NENA

  • Ouvrage des éditions Clé en coédition avec NENA La littérature africaine en langue française a été jugée à ses débuts au travers de codes littéraires élaborés par la métropole. Il fallait développer un nouvel appareil critique. Dans ce but, cette étude, publiée pour la première fois en 1989, utilise la création romanesque du Cameroun, particulièrement riche en ces années, afin de démontrer qu'il existe une esthétique propre au pays et qu'il faut donc juger les romans selon une nouvelle grille. Influencés par leur milieu géographique et historique, les auteurs ont choisi de raconter leurs histoires selon leur propre modèle du roman de moeurs et du roman engagé. Ce faisant, ils ont créé un corpus original qui a inspiré les générations suivantes, non seulement au Cameroun, mais aussi dans toute l'Afrique subsaharienne francophone.

  • Après une revue de la littérature qui donne un panorama de la problématique « école et société », André MVESSO présente ce que, « malgré tout », l'école peut apporter de positif à l'Afrique : une culture écrite et, avec elle, l'introduction à la civilisation planétaire et la possibilité d'entrer dans la modernité. Faisant l'autopsie de la crise de l'école en Afrique, l'auteur montre la nécessité d'en revoir les fins et les contenus, et l'urgence de dépasser « l'École du Comment » par « l'École du Pourquoi ». Ce projet intéressant devrait permettre d'éviter « l'infériorisation, la marginalisation et la périphérisation de l'Afrique, en évitant l'aliénation pure et simple de la culture africaine dont le capital est précieux pour l'humanité ».

  • La Francophonie à l'estomac n'est guère un pamphlet de plus sur cet enjeu géoculturel planétaire qu'est la Francophonie. Cet essai incisif bouleverse la perspective sur le rôle et la place de la langue française. Dans ce livre stimulant, Hédi Bouraoui ouvre pour une Francophonie « plurielle ». Loin des propos convenus, loin des poncifs éculés qui ponctuent le discours dominant mais -archaïque- sur la réalité de millions de Francophones de la planète. Ce livre, solidement argumenté, exprime ce sentiment diffus que partagent aujourd'hui nombre de créateurs et acteurs de la langue française. La Francophonie à l'estomac propose des pistes originales et un projet francophone « moderne, absolument moderne », pour tous les « parlants français ». Sans distinctions. Sans discrimination.

  • Chaque langue est le reflet de la société qui la parle. C'est en partant de ce constat, que nous nous proposons dans cette étude d'analyser la francophonie en Gambie. Il s'agit d'abord, de sonder les représentations, les attitudes à l'égard de la langue française; ensuite d'observer les décisions menées pour faciliter sa diffusion et enfin de cerner les obstacles rencontrés par la promotion de la promotion du français. Plusieurs disciplines dont l'histoire, la littérature, la politique seront convoquées pour suivre la dynamique de la langue française en Gambie. L'observation des données obtenues lors d'une enquête en 2010 dans les régions 1 et 2 (Banjul et Brikama), auprès des élèves, des professeurs et des acteurs politiques d'une part et d'autre part, la lecture des documents officiels concernant le français, nous aideront à mener à bien notre travail.

  • L'enseignement supérieur en Afrique en générale - et en Afrique francophone en particulier a connu une forte expansion en termes d'effectifs des étudiants et du nombre de structures depuis son avènement. Trois grands moments marquent son évolution, tant du point de vue de ses objectifs que de son orientation stratégique. Il s'agit de l'ère des universités coloniales, celles instituées par le colon; de celle des universités de l'indépendance, celles qui devaient affirmer la souveraineté nationale au lendemain des indépendances à travers la nationalisation, voire l'autonomisation du champ académique, et enfin celle des universités du développement dont le contenu, défini par les dirigeants nationaux, est censé correspondre aux exigences du développement. La rupture des grands équilibres macroéconomiques des années 80 a engendré la crise et la fin du développement du secteur éducatif. Cette crise multiforme qui concerne à la fois la pertinence, la qualité, la gestion et le financement de l'enseignement supérieur a engendré ces deux dernières décennies la dégradation des infrastructures et du milieu d'apprentissage, mais aussi l'exode continu des cerveaux, le déclin de la recherche et l'amplification des conflits entre étudiants, syndicats des personnels et l'administration de l'enseignement supérieur. Cette étude contribue à la réflexion que nécessitent les nouvelles formes d'exigences qui remettent en cause les performances des universités africaines dès lors que celles-ci influencent autant le marché du travail que l'évolution des connaissances.

  • Voilà 25 ans que l'Unesco organise des conférences, réunions, colloques, consultations, stages... et séminaires internationaux et régionaux sur les aspects multiples des problèmes que posent la modernisation et l'emploi des langues africaines dans l'alphabétisation, l'enseignement scolaire et les activités culturelles. Les spécialistes qu'elle dut consulter et réunir à ces occasions décrivent ici, en toute sérénité, les difficultés réelles qu'il faudra surmonter et exposent sans équivoque comment les langues africaines, enfin réhabilitées et systématiquement enseignées et utilisées dans les écoles, favoriseront le développement harmonieux des pays africains en évitant le déracinement et l'acculturation de leurs élites. Cet ouvrage nous montre ainsi les langues africaines dans le rôle éminent et irremplaçable qu'elles jouent en tant que véhicules de savoir, sources de culture et facteurs de développement et de libération.

  • Le début du XXIe siècle connaît, au Cameroun, une réelle explosion de la créativité, accompagnée et parfois entravée par l'écosystème culturel et politique. Les mutations voire les transmutations subséquentes, qui sont en partie liées tant avec le « dire » qu'avec le « dit » (Ducrot), mettent en scène la complexité de l'écriture, mieux celle de l'écriture postcoloniale, phénomène protéiforme s'il en est. Parce que les créations ainsi générées ont émergé dans un champ littéraire plus ou moins constitué, elles ont induit, mécaniquement, de nouveaux positionnements et donc, des nouvelles marges. Aussi l'aperception de cette parole nouvelle, envisagée dans cet opus, ne pouvait-elle se concevoir autrement que sous un angle pluridisciplinaire. Voilà qui rend plus qu'urgente encore l'investigation sur les fondements de la dynamique constatée de l'écriture diasporique anglophone, le recours prégnant aux TICs à la fois comme supports de production et mode de diffusion de textes, les modalités et les enjeux de l'écriture à plusieurs mains ou en plusieurs langues qui caractérisent cette parole multiple : le français et l'anglais, mais aussi l'allemand, l'espagnol, l'italien, le chinois, le shümom, etc.

  • Ce deuxième volume de la série Nouvelles Pistes publiée par le CODESRIA est consacré au financement et à la gestion financière de l'éducation en Afrique. Il constitue le rapport du séminaire panafricain organisé à Dakar, Sénégal, du 12 au 14 octobre 1997, en collaboration avec l'IIPE, par le groupe de travail « Finances et Éducation » de l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA), dont la coordination est assurée par CODESRIA. Ce séminaire constituait une des manifestations accompagnant la réunion biennale de l'ADEA. Ce séminaire avait pour objectif de développer une réflexion collective sur le financement et la gestion financière de l'éducation en faisant partager les résultats des derniers travaux menés en Afrique subsaharienne sur les stratégies et les mécanismes de financement, la gestion budgétaire des Ministères de l'Éducation ou l'évaluation des dépenses d'éducation, et en favorisant les échanges sur les problèmes rencontrés et les réponses apportées dans différents pays.

  • Au moment où les États, particulièrement africains sont soumis à des injonctions toujours renouvelées des différents acteurs internationaux, au moment où différentes politiques publiques internationales sectorielles (éducation, environnement, santé, etc.) et globales (développement, croissance économique) se succèdent au rythme des événements sociaux conjoncturels (faim, pauvreté, sida, réchauffement climatique) dans l'agenda international et dans le paysage des États africains, il nous a semblé opportun de marquer un temps d'arrêt et de questionner le chemin parcouru par une politique publique sectorielle au Cameroun : l'enseignement supérieur. Réunissant une équipe pluridisciplinaire dans le cadre du programme de recherche « Groupe National de Travail » (GNT) du Codesria, cet ouvrage scrute les dynamiques de l'enseignement supérieur depuis le processus de réformes entamées en 1993. Engagées sur plusieurs axes tels que la raison d'être de l'enseignement supérieur, les dynamiques internes, les rapports avec l'environnement, les différentes contributions démontrent les interconnexions entre les différents aspects de l'enseignement supérieur entre eux ainsi qu'avec les autres espaces sociaux. Elles lèvent aussi le voile sur sa nature profonde du système et soulignent ses évolutions, ses impasses et ses contradictions.

  • Cette nouvelle série est ouverte à tous ceux et toutes celles qui mènent une recherche ou utilisent couramment des proverbes, adage, ... que ce soit en milieu rural ou urbain. Ceci dans le but de faciliter la compréhension et le dialogue, indispensables pour une collaboration efficace, entre les acteurs populaires et entre eux et leurs partenaires. Cette valorisation se fait à travers des récits d'itinéraires, d'histoires de vie, etc., ceci dans des livres, des manuels, des documents audiovisuels, des sketchs, du théâtre, des proverbes, dictons, etc.

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