrefois, on arrachait les métaux précieux à la terre et on s´emparait, par la guerre, des richesses d´autrui. Les sociétés modernes ont rendu ces méthodes archaïques grâce à une invention révolutionnaire : la création de monnaie par les banques, à partir de rien (ex nihilo).

    François Rachline analyse cette révolution historique avant d´en tirer les conséquences majeures pour une nouvelle régulation monétaire, fondée sur une Banque centrale mondiale.

    Docteur d´État ès sciences économiques et diplômé de l´IEP de Paris, FRANÇOIS RACHLINE est professeur d´économie à Sciences Po (Paris). Conseiller spécial du Président du Conseil économique, social et environnemental, il est l´auteur d´une dizaine d´essais, notamment Le Pari de Don Juan (PUF, 2000, Hermann, 2011), La Loi intérieure (Hermann, 2010), Que l´argent soit (Calmann-Lévy 1993, Hachette Pluriel 1996), De zéro à epsilon (First 1991, Hachette Pluriel 1994), et d´une trilogie romanesque, Le Châtiment des dieux (Albin Michel et Le Seuil/Points, 2002-2006).

  • De l´Europe aux villes, en passant par les nations, il n´est point aujourd´hui de stratégie de développement qui ne fasse référence à l´« économie de la connaissance ». L´engouement qui entoure depuis une décennie cette notion vient de ce qu´elle cristallise des enjeux sociétaux multiples. Face à la globalisation et à l´émergence de forces productives considérables en Chine, en Inde ou ailleurs, chacun comprend la nécessité de recentrer nos économies sur les activités à forte valeur ajoutée intellectuelle : innovation, high-tech, économie numérique. Chacun voit aussi à quelle vitesse les connaissances abstraites et les idées issues des laboratoires entraînent désormais des transformations structurelles dans nos manières de produire et d´échanger. Chacun perçoit enfin combien une économie des idées et des informations, qui peuvent se partager à l´infini à coût nul, est radicalement différente de l´économie traditionnelle des objets, et combien ceci est en train de déstabiliser des secteurs entiers.
    Mais cette économie de la connaissance est-elle vraiment nouvelle ? Peut-elle se caractériser autrement que comme un assemblage plus ou moins hétéroclite de secteurs bizarrement dits « immatériels », autour de l´Internet notamment ? Et comment expliquer le paradoxe de sa forte relation avec le territoire, le lien étrange entre la fluidité qui la caractérise et les ancrages que manifeste sa concentration géographique croissante ?
    Les contributions de cet ouvrage sont issues d´un colloque organisé autour de ces trois questions à Cerisy, à l´automne 2008. Elles multiplient les regards sur l´objet, alternant approches micro et macro, points de vue issus des univers de la recherche, de la grande entreprise classique, des start-up de l´Internet et des collectivités territoriales, vision du public et vision du privé, champs disciplinaires et secteurs variés. Prenant le parti de refuser les distinctions classiques entre high-tech et secteurs dits traditionnels, l´ouvrage parcourt des terrains multiples (des mathématiques à l´agriculture écologique, de l´automobile aux jeux vidéo...). Il approche la géographie par la théorie et par des exemples concrets, de Montréal à la Normandie. Au-delà des définitions formelles, cette variété de regards fait percevoir que l´ « économie de la connaissance » est peut-être une notion à déconstruire, mais aussi une clé indispensable pour lire notre modernité.

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