• L'amitié pour Aristote est absolument nécessaire à la vie. Les livres VIII et IX de l'Ethique à Nicomaque, que nous proposons ici dans une nouvelle traduction, forment un tout intégralement consacrée à l'amitié.

  • Un livre réjouissant et original qui fait réfléchir à la transformation de notre langue par les outils numériques

    Cyber robots, appareils connectés et informatiques, algorithmes, intelligence artificielle nous annoncent le monde de demain. Dans le domaine de la communication, des logiciels nous permettent déjà de nous exprimer, de lire et d'écrire dans toutes les langues. Mais quelle langue ?

    Nous avons soumis un de ces logiciels de traduction (Google translate) à une épreuve : traduire la première page d'
    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust en différentes langues, puis chaque fois de la retraduire en français. Les résultats sont variables, de 8 sur 20 pour la traduction en italien à 0 sur 20 pour celle en népalais ou en birman.

    Proust moins facile à battre que Garry Kasparov, le champion du monde d'échecs, mis échec et mat par l'intelligence artificielle ?

    Les résultats de cet exercice sont souvent inattendus. À son insu, le logiciel nous fait rire lorsque la célèbre première phrase de Proust, " Longtemps, je me suis couché de bonne heure ", devient " Pendant longtemps je me suis couché le matin " ou encore " Longtemps j'ai dormi dans mon lit ". Mais on peut être aussi touché par cette écriture aléatoire post-dadaïste d'un robot devenu poète.

    À la recherche du texte perdu soulève d'autres questions : qu'est-ce que la traduction ? C'est là que se porte l'intérêt de Daniel Pennac pour ce livre. Où commence et où s'arrête la fidélité au texte original ? s'interroge-t-il. Comment les outils numériques que nous employons à tout bout de champ sont-ils en train de transformer peu à peu notre langue ?

  • " J'ai attendu très longtemps pour rendre hommage à Françoise Sagan en racontant nos quinze années de vie intense et décousue. Notre aventure a été une succession de moments rares, entrecoupés de drames sur lesquels je ne m'étendrai pas pour simplement parler de la Françoise que j'ai aimée, des heures que nous avons passées ensemble dans le désordre que l'on peut imaginer.
    La première fois qu'elle m'a invitée chez elle, je suis arrivée en retard. Pour me justifier, j'ai inventé une histoire nulle. Personne ne m'a crue, surtout pas Françoise qui m'expliquera plus tard la différence entre mensonge et imagination. Première leçon d'une grande romancière. Autre mensonge, par omission celui-là : je ne lui ai jamais dit que je n'avais pas lu Bonjour tristesse. Là non plus, elle ne m'aurait pas crue. Et pourtant, c'était vrai. J'ai commencé à le lire quand je l'ai mieux connue. Pour ne jamais la perdre. "
    Ingrid Mechoulam

  • Pensez à un roman que vous connaissez bien. Imaginez les traits de son personnage principal. Observez-le attentivement, faites-le avancer sur la scène de votre esprit. Que voyez-vous ? Au mieux une silhouette, le mouvement d'une chevelure, un oeil noir... Au pire vous ne voyez rien, votre personnage est le narrateur, vous vivez le roman à travers ses yeux. Rassurez-vous, cela ne fait pas de vous un mauvais lecteur.
    Peter Mendelsund a exploré nos esprits de lecteurs submergés de mots, d'images, de souvenirs et d'émotions pour comprendre comment y prennent vie Anna Karénine, Madame Bovary ou Hercule Poirot, comment des lettres noires sur du papier blanc peuvent tant donner à voir.
    L'histoire qu'il nous raconte s'appelle Lecture.
    " Un livre étincelant. Les mots et les images se répondent avec beaucoup d'esprit. " Chris Ware.
    " Ceci n'est pas un livre, c'est un texte sacré. Il inspire, ouvre l'esprit et prouve que Mendelsund est un total génie. " Heidi Julavits, The Believer.

    " Une réflexion excentrique, fringante et délicieuse sur le merveilleux acte qu'est la lecture. [...] Un livre qui doit être lu, relu, montré aux jeunes graphistes et partagé. "Kirkus Review of Books.
    Livre de l'année 2014 du San Francisco Chronicle.

  • Les aliens dans la culture et la contre-culture : 70 ans d'histoire
    Lorsqu'en juin 1947, Kenneth Arnold annonce à la radio qu'il vient
    d'apercevoir d'étranges objets volants non identifiés à proximité
    du Mont Rainier, il ne peut se douter qu'il vient tout juste d'ouvrir
    la boîte de Pandore.
    Soucoupes volantes, ovnis, extraterrestres, contactés, abductés...
    En l'espace de soixante-dix ans, c'est un pan tout entier de notre
    imaginaire qui va naître et se développer, porté à la fois par les
    incroyables révélations de l'Ufologie et les folles spéculations de
    la science-fiction.
    Des excursions sur Vénus aux bases secrètes de l'armée américaine,
    des soucoupes volantes aux triangles lumineux, des petits hommes
    verts de Mars aux petits-gris de Zeta Reticuli ou aux reptiliens
    /> métamorphes, cette culture se déploie, se transforme et se complexifie
    à chaque décennie.
    Sans préjuger de la réalité du phénomène, ce livre s'efforce modestement
    de retracer les grandes étapes de cette histoire palpitante,
    de suivre pas à pas ce qui est devenu bien plus qu'une simple croyance,
    un véritable mythe irrigant en profondeur notre vision du réel.
    Scénariste, réalisateur, publicitaire, essayiste, biographe
    et traducteur, Fabrice Canepa décline depuis plus de vingt ans
    l'écriture sous toutes ses facettes. Des films de genre
    à la littérature romantique, de la science-fiction à l'étude
    de la pensée alternative, de l'histoire des superstitions
    à celle du rock, il arpente sans relâche les sentiers de traverse
    de la culture et de l'imaginaire populaire.

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