Denoël

  • J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. Depuis sa parution aux États-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef-d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.

  • "C'est la lettre d'une mère à son enfant qui n'existe pas. Une lettre d'une femme qui se demande quelle mère elle aurait été. Une lettre de questionnement, une lettre d'explication, une lettre de justification, une lettre de séparation, une lettre d'amour. C'est aussi la lettre à elle-même d'une femme qui n'est que femme et qui finit par comprendre que c'est déjà ça."
    Delphine Apiou n'est pas mère et en a souffert. Un regret qu'elle a apprivoisé, avec lequel elle a appris à vivre et surtout qui ne l'empêche pas d'être une femme accomplie... La lettre qu'elle écrit à l'enfant qu'elle n'a pas eu est bouleversante, drôle, pleine de vie, tellement humaine. Universelle.

  • Découvertes inattendues, rencontres singulières, coïncidences troublantes : au cours de nos vies, l'essentiel arrive souvent par hasard. Dans une promenade où se croisent les souvenirs familiaux, les exploits sportifs et un riche bagage littéraire, Denis Grozdanovitch nous invite à desserrer les contraintes d'un esprit trop rationnel. Depuis les prouesses au tennis de Roger Federer jusqu'aux présages dont semblent parfois porteurs les animaux - que ce soit dans nos rêves ou dans la réalité -, en passant par la réapparition d'objets que l'on croyait perdus, l'auteur sait mélanger la grande histoire et l'anecdote, le plus anodin et le plus profond.

    Avec humour, il nous initie à ces curieux concepts que sont la sérendipité, art des trouvailles inopinées, l'happenstance, don d'être au bon endroit au bon moment, ou encore le lâcher-prise, secret de certains champions, grands scientifiques et autres joueurs d'échecs. Alliant l'impertinence du franc-tireur et les merveillesd'une libre érudition, il nous invite à d'autres raisons de vivre que celles que nous offre un monde stérilisé par la technique.

  • Avez-vous peur de mourir dans votre sommeil, enseveli sous l'écroulement de votre bibliothèque? L'accumulation de livres ne met-elle pas en danger l'existence même de votre famille? Classez-vous les volumes par thème, langue, auteur, date de parution, format ou selon un autre critère de vous seul connu? Peut-on faire voisiner sur une étagère deux auteurs irrémédiablement brouillés dans la vie? Autant de graves questions se posant à cette espèce en voie de disparition : les bibliomanes, qui, outre la passion de posséder les livres, ont celle de les lire.
    Les bibliothèques sont des êtres vivants à l'image de notre complexité intérieure. Elles finissent par composer un labyrinthe dont pour notre plus grand, et dangereux, plaisir nous pouvons très bien ne plus sortir.
    Dans ce petit traité sur l'art de vivre avec trop de livres apparaissent, parmi nombre d'autres, Pessoa tentant de devenir bibliothécaire, Matisse postulant au poste de 'contrôleur du droit des pauvres' ou encore le capitaine Achab et le mystère de sa jambe abandonnée à Moby Dick. En fait, ces milliers de pages qui occupent nos étagères sont peuplées de fantômes bien vivants qui, une fois rencontrés, ne nous quittent plus.

  • Proust meurt le 18 novembre 1922 à cinquante et un ans au 44, rue Hamelin à Paris. Si toute vie prend son sens en regard de sa fin, celle d'un écrivain se double d'une autre course de vitesse. Deux adversaires s'opposent : le souci d'achever son oeuvre et la mort qui se rapproche. Aura-t-il le temps d'atteindre son dermier mot, de poser le mot 'fin'?
    Pour Proust, les choses sont encore plus tragiques. Car la Recherche est une oeuvre toujours à reprendre, à corriger, à nourrir. Par principe, elle est sans fin.
    Proust malade et se sachant condamné, son attentive et dévouée gouvernante Céleste à ses côtés, lutte non tant pour survivre quelques jours ou même quelques heures mais pour, une fois encore, ajouter, biffer, corriger son immense chef-d'oeuvre, ce souci interminable.

  • Charles Baudelaire n'est pas seulement l'auteur des Fleurs du mal. Il est aussi celui qui a compris, notamment dans Fusées et dans Mon coeur mis à nu, la profonde métamorphose des sociétés modernes.
    Au cours du Second Empire, l'ordre ancien achève de disparaître : ni les individus ni les valeurs n'ont plus de place définitive. C'est désormais le règne du premier venu, qui s'incarne dans différents personnages baudelairiens - le promeneur, le dandy, le tyran, la victime, le bourreau, l'artiste... Ce monde qui se démocratise est agité, à l'instar du coeur humain, de mouvements confus où chacun peut se retrouver soudain élu ou exclu, couronné ou sacrifié au terme d'un suspens qui se cristallise dans des situations-limites, telles que l'exécution capitale, le suicide, le complot ou simplement la solitude...
    Dans cet essai aujourd'hui réédité dans une nouvelle version revue et augmentée, Pierre Pachet nous restitue la pensée paradoxale et fulgurante d'un Baudelaire encore méconnu.

  • Les Historiettes de Tallemant des Réaux ne sont pas seulement un document essentiel sur la première moitié du XVIIe siècle, elles constituent l'un des monuments littéraires les plus méconnus, et les plus plaisants à lire, de leur époque. Ce petit livre est tout d'abord un hommage à leur auteur et à cette forme littéraire des plus répandues et souvent négligées : l'anecdote.
    On découvre en outre à lire Tallemant que les Historiettes trouvent, par les hasards de la littérature ou des influences, de mystérieuses correspondances avec des oeuvres à venir. Ainsi, apparaissent à y regarder de près des échos troublants de Tallemant chez Melville, Flaubert, Maupassant, Proust, Quignard ou Stephen King.
    Après Des bibliothèques pleines de fantômes et le plaisir à posséder des milliers de livres, c'est au bonheur de se promener parmi leurs pages que nous invite Jacques Bonnet.

  • Après le succès mondial de sa pièce de théâtre Les Monologues du vagin, Eve Ensler a publié aux États-Unis ce récit à la dimension politique mêlant son expérience personnelle et sa rencontre, au fil de voyages successifs, avec des femmes du monde entier : de jeunes Afghanes, des rescapées de l'ouragan Katrina, des victimes de viols en Bosnie, ou encore l'activiste pacifiste américaine Cindy Sheehan. Interpellée par l'obsession sécuritaire de nos sociétés contemporaines post-11 septembre, Eve Ensler évoque avec elles ce sentiment partagé d'insécurité et de vulnérabilité dans un environnement dangereux et menaçant pour les unes, ou au contraire ultra-vigilant et protégé pour les autres. Le principe de précaution est-il appliqué à outrance en Occident, au mépris de notre humanité et de notre ouverture sur le monde ? Tour à tour éclairante, provocatrice et visionnaire, cette enquête nous force à nous demander ce que signifie vivre libre et épanoui(e) aujourd'hui et si, de la capacité de notre société à nous protéger, dépend nécessairement notre bien-être.

  • Elle est journaliste, il est général. Il est marié, il aime séduire, elle vient tout juste de divorcer et refuse d'être simplement sa maîtresse. Leur passion est impossible. Ils passeront ensemble, lui propose-t-elle, un long week-end à Istanbul, un seul, et ne se reverront jamais plus. Mais le destin en décide autrement...
    Léa et Philippe tiennent, chacun de leur côté, le journal de leur histoire commune. À intervalles réguliers, ils s'échangent ce qu'ils ont écrit. Au-delà de l'hymne à l'amour qu'ils composent, chacun découvre les pensées de l'autre et se perçoit dans son regard. Peu à peu, le récit influe sur la réalité. Qui peut revenir indemne d'un voyage de l'autre côté du miroir?
    Écrit à quatre mains, un livre magistral sur les hommes, les femmes, et l'utopie amoureuse.

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