Fayard

  • Les résultats de la recherche en sciences sociales sont unanimes à montrer que les personnes les plus décisives dans l'avenir d'un enfant, après ses parents, ce sont ses enseignants. Leur impact sur les générations futures est le plus grand levier politique pour lutter contre les inégalités sociales.
    Pour autant, trop souvent, ce rôle ne se reflète ni dans le débat public, ni dans les décisions politiques. Alors que près de 60% des dépenses éducatives sont consacrées aux enseignants, il est temps de se demander comment les politiques éducatives à leur égard contribuent à la perpétuation alarmante des inégalités scolaires en France.
    À rebours des discours réactionnaires et défaitistes, ce livre montre qu'il est possible, avec des politiques publiques volontaristes, de renverser la tendance. Il met à disposition du débat public, ­ parents d'élèves, décideurs politiques, et aussi enseignants eux-mêmes, les tout derniers résultats de la recherche et en tire des pistes innovantes pour que les enseignants puissent enfin contribuer pleinement à la construction d'une école, et d'une société, plus justes.

  • Après avoir écrit trois pamphlets, où il s´en prend à la pédagogie et expose sa position politique (Mon internationalisme sentimental, 1915), le professeur de mathématiques Henri Roorda s´essaye à un genre nouveau, qui va le rendre célèbre. À prendre ou à laisser (1919) est le quatrième livre de Roorda et son premier recueil de chroniques, issues de La Tribune de Lausanne (1917-1919). Déjà dans Le Roseau pensotant, il s´était essayé à cette forme journalistique, mais cette fois-ci son talent explose : on a donc ici les débuts du chroniqueur, déjà drôle, prenant déjà à contre-pied la morale petite-bourgeoise, analysant les usages sociaux les plus banals (le fait de se serrer la main par exemple), prompt à décocher ses flèches fraîches et légères. Mais l´humoriste Roorda est tout à la fois un moraliste et un sentimental. Les pages mettant en scène sa fille, Miquette, montrent parfaitement comment il observe le monde et comment il l´analyse, en poète, en homme proche des enfants, ces adultes non encore dégénérés. Agissant parfois derrière le masque de son double Baltasar (sous le pseudonyme duquel il publiera les quatre éditions successives de l´Almanach Baltasar), le penseur et l´humanitaire Roorda signe avec À prendre ou à laisser son premier recueil d´envergure, où se manifeste sa première « manière ».

  • On connaît tous Jean-Luc Delarue, animateur surdoué des années 1990. De La Grande Famille sur Canal  Plus à Ça se discute  ! sur France  2, Delarue a révolutionné son métier. Son ton, sa jeunesse, son regard, sa liberté ont cassé les codes et participé à l'invention d'une nouvelle télévision, la télé compassionnelle, celle qui donne la parole aux «  vrais gens  » et qui sait les écouter. Réservoir Prod, sa société de production, est devenue en quelques années la première en France. Ce que l'on sait moins, c'est que, derrière son apparence un peu lisse de gendre idéal, Jean-Luc Delarue était en fait un homme rongé par le doute et empoisonné par la notoriété. Jean-Luc, l'enfant précoce qui peinait à l'école malgré une intelligence hors norme et un QI de 142, s'est vite transformé en Mister Hyde trompant son angoisse de perfectionniste dans la drogue, les médicaments et l'alcool. Aucun de ses succès pourtant flamboyants, à la matinale d'Europe  1 comme à la télévision, n'a su le rassurer. Sa soif insatiable de reconnaissance et de puissance s'est avérée destructrice pour lui-même et pour ceux qui ont partagé sa vie. C'est avec beaucoup d'empathie que Vincent Meslet nous dépeint un Jean-Luc Delarue émouvant et attachant dans ses réussites comme dans sa longue descente aux enfers, un homme incapable de s'aimer. Au travers du destin romanesque de Jean-Luc Delarue, Vincent Meslet nous raconte également l'envers du décor du monde de l'audiovisuel de ces trente dernières années. Delarue ou le roman d'une vie.

  • Les attentes à l´égard de l´école n´ont jamais été aussi fortes. Or, dans le même temps, ses capacités à les satisfaire et sa légitimité même se voient plus que jamais contestées. Sur la question scolaire, les esprits sont désorientés, qui ont longtemps pensé selon un vieux clivage pédagogiste/enseignement classique, aujourd´hui dépassé. Longtemps Denis Kambouchner et Philippe Meirieu se sont affrontés, mais ils font aujourd´hui le constat, avec Bernard Stiegler, qu´il faut poser à neuf la question scolaire, dans le contexte de la vaste mutation engendrée par les nouvelles technologies, dont le développement oscille entre industrie bêtifiante de masse et démocratisation inespérée de l´accès au savoir. Ces nouvelles technologies semblent sonner le glas du savoir. Toutefois, plus que jamais les esprits ont besoin d´une solide formation du jugement, de méthodes et de repères que seule une école refondée peut, à l´échelle d´une société, enseigner. Au fil de leur conversation, les trois interlocuteurs s´entendent pleinement sur l´importance de réaffirmer une haute ambition pour l´école.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Par-delà l'épopée d'un jeune réfugié du Sud-Est asiatique, Somboun s'est efforcé de raconter son arrivée en France, ses rencontres, ses études et son intégration.

  • Comment s´y prendre pour avoir la meilleure école du monde dans dix ans ? PISA, le Programme international pour le suivi des acquis des élèves, révèle une école française sur le déclin. Le niveau n´en finit pas de baisser. Ce n´est pas une surprise. C´est encore moins une fatalité. La nouvelle gifle de fin 2013 doit être salutaire car la France peut se hisser dans le peloton de tête. Pour y parvenir, il faut penser différemment, regarder ce qui fonctionne à l´étranger. Cette enquête au coeur des pays qui font mieux que nous raconte comment la Floride apprend à lire à tous et pourquoi les adolescents de Shanghai pulvérisent les records mondiaux en maths. L´auteur a interrogé les meilleurs scientifiques. Du spécialiste du cerveau Stanislas Dehaene à l´économiste Esther Duflo, les chercheurs savent ce qui rend l´école efficace, ils ont étudié les méthodes qui permettent à tous les enfants de vraiment apprendre à lire, écrire et compter. Écouter ces experts doit aider les parents et les enseignants à donner enfin à l´élève France le bulletin scolaire qu´elle mérite.Journaliste au Monde, spécialiste des questions d´éducation, Maryline Baumard est notamment l´auteur de Vive la pension, ces ados qui veulent aller en internat (Lattès, 2012) et L´École, le défi de la gauche (Plon, 2013).

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