Hermann

  • Comment bâtir une stratégie efficace à l'époque de la désinformation et de la défiance permanentes ? La multiplication des faits alternatifs (fake news), l'hystérisation des débats, l'emprise croissante des dispositifs numériques et le culte de la disruption fragilisent la prise de parole et la capacité d'action des décideurs. L'écosystème médiatique a définitivement basculé dans l'ère du « bûcher des vérités ».
    Pour tous les décideurs et responsables, cela signifie qu'il est temps de changer de logiciel. L'écosystème technologique et idéologique impose des choix iconoclastes qui déjouent les illusions médiatiques, les mirages de la transformation permanente et les écrans de fumée du prêt-à-penser. Plus que jamais, il faut se donner les moyens d'analyser des tendances lourdes, porter un regard lucide sur le monde, définir une vision claire, la verbaliser et la faire partager. La communication est devenue avant tout une quête de sens, d'éthique et de leadership intellectuel.
    Au travers d'exemples empruntés à la politique (Trump, DSK), au sport (Griezmann, Benzema), à la pop culture (Game of Thrones, Batman), à l'univers économique et au digital, ce manuel présente les mécanismes qui régissent nos sociétés de communication, et en analyse les bonnes et les mauvaises pratiques. Mais ce livre n'assène pas des certitudes d'experts : il réfléchit aux moyens à mettre en oeuvre pour réenchanter la parole publique et combattre la défiance commune.
    Xavier Desmaison est président du d'Antidox, groupe de conseil en stratégie de communication. Il préside par ailleurs Civic Fab, une association dédiée à la lutte contre les « fake news » sur internet. Il dispense également des enseignements à Sciences Po Paris.
    Guillaume Jubin est associé fondateur du cabinet de conseil Wemean. Il enseigne à Sciences Po Paris.

  • Hommage aux mots

    Alain Rey

    • Hermann
    • 19 Septembre 2018

    Alain Rey a « passé sa vie à interroger les mots de tous les jours, à les pousser du coude pour éprouver leur résistance, pour savoir ce qu'ils ont dans la peau » (ainsi que le disait Georges Perros à propos des lexicographes).
    Grand artisan du dictionnaire Le Robert et amoureux de la langue française, Alain Rey rend ici un nouvel hommage aux mots à la fois savoureux et érudit : « Faire revivre les mots, grâce notamment à leur usage le plus fort, le plus élevé, qui est littérature et poésie, telle est la tâche de l'artisan, du "tâcheron" - disait le grand Samuel Johnson - qu'est l'auteur de tout dictionnaire, fût-il génial. » (Alain Rey)

  • Organisé à Cerisy, le colloque international dont est issu ce volume présente deux intérêts majeurs : d'une part, il réintroduit avec force le théâtre dans l'histoire des manifestations cerysiennes puisque consacré à l'oeuvre du plus important dramaturge contemporain, qui est également écrivain, peintre et metteur en scène ; d'autre part, ce colloque marqué par un rare enthousiasme a mis en évidence la puissance théorique et pratique, éthique et esthétique, d'une oeuvre déjà reconnue mais dont il convenait de récapituler les aspects les plus divers. Ainsi, cet espace novarinien (Novarimonde) qui nous arrache à notre tranquille humanité, à notre commode immobilité, pour nous entraîner dans un tourbillon de signes et de formes, les intervenants l'ont parcouru en tous sens, empruntant les pistes théologiques, philosophiques, dramaturgiques, poétiques, ou encore scéniques et topologiques, pour montrer comment le créateur organise le chaos grâce à la quadressence de son art.
    Contributions?: Isabelle Babin, Philippe Barthelet, Marco Baschera, Constantin Bobas, Claude Buchvald, Marion Chénetier-Alev, Francis Cohen, Louis Dieuzayde, Olivier Dubouclez, Eric Eigenmann, Marie Garré Nicoara, Annie Gay, Céline Hersant, Inhye Hong, Yuriko Inoue, Rafaëlle Jolivet Pignon, Sandrine Le Pors, Angela Leite Lopes, Thierry Maré, Marie José Mondzain, Laure Née, Christine Ramat, Enik Sepsi, Jean-Luc Steinmetz, Patrick Suter, Fabrice Thumerel et Leopold von Verschuer.

  • Les lectures de Dante sont plurielles. Certains ne retiennent que la force poétique de L'Enfer, premier volet de La Divine Comédie. Pour d'autres, Le Purgatoire revêt une importance capitale. Pour d'autres encore, comme Philippe Sollers, Le Paradis est la seule question : c'est par ce dernier livre que doit commencer notre lecture. Qu'y a-t-il de commun entre des auteurs aussi différents que Mandelstam, Borges, Joyce, Pound, Eliot, Beckett, Primo Levi Pasolini, Montale ou Caproni ? Une référence partagée, celle de Dante qui dicte au coeur même de leur oeuvre toute une poétique inimitable, une véritable communauté culturelle qui forme ce que Jean-Pierre Ferrini appelle un « doux style nouveau »(selon l'expression de Dante à propos des poètes toscans de la fin du treizième siècle). Au-delà d'un panorama des plus grands lecteurs de Dante, cet essai constitue à la fois une introduction à La Divine Comédie et à l'histoire de la littérature du vingtième siècle, de ses courants les plus novateurs qui ont su replacer Dante au centre de notre modernité.

  • Le nom de Boris Vian est connu de tous, que ce soit en tant qu'auteur, jazzman, pataphysicien ou chanteur. Pourtant, depuis le colloque de Cerisy en 1976 et la publication de ses oeuvres complètes dans la prestigieuse collection La Pléiade en 2010, il semblerait que, à quelques exceptions près, les études universitaires se soient spécialisées dans des analyses réduites à un seul genre et toujours empreintes d'éléments biographiques. Ce volume propose de déroger à la règle et d'adopter de nouvelles perspectives sur l'identité multiple de l'oeuvre de Vian. En privilégiant un angle interdisciplinaire, nos contributeurs en révèlent la transmédialité, grâce à l'apport de leurs spécialités respectives. Cette approche innovante propose des pistes pour la recherche vianienne qui renouvelleront l'interprétation de l'oeuvre de cet auteur protéiforme.

  • Le journalisme est à la fois un et multiple. Une des clés pour mieux appréhender les diverses formes de journalisme est le grand écart permanent entre ses tendances à la généralisation et à la spécialisation. En d'autres termes, le fait de se cantonner dans une branche spéciale d'activités ou une exclusivité ne prive-t-il pas le journaliste de toute la richesse d'un regard « généraliste » ? Faut-il envisager les journalismes spécialisés comme une trajectoire dans la carrière journalistique ? Et si oui, qu'est-ce que le numérique apporte ou non dans ces spécialisations ?
    Les journalismes, comme tant d'autres secteurs de la société, ne sont pas épargnés par la numérisation. L'information journalistique, dès l'étape de sa production et quelle que soit sa forme (texte, son ou image), est désormais un fichier numérique dont les possibilités de circulation semblent infinies, indépendamment du support auquel cette information est destinée à l'origine. Cet ouvrage analyse les enjeux liés aux spécialisations en journalisme à l'ère numérique.

  • Les travaux récents sur l'épistolaire réunis dans le présent ouvrage montrent toute la richesse de la lettre. Elle sert à la fois de témoignage, de manuscrit, de carnet ou de journal pour l'auteur qui y puise la source de son oeuvre ; elle offre une fenêtre sans pareil sur la pensée et l'atelier de l'écrivain ou de l'artiste.
    Au Québec, les entreprises d'édition de correspondance et les travaux sur l'épistolaire se sont multipliés ces vingt dernières années. Rassemblant dix-neuf spécialistes de l'épistolaire au Québec, ce livre rend compte des percées effectuées dans ce champ de recherche. Comment lit-on l'épistolaire aujourd'hui et comment donne-t-on à lire les lettres d'écrivains et d'artistes?? Du XIXe siècle à nos jours, les épistoliers à l'étude (Anne Hébert, Hector de Saint-Denys Garneau, Gabrielle Roy, Jacques Ferron, Louis Dantin et d'autres) invitent à poser ces nouveaux regards sur nos lettres.

  • Journal de rimbaud

    Loïc Depecker

    • Hermann
    • 20 Mai 2020

    Voici le journal de Rimbaud. Journal reconstruit à partir de l'extraordinaire feuille de route qu'il rédige lorsque, souffrant de la gangrène, il décide en avril 1891 de redescendre en chaise à porteurs de Harar vers Aden. De ce journal, Rimbaud a rédigé maints passages, tirés de ses propres lettres. Ses contemporains, les gens qui l'ont connu, aperçu, croisé, sa famille, Verlaine, Germain Nouveau, Paterne Berrichon, ont laissé nombre de témoignages. Les innombrables recherches sur Rimbaud permettent des recoupements et donnent aujourd'hui une vision précise des grands épisodes de sa vie.
    Ce journal est une reconstitution intime du cheminement de Rimbaud. Au rebours des grands courants de la critique du xxe siècle, il donne à voir à quel point la compréhension de l'oeuvre d'un auteur est inséparable de sa vie. À l'opposé d'un structuralisme triomphant et froid, ce journal, vrai et fictif à la fois, entend montrer une autre voie en pointant vers une certaine tradition. Celle d'une littérature pleinement vécue.

  • Par sa nature outrancière, la rhétorique trumpienne rompt avec les règles léguées par la longue tradition des théories argumentatives en Occident. Face aux prescriptions et aux dictats normatifs classiques, le 45e président américain détonne. De manière éclatante, il incarne tout l'opposé de ce que recommandent depuis toujours ceux qui ont fondé la rhétorique et qui ont réfléchi en la matière. Pourtant, chez un vaste auditoire qui compte des millions d'électeurs, ses injures fascinent et son style fait désormais école. Un peu partout en Occident, divers clones au talent varié prennent confiance en raison de la notoriété fulgurante du président américain.
    Ainsi commence cette histoire rocambolesque?: si le 45e président américain a été élu, c'est précisément parce qu'il n'est pas présidentiable et que son argumentation est hors norme. Sa vulgarité, son arrogance pharaonique et son mépris pour le décorum sont bel et bien indissociables de sa gloire politique.

  • L'Oulipo est couramment associé aux ateliers d'écriture. Il est pourtant arrivé à ses membres d'exprimer certaines réticences à l'égard d'une telle assimilation : les contraintes étaient censées, dans l'esprit des fondateurs, s'adresser aux écrivains seulement. Dès lors, l'animation d'ateliers par le groupe constitue une inflexion, celle-ci allant de pair avec les lectures publiques qui débutent dans les mêmes années - et faisant suite à l'assimilation par les pédagogues de ses outils -, une ouverture influençant sa réception. La publication cherche encore à déterminer ce que l'Oulipo a apporté aux ateliers : en particulier, quel bénéfice ces derniers tirent-ils de la contrainte ? Et quels types de production suscite-t-elle ? Les contributions rassemblées dans ce volume évaluent enfin l'influence actuelle du groupe sur ces pratiques, et ce qu'implique d'y faire référence, ou pas.

  • 1876-2016 : Comment une maison d'édition peut-elle fêter ses 140 ans ? Simplement en célébrant ses publications. Toutes lui ont permis de traverser une période d'intense activité intellectuelle, scientifique et artistique et d'y contribuer à sa mesure. Nous avons ainsi recueilli près de deux cents citations et illustrations extraites d'ouvrages que nous avons publiés et décidé de les offrir au public sous forme de miscellanées. Machine à remonter dans l'histoire des sciences, des arts et des idées, ce dédale de pensées et de mots constitue une invitation non au voyage mais à l'errance : les jalons sont posés par notre fonds, et les chemins arpentés, divers et variés, sont ceux qu'ont suivi quelques-uns de nos auteurs. L'histoire d'une maison est aussi faite de projets avortés. L'un d'entre eux, retrouvé par hasard dans nos archives, nous a paru digne d'être ajouté, en annexe, à ces miscellanées : il s'agit d'une nouvelle inédite de Maupassant intitulée La Vocation. Véritable cerise sur le gâteau d'anniversaire, ce texte est intelligemment présenté et annoté par Déborah Boltz. Le présent opus est téléchargeable gratuitement au format numérique. Attention, cet epub a été réalisé pour une lecture optimale sur iPad. S'il s'affiche mal sur votre logiciel de lecture, vous pouvez télécharger la version PDF.

  • ÉDITORIAL DOSSIER - COMMENT PEUT-ON ÊTRE SYSTÉMATIQUE ? Savoir et encyclopédisme au siècle des Lumières coordonné par Élodie Cassan I - SYSTÈME DES CONNAISSANCES ET SYSTÈME DU MONDE - Système de l´Encyclopédie et la métaphore de la lum

  • Antigone

    Sophocle/Steiner

    • Hermann
    • 1 Janvier 1999

    Traduction de Marie-Claire Boutang. Présentation de Georges Steiner. Illustrations d'après Poussin. L'Antigone de Marie-Claire Boutang prendra sa place dans un chapelet de traductions, de re-lectures qui, depuis deux millénaires et demi, font de ce triste chant, l'un des hauts lieux de l'esprit. George STEINER, extrait de sa préface.

  • Langue incomparable de la tête de mort : elle unit l'absence totale d'expression (le noir des orbites) à l'expression la plus sauvage (la grimace de la denture). (Walter Benjamin, Sens unique) 1626, Weimar : Goethe fait exhumer les ossements de son ami Schiller, mort vingt et un ans auparavant. Comme une manière de prolonger le dialogue avec lui, il place le crâne de l'illustre poète sur sa table de travail. Puisant son inspiration dans cette dépouille macabre, il rédige un magnifique poème imité de Dante, qui fait entendre l'écho de la pensée divine que recèle encore cette muse lugubre. A partir de ce trait historique, Gilles Jallet propose un parcours original dans la littérature, de Goethe à Celan, en passant par Novalis, Hlderlin, Mallarmé, Joë Bousquet, Roger Laporte et André du Bouchet, afin d'étudier cette « langue incomparable » qui, de l'intérieur, vient ruiner, briser et désintégrer, comme une tête de mort, la belle totalité et l'ordonnance harmonieuse du poème goethéen. Un essai de critique littéraire alerte et fascinant.

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