FeniXX réédition numérique (Plon)

  • Ce que le lecteur, s'il existe, lira dans cet amas de signes est, et n'est pas, un essai éclaté, est et n'est pas un journal mais, mises à bout, rien que des rêveries d'écritures Or si, ici ou là, il a entendu, roulant, un collier brisé, le bruit de quelques perles, s'il a entendu quelques notes égrenées sur un piano qui, tel jour, à telle page, était par hasard accordé, s'il a, collant son oreille contre une phrase - une seule phrase peut-être et qui, d'apparence, était de bavardage entendu une voix, qu'il sache que, là, le temps fragile d'un frisson, se cachait mon aveu.

  • La gauche a fini par se convertir aux dogmes du libéralisme économique. Et voilà que la droite joue la championne de la lutte contre l'exclusion sociale. Droite, gauche, droite... valsent les noms et les couleurs politiques, mais restent les chômeurs et la pauvreté ! A quoi rime une alternance où la gauche se prend pour la droite et réciproquement, où la virulence des anathèmes entre les camps est proportionnelle à la convergence des programmes ? Où les leaders de tous bords trouvent-ils l'aplomb de nous proposer aujourd'hui des solutions, alors que, dix ans chacune au pouvoir, la droite et la gauche n'ont adopté aucune mesure efficace contre le chômage ou l'exclusion ? Pourquoi ce qui n'est jamais possible avant les élections le deviendrait-il après ? Jacques Généreux démonte les stratégies cachées du pouvoir, quelle que soit sa couleur politique, et explique comment vaincre le penchant naturel de tout dirigeant, l'immobilisme.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Lorsque le général de Gaulle, et les autres "pères de la constitution" de 1958, fondèrent la Ve République, leur intention était de créer un exécutif fort et stable, pour soustraire le gouvernement de la France au "régime des partis", ou régime d'assemblée, antérieur. Mais ils y ont trop bien réussi, en pulvérisant de fait les autres pouvoirs, le législatif et le judiciaire. Ce n'était pas là trouver la formule d'une constitution, à la fois efficace et démocratiquement équilibrée. Au fil des années, le pouvoir présidentiel est devenu l'unique pouvoir, dont le gouvernement lui-même est devenu la simple courroie de transmission. Le paradoxe est que cette surpuissance présidentielle, à la fois omnipotente et irresponsable, a débouché à la longue sur le contraire de ce qu'elle était censée apporter, à savoir l'efficacité. La France a donc perdu sur les deux tableaux. La critique de nos institutions, que présente ici Jean-François Revel, tranche sur les critiques habituelles. Il ne s'agit pas, en effet, à ses yeux, de savoir si le mandat présidentiel est trop long ou trop court, s'il doit être renouvelable ou non. Il ne s'agit pas non plus de remettre en question l'élection au suffrage universel direct, à laquelle les Français sont devenus, à juste titre, très attachés. Il s'agit de redéfinir le contenu des attributions présidentielles, et de les réinsérer dans un ensemble qui redevienne démocratique, c'est-à-dire qui soit fondé sur le contrôle mutuel des pouvoirs. C'est qu'il faut s'interroger sur ce que l'on entend au juste par État fort. Un pays peut très bien, comme en Amérique latine, avoir un président fort à la tête d'un État faible. Le président fait exécuter par l'État tout ce qui lui plaît. Mais l'État est, en même temps, incapable de résoudre les grandes questions de fond de la société. Sa politique étrangère même, le trop fameux "domaine réservé", peut s'égarer. Ce pays tombe alors de l'absolutisme inefficace dans l'anarchie autoritaire.

  • Lorsque le général de Gaulle, et les autres "pères de la constitution" de 1958, fondèrent la Ve République, leur intention était de créer un exécutif fort et stable, pour soustraire le gouvernement de la France au "régime des partis", ou régime d'assemblée, antérieur. Mais ils y ont trop bien réussi, en pulvérisant de fait les autres pouvoirs, le législatif et le judiciaire. Ce n'était pas là trouver la formule d'une constitution, à la fois efficace et démocratiquement équilibrée. Au fil des années, le pouvoir présidentiel est devenu l'unique pouvoir, dont le gouvernement lui-même est devenu la simple courroie de transmission. Le paradoxe est que cette surpuissance présidentielle, à la fois omnipotente et irresponsable, a débouché à la longue sur le contraire de ce qu'elle était censée apporter, à savoir l'efficacité. La France a donc perdu sur les deux tableaux. La critique de nos institutions, que présente ici Jean-François Revel, tranche sur les critiques habituelles. Il ne s'agit pas, en effet, à ses yeux, de savoir si le mandat présidentiel est trop long ou trop court, s'il doit être renouvelable ou non. Il ne s'agit pas non plus de remettre en question l'élection au suffrage universel direct, à laquelle les Français sont devenus, à juste titre, très attachés. Il s'agit de redéfinir le contenu des attributions présidentielles, et de les réinsérer dans un ensemble qui redevienne démocratique, c'est-à-dire qui soit fondé sur le contrôle mutuel des pouvoirs. C'est qu'il faut s'interroger sur ce que l'on entend au juste par État fort. Un pays peut très bien, comme en Amérique latine, avoir un président fort à la tête d'un État faible. Le président fait exécuter par l'État tout ce qui lui plaît. Mais l'État est, en même temps, incapable de résoudre les grandes questions de fond de la société. Sa politique étrangère même, le trop fameux "domaine réservé", peut s'égarer. Ce pays tombe alors de l'absolutisme inefficace dans l'anarchie autoritaire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Il est difficile de trouver deux personnes qui se ressemblent moins que Jean Dutourd et Jean-Edern Hallier. On pouvait penser qu'ils ne seraient d'accord sur aucun sujet. Or, pas du tout. Sur ce qui est important - la littérature, le pouvoir et ceux qui l'exercent, la foi, quelques livres qu'ils ont écrits -, ils sont curieusement du même avis. Il en est résulté six dialogues, qui sont toujours drôles, et quelquefois profonds. L'un des causeurs est lyrique. L'autre serait plutôt moqueur. Cela fait des dissonances, auxquelles peu de lecteurs seront insensibles. Cela jette, également, des lumières imprévues sur deux écrivains très connus, et néanmoins très mystérieux.

  • Une roman historique sur Hannibal par l'auteur de $$Le Maître des steppes$$.

  • Contrairement aux apparences, Nos amies les lettres est un livre sérieux. On l'accusera d'être parisien, alors qu'il est fait pour les provinciaux. Ils y découvriront la critique littéraire de A à Z, l'envers du décor, les clés de ces articles que vous lisez sans vous douter de rien. Tout n'est pas si pourri, au royaume des gens de lettres. Seulement, il y a du copinage, des individus qui ont mauvais goût, des règlements de comptes (assez peu), des renvois d'ascenseur (pas mal) et même - le pire ! - des journalistes qui sont sincères. Nos amies les lettres, c'est la semaine de quelqu'un qui lit les rubriques littéraires depuis des années. Ce quelqu'un pourrait être vous ou moi. Il se trouve que c'est moi. Bref, je me suis dévoué : et puis, je suis quand même un peu plus au courant que vous. C'est une sorte d'agenda. Et, comme dans tout agenda qui se respecte, on tombera sur les vrais noms. Naturellement, il y en aura certains qui ne seront pas très contents. Pourtant, l'auteur n'estime guère les avoir maltraités. Cela fait un temps fou qu'il les suit à la trace, qu'il épie leurs manies, leur dispense des blâmes et des bons points. La vie littéraire est un jeu de l'oie. Du lundi au dimanche, en voici les cases principales. Les dés sont désormais entre vos mains. À vous de jouer.

  • Pendant près de la moitié de sa vie, Henry Miller ne publie pas de livre. Il a plus de 40 ans quand paraît "Tropique du Cancer". Qu'a-t-il fait de tous ces jours? Il a essayé "scrupuleusement tous les chemins de la liberté", dira-t-il plus tard. Tous les métiers, les rues de Brooklyn à Manhattan, les rues de Paris.

  • Comme il m'était arrivé plusieurs fois, tandis que je marchais dans les bois ou sur une plage, de ramasser de vieux papiers souvent tachés, parfois souillés, pour y noter quelque texte ou bribes de texte commençant à se former dans ma tête, en réponse à une demande urgente, j'ai pris l'habitude d'avoir toujours, sur moi, des petits carnets orange de marque Rhodia, en général format 85 x 120 (ils tiennent facilement dans une poche pectorale de ma salopette), que j'utilise à l'italienne pour y noter ce qui me vient dans le train (comme pour cette note), l'aéroport, mon bureau de l'université, les salles d'attente administratives ou chez moi. Le premier que j'aie conservé date de 1985 ; j'ai supprimé toutes sortes de premiers schémas, recherches de mots, listes de personnes à qui écrire au plus tôt, sans parler des petits dessins, gribouillis, essais de crayons, plumes, feutres ou pointes Bic indociles, pour ne conserver que ce que j'ai recopié par la suite. Il n'y a pas de dates à l'intérieur de ces carnets, mais j'ai souvent noté celle du premier recopiage, ce qui donne une précision à quelques jours près. La plupart de ces textes ont déjà été utilisés dans des ouvrages, mais souvent si considérablement transformés, qu'il est difficile de les y retrouver. Les voici donc, dans l'ordre, et sous la forme de leur composition primitive.

  • Ce livre aura suivi les règles du jeu, c'est-à-dire de cette collection. On y a retranscrit le contenu d'un carnet tenu au jour le jour, au fil des occasions, entre février et juin 1989. Il ne s'agit pas pour autant d'un journal, au sens habituel du terme, dans la mesure où n'y apparaît pas le bilan émotionnel, affectif, d'une vie personnelle, mais où s'y esquisse un autoportrait indirect, réfracté dans une myriade d'objets et de zones d'intérêts, d'accidents et de réactions, de réflexions et de fascinations, d'humeurs en un mot, et au sens le plus large. Le décor intérieur, les meubles et objets qui nous entourent, les traits de vie italienne, la lecture de certains livres, quelques lieux de prédilection, Londres, des amis écrivains, des coupures de journaux, des expressions fascinantes (ou tout simplement de la vie quotidienne) - voilà quelques-unes des rubriques de cet inventaire de promenades et de lectures, de lieux parallèles, d'appétits et de curiosités, d'envies, satisfaites ou non, comme celles qui peuvent vous saisir, inexplicablement, lors de vos déambulations dans une galerie d'antiquaires.

  • Il y a les années-lumière. Il y eut les années folles. Voici une chronique intime de ces années quatre-vingt qui ne portent pas encore de nom. L'auteur a consigné les réflexions que lui inspiraient le climat de l'époque et la fuite excessive du temps. C'est une sorte de méditation sentimentale, qui épouse le désordre de l'existence. Elle se nourrit de souvenirs, de rêveries, de rencontres et de lectures. Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu plus, avant de renvoyer les images, disait Jean Cocteau. Dans ces carnets, François Bott s'efforce de discerner ou d'imaginer tout ce que les miroirs dissimulent jalousement.

  • Heureux comme Dieu en France... votre voisin à la campagne sera-t-il bientôt anglais ou hollandais ? Les auberges landaises vont-elles devenir des brasseries et des pubs ? La Bresse sera-t-elle un nouveau canton suisse ? La Grande Bleue est-elle la piscine des Allemands ? Le gigot à la menthe va-t-il s'imposer comme le plat national du Périgord, tandis que le Lubéron se transformerait en une enclave anglo-helvétique ? Pour tous ces Européens, la France est désormais le pays des vieilles maisons, et des terres bon marché. Nos agriculteurs, dépossédés, deviennent jardiniers et hommes à tout faire employés par ces colons. Le désert français a trouvé ses nouveaux propriétaires, avec la complicité de l'État. Face à cette invasion spectaculaire, est-il trop tard pour réagir ? À l'heure de l'Europe, Philippe Simonnot, au terme d'un longue enquête surprenante, souvent cocasse, jette un véritable pavé dans la mare. Un livre que chaque Français doit lire car il est concerné.

  • Depuis trois siècles on convoite et on stigmatise l'Académie française. Les candidats auxquels elle a claqué la porte au nez en disent pis que pendre. Il est vrai que la Vieille Dame du Quai Conti a souvent commis les pires injustices. Avec ceux qu'elle a oubliés, ou refusés, on composerait une académie aussi éclatante que la vraie. En 1882, le polygraphe Arsène Houssaye inventait, pour ses victimes, le Quarante et unième fauteuil qui n'existe pas. En 1971, les Immortels eux-mêmes reprirent cette trouvaille sous le même titre. Battu à deux reprises, Paul Guth a eu deux idées : il a imaginé qu'en sa faveur, pour la première fois, les académiciens élisaient un titulaire du 41e fauteuil, au lieu d'en laisser le soin à l'opinion publique. Ensuite, il prononce, sous la Coupole, son discours de déception à l'Académie française. Un feu d'artifice d'humour, de malice, de drôlerie, un style étincelant. Après tout, la plupart des Français ne croient-ils pas que Paul Guth siège sous la Coupole depuis quinze ans ? Défenseur de notre langue et de notre culture, Paul Guth a l'honneur de figurer parmi les classiques en France et à l'étranger. Avec ce discours, il restera attaché à l'Académie, dans la plus brillante tradition satirique française, en joyeux écho à l'Habit vert, de De Flers et Caillavet, qui triompha au théâtre des Variétés à la Belle Époque.

  • Au travers des affaires de l'ère Mitterrand, le récit du pouvoir politico-militaire en France, avec des révélations sur les hommes et les opérations. L'auteur est journaliste à Libération.

  • Pourquoi ce dialogue, en apparence contre nature ? Pourquoi un homme politique et un intellectuel décident-ils de débattre ensemble, à l'encontre des habitudes françaises qui classent chacun, pour l'éternité, dans une catégorie ? Pourquoi un opposant à Maastricht, et un partisan du oui, souhaitent-ils s'exprimer à nouveau sur l'Europe ? Pourquoi un critique et un partisan de la monnaie unique, veulent-ils en avoir le coeur net sur leurs divergences ? Pourquoi, au-delà de ce qui les sépare irréductiblement, veulent-ils voir si la réalité et les problèmes quotidiens du pays les rapprochent ? Par un goût qui nous est commun de l'échange. Par une même volonté de vérifier si appartenir à deux France différentes implique un désaccord absolu. Par un désir similaire d'échapper à la langue de bois, au moment où le pays avance, masqué, vers un débat national. Par la volonté, peut-être abusive, de tenir, à partir de deux positions, à maints égards contradictoires, un discours de vérité.

  • Dutourd connaît, à notre époque, le sort de Stendhal au XIXe siècle : on le prend pour un amuseur, ou un ronchon, mais très peu s'avisent encore que c'est un grand écrivain. J'ai une grosse dette de lecteur à l'égard de Dutourd, et pour plusieurs raisons, et d'abord parce qu'il est un maître. J'ai pensé que cette dette, je devais l'honorer. J'aurais dû le faire depuis longtemps, mais produire un travail universitaire me répugnait trop. Il a fallu que je trouvasse la formule des études, sans pédantisme, entrelardées de réflexions plus générales sur la littérature, ou la tyrannie des esprits si caractéristiques de notre époque, avec un rien d'anecdotes personnelles, bref, en toute simplicité, la formule des Essais de Montaigne...

  • L'aventure intellectuelle, littéraire et politique du journal Le Globe, animé par des jeunes gens qui allaient se faire un nom : Rémusat, P. Leroux, Sainte-Beuve, Mérimée, Stendhal... C'est autour du Globe que s'est formé le personnel politique qui sera c

  • Je suis la France, sous les étendards de mes rois, j'ai fait s'agenouiller l'Europe, tout en menant les combats les plus fous contre la tyrannie. Puis, au nom des Droits de l'homme, j'ai fait mienne la liberté. Au nom de cette liberté, j'ai passé une partie de la planète au fil de mon épée. Je me suis abreuvée de victoires. Quelques-unes de mes plus grandes défaites, toujours subies avec panache, passent aujourd'hui pour des exploits. Je suis la patrie des Grands Hommes et leur en suis bien reconnaissante. Je suis la France éternelle. Et pourtant... Jour après jour, le cafard m'envahit. Je n'ai de goût à rien. Je ne suis pas malade, mais il me semble avoir mal partout. N'ayant plus la force d'être en projet, l'amorce du plus infime dessein, m'emplit d'effroi. Tout incident devient catastrophe. Je prévois, de préférence, le pire et suis d'autant plus déçue s'il ne se produit pas. J'enrage contre tout. La pluie m'agace. Et le soleil aussi. Je n'en demeure pas moins le pays de la mesure et représente toujours, pour le monde entier, la douceur de vivre. Et même s'il est exact que je cafouille comme aujourd'hui, je possède encore l'énorme privilège de pouvoir crier ma rage, et hurler que l'on m'assassine ! J'ai tant à dire... André Balland trouve ici l'occasion d'user du ton léger, qu'il affectionne tant, pour parler de choses sérieuses.

  • C'est un bilan très sévère de l'action ambiguë et paradoxale des socialistes en matière de défense et un ensemble de propositions originales et parfois révolutionnaires, mais applicables, visant à rendre à l'Etat la capacité de défendre sa sécurité et à l'armée celle de remplir ses missions, compte tenu de l'évolution du monde. A quoi servent donc les 200 milliards de budget annuel, demandent les auteurs, quand on sait qu'il n'y a guère plus de 30 000 hommes "opérationnels" ? Pour eux, les forces armées sont désorganisées, le service militaire, injuste et pervers, n'existe plus, les réservistes sont marginalisés, il y a en matière d'armement une coupable collusion militaro-industrielle, la dissuasion nucléaire a perdu son crédit. En fin de compte, la France de 1993 est incapable de faire la guerre. La gesticulation masque les carences et anesthésie les Français. Sur tous ces problèmes, ainsi que sur la condition et le statut des militaires (qui devra tenir compte de la fonction autant que du grade), sur l'équipement des forces, sur la recherche et la production d'armement, les auteurs réclament avec vigueur des choix concrets et des réformes radicales qui conduiraient à une nouvelle armée. Et cela, sans dépenses nouvelles.

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