Éditions David

  • L´oeuvre de Doric Germain est certainement la plus étudiée dans les écoles secondaires de l´Ontario français. Depuis la parution de La vengeance de l´orignal en 1980, des milliers d´élèves franco-ontariens ont lu ses livres. Pour rendre compte de cette oeuvre, Lucie Hotte s´est intéressée plus particulièrement à trois romans écrits pour un public adolescent : La vengeance de l´orignal, Le trappeur du Kabi et Le soleil se lève au Nord. Ces trois romans se déroulent dans la région de Hearst, dans le nord de l´Ontario. Leurs personnages doivent tous affronter la nature - parfois inhospitalière - et se confronter à l´altérité, tant la leur que celle des anglophones et des Amérindiens. Mais, surtout, ces récits offrent tous les trois une formidable leçon de vie.
    Une étude éclairante sur un auteur important de la littérature franco-ontarienne, s´inscrivant dans la grande tradition américaine du roman nordique et dans celle, universelle, du roman d´apprentissage.

  • Les études, réflexions et témoignages rassemblés dans ce livre ont pour objet l'oeuvre de Marguerite-A. Primeau, première écrivaine francophone née dans l'Ouest canadien à écrire en français tout en continuant à y vivre. Née en Alberta en 1914, résidente de la Colombie-Britannique de 1954 jusqu'à la fin de sa vie en 2011, cette auteure n'a pas connu jusqu'ici la réception critique qu'elle mérite.
    Cet ouvrage vient combler un vide important dans la ­critique littéraire franco-canadienne en proposant d'abord de retracer le parcours de cette femme de lettres. Cinq études sur l'oeuvre de Primeau approfondissent certains thèmes précédemment abordés par la critique ou proposent des angles ­critiques nouveaux ou peu explorés jusqu'ici tels que sa portée littéraire, la construction identitaire, la nordicité, la sexualité féminine et l'éventuelle influence de Gabrielle Roy. Quatre témoignages apportent quelque lumière sur la personnalité et les relations de cette écrivaine. L'ouvrage se referme sur une bibliographie offrant une lecture globale de l'oeuvre. Au fil des pages, une figure émerge : celle d'une écrivaine à (re)lire et à ­(re)­découvrir.
    Ce volume comporte des contributions de :
    Paul Dubé (Université de l'Alberta), Lise Gaboury-Diallo (Université de Saint-Boniface), Tania Grégoire (Université de Moncton), Isabelle Kirouac-Massicotte (Université de Toronto), J. Roger Léveillé (écrivain), Nicole Nolette (Université de Waterloo), Annette Saint-Pierre (éditrice et écrivaine), Pamela V. Sing (Université de l'Alberta), Jimmy Thibeault (Université Sainte-Anne), Margaret Wilson Fuller (traductrice).

  • La France n'a jamais été aussi riche, aussi bien soignée et éduquée, autant en paix avec ses voisins. Le monde entier - ou presque - est séduit par son climat, sa géographie et, plus encore, par son art de vivre et sa civilisation. Amnésies françaises est un ouvrage utile pour comprendre le paradoxe d'une nation qui devrait être heureuse et ne l'est pas.
    Frank Guyon a choisi d'explorer l'histoire de France à la recherche des vertus fondamentales des Français, le travail intelligent depuis les Gaulois, la liberté de penser depuis Voltaire, l'égalité depuis la Révolution. Ce parcours lui permet de découvrir la maxime qui a permis aux Français de vivre ensemble sans y être contraints : Plus de justice par plus d'égalité. L'ignorance de cette maxime au cours des dernières décennies a donné naissance à une société éclatée entre ses élites, ses quartiers, ses travailleurs pauvres - les Gilets jaunes - et son immense classe moyenne.
    Un ouvrage qui intéressera tous ceux qui ne veulent pas léguer à leurs enfants et petits-enfants une France coupée de ses racines qui aurait renoncé à maîtriser son destin.

  • Le défi de la fragilité se veut un hommage et un témoignage à l'oeuvre critique de François Paré qui a influencé plusieurs générations de chercheurs impliqués dans les études des minorités au Canada et à l'étranger. Les articles, signés tant par des spécialistes reconnus que par des chercheurs émergents, témoignent de l'intérêt continu et toujours très vif que suscitent les propositions de l'auteur des Littératures de l'exiguïté (1992, prix du Gouverneur général). En prolongeant ses réflexions et en les mettant à l'essai sur des corpus de la Renaissance, de la Nouvelle-France, de l'Acadie, du Québec, de l'Ontario, des Caraïbes, de l'Afrique subsaharienne, ou encore de la littérature kurde, les auteurs participant à ce collectif démontrent la productivité des concepts « paréens », ainsi que la diversité de leurs applications. Le livre se divise selon quatre axes d'enquête : l'Ancien Régime; les fragilités; la conscience et l'oubli; et l'exiguïté, concept mondialisable.
    Ont contribué à cet ouvrage : Gerardo Acerenza (Università degli Studi di Trento), Dersim Barwari-Kamil (Université McMaster), Ariane Brun del Re (Université de Montréal), Philip Collington (Niagara University), Tara Collington (Université de Waterloo), Andréanne R. Gagné (Université du Québec à Chicoutimi), Lucie Hotte (Université d'Ottawa), Laté Lawson-Hellu (University of Western Ontario), Élise Lepage (Université de Waterloo), Johanne Melançon (Université Laurentienne), Francois Paré (Université de Waterloo), Marie-Christine Pioffet (Université York), Guy Poirier (Université de Waterloo), Pascal Riendeau (Université de Toronto), Pamela V. Sing (Université de l'Alberta), Jimmy Thibeault (Université Sainte-Anne), Emmanuelle Tremblay (Université de Moncton).

  • Ce recueil de chroniques fait suite à Mots de tête paru en 2002 aux Éditions David. Comme dans ce premier recueil, il y est question dexpressions condamnées par les défenseurs de la langue, certaines depuis plus de cent ans (en autant que), dautres depuis moins de vingt ans (se tirer dans le pied). Dans la plupart des cas, elles ne méritent pas la condamnation qui pèse sur elles. Soit parce que de bons auteurs de chez nous ou dailleurs les emploient, soit parce quelles figurent à linsu des censeurs ? dans les dictionnaires, ou encore parce que leur âge vénérable vaut prescription. Le but de ces chroniques est de tenter de les réhabiliter.
    Après le succès de Mots de tête, Frèdelin Leroux récidive avec la suite de ces savoureuses et souvent impertinentes chroniques sur la langue française.

  • Comment laltérité se manifeste-t-elle dans les romans canadiens dexpression française ? Louvrage de Kenneth Meadwell apporte une réponse diachronique à cette question en analysant non seulement des classiques (Menaud, maître-draveur, Bonheur doccasion, La Belle Bête, LAvalée des avalés), mais des uvres qui nont pas encore reçu cette consécration (Le Passager, La Mémoire de leau, Cantique des plaines, Le Soleil du lac qui se couche). Il montre que les figurations identitaires illustrent lévolution narrative et discursive des personnages féminins et masculins, depuis le roman du terroir et le roman urbain, jusquau roman issu de lécriture migrante et celui, contemporain, ancré dans lactualité des réalités canadiennes et mondiales.

  • Bien que la littérature pour la jeunesse n´existe à proprement parler que depuis 1920, année de la fondation de la revue L´Oiseau bleu, son histoire remonte aux origines de la Nouvelle-France, avec le livre religieux et didactique destiné aux enfants. Le présent ouvrage retrace l´histoire de cette littérature au Québec et dans les régions francophones du Canada.
    On trouvera dans ces pages, outre une évocation du patrimoine populaire de l´enfance (contes, comptines et chansons), un panorama des genres didactiques (biographies et hagiographies), une analyse de la production romanesque de 1920 à nos jours et une étude de l´album et de l´illustration.

  • Des chercheures et chercheurs d´une douzaine de pays remontent à tâtons, comme de véritables limiers, dans l´histoire imprévisible de chacune des traductions, parfois héroïques, de Bonheur d´occasion et de Two Solitudes.

    Best-sellers dès leur parution en 1945, Bonheur d´occasion de Gabrielle Roy et Two Solitudes de Hugh MacLennan ont non seulement conquis les publics francophones ou anglophones, mais été vite traduits en une dizaine d´autres langues : allemand, danois, espagnol, estonien, japonais, hollandais, lituanien, norvégien, roumain, russe, suédois, slovaque et tchèque.

    En examinant le chemin fascinant de leurs traductions, le présent ouvrage montre comment ces deux oeuvres classiques sont devenues les ambassadrices à l´étranger de nos deux cultures fondatrices.

    Ont contribué à ce volume :
    Agnès Whitfield (Université York) Margot Irvine (Université de Guelph) Zuzana Malinovská (Université de Presov) Cecilia Alvstad (University of Oslo, University of Gothenburg) Bente Christensen (Université d´Oslo) Rodica Dimitriu (Université Alexandru Ioan Cuza) Anna Bednarczyk (Université de Lódz) Jovanka Sotolová (Université Charles de Prague) Regina Kvasyte et Genovaite Kaciuskiene (Université de Siauliai) Chiara Bignamini (Université Jean Moulin Lyon 3) Elzbieta Skibinska (Université de Wroclaw) Dana Patrascu-Kingsley (University of Toronto) Michael G. Paulson (Université de Miami) Bennett Yu-Hsiang Fu (National Taiwan University) Madelena Gonzalez (Université d´Avignon) Klára Kolinská (Masaryk University) Tiina Aunin (Tallinn University) Reet Sool (University of Tartu)

  • Rhétorique et théorie de la lecture, récit de rêve, hypertexte : les quinze études rassemblées dans cet ouvrage correspondent aux champs de spécialisation de C. Vandendorpe, ancien professeur titulaire au Département de français de l'Université d'Ottawa,

  • Dans cette étude, Yvon Malette s'intéresse à une oeuvre singulière de Gabrielle Roy, La Montagne secrète, inspirée en grande partie de la vie et des récits du peintre-trappeur René Richard. En abordant La Montagne secrète sous l'angle de la narrativité, il se propose notamment de voir comment la technique narrative participe à la structure et à la signification du récit régien. Il a choisi pour cela de s'en tenir à la méthode d'analyse mise au point par Gérard Genette, en recourant aux trois catégories genetiennes : le Temps, le Mode et la Voix.

  • Les collectivités marginalisées ressentent avec une acuité particulière le besoin de négocier les conditions de la mémoire culturelle dont elles sont porteuses et qu'elles donnent à entendre dans leurs discours. Dans ces cas-là, l'identité n'est plus stable, mais elle se déplace, migre vers d'autres codes. Ici, on parlera le corse, le galicien, le français ou le navajo ; là, on choisira de fusionner avec la culture dominante et l'exonomie sera de règle : on parlera le français, l'espagnol, l'anglais. Dans les sociétés minorisées, l'identité collective est liée à cette écologie de l'alternance et à ces rythmes particuliers de la présence et de l'absence. Est-ce une perte ? Oui, sans aucun doute. Une perte de la permanence surtout, une impression de disjonction. Mais cette perte ne doit pas occulter pour nous la merveilleuse complexité des stratégies d'ouverture et des accommodements qui caractérisent les marges fugaces de notre monde.

  • Pour qu'une littérature existe, il faut des auteurs qui produisent des oeuvres de qualité et des critiques littéraires, des professeurs de littérature et des chercheurs qui en consacrent l'excellence. Dès les années 1960, René Dionne et Gabrielle Poulin font partie de ceux et de celles qui oeuvrent à la mise sur pied et à la reconnaissance des littératures québécoise et franco-ontarienne, lui en tant que chercheur et professeur, elle en tant qu'écrivaine et critique. Cet ouvrage explore l'étendue et l'importance de leur contribution aux littératures québécoise et franco-ontarienne et éclaire de ce fait une période importante de notre histoire littéraire.

    Ce volume comporte les contributions suivantes :
    Ariane Brun del Re (Université d'Ottawa) Marie-Andrée Caron (Université du Québec à Chicoutimi) Anne Caumartin (Collège militaire royal de Saint-Jean) Estelle Dansereau (Université de Calgary) Kathleen Kellett (Ryerson University) Gilles Marcotte (Université de Montréal) Johanne Melançon (Université Laurentienne) François Paré (Université de Waterloo) Mathieu Simard (Université d'Ottawa) Robert Vigneault (Université d'Ottawa)

  • La littérature franco-ontarienne est un phénomène qui date des années 1970 et dont nous ne pouvons retracer les origines au-delà de sa naissance. Certes, elle partage le même tronc que les autres littératures francophones du Canada mais, contrairement à la littérature québécoise, elle n'est pas l'héritière de l'institution littéraire canadienne-française. Complétant la typologie institutionnelle de François Paré, qui oppose les petites aux grandes littératures, Gaston Tremblay propose ici une troisième catégorie, les littératures du vacuum, lesquelles existent dans un vide social, là où certains champs du pouvoir sont atrophiés, voire inexistants. Tout y est en chantier, tout y est liberté, tout y est à faire. Les limites de l'exiguïté sont en ces lieux remplacées par l'infini de l'espace à conquérir.
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  • Comment écrire les lieux de confins que sont tout à la fois la campagne, la forêt, la petite ville et le Nord ? Cette question se pose avec d'autant plus d'acuité que l'entrée de la littérature québécoise dans la modernité a été fortement associée à la ville, alors que les régions étaient identifiées à un héritage littéraire et idéologique passéiste. À travers l'étude des oeuvres de Pierre Morency, de Pierre Nepveu et de Louis Hamelin, cet ouvrage montre comment la subjectivité élabore une attitude réflexive propice à l'écriture et qui permet de reconsidérer la place qu'occupent les espaces marginaux dans l'imaginaire contemporain.

  • Harry Bernard (1898-1980) a été, pendant plusieurs décennies, une figure importante du milieu littéraire québécois. Rédacteur en chef pendant 47 ans du Courrier de Saint-Hyacinthe, il a touché à presque tous les genres littéraires : poésie, nouvelles, contes, romans, essais, critiques, récits de voyages, sans compter ses innombrables articles journalistiques.
    Après s'être penchés sur sa correspondance avec Alfred DesRochers puis avec Simone Routier, Guy Gaudreau et Micheline Tremblay se sont intéressés à l'un de ses derniers romans, Une autre année sera meilleure, publié seulement sous forme de feuilleton dans le Photo-Journal (de février à juin 1952). Soixante ans plus tard, ils tentent, d'une certaine façon, de réhabiliter cet ouvrage. Soulignant la description précise et détaillée que Bernard y fait de la région de la Haute-Mauricie, ils y voient un documentaire très riche sur l'industrie de l'exploitation forestière, à une période charnière de son histoire, avec, en prime, un héros bien de son époque.

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