Albin Michel

  • Péguy

    Romain Rolland

    Ce livre apporte le témoignage sur Péguy de celui qui fut l'un des derniers survivants de la première équipe des Cahiers de la Quinzaine on doit même dire, de leur principal collaborateur, car ses oeuvres remplissent plus de vingt-cinq Cahiers. Romain Rolland débutait comme jeune professeur d'histoire de l'art, à l'École Normale Supérieure, quand Péguy venait d y entrer comme élève. Quelques semaines plus tard, dans les combats de l'affaire Dreyfus, Péguy demandait à Romain Rolland sa pièce de théâtre : Les Loups pour une de ses belles premières publications d'avant les Cahiers. L'idée leur venait ensemble de la fondation des Cahiers. Et dès l'instant qu'ils furent fondés, Rolland leur réserva les premières éditions de tout ce qu'il écrivait. Jamais Jean-Christophe n'eût paru sans les Cahiers. Et les Cahiers étaient ruinés, sans le retentissement de la Vie de Beethoven, ainsi que Péguy l'a reconnu lui-même, dans Notre jeunesse. Le plus remarquable dans cette alliance, c'est qu'elle fut établie entre deux hommes qui, d'accord sur le fond moral intransigeant : vérité, justice sociale, etc... s'orientaient dans des directions différentes l'un vers un haut nationalisme français, appuyé sur les fortes traditions de la race et sur l'armée citoyenne ; l'autre vers un panhumanisme, élaboré par l'union des grandes nations de la terre. Tous deux voyaient venir de loin l'incendie de la guerre européenne ; mais l'un appelait le jour de l'échéance, pour libérer la France du cauchemar et pour lui rendre sa foi perdue en ses destins ; l'autre cherchait à rapprocher les frères ennemis, tout en reconnaissant son impuissance à détourner le fléau. Cette diversité des volontés n'altérait point l'estime mutuelle et la confiance, l'un dans l'autre, des deux amis. Elle était plutôt l'exemple vivant de cette fidélité entière dans une liberté entière, qui est, selon la parole de Péguy, l'amitié française même.

  • Kaly est un orphelin de onze ans lorsque Antoine Morat, cinéaste français, le rencontre au village d'Edalé, sur le mystérieux territoire des Bassaris, une peuplade animiste régie par des coutumes et des rites ancestraux. C'est au coeur de cette Afrique archaïque que le toubab adopte le jeune Bassari. Les anciens du village n'imposent qu'une condition : que Kaly, amené au savoir des Blancs, revienne un jour apporter ce qu'il aura appris. Ce livre est l'histoire drôle et émouvante d'une amitié merveilleusement insolite, entre deux êtres qui s'échangent les clés de leurs univers et de leurs cultures : une Afrique noire de la magie pure, mais vulnérable et menacée de disparition ; un Occident trop rationnel, mais ouvert sur le monde. Un monde dont Kaly, devenu photographe, sera à son tour l'ethnologue, en l'explorant de la France profonde à l'Himalaya.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Grand voyageur, reporter passionné, Pierre Benoit (1886-1962) a fait rêver des générations de lectrices, et de lecteurs, avec ses romans flamboyants où un érotisme sous-jacent le dispute à un exotisme assumé. Aurore, Antinéa, Athelstane, Axelle... , les troublantes héroïnes de ce séducteur impénitent sont autant de femmes fatales qui inspirèrent les plus grands cinéastes.
    Pierre Benoit, l'un des piliers de la la vie littéraire foisonnante du Paris de l'entre-deux-guerres avec ses amis Carco ou Dorgelès, écrivit aussi bien des dialogues de films, que des centaines d'articles ou des livrets d'opérette. A son ami Jean Cocteau qui lui fit remarquer un jour qu'il avait « le génie de l'imprévu », Pierre Benoit répondit que « le devoir du romancier, c'est d'être de son temps. » Le XXe siècle et ses soubresauts lui donnèrent, ô combien, l'occasion d'être ce romancier paradoxal revendiquant une vie faite « d'absence d'unité, d'expérience et de rêverie ».

    « Je suis certain que Pierre Benoit va sortir du purgatoire où l'ont condamné des pontifes de la critique désormais sans autorité, sans prestige, et sans pouvoir sur l'opinion. [... ] Profitez-en pour découvrir ou redécouvrir Pierre Benoit, un des plus merveilleux conteurs du XXe siècle. Envoyez paître les moutons de Panurge qui pourraient vous bêler aux trousses pour vos goûts rétro. Et ne boudez pas votre plaisir : c'est votre plaisir qui aura raison contre eux, et même contre vous. » Jean-Louis Curtis

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Solitaire ou chef de file ? Homme du passé ou visionnaire ? Ce critique du présent condamne-t-il ou annonce-t-il l'avenir ? Est-il le dernier et l'inutile survivant de la foi gaulliste ? Annonce-t-il le réveil national des nouvelles générations de demain ou d'après-demain ?

    Ce serviteur de l'Etat, l'un des fondateurs de la Ve République, est-il aujourd'hui divorcé de la République ou son meilleur défenseur, dans la tradition des républicains d'antan ?

    Ces questions, nombreux sont ceux qui se les posent, chacun à sa manière. Du centriste majoritaire au gaulliste d'opposition, de l'intellectuel de gauche au polémiste de droite.

    Elles montrent en définitive que Michel Debré est une personnalité à part dans le monde politique actuel. Un homme hors du commun.

    Garde des Sceaux, rédacteur des institutions, Premier Ministre pendant la période la plus difficile de l'après-guerre, puis successivement Ministre de l'Economie et des Finances (1966-1968), Ministre des Affaires Etrangères (1968-1969), Ministre d'Etat chargé de la Défénse Nationale (1969-1973), Michel Debré a fondé l'Ecole Nationale d'Administration, le Centre National d'Etudes Judiciaires devenu Ecole Nationale de la Magistrature, ouvert l'Ecole Polytechnique aux femmes et aux lycéens issus de la filière technique de l'Education Nationale. Il est aussi l'auteur des grandes lois-programmes qui ont modernisé l'agriculture, orienté l'économie, développé le secteur bancaire, fait progresser enseignement technique et formation professionnelle.
    Sans oublier les lois-programmes sur la défense, sur l'équipement sportif, sur la protection du patrimoine national, sur les sources nationales d'énergie.
    Et dans bien d'autres domaines son nom s'attache à des réformes déterminantes.

    Michel Debré porte aujourd'hui ses réflexions et ses analyses sur l'exercice de la démocratie, sur la démographie, sur le développement de la Recherche et de l'Innovation, sur la compétition économique mondiale. Et, naturellement, sur les perspectives de l'organisation européenne dont il fut un des artisans, notamment par la politique agricole commune qu'il définit et mit en place.

    Estimant mal conçue, ambiguë et pour tout dire dangereuse l'élection prochaine au suffrage universel d'une Assemblée Européenne, Michel Debré, le premier, a mis en garde nos dirigeants et l'opinIon. Le premier aussi il affirma que cette "affaire" allait profondément diviser la France alors qu'une autre voie était possible, et toujours possible, qui assure un grand avenir à l'Europe, dans l'affirmation d'une France forte et indépendante.


    Cet ouvrage, écrit avec passion mais avec le souci de la précision, est à la fois une histoire, un réquisitoire et un plaidoyer qui éclairent tous trois nos débats actuels. Et ceux de demain.

  • Roland Barthes fut un grand lecteur et critique de Balzac. À l'occasion du bicentenaire de la naissance de ce dernier, les auteurs font le bilan de l'oeuvre critique de Barthes et s'interrogent sur l'interprétation d'un texte et les intentions de son auteur. Ils veulent inaugurer un nouvel âge de la critique.

  • Une histoire des instituteurs, qui restitue leurs combats et leurs conditions de vie dans le contexte difficile de l'instauration de l'école laïque en France. Les figures des professeurs sont aussi évoquées à travers des textes de Rabelais, Montaigne, Rousseau, Lamartine, Hugo, Ferry puis à travers des témoignages de fils d'instituteurs : Jules Romain, M. Pagnol, G. Pompidou, Alain-Fournier.

  • J. Chaban-Delmas retrace la destinée d'hommes et de femmes qui avaient en commun la passion de la liberté.

  • L'auteur, directeur de la Sécurité générale des trois départements, apporte des informations nouvelles sur le drame que fut la guerre d'Algérie.

  • Il ne s'agit plus ici de dénoncer les illogismes, les injustices ou les férocités humaines, de dénuder les moeurs contemporaines, mais de mettre en lumière le scandale même de la création où la mort, de toute éternité, nourrit la vie.

  • Raconte l'aventure d'une poignée d'hommes, partis de France, au XVIIe siècle, pour créer un nouveau monde. Parmi eux il y avait Samuel Champlain et Cavelier de La Salle. Le Canada était né.

  • Après avoir été victime d'un accident de la route, l'auteur se retrouve presque totalement paralysée. Elle raconte les longs mois passés dans les hôpitaux. Un témoignage sur ce qu'est la vie d'un handicapé moteur, mais aussi un réquisitoire contre la médecine.

  • Contient les actes du Colloque qui s'est tenu à Bordeaux et a réuni des chercheurs d'horizons divers. Un des caractères communs de la magie, de la conception des hypothèses scientifiques et de l'élaboration des textes littéraires consiste dans un usage approprié de la fonction métaphorisante, instrument créatif qui perturbe le dispositif communément reçu.

  • Un témoignage lucide, pudique, personnel et brutal sur le monde de l'homosexualité féminine.

  • Des anecdotes parfois drôles, parfois cruelles, des pensées, la vie sentimentale du mystérieux Président.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Au cours d'un siècle tragique qui voit naître les affrontements et les bouleversements de la Première Guerre mondiale et de la Révolution d'octobre, deux écrivains, engagés tous deux dans le camp socialiste, cherchent en tâtonnant les voies de l'avenir. Ils s'épaulent, se contrarient, s'accordent enfin dans l'action au moment même où ils sont au bord de la brouille, émus l'un et l'autre par l'essor de la jeune république soviétique qui se dégage de la guerre civile, et tourmentés de son avenir.Autour de Romain Rolland et Maxime Gorki, c'est toute la vie intellectuelle de l'Europe entre les deux guerres ses fourvoiements et ses illusions, mais aussi sa clairvoyance et sa générosité qui apparaît dans ses relations avec le fait révolutionnaire.Mais au-delà du document historique de premier ordre, cette correspondance témoigne aussi d'une amitié singulière, nourrie de confidences personnelles, des peurs et des espérances face au bouleversement du monde, des réflexions nées des oeuvres en gestation, des passions intellectuelles partagées et de l'imagination romanesque qui construit la figure du correspondant comme elle le ferait d'un personnage littéraire : pour chacun, l'homme de lettres, le penseur politique, le militant ne sont plus que les facettes d'une même personnalité, celle de l'homme au naturel, dans sa complexité vivante.

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