Septentrion

  • Pierre Juneau

    Yves Lever

    Le milieu des communications doit tout à Pierre Juneau. Après des études universitaires en philosophie, il est recruté par l'Office national du film où il travaille pendant 17 ans, occupant plusieurs postes de cadres pour accéder finalement au poste de directeur de la production française. Dès lors, il se bat pour que la culture canadienne-française occupe sa juste part dans cet organisme fédéral dominé par les anglophones.
    Premier président du Conseil de la radio-télévision canadienne en 1968, il réussit, en moins de deux ans, à imposer la propriété canadienne des médias et des quotas de contenus canadiens dans toutes les radios et télévisions du Canada. Cela lui vaut une reconnaissance sans limite de tous les artistes et communicateurs canadiens. Président de Radio-Canada dans les années 1980, il se fait alors le plus ardent défenseur de la télévision publique, laquelle doit demeurer indépendante de tous les pouvoirs politiques. Retraité actif, il poursuit, jusqu'à son décès en 2012, les mêmes batailles à travers divers engagements à l'université, dans des organismes sociaux et des commissions d'enquête.
    Yves Lever, spécialiste du cinéma, est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Histoire générale du cinéma au Québec et Anastasie ou la censure du cinéma au Québec, et a collaboré, entre autres, au Dictionnaire du cinéma québécois. Il participe à la production de documentaires et de sites Web.

  • Dès les lendemains de la Deuxième Guerre mondiale, un intense débat sur l´éducation s´engage au Québec. Ce débat culmine avec les travaux de la commission d´enquête sur l´enseignement instituée en 1961. Tout au long du débat, le cours classique, héritage d´une ancienne tradition pédagogique et culturelle, est mis en cause sans ménagement. Ce cours classique ne survivra pas au rapport Parent ni à la réforme générale de l´éducation qui caractérise la Révolution tranquille québécoise des années 1960.Mais, d´ardents plaidoyers à la défense du cours classique se font entendre jusqu´à ce qu´il passe définitivement à l´histoire. Particulièrement dans les milieux jésuites, des professeurs et des penseurs de l´éducation s´emploient à définir, expliquer et justifier leur idéal de l´enseignement classique, en réponse à des questions fondamentales. Qu´est-ce qu´une bonne éducation secondaire ? En quoi le cours classique offre-t-il la meilleure éducation secondaire ? Pourquoi le collège classique privé est-il indispensable ? Pourquoi étudier le latin et le grec ? Quel est le rôle du maître ? Quelle pédagogie faut-il privilégier ?Libre de tout esprit d´apologie et sans nostalgie aucune, Claude Corbo reconstitue minutieusement l´ultime plaidoyer des milieux jésuites québécois à la défense du cours classique. Au delà de son objet propre, cet essai, par effet de contraste, invite à réfléchir à des enjeux fondamentaux d´une vive actualité, tant la nature de la formation secondaire que les bases de l´identité québécoise et occidentale.

empty