Sciences du langage


  • Les hommes-lézards dirigent-ils le monde en secret ? Le concombre espagnol est-il un serial killer ? Votre supermarché vous connaît-il mieux que vos parents ?

    Face à la complexité du monde, le Manuel d'autodéfense intellectuelle, drôle, original, accessible et intelligent, propose en neuf chapitres une véritable initiation à l'esprit critique. Du discours complotiste à celui des publicitaires en passant par ceux des politiciens, des scénaristes de séries télé, des pseudo-scientifiques ou des extrémistes de tout poil, ce livre nous invite à décrypter toutes les formes de rhétorique susceptibles de nous influencer à notre insu. Depuis sa sortie, il s'est imposé comme une référence auprès des jeunes lecteurs, mais aussi des parents ou des enseignants désireux de combattre efficacement langue de bois, intox, amalgames, fausses rumeurs et autres psychoses.
    " Excellent. Un tour de force. Sophie Mazet nous entraîne, avec grâce et légèreté, à penser les sujets les plus complexes. " Olivier Postel-Vinay (directeur du magazine Books), Libération.

    " Un humour décapant ! " Nathalie Perrier, Le Parisien.

  • "Il y a à parier que toute idée publique, toute convention reçue, est une sottise, car elle a convenu au plus grand nombre." Exergue du Dictionnaire des idées reçues - oeuvre inachevée aux multiples manuscrits -, cette maxime de Chamfort en donne le ton incisif. "Actrice", "mélancolie", "pédantisme", "voyageur", "candeur", "duel", "laboureurs", "religion"... Sur des sujets aussi variés, Flaubert y relève en effet pensées figées et lieux communs, traquant la vacuité avec une ironie mordante.

  • Pénétrez dans les coulisses de la plus grande encyclopédie du monde !
    Qui décide des règles de Wikipédia ? Certains articles peuvent-ils être censurés? Y a-t-il un rédacteur en chef ? Quel est le modèle économique qui la régit ? Combien y a-t-il d'articles à ce jour ? Qu'est-ce qu'un wikipédien ?
    Nous l'utilisons tous les jours, et pourtant elle reste très mystérieuse à nos yeux. Certains en sont adeptes, d'autres l'accusent de tous les maux. En 2020, l'encyclopédie Wikipédia fêtera ses 20 ans, avec plus de 2 millions d'articles publiés. Rémi Mathis, président du conseil scientifique de Wikimédia France de 2014 à 2017, connaît l'encyclopédie mieux que personne. Il répond dans ce livre à toutes les questions que vous vous êtes toujours posées sur l'encyclopédie libre.

  • Depuis le mythe de la tour de Babel, la diversité linguistique suscite d'innombrables questions : combien de langues y a-t-il sur terre ? Quelles sont leurs limites ? Pourquoi ce nombre diminue-t-il ? Est-ce que je peux inventer ma propre langue ? Les animaux parlent-ils une ou plusieurs langues ? Mathiars Énard explore toutes ces interrogations et finalement, en réponse à celle que nombre de personnes se posent : faut-il préserver la diversité des langues ? Ou, au contraire, ne serait-il pas magnifique de tous parler la même langue ? Il rappelle que le récit de l'aventure humaine est lié à la différence des langues.

  • Nous le constatons tous les jours: la nouvelle économie numérique qui carbure aux algorithmes et aux mégadonnées (Big Data) pose des défis de plus en plus préoccupants à nos sociétés, surtout en ce qui a trait à la protection de la vie privée, au travail ou au vivre-ensemble. Au-delà des promesses de progrès et de liberté que nous chantent ses principaux laudateurs, dont Google, Amazon et Facebook, quelles logiques, quels intérêts se cachent dans la lumière de nos écrans? Qui possède nos donnée? Quels dangers recèle la rencontre de l'automatisation du travail, de la cybernétique, de la quantification et du néolibéralisme à travers le Big Data?
    Ces logiques numériques capitalistes participent à l'amenuisement, voire à la suppression de l'espace politique, à l'érosion de la pertinence économique et sociale du travail humain et à la destruction de la société comme lieu de mutualisation des activités, des projets et des risques. Les moindres aspects de nos existences sont paramétrés en données, c'est-à-dire en marchandises ou en outils de surveillance. Il s'agit de tout mesurer, de numériser le réel et de réduire la vie à des indicateurs: seul ce qui est compté compte. Qui plus est, ces dynamiques accélèrent la mise en place d'oligopoles de la donnée d'une puissance financière et technologique sans précédent. En un mot, elles menacent ni plus ni moins nos sociétés de dissolution.
    Pierre Henrichon déploie une analyse percutante des dynamiques sous-jacentes à ce véritable complexe sociotechnique et financier qu'est le phénomène du Big Data, mais offre également un vibrant plaidoyer contre cette tendance à réduire l'humain à une forme de capital dont il faut uniquement mesurer le rendement.

  • Au lycée Turgot, à Paris, Christophe Barrand est Monsieur le proviseur. Patron de lycée  «  autrement  », il habite trente marches au-dessus de son bureau et passe ses semaines comme ses week-ends au rythme d'un grand établissement scolaire. Avec une pratique du management apprise dans les rangs de syndicats étudiants et une résistance farouche aux blocages administratifs, cet ancien mauvais élève a développé une approche bien à lui : mettre les élèves devant un miroir pour qu'ils y regardent leur part d'excellence, tout en leur répétant que les notes ne sont que l'écume de leur véritable valeur. Voilà la base d'un contrat de confiance essentiel à ses yeux pour la réussite des jeunes. Adoré par les uns, exaspérant les autres, il a vu son lycée devenir en quatre ans le plus demandé de Paris en classe de seconde.
     
    Véritable hussard noir de la République, cet ancien étudiant dilettante aime à rappeler son expérience comme aide-monteur chauffagiste et son passé d'instituteur. Il a pratiqué les établissements les plus difficiles avant d'arriver à Turgot pour y prouver que mixité sociale, qualité d'enseignement et résultats pouvaient cohabiter. Quand un bug informatique assigne à son lycée 83% d'élèves boursiers, son équipe les amène trois ans plus tard à des résultats au bac exceptionnels, prouvant que composer des classes d'élèves de toutes origines profite à tous, y compris aux plus favorisés. Fort de cette expérience, il prône l'autonomie réelle des établissements et leur agilité organisationnelle.
     
    De la cuisine des grands lycées qui siphonnent les meilleurs élèves aux parents d'élèves « bobios » qui débarquent dans son bureau pour tenter de forcer une orientation, Monsieur le proviseur ne cache rien de ce qui se trame derrière les murs des lycées parisiens. Aux avant-postes de la société, il raconte les élèves angoissés par la performance attendue, leurs questionnements à l'âge complexe de l'adolescence, partage ses échanges salés avec le rectorat ou avec les meneurs des blocus lycéens, s'inquiète devant l'obsession des notes avec ParcourSup, et se réjouit de la liberté d'expérimenter que le confinement a offert aux enseignants.
     
    Un document exceptionnel sur le lycée et un outil de réflexion précieux pour les parents et tous ceux que l'éducation préoccupe.

  • Pédagogie pour des temps difficiles ; cultiver des liens qui nous libèrent Nouv.

    Le futur est dans l'enfance. Pas seulement parce que le futur appartient aux enfants, mais surtout parce que l'enfance est le seul état dans lequel l'humain fait profondément alliance avec l'univers qui l'entoure. Or, en ces temps difficiles que nous traversons, notre principale possibilité d'un futur émancipé réside précisément dans cette alliance avec l'univers que portent en eux les enfants. Si la pédagogie est le soubassement essentiel à toute entreprise d'émancipation de l'enfant, elle doit l'accompagner dans sa création de liens avec tout ce qui vit autour de lui. Autrement dit, la pédagogie doit cultiver des liens qui libèrent. Ce n'est pas seulement une question de formation des nouvelles générations, c'est toute notre culture et notre futur qui sont en jeu.

  • Depuis les années 1950 la sexualité des jeunes inquiète les autorités. À l'heure d'internet, l'accès facilité à la pornographie, l'exposition de la sexualité sur les réseaux sociaux ou le cyberharcèlement angoissent car ils s'exerceraient dans des espaces incontrôlables.Mais sait-on vraiment ce que les jeunes font sur internet en matière de sexualité ? Et en quoi ces pratiques influent sur leur vie ? C'est à ces questions que répond ce livre, fruit d'une enquête menée auprès de 1 500 Français de 18 à 30 ans. Prenant en compte l'âge, la classe ou le genre des personnes interrogées, il en résulte une analyse des relations que les jeunes entretiennent avec la sexualité qui va souvent à l'encontre des préjugés. Une réflexion passionnante sur les frontières de l'intime à l'heure du numérique.

    Yaelle Amsellem-Mainguy est chargée de recherche à l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP). Elle a publié l'Atlas des jeunes en France (Autrement, 2012) et Enqueter sur la jeunesse (Armand Colin, 2018, avec Arthur Vuattoux).Arthur Vuattoux enseigne la sociologie à l'Université Paris 13 et est chercheur à l'INJEP. Il a travaillé sur le genre et la sexualité et a notamment traduit Raewyn Connell, Masculinites. Enjeux sociaux de l'hegemonie (Amsterdam, 2014).

  • Les résultats de la recherche en sciences sociales sont unanimes à montrer que les personnes les plus décisives dans l'avenir d'un enfant, après ses parents, ce sont ses enseignants. Leur impact sur les générations futures est le plus grand levier politique pour lutter contre les inégalités sociales.
    Pour autant, trop souvent, ce rôle ne se reflète ni dans le débat public, ni dans les décisions politiques. Alors que près de 60% des dépenses éducatives sont consacrées aux enseignants, il est temps de se demander comment les politiques éducatives à leur égard contribuent à la perpétuation alarmante des inégalités scolaires en France.
    À rebours des discours réactionnaires et défaitistes, ce livre montre qu'il est possible, avec des politiques publiques volontaristes, de renverser la tendance. Il met à disposition du débat public, ­ parents d'élèves, décideurs politiques, et aussi enseignants eux-mêmes, les tout derniers résultats de la recherche et en tire des pistes innovantes pour que les enseignants puissent enfin contribuer pleinement à la construction d'une école, et d'une société, plus justes.

  • C'est en linguiste de terrain que Claude Hagège a abordé le champ des langues. Son intérêt pour leur réalité vécue, leur chair vive et le terreau d'origine de la parole humaine en font un adepte d'une approche empiricoinductive, aboutissant ainsi à des conclusions d'ordre général à partir d'une matière concrète.

    Les contributions apportées par Claude Hagège en linguistique se fondent sur l'étude de langues sémitiques, africaines, amérindiennes, austronésiennes puis sinotibétaines. Des formes sagittales et du logophorique à la théorie des trois points de vue et l'anthropologie casuelle, c'est toute la richesse et la complexité des langues qui sont ici creusées et révélées. À travers ces travaux, la linguistique s'incarne comme une science humaine à part entière.

  • L'histoire de la presse est d'une richesse quasiment sans limite. Les personnalités hautes en couleur y abondent, depuis Théophraste Renaudot, le fondateur mythique, jusqu'aux plus brillants des entrepreneurs contemporains. Les reporters les plus audacieux, les éditorialistes les plus déterminés, les chroniqueurs les plus inventifs se retrouvent, d'âge en âge, pour animer ce monde-là, chacun à sa manière, de leur plume, de leur voix et souvent de leur courage.
    Comme un puzzle peu à peu reconstitué révèle, de pièce en pièce, l'entièreté d'un dessin, ce livre s'attache à faire resurgir, au long de près de quatre siècles, épisode par épisode, l'évolution de la presse française : passionnée, tourmentée, brillante.

  • Les Français comme les Européens ont de moins en moins confiance dans leurs médias, suspectés d'être liés au pouvoir politique ou aux puissances de l'argent.

    Dans les manifestations, les journalistes passent pour les " nouveaux ennemis du peuple ", tandis que, chez eux, de plus en plus de citoyens éteignent le poste pour éviter ces trop pesantes informations. La rupture semble consommée.

    Contre-pouvoirs indispensables de nos sociétés démocratiques, les médias sont pourtant l'affaire de tous et il est urgent de réapprendre à naviguer à travers ces eaux méconnues. Et dans cette traversée, il n'est sans doute pas meilleur guide que François Jost.

    Passant en revue les causes historiques, philosophiques et sociologiques de cette défiance, il met au jour les racines de la haine et se demande finalement s'il est possible d'en sortir. Et comment.

    Après la Méchanceté en actes à l'ère numérique (2018), ce nouveau livre constitue un véritable manuel de survie médiatique, accessible au plus grand nombre : toutes les chausse-trappes de l'info y sont dévoilées, tandis que sont fournis les outils pour une critique enfin utile des médias.

    Une œuvre salutaire pour se départir de la paranoïa ambiante.

  • La violence scolaire est une réalité effrayante pour beaucoup, minimisée et ignorée pour certains, commentée et exploitée pour d'autres. Dans cet ouvrage des professeurs, chefs d'établissements, inspecteurs, assistants sociaux, CPE, élèves et parents défendent l'idée que pour veiller sur la communauté éducative et prévenir les situations qui dégénèrent et glissent vers le harcèlement, il faut apprendre à repérer le phénomène du bouc émissaire et savoir mettre en oeuvre parfois des procédures de justice restaurative.
    À l'heure où l'on va toujours plus facilement porter plainte, peu de professionnels de l'Éducation nationale (souvent attaqués par le biais de mouvements comme #pasdevague) osent écrire sur cette thématique, en partant de faits précis, en s'essayant à l'analyse de leur pratique, en proposant des modèles de résolution de conflit concrets et expérimentés, en évoquant les doutes, les peurs, les erreurs et les réussites.
    L'ouvrage convoque des auteurs de violences, des victimes et des témoins. En envisageant de soigner les blessures par le truchement de l'écoute, de la réconciliation, de la réparation, du pardon, il relève un défi qu'il est urgent de partager. Selon la phrase attribuée à Gandhi, l'exemple n'est pas le meilleur moyen de convaincre, c'est le seul !

  • Maria Montessori était bien consciente du rôle essentiel des parents dans l'éducation de leur enfant. C'est pourquoi elle a toujours accepté de répondre à leurs questions, notamment en donnant des conférences qui leur étaient dédiées, à l'occasion de formations ou de congrès destinés aux professionnels.Les archives pédagogiques de l'AMI ont récemment découvert un ensemble de textes qui étaient tout particulièrement adressés aux parents, probablement rédigés à Londres en 1931. Ces écrits offrent une introduction claire et accessible sur la vision de Maria Montessori, ainsi qu'une présentation des principes fondateurs de sa proposition éducative. Ils soulignent l'importance de la posture de l'adulte dans l'accompagnement de l'enfant vers son plein épanouissement.Ces textes sont présentés par Paula Polk Lillard, montessorienne internationalement renommée et cofondatrice de la Forest Bluff School (Illinois).
    Une des premières femmes médecins d'Italie, Maria Montessori (1870-1952) est mondialement connue pour la pédagogie qui porte son nom. Son oeuvre en français est éditée chez Desclée de Brouwer.
    Traduction de Charlotte Poussin, éducatrice Montessori AMI, auteur d'ouvrages de référence sur Montessori et membre du conseil d'administration de l'association Montessori de France.

  • Fonctions naturelles de l'espèce humaine, la langue et le langage ont cette particularité, à la différence des battements du coeur, de pouvoir subir l'action volontaire de l'individu. Mais que trouve-t-on au commencement : la langue, le langage ou la pensée ? Des mathématiques aux sciences de l'homme et de la nature, ce livre propose une lecture interdisciplinaire des problématiques intrinsèques à la langue et au langage. Comment concevoir la traduction des textes philosophiques ou religieux qui est censée assurer la continuité de la pensée d'une langue à l'autre ? Que nous apprennent les mathématiques, qui semblent libérées des contraintes linguistiques ? Peut-il y avoir une pensée en dehors du langage, voire un langage sans pensée, comme le suggère aujourd'hui la traduction automatique ? Qu'en est-il du monde animal et que révèlent les pathologies du langage ? Face au foisonnement et à l'actualité de ces questionnements, une réflexion collective s'avère essentielle pour tenter d'articuler langue et science, langage et pensée, ces fondements de notre humanité et de notre vie en société. Jean-Noël Robert est membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Philologie de la civilisation japonaise. Contributions de Gérard Berry, Jean-Pierre Bourguignon, Karine Chemla, Alain Connes, Stanislas Dehaene, Laurent Dubreuil, Joël Fagot, William F. Hanks, Gérard Huet, Marwan Rashed, François Recanati, Luigi Rizzi, Irène Rosier-Catach, Guy Theraulaz. 

  • « Il ne s'agit pas d'une révolution numérique, mais d'une civilisation numérique ». Cette phrase prononcée par Irina Bokova, directrice de l'Unesco, résume à elle seule l'importance des humanités numériques. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, celles-ci ne sont pas l'affaire de quelques geeks lettreux, mais, traitant de notre patrimoine et de nos identités, elles nous concernent tous et nous accompagnent déjà au quotidien.
    Dématérialisation du savoir, démocratisation de la culture, mais aussi mort du livre et création de nouvelles inégalités, les humanités numériques font débat : quelles limites fixer à la collecte et l'exploitation des données ? Quel rapport voulons-nous entretenir avec notre passé et les autres communautés ? Comment réguler les usages délictueux ?
    Au travers d'une analyse précise et d'exemples concrets, Dominique Vinck montre que les humanités numériques vont bien au-delà de la bonne maîtrise de l'informatique. Elles sont un défi posé à notre société pour la nouvelle humanité que nous voulons construire.

  • Vidéosurveillance de rue, compteurs connectés, fichiers numériques, puces RFID, lois sur le renseignement, géolocalisation, programme «  Prism  » de la NSA, reconnaissance faciale, traçage, recommandations et offres prédictives de la grande distribution... la surveillance est omniprésente dans les débats publics et semble avoir investi l'ensemble des territoires de la vie quotidienne, accréditant la thèse de l'avènement d'une véritable société de la surveillance généralisée.
    Fantasme sécuritaire ou panique liberticide, la surveillance est également devenue un objet de réflexion scientifique, ouvrant un champ de recherche et d'analyse en plein développement : les Surveillance Studies.
     
    En privilégiant une démarche pluridisciplinaire (littérature, philosophie, science politique, sociologie, sciences de la communication) et en prenant en compte les évolutions médiatiques de la société ( écrans, réseaux, plateformes), cet ouvrage propose un panorama complet des théories de la surveillance, des textes fondateurs (Bentham, Taylor, Weber, Foucault, Deleuze...) aux notions les plus récentes («  vigilance  », «  sousveillance  », «  capitalisme de surveillance  », «  shareveillance  », «  exposition  »).
    Depuis ces premières approches essentiellement organisationnelles, le champ s'est ouvert à la complexité des enjeux sociaux, politiques et personnels de la nouvelle «  économie de la visibilité  » numérique, laissant entrevoir l'émergence contemporaine d'une véritable «  culture  » de la surveillance.


  • Malgré leur intelligence, les enfants à haut potentiel, souvent  désignés comme des «zèbres », ont parfois du mal à apprendre  et à bien vivre en société. Certains les considèrent comme des enfants  agités et difficiles. La sophrologie est un outil extraordinaire pour  les aider à faire face aux situations qu'ils rencontrent, à gérer leurs émotions, et à apprendre à se concentrer. Ce livre s'adresse donc aux  parents, mais aussi aux éducateurs et aux professionnels, pour les  aider à accompagner ces enfants différents.
    Au fil de l'année, ce programme aborde des thématiques comme  « je maîtrise mon corps et mes émotions » ; « je suis unique, je  développe mon identité » ; ou « moi avec les autres ». Il est construit  de façon ludique et propose des ateliers à faire en solo mais aussi à plusieurs, pour s'amuser en classe ou avec toute la famille.
    Pour des petits zèbres épanouis et bien dans leur peau !
    Christel Beaurenaut  est sophrologue depuis  dix ans, après avoir été infirmière puéricultrice. Elle accompagne parents et enfants dans la construction de leur équilibre familial, en  cabinet et en milieu scolaire, notamment auprès  d'enfants à hauts potentiels. Elle a été formatrice  sur ce sujet en école de sophrologie (CEAS).

  • Dans la rue, dans les cours de récréation, à la maison... Avez-vous vu ces enfants hypnotisés par leurs écrans ? Est-ce un effet de mode passager, une petite faiblesse sans conséquence ? Certainement pas !Les nouvelles technologies sont en train de modifier le cerveau d'une génération entière d'enfants. Les écrans activent autant les centres du plaisir du cerveau que l'activité sexuelle, et ils font les mêmes dégâts neurologiques que la cocaïne. Les études cliniques corrèlent de plus en plus les écrans avec des troubles comme les TDAH, l'addiction, l'anxiété, la dépression, l'agressivité, voire les psychoses.Le Dr Nicholas Kardaras, addictologue, a accompagné de nombreux jeunes drogués du monde virtuel dans leur désintoxication numérique. Il nous explique les causes de cette épidémie mondiale et l'effet sur les enfants de nos merveilleux joujoux technologiques...
    Le Dr Nicholas Kardaras est diplômé de l'université des sciences du Bronx et de l'université de Cornell. Aujourd'hui, c'est un expert en addiction de réputation internationale, ancien professeur à l'université de médecine de Stony Brook et directeur exécutif de Dunes East Hampton, une des cliniques de désintoxication les plus réputées au monde. Il a enseigné la neuropsychologie au niveau doctoral.

  • Les attentats de janvier 2015 ont révélé une fracture béante dans notre société... tout le monde n'était pas Charlie. En classe, les enseignants se sont trouvés démunis face à certains élèves adeptes des fakenews et autres théories du complot. Dans ce contexte, France Inter a senti la nécessité absolue d'une éducation aux médias et à l'information auprès des élèves. InterClass' était né.
    Ce dispositif, élaboré par Emmanuelle Daviet, fait collaborer journalistes et professeurs pour amener les collégiens et lycéens en REP à expérimenter l'investigation rigoureuse, la vérification des sources et l'exigence de probité dans le journalisme. Les élèves découvrent que la réalité est plus complexe qu'un slogan, que les explications les plus attractives ne sont pas nécessairement les meilleures et qu'il y a encore plus de plaisir à chercher à comprendre qu'à imaginer pouvoir tout expliquer.
    Ce livre offre aux enseignants, aux éducateurs, aux parents ainsi qu'aux hommes et femmes de médias de belles occasions de réflexion et l'inspiration pour concevoir des projets similaires et faire des collégiens et lycéens des citoyens éclairés.

  • Enfants conférenciers ; une expérience éducative, sociale et culturelle Nouv.

    Cet ouvrage présente un dispositif pédagogique innovant, les Enfants conférenciers©, initié depuis une dizaine d'années et auquel ont déjà participé un grand nombre d'écoles et d'institutions muséales. Dans ce dispositif, les enfants (en cadre scolaire ou périscolaire) sont placés en situation de présenter une série d'oeuvres ou d'objets à des pairs, dans le contexte du musée. De nombreuses interactions s'y font jour et sous-tendent un processus social d'apprentissages formels et informels  : le savoir prend vie par le dispositif qui le rend visible et l'activité qu'il suscite. Enfants conférenciers© s'inscrit ainsi dans une perspective dite «  située  » de l'apprentissage. Dans cette approche, les aspects contextuels sont considérés comme partie intégrante de l'activité cognitive  : une relation est tissée entre la cognition et son contexte de développement. Ce dispositif contribue ainsi à générer du lien et à fonder une communauté d'apprentissage et d'apprenants.

  • La conversation n'est pas qu'un passe-temps destiné à nous divertir : elle est une occasion d'entrelacer notre existence à celle des autres, en toute liberté et selon notre humeur.Mais comment la distinguer du dialogue ou de l'entretien ? La correspondance et la causerie ne sont-elles pas des formes plus achevées de la conversation ? Pouvons-nous converser avec Dieu, avec les poètes, entre amoureux ? Comment éloigner les goujats, les fâcheux, qui n'ont rien à attendre de nous, les ironistes aussi, à la froideur dérangeante ?Dans cette satire joyeuse, la conversation n'est plus considérée comme l'apanage des nantis. Chacun de nous peut y participer. Nous découvrons alors notre capacité à plaire et à savoir écouter.
    Pierre Sansot (1928-2005) a enseigné la philosophie et l'anthropologie aux universités de Grenoble et Montpellier. Il a notamment publié : Poétique de la ville, Le Rugby est une fête ou Du bon usage de la lenteur.

  • Argumenter, c'est tenter d'agir sur son auditoire, lui faire partager ses raisonnements, orienter ses façons de voir et de penser. Comment la parole se dote-t-elle du pouvoir d'influencer son public  ? Par quels moyens verbaux s'assure-t- elle de sa force  ?
    La question de la parole efficace, qui est au coeur de la réflexion depuis la rhétorique antique, a été remise à l'honneur dans les sciences du langage et de la communication, mais aussi dans d'autres champs d'études comme la littérature ou les sciences politiques. Dans cet ouvrage devenu un classique, l'auteur offre une synthèse de la question. Elle propose aussi une approche originale dite de l'«  argumentation dans le discours  », dont elle précise les procédures et les enjeux.
    /> De Jaurès à Le Pen, des débats sur la guerre à l'interview électorale et au texte fictionnel, l'ouvrage se fonde sur de nombreux exemples destinés à concrétiser le propos. Il fournit ce faisant de précieux instruments d'analyse qui permettent de saisir dans leur spécificité les discours politiques, médiatiques et littéraires du passé et du présent.

  • «  La langue inuit compte plus de mots qu'aucune autre pour désigner la neige.  » «  L'orthographe et la syntaxe sont maltraitées par les SMS.  »  «  On ne peut communiquer sans langage.  »  «  La langue des indiens hopi ne contient aucun mot ou structure grammaticale pour se référer au temps.  »
    Partant d'un certain nombre de conceptions erronées liées au langage, aux langues et au français en particulier, Jacques Moeschler propose, sur la base des recherches les plus récentes, une nouvelle image unifiée de la nature du langage. L'ouvrage met en lumière un certain nombre de théories et concepts passionnants mais injustement ignorés ou méconnus. Il tire certaines conséquences de découvertes récentes, et les met en perspectives avec d'autres champs disciplinaires, comme les sciences cognitives, la philosophie du langage, l'informatique appliquée au traitement du langage (traduction automatique par exemple) ou encore les humanités numériques (digital humanities).

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