Les Presses de l'Université Laval (PUL)

  • Traduction de Ginette Ramognino Le Déroff et Philippe Vitale

    Ce livre aborde une question centrale pour les sciences sociales, les sciences de l'éducation et, plus largement, pour quiconque s'intéresse aux pratiques pédagogiques : existe-t-il des principes généraux sociologiques qui sous-tendent la transformation du savoir dans la transmission pédagogique ?

    Selon Basil Bernstein, depuis leur genèse, les sciences sociales se sont centrées essentiellement sur les messages pédagogiques et leurs bases institutionnelles et idéologiques. Elles n'ont pas étudié la nature du relais qui rend possibles les messages. Dans cet ouvrage, l'auteur analyse cette énigme et propose une théorie générale de la pratique pédagogique nourrie d'exemples issus d'enquêtes et de réflexions sur la méthodologie de recherche. Le sociologue montre in fine comment les dispositifs pédagogiques peuvent modifier la transmission de la connaissance, sa diffusion, sa répartition, mais aussi la transformation de l'identité et de la conscience et comment ces processus sont indirectement liés aux domaines économiques et politiques.

  • La condamnation pour incitation au génocide d'éditeurs et d'animateurs qui s'affichaient comme journalistes par le Tribunal pénal international pour le Rwanda , une première dans l'histoire des médias, a été le catalyseur d'un vaste mouvement international de rehaussement des compétences des journalistes en zone de conflit. Depuis 15 ans, des coopérants, souvent des journalistes chevronnés, se donnent pour but de rebâtir des médias de qualité au Rwanda, en donnant des formations et en appuyant le développement d'une législation de la presse. De manière paradoxale, ce mouvement de construction de paix par le journalisme coïncide avec une répression politique grandissante avec les journalistes locaux. Un journalisme de « paix » peut-il vraiment se substituer en journaliste de « guerre »?
    /> Cet ouvrage d'anthropologie entend apporter une modeste contribution à l'étude des formes contemporaines de la violence et des conflits. En plus de cet apport théorique, l'auteure tente de développer une méthode d'écriture pouvant s'adapter aux effets de violence et d'autoritarisme déployé sur le terrain, et qui oblige l'être humain à une coupure drastique avec son environnement. Enfin, sur le plan empirique, elle insiste sur la pertinence d'allier l'observation et l'expérience immédiate de la coopération dite « postconflictielle » à une généalogie des conflits qui ont inspiré cette forme de coopération.

  • Louangé aux XVIIe et XVIIIe siècles, vilipendé au XIXe siècle, l'accent québécois fait problème.

    Problème qui n'est rien d'autre cependant que le puissant révélateur d'une situation linguistique laissée sous le boisseau.

    C'est cette situation que s'attache à décrire le présent essai.

    Apparaissent au jour des pratiques langagière inédites, résultat d'un ensemble exceptionnel d'événements culturels et politiques. Il en sortira par deux fois un ordre phonétique nouveau.

    La partie se joue d'abord à Paris, mais aussi à Québec. Et différemment dans les deux cas. Ainsi, de part et d'autre de l'Atlantique, la période qui va de 1600 à aujourd'hui représente un moment capital de l'histoire de la pronociation du français.

    S'inscrivent d'emblée dans ce moment capital, la fondation de Québec et l'implantation définitive de la langue française en Amérique du Nord. Double événement dont on s'apprête à commémorer le 400e anniversaire (1608-2008)

  • Être bien informé constitue un élément indispensable pour participer aux choix collectifs et au vivre-ensemble en société. Qu'il s'agisse de voter lors des élections, de prendre part aux activités des partis politiques, de s'engager dans les mouvements communautaires ou associatifs, un certain consensus peut se faire sur l'importance du pluralisme de l'information. Il est cependant beaucoup plus difficile de se mettre d'accord sur ce que l'on entend par l'expression " pluralisme de l'information ", ainsi que sur les conditions mêmes pour favoriser un tel état.

    En proposant de metttre l'accent sur le pluralisme des voix ainsi que des formats et des types d'entreprises, le contenu de cet ouvrage nous invite à penser la diversité de façon plurielle et renouvelée. D'un côté, il apparaît important de revoir en ce sens les structures organisationnelles, les politiques publiques et les logiques dominantes, notamment économiques, alors que de l'autre il importe d'encourager des pratiques innovantes qui favorisent cette diversité. Cet ouvrage fait suite à une douzaine d'années de recherches consacrées à l'analyse des liens entre la concentration de la propriété des médias, les changements technologiques et le pluralisme de l'information.

  • Cet ouvrage tire parti des savoirs nouveaux, ainsi que des immenses richesses héritées de la tradition, en ce domaine fondamental entre tous qu´est l´éducation, afin de dégager des éléments de solution, ou, mieux encore, de prévention, à ces problèmes. Il se découpe en treize leçons rédigées en un style plus direct que les autres ouvrages que Thomas De Koninck a consacré à l´éducation et à la culture, dans l´espoir de contribuer de manière certes très modeste, mais peut-être plus efficace, à bâtir l´avenir de nos jeunes.

  • Le premier quotidien francophone du monde, le Journal de Paris, est lancé en 1777.Vers la même époque sont fondés les premiers journaux de langue française du continent nord-américain, la Gazette de Québec, le Courier de Boston et le Moniteur de la Louisiane. Progressivement se constituent, de Paris à Bruxelles et Genève, de Montréal à La Nouvelle-Orléans en passant par New York, de grands axes de circulation de journaux et de journalistes, à la source du premier mouvement de mondialisation médiatique dans sa dimension francophone. Pour tous les consommateurs de presse, Paris demeure un centre culturel et symbolique incontournable, et nombreux sont les corpus et les genres journalistiques français repris, imités et adaptés localement. Mais, après 1900, Montréal constitue le grand pôle du journalisme francophone du continent nord-américain. La métropole pratique désormais un journalisme moderne, tourné vers l'information et le reportage, au coeur d'une planète dont l'espace-temps, depuis la fin du xviiie siècle, s'est extraordinairement resserré. À la croisée d'une étude des modes de circulation, de l'évolution des technologies de la communication, des grandes figures de journalistes et des textes d'époque, cet ouvrage constitue à ce jour la première histoire médiatique " connectée " de l'espace francophone nord-atlantique.

  • Jusqu´où et comment prend-on en compte la diversité culturelle et religieuse au sein des institutions scolaires, de l´élaboration des encadrements juridiques et des programmes jusqu´à la gestion quotidienne d´une école ou d´une classe? Une question qui s´est posée dernièrement à propos du Cégep Marie-Victorin alors que le ministère avait accepté d'adapter le calendrier scolaire en fonction des fêtes juives et que les classes ne soient pas mixtes. Des auteurs reconnus; entre autres Jocelyn Létourneau (Laval), Solange Lefebvre (Montréal), Micheline Milot (UQAM), Marie McAndrew (Montréal) ... sur un sujet toujours chaudement discuté.

  • Tout le monde en parle, La Fin du monde est à 7 heures, Le Poing J, Parle parle jase jase, Appelez-moi Lise, Les Couche-tard... Ce n'est pas d'hier que politique, information et divertissement se conjuguent à la télévision, au Québec comme ailleurs dans le monde. Et depuis longtemps, l'infodivertissement alimente la polémique au nom de la protection des valeurs démocratiques, souvent revendiquées par le journalisme qui voit son influence s'éroder un peu plus chaque fois que le discours politique parvient aux citoyens par de nouvelles voies, comme celle des talk-shows télévisés. Faut-il s'en inquiéter? Cet ouvrage examine, à partir de la littérature internationale sur le sujet et de données québécoises inédites, l'évolution de l'infodivertissement à la télévision, la manière dont on y présente la politique, les
    considérations des politiciens qui y participent, les effets de ces émissions sur le public et les enjeux
    éthiques qu'elles soulèvent. Le lecteur constatera sans doute que les conclusions nuancées que
    l'auteur propose ne sont pas tout à fait celles dont le tout le monde parle...

  • L'image et la réputation de toute organisation s'articulent autour des valeurs qu'elle privilégie, des comportements de son personnel et de la qualité de ses produits et services. Une excellente image contribue aussi à la création d'un capital de sympathie pour l'entreprise et détermine souvent le succès de ses activités. Dès lors, tout un chacun peut-il étaler à tout vent ses états d'âme, au risque de porter ombrage à l'image de son organisation ? Chaque unité de travail peut-elle décider de publier des communiqués, de concevoir son propre logo, de produire une publication ou un clip et de les diffuser à sa guise ? En tout temps, et plus encore en situation de crise, qui aura le mandat de représenter l'organisation et de s'adresser aux médias ?

    Par sa politique de communication, l'entreprise affiche ses valeurs et la culture de communication auxquelles son personnel doit adhérer. De plus, elle établit des règles de fonctionnement pour que ces valeurs non seulement trouvent écho à l'interne, mais renforcent la cohérence de toutes ses interventions publiques et qu'elles contribuent à désamorcer d'éventuelles crises.

    Cet ouvrage permet de comprendre la raison d'être d'une politique de communication et la façon dont elle se construit.

  • Gustave Guillaume (1883-1960), linguiste français, est l'auteur d'une théorie originale du langage humain aujourd'hui connue sous le nom de psychomécanique du langage.

    En 1974 le Fonds Gustave Guillaume s'est vu reconnaître comme centre international de documentation en psychomécanique du langage. A ce titre, il assure, en collaboration avec les Presses de l'Université Laval (Québec), la diffusion des manuscrits scientifiques de Gustave Guillaume.



    [Comment expliquer] " ce que signifie au juste l'intitulé de cette conférence : Implicité et explicité en morphologie. Demeure dans l'implicite tout ce qui n'a pas dans la langue même de moyen d'expression et ne s'exprime tardivement dans le discours que par un effet de voisinage, un effet de contexte. Est explicite, au contraire, tout ce qui a dans la langue un moyen d'expression et ne doit pas sa signification dans le discours à un effet tardif de voisinage.



    Tous les idiomes font une part à l'implicité, et ce qui lui revient est autant de soustrait à l'explicité, et réciproquement. D'une manière générale, on constate, d'une part, dans les langues, une tendance à accroître l'explicité au préjudice de l'implicité, et d'autre part, la tendance inverse à augmenter l'implicité au préjudice de l'explicité. Un équilibre réussi des deux tendances fait l'objet d'une recherche continuelle. "



    " La part de l'implicité en morphologie est considérable. Et il faut qu'il en soit ainsi, sans quoi le système formel d'une langue, au lieu de comporter un nombre restreint de conditions à partir de chacune desquelles s'obtiennent, dans le discours, des effets de sens nombreux, variés, parfois contraires, et sans cesse renouvelés, devrait comporter autant, ou presque autant, de conditions de langue que d'effets de discours. On n'aurait pas un imparfait prenant en emploi toutes sortes de valeurs différentes ; on aurait pour chacune de ces valeurs différentes une forme temporelle distincte, soit autant de temps que de valeurs à rendre. Le système verbal en deviendrait matériellement fort compliqué. " [Leçon du 27 novembre 1947, série B]

  • Qu'ont en commun toutes ces personnes : le « père du hockey organisé » au Canada? Le premier Canadien admis au conservatoire de Paris? Le fondateur de l'Alliance française d'Ottawa? Plusieurs chanceliers de l'Ordre de Jacques Cartier? Le premier francophone élu à la présidence de l'Institut professionnel du service civil? Le « père de la sociologie » au Québec? L'instigateur de la Société historique acadienne? Le pionnier du ski de fond au pays?
    Elles ont occupé un poste de traducteur au gouvernement fédéral.
    Dans cet ouvrage, les auteurs tracent le portrait des écrivains, des avocats et des journalistes ayant exercé le métier de traducteur à Ottawa entre 1867 et 1967. Postés à la frontière du Canada anglais et du Canada français, les « douaniers des langues » ont contribué au redressement de la langue française au sein des institutions fédérales, noué des relations étroites avec les détenteurs du pouvoir et animé la vie culturelle de la capitale. Ils sont aussi à l'origine des premières associations professionnelles, de la traduction littéraire et de l'enseignement de la traduction au pays. Certains d'entre eux figurent parmi les pionniers de l'interprétation parlementaire.
    Ce récit, pimenté de savoureuses anecdotes, nous fait découvrir la capitale fédérale et le Canada français du premier siècle de la Confédération sous un angle totalement inédit.

  • Affiche ta pub ! rassemble l'expérience et les réflexions de Claude Cossette, ce gourou de la publicité.
    L'ouvrage comprend 10 courts chapitres, rédigés dans le style vif et concret qui a fait le succès des livres précédents du communicateur.
    L'auteur y expose ses vues exigeantes du métier de publicitaire et révèle les clés qui lui ont permis de bâtir sa réputation et de faire du nom « Cossette » un synonyme de l'excellence en communication.
    L'essayiste s'adresse plus spécifiquement aux jeunes lectrices et lecteurs que la communication persuasive fascine, en particulier à celles et ceux qui rêvent de rejoindre la cohorte des influenceurs sociaux. Il leur confie les clés qui leur permettront de réaliser leur rêve de créatif, de stratège, de cadre ou d'entrepreneur.
    A ceux qui hésitent à s'engager dans ce métier, il leur dit de mille façons : « Fonce ! La passion, le travail et le temps te transformeront en authentique professionnel de la communication. »

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