Langue française

  • Les années quatre-vingt ont été l'image inversée des années soixante. L'individualisme s'est substitué aux valeurs de solidarité et l'orthodoxie monétaire a remplacé l'apologie des déficits publics. L'origine de ce retournement est simple : le ralentissement de la croissance a mis à mal les finances publiques et fait plier la volonté des États, quand on comptait sur eux pour combattre la crise. Doit-on prévoir que cette défaite de la politique économique continuera aussi longtemps que durera la crise, ou doit-on penser que la volonté politique saura s'affranchir des infortunes de la prospérité pour s'affirmer librement ? Tel est le sujet de ce livre, qui analyse comment, pour le meilleur et pour le pire, croissance économique et volonté politique s'engendrent l'une l'autre. Daniel Cohen dessine ainsi les contours de la croissance économique contemporaine, mesure ses effets (réels et imaginaires) sur le chômage et montre pourquoi le progrès économique et le progrès social semblent suivre, aujourd'hui, des chemins divergents. Ce faisant, il offre un mode d'emploi de l'économie politique d'une clarté et d'une précision rares.

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