La Documentation française

  • Rêvée depuis la nuit des temps, imaginée avant l'informatique, nommée dans les années 50 (du 20ème siècle), l'Intelligence Artificielle a traversé des moments difficiles depuis mais connaît ces dernières années une expansion grâce à l'augmentation des performances des ordinateurs et surtout les masses de données générées par une civilisation de plus en plus numérisée. Cette omniprésence de l'IA est la promesse de jours meilleurs pour certains mais le début de la fin de l'humanité pour d'autres. En adoptant, dans les deux parties de ce livre, ces points de vue diamétralement opposés, les auteurs ont cherché à présenter les multiples facettes de cette technologie et ses conséquences sur nos vies, notre relation au travail mais aussi nos choix de société et notre environnement. Qui, des prophètes de malheur ou des technophiles heureux, a raison ? Chacun pourra se faire une opinion, peut-être grise, à la lecture du livre blanc et du livre noir de l'IA. Ce n'est qu'en connaissant les bons et les mauvais côtés de sa créature que l'humanité pourra la maîtriser.

  • La campagne du référendum sur le Brexit au Royaume-Uni ou celle de la présidentielle américaine de 2016 (conclue par l'élection de Donald Trump) ont été marquées par l'importance centrale des réseaux sociaux et l'émergence de ce qu'on appelle désormais les fake news. À bien des égards, le discours politique, public, médiatique d'aujourd'hui semble être entré dans une nouvelle ère, celle de la post-vérité, où la distorsion des faits, les manipulations et les approximations à des fins malveillantes apparaissent monnaie courante. Parallèlement, médias et journalisme traditionnels font l'objet de violentes attaques. Alors qu'une loi destinée à lutter contre la production et la propagation de ces nouveaux facteurs de « malinformation » est en préparation, cet ouvrage adresse au grand public une synthèse informée sur la question : quels risques les fakenews font-elles vraiment courir à la démocratie, en France comme ailleurs ? Est-il possible de les contrôler ? Quelles évolutions législatives sont envisageables?

  • Les données génétiques sont des informations relatives aux caractéristiques génétiques qui donnent des informations uniques sur la physiologie ou l'état de santé. Or, l'exploitation de ces données, initialement circonscrite à la sphère médicale et à l'identification judiciaire tend à se développer dans des domaines de plus en plus diversifiés : assurances, généalogie, marketing, lutte contre l'immigration.... Les lois sur la protection des données personnelles sont venues actualiser ce cadre juridique. A ce titre, la CNIL joue un rôle prépondérant dans ce rôle de veille, de contrôle et d'actualisation juridique. L'ouvrage présente un état des lieux, rappelle quelles ont été les lois bioéthiques votées en France depuis 1994 et fait le point sur les dernières avancées en matière de recherche génétique comme aussi de protection de ces données personnelles.

  • Nombreuses sont les interrogations sur les fonctions qui doivent être aujourd'hui celles de l'État et sur la latitude dont il dispose. Plusieurs pays occidentaux ont repensé tant les modes d'intervention de la puissance publique que son ampleur, et en France, l'idée d'une possible réforme de l'État revient de façon récurrente. Alors que partout dans les démocraties occidentales, l'État connaît une diminution de ses champs d'action et de ses moyens d'intervention, les auteurs de cette étude s'interrogent sur les transformations et la permanence de l'État, avec exemples à l'appui.

  • La publication du premier « classement de Shanghai », en 2003, a créé un véritable choc dans l'enseignement supérieur et la recherche (ESR) français : on y apprenait en effet, avec une stupéfaction et une incrédulité mêlées, que seuls deux établissements hexagonaux figuraient dans le top 100 des « meilleures » universités mondiales, dominé par les grandes universités de recherche anglo-saxonnes.
    Depuis lors, les gouvernements successifs se sont employés à promouvoir l'« excellence » au sein de l'ESR français, en vue de se doter d'établissements capables de participer à la compétition mondiale. Cet objectif se traduit par une série de mesures concrètes allant de la réforme de la gouvernance des établissements d'enseignement supérieur à leur regroupement en vue d'atteindre une taille critique, en passant par le développement du financement compétitif de la recherche ou encore de la culture d'évaluation.
    L'ensemble de ces dispositifs est clairement décrit dans cet ouvrage très à jour qui intéressera les principaux concernés (enseignants-chercheurs, étudiants...) mais aussi les responsables politiques et économiques et tous ceux préoccupés par l'évolution de ce secteur fondamental pour l'avenir de la France.

  • Pour combattre les stéréotypes de sexe dans la communication des pouvoirs publics, le Haut Conseil à l'Egalité entre les femmes et les hommes a élaboré cet ouvrage en s'appuyant sur 10 recommandations qui s'adressent aux professionnel.le.s de la communication, des collectivités locales, des services de l'Etat ou des établissements publics... Chacune d'entre elles est argumentée et illustrée par des exemples et contre-exemples instructifs. Plutôt que d'alimenter le sexisme, ce guide nous invite à utiliser une communication plus inclusive et égalitaire, car tout fait sens dans le choix des mots, des expressions et de l'image... Les 10 recommandations : 1 - Éliminer toutes expressions sexistes 2 - Accorder les noms de métiers, titres, grades et fonctions 3 - User du féminin et du masculin dans les messages adressés à tous et toutes 4 - Utiliser l'ordre alphabétique lors d'une énumération 5 - Présenter intégralement l'identité des femmes et des hommes 6 - Ne pas réserver aux femmes les questions sur la vie personnelle 7 - Parler «des femmes» plutôt que de «la femme», de la «journée internationale des droits des femmes» plutôt que de la «journée de la femme» et des «droits humains» plutôt que des «droits de l'homme» 8 - Diversifier les représentations des femmes et des hommes 9 - Veiller à équilibrer le nombre de femmes et d'hommes sur tous les supports et lors des conférences 10 - Former les professionnel.le.s et diffuser le guide

  • À la suite de l'adoption du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale, le Premier ministre a demandé à France Stratégie de constituer une commission chargée d'élaborer une stratégie nationale pour l'enfance et l'adolescence.
    Le présent rapport, qui résulte du travail conduit sous la présidence de François de Singly, surprendra sans doute. Plutôt que de dresser le catalogue des dispositifs à réformer et des mesures à introduire, il nous invite d'abord à déposer les oeillères avec lesquelles trop souvent nous examinons séparément les politiques de l'éducation et de la famille, ou bien segmentons les approches de l'enfance, de l'adolescence et de la jeunesse. Plutôt que de partir des politiques publiques, et des objectifs nécessairement partiels de ceux qui en ont la responsabilité, il nous suggère de centrer notre attention sur les jeunes et les adolescents eux-mêmes. Il y a deux motifs à cette démarche. Le premier est qu'il est
    impossible de faire comme si la pauvreté monétaire, qui touche plus d'un tiers des familles monoparentales, le manque de centaines de milliers de places d'accueil collectif pour la petite enfance et l'échec scolaire étaient des problèmes extérieurs les uns aux autres.
    Le second est qu'une politique publique compartimentée en autant de silos qu'il se trouve de ministères compétents et d'objectifs distincts manque nécessairement son objet : celui d'un développement à la fois cognitif, personnel et social, qui se construit à travers ces divers âges de la vie que nous nommons enfance, adolescence et jeunesse.
    En proposant une stratégie visant le « développement complet » de tous les enfants, le rapport de François de Singly et Vanessa Wisnia-Weill invite à réexaminer nos politiques au regard d'un objectif englobant. Cette ambition ne résulte pas seulement d'une démarche conceptuelle - encore que celle-ci fournisse sa colonne vertébrale au rapport. Elle se fonde aussi sur l'observation du comportement des adolescents et sur le constat de leur propension à cloisonner leur existence sociale. La valeur de ce rapport tient d'ailleurs à la constance avec laquelle la commission
    s'est pliée à l'exercice du dialogue : à chacune de ses réunions participaient des adolescents ou des enfants, qui pouvaient ainsi s'exprimer directement, et une enquête qualitative a permis d'approfondir la compréhension qu'ont les adultes du monde mental et social des jeunes et des enfants. En prenant appui sur de nombreux exemples étrangers, la commission s'est également donné les moyens de ne pas rester prisonnière des catégories à travers lesquelles nous pensons et organisons la prise en charge des jeunes. Le rapport formule une série de propositions, qui touchent aux finalités, portent sur les méthodes, mais invitent aussi à revoir certaines politiques.

  • À partir d'une enquête menée sur six expositions sur la guerre de 1914-1918, présentées à Paris et en régions, les auteurs de cet ouvrage tentent de comprendre ce que les élèves retirent de leur visite. Ils en ont dégagé plusieurs thématiques - le rapport à la transmission, les techniques du corps, le genre et les émotions - l'expérience de visite apparaît ainsi encadrée non seulement par l'espace muséographique mais aussi, et surtout, par les situations sociales dans lesquelles sont pris les élèves. Cet ouvrage est une invitation à revisiter les expositions du centenaire de la Grande Guerre en compagnie des élèves pour donner à voir leurs pratiques ordinaires tout en s'interrogeant sur les logiques de réception de l'histoire dans et hors les murs de l'institution scolaire.

  • Cet ouvrage éclaire les relations complexes entre les réalités migratoires et la diversité des langues issues des migrations dans la société française. Il répond aux questionnements de notre société aujourd'hui : quelle est la situation du plurilinguisme en France et en Europe ? Comment penser l'apport de ces langues dans une tradition monolingue ? Des politiques publiques sont-elles mises en oeuvre en faveur de l'acquisition du français et du maintien des langues d'origine ? Chez les écrivains en exil, quelles relations se tissent dans l'écriture entre langue maternelle et langue d'accueil ?
    Cet ouvrage fait suite aux journées d'études annuelles, intitulées « Migrer d'une langue à l'autre ? », organisées conjointement depuis 2013 par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF) et le Musée national de l'histoire de l'immigration.

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