Sciences du langage

  • "Il y a à parier que toute idée publique, toute convention reçue, est une sottise, car elle a convenu au plus grand nombre." Exergue du Dictionnaire des idées reçues - oeuvre inachevée aux multiples manuscrits -, cette maxime de Chamfort en donne le ton incisif. "Actrice", "mélancolie", "pédantisme", "voyageur", "candeur", "duel", "laboureurs", "religion"... Sur des sujets aussi variés, Flaubert y relève en effet pensées figées et lieux communs, traquant la vacuité avec une ironie mordante.

  • Depuis le mythe de la tour de Babel, la diversité linguistique suscite d'innombrables questions : combien de langues y a-t-il sur terre ? Quelles sont leurs limites ? Pourquoi ce nombre diminue-t-il ? Est-ce que je peux inventer ma propre langue ? Les animaux parlent-ils une ou plusieurs langues ? Mathiars Énard explore toutes ces interrogations et finalement, en réponse à celle que nombre de personnes se posent : faut-il préserver la diversité des langues ? Ou, au contraire, ne serait-il pas magnifique de tous parler la même langue ? Il rappelle que le récit de l'aventure humaine est lié à la différence des langues.

  • Au lycée Turgot, à Paris, Christophe Barrand est Monsieur le proviseur. Patron de lycée  «  autrement  », il habite trente marches au-dessus de son bureau et passe ses semaines comme ses week-ends au rythme d'un grand établissement scolaire. Avec une pratique du management apprise dans les rangs de syndicats étudiants et une résistance farouche aux blocages administratifs, cet ancien mauvais élève a développé une approche bien à lui : mettre les élèves devant un miroir pour qu'ils y regardent leur part d'excellence, tout en leur répétant que les notes ne sont que l'écume de leur véritable valeur. Voilà la base d'un contrat de confiance essentiel à ses yeux pour la réussite des jeunes. Adoré par les uns, exaspérant les autres, il a vu son lycée devenir en quatre ans le plus demandé de Paris en classe de seconde.
     
    Véritable hussard noir de la République, cet ancien étudiant dilettante aime à rappeler son expérience comme aide-monteur chauffagiste et son passé d'instituteur. Il a pratiqué les établissements les plus difficiles avant d'arriver à Turgot pour y prouver que mixité sociale, qualité d'enseignement et résultats pouvaient cohabiter. Quand un bug informatique assigne à son lycée 83% d'élèves boursiers, son équipe les amène trois ans plus tard à des résultats au bac exceptionnels, prouvant que composer des classes d'élèves de toutes origines profite à tous, y compris aux plus favorisés. Fort de cette expérience, il prône l'autonomie réelle des établissements et leur agilité organisationnelle.
     
    De la cuisine des grands lycées qui siphonnent les meilleurs élèves aux parents d'élèves « bobios » qui débarquent dans son bureau pour tenter de forcer une orientation, Monsieur le proviseur ne cache rien de ce qui se trame derrière les murs des lycées parisiens. Aux avant-postes de la société, il raconte les élèves angoissés par la performance attendue, leurs questionnements à l'âge complexe de l'adolescence, partage ses échanges salés avec le rectorat ou avec les meneurs des blocus lycéens, s'inquiète devant l'obsession des notes avec ParcourSup, et se réjouit de la liberté d'expérimenter que le confinement a offert aux enseignants.
     
    Un document exceptionnel sur le lycée et un outil de réflexion précieux pour les parents et tous ceux que l'éducation préoccupe.

  • Les résultats de la recherche en sciences sociales sont unanimes à montrer que les personnes les plus décisives dans l'avenir d'un enfant, après ses parents, ce sont ses enseignants. Leur impact sur les générations futures est le plus grand levier politique pour lutter contre les inégalités sociales.
    Pour autant, trop souvent, ce rôle ne se reflète ni dans le débat public, ni dans les décisions politiques. Alors que près de 60% des dépenses éducatives sont consacrées aux enseignants, il est temps de se demander comment les politiques éducatives à leur égard contribuent à la perpétuation alarmante des inégalités scolaires en France.
    À rebours des discours réactionnaires et défaitistes, ce livre montre qu'il est possible, avec des politiques publiques volontaristes, de renverser la tendance. Il met à disposition du débat public, ­ parents d'élèves, décideurs politiques, et aussi enseignants eux-mêmes, les tout derniers résultats de la recherche et en tire des pistes innovantes pour que les enseignants puissent enfin contribuer pleinement à la construction d'une école, et d'une société, plus justes.

  • Pour comprendre comment fonctionne l'orthographe française et écrire sans fautes  : toutes les règles, de nombreux exemples et 500 exercices corrigés.
    Les règles d'orthographe en 60 doubles pages associant la révision et l'entraînement
    o Sur la page de gauche, le rappel de la règle, illustré de nombreux exemples dans un français vivant.
    o Sur la page de droite, un entraînement progressif permettant d'observer la règle étudiée puis de la mettre en pratique dans différentes situations, notamment dans un écrit de type professionnel.
     
    Mais aussi  :
    o À intervalles réguliers, des bilans pour réinvestir les connaissances acquises.
    o Une préparation à la Certification Bescherelle orthographe.
    o Tous les corrigés à la fin de l'ouvrage.
     
    Pour quels publics  ?
    Étudiants et adultes souhaitant améliorer leur orthographe, dans le cadre d'une formation universitaire, professionnelle ou à des fins personnelles.
     

  • C'est en linguiste de terrain que Claude Hagège a abordé le champ des langues. Son intérêt pour leur réalité vécue, leur chair vive et le terreau d'origine de la parole humaine en font un adepte d'une approche empiricoinductive, aboutissant ainsi à des conclusions d'ordre général à partir d'une matière concrète.

    Les contributions apportées par Claude Hagège en linguistique se fondent sur l'étude de langues sémitiques, africaines, amérindiennes, austronésiennes puis sinotibétaines. Des formes sagittales et du logophorique à la théorie des trois points de vue et l'anthropologie casuelle, c'est toute la richesse et la complexité des langues qui sont ici creusées et révélées. À travers ces travaux, la linguistique s'incarne comme une science humaine à part entière.

  • L'histoire de la presse est d'une richesse quasiment sans limite. Les personnalités hautes en couleur y abondent, depuis Théophraste Renaudot, le fondateur mythique, jusqu'aux plus brillants des entrepreneurs contemporains. Les reporters les plus audacieux, les éditorialistes les plus déterminés, les chroniqueurs les plus inventifs se retrouvent, d'âge en âge, pour animer ce monde-là, chacun à sa manière, de leur plume, de leur voix et souvent de leur courage.
    Comme un puzzle peu à peu reconstitué révèle, de pièce en pièce, l'entièreté d'un dessin, ce livre s'attache à faire resurgir, au long de près de quatre siècles, épisode par épisode, l'évolution de la presse française : passionnée, tourmentée, brillante.

  • Accompagner les élèves dys, c'est possible ; mon compagnon quotidien pour une école inclusive Nouv.

    Près d'un enfant sur dix est confronté à un trouble Dys et un sur vingt à un TDAH : dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dyscalculie, trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité... À quoi correspondent ces troubles ?
    Comment distinguer un élève en difficulté d'un élève Dys ou TDAH ?
    Comment les soutenir dans leurs apprentissages ? Quelles sont les dispositifs institutionnels ? Comment accompagner les familles ?
    Isabelle Ducos-Filippi répond aux nombreuses questions que se posent les enseignants de manière précise, concrète et pragmatique. Elle propose des outils et adaptations pédagogiques réalistes pour chaque type de difficulté
    (lecture, écriture, chiffre, oralité...), des pistes de réflexion pour l'évaluation, des aides à la mémorisation...
    Ce livre est le compagnon quotidien complet pour un accompagnement épanouissant des élèves Dys et TDAH de la maternelle au lycée.

  • La violence scolaire est une réalité effrayante pour beaucoup, minimisée et ignorée pour certains, commentée et exploitée pour d'autres. Dans cet ouvrage des professeurs, chefs d'établissements, inspecteurs, assistants sociaux, CPE, élèves et parents défendent l'idée que pour veiller sur la communauté éducative et prévenir les situations qui dégénèrent et glissent vers le harcèlement, il faut apprendre à repérer le phénomène du bouc émissaire et savoir mettre en oeuvre parfois des procédures de justice restaurative.
    À l'heure où l'on va toujours plus facilement porter plainte, peu de professionnels de l'Éducation nationale (souvent attaqués par le biais de mouvements comme #pasdevague) osent écrire sur cette thématique, en partant de faits précis, en s'essayant à l'analyse de leur pratique, en proposant des modèles de résolution de conflit concrets et expérimentés, en évoquant les doutes, les peurs, les erreurs et les réussites.
    L'ouvrage convoque des auteurs de violences, des victimes et des témoins. En envisageant de soigner les blessures par le truchement de l'écoute, de la réconciliation, de la réparation, du pardon, il relève un défi qu'il est urgent de partager. Selon la phrase attribuée à Gandhi, l'exemple n'est pas le meilleur moyen de convaincre, c'est le seul !

  • Maria Montessori était bien consciente du rôle essentiel des parents dans l'éducation de leur enfant. C'est pourquoi elle a toujours accepté de répondre à leurs questions, notamment en donnant des conférences qui leur étaient dédiées, à l'occasion de formations ou de congrès destinés aux professionnels.Les archives pédagogiques de l'AMI ont récemment découvert un ensemble de textes qui étaient tout particulièrement adressés aux parents, probablement rédigés à Londres en 1931. Ces écrits offrent une introduction claire et accessible sur la vision de Maria Montessori, ainsi qu'une présentation des principes fondateurs de sa proposition éducative. Ils soulignent l'importance de la posture de l'adulte dans l'accompagnement de l'enfant vers son plein épanouissement.Ces textes sont présentés par Paula Polk Lillard, montessorienne internationalement renommée et cofondatrice de la Forest Bluff School (Illinois).
    Une des premières femmes médecins d'Italie, Maria Montessori (1870-1952) est mondialement connue pour la pédagogie qui porte son nom. Son oeuvre en français est éditée chez Desclée de Brouwer.
    Traduction de Charlotte Poussin, éducatrice Montessori AMI, auteur d'ouvrages de référence sur Montessori et membre du conseil d'administration de l'association Montessori de France.

  • Les Français comme les Européens ont de moins en moins confiance dans leurs médias, suspectés d'être liés au pouvoir politique ou aux puissances de l'argent.

    Dans les manifestations, les journalistes passent pour les " nouveaux ennemis du peuple ", tandis que, chez eux, de plus en plus de citoyens éteignent le poste pour éviter ces trop pesantes informations. La rupture semble consommée.

    Contre-pouvoirs indispensables de nos sociétés démocratiques, les médias sont pourtant l'affaire de tous et il est urgent de réapprendre à naviguer à travers ces eaux méconnues. Et dans cette traversée, il n'est sans doute pas meilleur guide que François Jost.

    Passant en revue les causes historiques, philosophiques et sociologiques de cette défiance, il met au jour les racines de la haine et se demande finalement s'il est possible d'en sortir. Et comment.

    Après la Méchanceté en actes à l'ère numérique (2018), ce nouveau livre constitue un véritable manuel de survie médiatique, accessible au plus grand nombre : toutes les chausse-trappes de l'info y sont dévoilées, tandis que sont fournis les outils pour une critique enfin utile des médias.

    Une œuvre salutaire pour se départir de la paranoïa ambiante.

  • Fonctions naturelles de l'espèce humaine, la langue et le langage ont cette particularité, à la différence des battements du coeur, de pouvoir subir l'action volontaire de l'individu. Mais que trouve-t-on au commencement : la langue, le langage ou la pensée ? Des mathématiques aux sciences de l'homme et de la nature, ce livre propose une lecture interdisciplinaire des problématiques intrinsèques à la langue et au langage. Comment concevoir la traduction des textes philosophiques ou religieux qui est censée assurer la continuité de la pensée d'une langue à l'autre ? Que nous apprennent les mathématiques, qui semblent libérées des contraintes linguistiques ? Peut-il y avoir une pensée en dehors du langage, voire un langage sans pensée, comme le suggère aujourd'hui la traduction automatique ? Qu'en est-il du monde animal et que révèlent les pathologies du langage ? Face au foisonnement et à l'actualité de ces questionnements, une réflexion collective s'avère essentielle pour tenter d'articuler langue et science, langage et pensée, ces fondements de notre humanité et de notre vie en société. Jean-Noël Robert est membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Philologie de la civilisation japonaise. Contributions de Gérard Berry, Jean-Pierre Bourguignon, Karine Chemla, Alain Connes, Stanislas Dehaene, Laurent Dubreuil, Joël Fagot, William F. Hanks, Gérard Huet, Marwan Rashed, François Recanati, Luigi Rizzi, Irène Rosier-Catach, Guy Theraulaz. 

  • Vidéosurveillance de rue, compteurs connectés, fichiers numériques, puces RFID, lois sur le renseignement, géolocalisation, programme «  Prism  » de la NSA, reconnaissance faciale, traçage, recommandations et offres prédictives de la grande distribution... la surveillance est omniprésente dans les débats publics et semble avoir investi l'ensemble des territoires de la vie quotidienne, accréditant la thèse de l'avènement d'une véritable société de la surveillance généralisée.
    Fantasme sécuritaire ou panique liberticide, la surveillance est également devenue un objet de réflexion scientifique, ouvrant un champ de recherche et d'analyse en plein développement : les Surveillance Studies.
     
    En privilégiant une démarche pluridisciplinaire (littérature, philosophie, science politique, sociologie, sciences de la communication) et en prenant en compte les évolutions médiatiques de la société ( écrans, réseaux, plateformes), cet ouvrage propose un panorama complet des théories de la surveillance, des textes fondateurs (Bentham, Taylor, Weber, Foucault, Deleuze...) aux notions les plus récentes («  vigilance  », «  sousveillance  », «  capitalisme de surveillance  », «  shareveillance  », «  exposition  »).
    Depuis ces premières approches essentiellement organisationnelles, le champ s'est ouvert à la complexité des enjeux sociaux, politiques et personnels de la nouvelle «  économie de la visibilité  » numérique, laissant entrevoir l'émergence contemporaine d'une véritable «  culture  » de la surveillance.

  • Débutant ou expérimenté, tout enseignant peut se sentir interpelé, si ce
    n'est déstabilisé, par un ou des événements venus perturber le climat de sa classe. S'installent alors des moments de doute et d'interrogation sur son métier, ses choix pédagogiques voire éthiques, sa posture, ses gestes professionnels... Sans forcément en être arrivé là, vous pouvez vous questionner
    sur votre pratique afin de l'affiner ou de la repenser.
    Pas à pas, cet ouvrage vous invite à prendre du recul et à interroger vos
    valeurs, vos objectifs et les moyens que vous souhaitez mettre en oeuvre.
    Pour cela, vous ne trouverez aucun mode d'emploi, mais des pistes de
    réflexion, des idées concrètes, de l'inspiration. Pour aller au bout de votre action, vous serez également amené à créer vos outils sur-mesure (gestes professionnels, dispositifs et supports de médiation) pour construire un cadre serein dans votre classe.
    Ce livre est votre compagnon quotidien pour une autorité éducative et bienveillante au service de la réussite et du bien-être de vos élèves, comme du vôtre !


  • Malgré leur intelligence, les enfants à haut potentiel, souvent  désignés comme des «zèbres », ont parfois du mal à apprendre  et à bien vivre en société. Certains les considèrent comme des enfants  agités et difficiles. La sophrologie est un outil extraordinaire pour  les aider à faire face aux situations qu'ils rencontrent, à gérer leurs émotions, et à apprendre à se concentrer. Ce livre s'adresse donc aux  parents, mais aussi aux éducateurs et aux professionnels, pour les  aider à accompagner ces enfants différents.
    Au fil de l'année, ce programme aborde des thématiques comme  « je maîtrise mon corps et mes émotions » ; « je suis unique, je  développe mon identité » ; ou « moi avec les autres ». Il est construit  de façon ludique et propose des ateliers à faire en solo mais aussi à plusieurs, pour s'amuser en classe ou avec toute la famille.
    Pour des petits zèbres épanouis et bien dans leur peau !
    Christel Beaurenaut  est sophrologue depuis  dix ans, après avoir été infirmière puéricultrice. Elle accompagne parents et enfants dans la construction de leur équilibre familial, en  cabinet et en milieu scolaire, notamment auprès  d'enfants à hauts potentiels. Elle a été formatrice  sur ce sujet en école de sophrologie (CEAS).

  • Dans la rue, dans les cours de récréation, à la maison... Avez-vous vu ces enfants hypnotisés par leurs écrans ? Est-ce un effet de mode passager, une petite faiblesse sans conséquence ? Certainement pas !Les nouvelles technologies sont en train de modifier le cerveau d'une génération entière d'enfants. Les écrans activent autant les centres du plaisir du cerveau que l'activité sexuelle, et ils font les mêmes dégâts neurologiques que la cocaïne. Les études cliniques corrèlent de plus en plus les écrans avec des troubles comme les TDAH, l'addiction, l'anxiété, la dépression, l'agressivité, voire les psychoses.Le Dr Nicholas Kardaras, addictologue, a accompagné de nombreux jeunes drogués du monde virtuel dans leur désintoxication numérique. Il nous explique les causes de cette épidémie mondiale et l'effet sur les enfants de nos merveilleux joujoux technologiques...
    Le Dr Nicholas Kardaras est diplômé de l'université des sciences du Bronx et de l'université de Cornell. Aujourd'hui, c'est un expert en addiction de réputation internationale, ancien professeur à l'université de médecine de Stony Brook et directeur exécutif de Dunes East Hampton, une des cliniques de désintoxication les plus réputées au monde. Il a enseigné la neuropsychologie au niveau doctoral.

  • Les attentats de janvier 2015 ont révélé une fracture béante dans notre société... tout le monde n'était pas Charlie. En classe, les enseignants se sont trouvés démunis face à certains élèves adeptes des fakenews et autres théories du complot. Dans ce contexte, France Inter a senti la nécessité absolue d'une éducation aux médias et à l'information auprès des élèves. InterClass' était né.
    Ce dispositif, élaboré par Emmanuelle Daviet, fait collaborer journalistes et professeurs pour amener les collégiens et lycéens en REP à expérimenter l'investigation rigoureuse, la vérification des sources et l'exigence de probité dans le journalisme. Les élèves découvrent que la réalité est plus complexe qu'un slogan, que les explications les plus attractives ne sont pas nécessairement les meilleures et qu'il y a encore plus de plaisir à chercher à comprendre qu'à imaginer pouvoir tout expliquer.
    Ce livre offre aux enseignants, aux éducateurs, aux parents ainsi qu'aux hommes et femmes de médias de belles occasions de réflexion et l'inspiration pour concevoir des projets similaires et faire des collégiens et lycéens des citoyens éclairés.

  • Enfants conférenciers ; une expérience éducative, sociale et culturelle Nouv.

    Cet ouvrage présente un dispositif pédagogique innovant, les Enfants conférenciers©, initié depuis une dizaine d'années et auquel ont déjà participé un grand nombre d'écoles et d'institutions muséales. Dans ce dispositif, les enfants (en cadre scolaire ou périscolaire) sont placés en situation de présenter une série d'oeuvres ou d'objets à des pairs, dans le contexte du musée. De nombreuses interactions s'y font jour et sous-tendent un processus social d'apprentissages formels et informels  : le savoir prend vie par le dispositif qui le rend visible et l'activité qu'il suscite. Enfants conférenciers© s'inscrit ainsi dans une perspective dite «  située  » de l'apprentissage. Dans cette approche, les aspects contextuels sont considérés comme partie intégrante de l'activité cognitive  : une relation est tissée entre la cognition et son contexte de développement. Ce dispositif contribue ainsi à générer du lien et à fonder une communauté d'apprentissage et d'apprenants.

  • La conversation n'est pas qu'un passe-temps destiné à nous divertir : elle est une occasion d'entrelacer notre existence à celle des autres, en toute liberté et selon notre humeur.Mais comment la distinguer du dialogue ou de l'entretien ? La correspondance et la causerie ne sont-elles pas des formes plus achevées de la conversation ? Pouvons-nous converser avec Dieu, avec les poètes, entre amoureux ? Comment éloigner les goujats, les fâcheux, qui n'ont rien à attendre de nous, les ironistes aussi, à la froideur dérangeante ?Dans cette satire joyeuse, la conversation n'est plus considérée comme l'apanage des nantis. Chacun de nous peut y participer. Nous découvrons alors notre capacité à plaire et à savoir écouter.
    Pierre Sansot (1928-2005) a enseigné la philosophie et l'anthropologie aux universités de Grenoble et Montpellier. Il a notamment publié : Poétique de la ville, Le Rugby est une fête ou Du bon usage de la lenteur.

  • Argumenter, c'est tenter d'agir sur son auditoire, lui faire partager ses raisonnements, orienter ses façons de voir et de penser. Comment la parole se dote-t-elle du pouvoir d'influencer son public  ? Par quels moyens verbaux s'assure-t- elle de sa force  ?
    La question de la parole efficace, qui est au coeur de la réflexion depuis la rhétorique antique, a été remise à l'honneur dans les sciences du langage et de la communication, mais aussi dans d'autres champs d'études comme la littérature ou les sciences politiques. Dans cet ouvrage devenu un classique, l'auteur offre une synthèse de la question. Elle propose aussi une approche originale dite de l'«  argumentation dans le discours  », dont elle précise les procédures et les enjeux.
    /> De Jaurès à Le Pen, des débats sur la guerre à l'interview électorale et au texte fictionnel, l'ouvrage se fonde sur de nombreux exemples destinés à concrétiser le propos. Il fournit ce faisant de précieux instruments d'analyse qui permettent de saisir dans leur spécificité les discours politiques, médiatiques et littéraires du passé et du présent.

  • «  La langue inuit compte plus de mots qu'aucune autre pour désigner la neige.  » «  L'orthographe et la syntaxe sont maltraitées par les SMS.  »  «  On ne peut communiquer sans langage.  »  «  La langue des indiens hopi ne contient aucun mot ou structure grammaticale pour se référer au temps.  »
    Partant d'un certain nombre de conceptions erronées liées au langage, aux langues et au français en particulier, Jacques Moeschler propose, sur la base des recherches les plus récentes, une nouvelle image unifiée de la nature du langage. L'ouvrage met en lumière un certain nombre de théories et concepts passionnants mais injustement ignorés ou méconnus. Il tire certaines conséquences de découvertes récentes, et les met en perspectives avec d'autres champs disciplinaires, comme les sciences cognitives, la philosophie du langage, l'informatique appliquée au traitement du langage (traduction automatique par exemple) ou encore les humanités numériques (digital humanities).

  • Première femme médecin en Italie, Maria Montessori découvrit les enfants par la pathologie : seuls les « irrécupérables », confinés dans les conditions épouvantables d'un asile de l'époque, lui avaient été confiés pour exercer son métier. Très seule, elle étudia les travaux de confrères ayant tracé la voie, comme Seguin ou Itard. Ce furent ses débuts, les premières découvertes, et les premiers succès.Dans le tome I de la Pédagogie scientifique, elle transmettait une expérience aboutie auprès des 3-6 ans, commencée en 1907 à la Casa dei Bambini du Trastevere, l'un des quartiers les plus populaires et les plus pauvres de Rome. Les tomes II et III, séparés dans l'édition de 1970, forment en réalité un tout : ce sont les fondamentaux de l'école élémentaire, de 6 à 12 ans.Le matériel, détaillé de manière scientifique, est appréhendé avec toutes les notions anthropologiques qui le sous-tendent.Bien loin d'un contexte passé, vieillot et suranné, qui pourrait l'enfermer, Maria Montessori y reste pionnière et novatrice. Lettres rugueuses, système décimal, largement diffusés aujourd'hui, s'insèrent cependant dans un ensemble bien plus vaste, une progression didactique cohérente en profondeur, qui méritent d'être découverts et transmis.La lecture attentive du cycle élémentaire restera donc pour beaucoup un lieu de découvertes et un enrichissement pour tous.
    Maria Montessori (1870-1952) est mondialement connue pour la pédagogie et la méthode qui portent son nom. Son oeuvre en français est éditée chez Desclée de Brouwer.

  • Le défi d'une évaluation à visage humain ; dépasser les limites de la société de performance Nouv.

    L'évaluation envahit nos vies : à chaque instant, nous sommes enjoints d'évaluer : un restaurant, un hôpital, nos achats ou encore des élèves, des collègues... Et nous sommes nous-mêmes sans cesse évalués, étiquetés et classés. La folie évaluative s'est emparée de notre monde, jusqu'à chercher à quantifier ce qui échappait pourtant à toute mesure, comme nos émotions artistiques ou notre bonheur.

    Dans cet ouvrage, Charles Hadji, dont les travaux sur l'évaluation scolaire font aujourd'hui autorité, s'interroge avec une précision et une rigueur exemplaires sur ce qu'est une évaluation efficace et légitime.
    Rappelant que les données chiffrées ne sont pas l'unique manière d'évaluer, il montre que toute évaluation renvoie à un projet, que la valeur n'est pas le prix et que le « toujours plus » n'est pas nécessairement un « toujours mieux ». Il propose un modèle d'évaluation ayant le souci de se mettre au service de l'humain, dont les mots d'ordre sont confiance et respect.
    Pour cela, il nous offre des principes et des outils particulièrement précieux. Chacun, quel que soit son champ d'activité, comprendra ainsi comment mener des évaluations « à visage humain », robustes sur le plan méthodologique et exigeantes sur le plan éthique. Les éducateurs, eux, trouveront des perspectives précises pour mettre l'évaluation au service de la coopération et non plus de la compétition. Un enjeu essentiel pour le monde qui vient.

  • o Quel pays appelle-t-on le Finistère de l'Europe ?o Quel chef d'État fut surnommé le Mick Jagger du Sahel ?o Quelle ville est dite la New York de l'Asie ?o Pourquoi le baron Haussmann fut-il surnommé l'Attila de l'expropriation ?o Quel auteur Barbey d'Aurevilly rebaptisa le Michel-Ange de la crotte ?
    Inventées par des écrivains et des hommes célèbres ou passées dans l'usage sans que l'on puisse en retrouver l'origine, ces expressions, souvent très drôles, sont réunies ici par Sophie Dutheillet de Lamothe, qui les traque depuis plusieurs années.Éculées ou surprenantes, justes ou impertinentes, souvent originales et méconnues, ces 100 antonomases de noms propres proposent une promenade culturelle, divertissante et surprenante « au pays des fleurs de rhétorique ».
    Historienne de l'art, Sophie Dutheillet de Lamothe est conservateur du patrimoine et agrégée d'italien.

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