Sciences du langage


  • Les hommes-lézards dirigent-ils le monde en secret ? Le concombre espagnol est-il un serial killer ? Votre supermarché vous connaît-il mieux que vos parents ?

    Face à la complexité du monde, le Manuel d'autodéfense intellectuelle, drôle, original, accessible et intelligent, propose en neuf chapitres une véritable initiation à l'esprit critique. Du discours complotiste à celui des publicitaires en passant par ceux des politiciens, des scénaristes de séries télé, des pseudo-scientifiques ou des extrémistes de tout poil, ce livre nous invite à décrypter toutes les formes de rhétorique susceptibles de nous influencer à notre insu. Depuis sa sortie, il s'est imposé comme une référence auprès des jeunes lecteurs, mais aussi des parents ou des enseignants désireux de combattre efficacement langue de bois, intox, amalgames, fausses rumeurs et autres psychoses.
    " Excellent. Un tour de force. Sophie Mazet nous entraîne, avec grâce et légèreté, à penser les sujets les plus complexes. " Olivier Postel-Vinay (directeur du magazine Books), Libération.

    " Un humour décapant ! " Nathalie Perrier, Le Parisien.

  • "Il y a à parier que toute idée publique, toute convention reçue, est une sottise, car elle a convenu au plus grand nombre." Exergue du Dictionnaire des idées reçues - oeuvre inachevée aux multiples manuscrits -, cette maxime de Chamfort en donne le ton incisif. "Actrice", "mélancolie", "pédantisme", "voyageur", "candeur", "duel", "laboureurs", "religion"... Sur des sujets aussi variés, Flaubert y relève en effet pensées figées et lieux communs, traquant la vacuité avec une ironie mordante.

  • Pénétrez dans les coulisses de la plus grande encyclopédie du monde !
    Qui décide des règles de Wikipédia ? Certains articles peuvent-ils être censurés? Y a-t-il un rédacteur en chef ? Quel est le modèle économique qui la régit ? Combien y a-t-il d'articles à ce jour ? Qu'est-ce qu'un wikipédien ?
    Nous l'utilisons tous les jours, et pourtant elle reste très mystérieuse à nos yeux. Certains en sont adeptes, d'autres l'accusent de tous les maux. En 2020, l'encyclopédie Wikipédia fêtera ses 20 ans, avec plus de 2 millions d'articles publiés. Rémi Mathis, président du conseil scientifique de Wikimédia France de 2014 à 2017, connaît l'encyclopédie mieux que personne. Il répond dans ce livre à toutes les questions que vous vous êtes toujours posées sur l'encyclopédie libre.

  • Nous le constatons tous les jours: la nouvelle économie numérique qui carbure aux algorithmes et aux mégadonnées (Big Data) pose des défis de plus en plus préoccupants à nos sociétés, surtout en ce qui a trait à la protection de la vie privée, au travail ou au vivre-ensemble. Au-delà des promesses de progrès et de liberté que nous chantent ses principaux laudateurs, dont Google, Amazon et Facebook, quelles logiques, quels intérêts se cachent dans la lumière de nos écrans? Qui possède nos donnée? Quels dangers recèle la rencontre de l'automatisation du travail, de la cybernétique, de la quantification et du néolibéralisme à travers le Big Data?
    Ces logiques numériques capitalistes participent à l'amenuisement, voire à la suppression de l'espace politique, à l'érosion de la pertinence économique et sociale du travail humain et à la destruction de la société comme lieu de mutualisation des activités, des projets et des risques. Les moindres aspects de nos existences sont paramétrés en données, c'est-à-dire en marchandises ou en outils de surveillance. Il s'agit de tout mesurer, de numériser le réel et de réduire la vie à des indicateurs: seul ce qui est compté compte. Qui plus est, ces dynamiques accélèrent la mise en place d'oligopoles de la donnée d'une puissance financière et technologique sans précédent. En un mot, elles menacent ni plus ni moins nos sociétés de dissolution.
    Pierre Henrichon déploie une analyse percutante des dynamiques sous-jacentes à ce véritable complexe sociotechnique et financier qu'est le phénomène du Big Data, mais offre également un vibrant plaidoyer contre cette tendance à réduire l'humain à une forme de capital dont il faut uniquement mesurer le rendement.

  • Pédagogie pour des temps difficiles ; cultiver des liens qui nous libèrent Nouv.

    Le futur est dans l'enfance. Pas seulement parce que le futur appartient aux enfants, mais surtout parce que l'enfance est le seul état dans lequel l'humain fait profondément alliance avec l'univers qui l'entoure. Or, en ces temps difficiles que nous traversons, notre principale possibilité d'un futur émancipé réside précisément dans cette alliance avec l'univers que portent en eux les enfants. Si la pédagogie est le soubassement essentiel à toute entreprise d'émancipation de l'enfant, elle doit l'accompagner dans sa création de liens avec tout ce qui vit autour de lui. Autrement dit, la pédagogie doit cultiver des liens qui libèrent. Ce n'est pas seulement une question de formation des nouvelles générations, c'est toute notre culture et notre futur qui sont en jeu.

  • Depuis les années 1950 la sexualité des jeunes inquiète les autorités. À l'heure d'internet, l'accès facilité à la pornographie, l'exposition de la sexualité sur les réseaux sociaux ou le cyberharcèlement angoissent car ils s'exerceraient dans des espaces incontrôlables.Mais sait-on vraiment ce que les jeunes font sur internet en matière de sexualité ? Et en quoi ces pratiques influent sur leur vie ? C'est à ces questions que répond ce livre, fruit d'une enquête menée auprès de 1 500 Français de 18 à 30 ans. Prenant en compte l'âge, la classe ou le genre des personnes interrogées, il en résulte une analyse des relations que les jeunes entretiennent avec la sexualité qui va souvent à l'encontre des préjugés. Une réflexion passionnante sur les frontières de l'intime à l'heure du numérique.

    Yaelle Amsellem-Mainguy est chargée de recherche à l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP). Elle a publié l'Atlas des jeunes en France (Autrement, 2012) et Enqueter sur la jeunesse (Armand Colin, 2018, avec Arthur Vuattoux).Arthur Vuattoux enseigne la sociologie à l'Université Paris 13 et est chercheur à l'INJEP. Il a travaillé sur le genre et la sexualité et a notamment traduit Raewyn Connell, Masculinites. Enjeux sociaux de l'hegemonie (Amsterdam, 2014).

  • C'est en linguiste de terrain que Claude Hagège a abordé le champ des langues. Son intérêt pour leur réalité vécue, leur chair vive et le terreau d'origine de la parole humaine en font un adepte d'une approche empiricoinductive, aboutissant ainsi à des conclusions d'ordre général à partir d'une matière concrète.

    Les contributions apportées par Claude Hagège en linguistique se fondent sur l'étude de langues sémitiques, africaines, amérindiennes, austronésiennes puis sinotibétaines. Des formes sagittales et du logophorique à la théorie des trois points de vue et l'anthropologie casuelle, c'est toute la richesse et la complexité des langues qui sont ici creusées et révélées. À travers ces travaux, la linguistique s'incarne comme une science humaine à part entière.

  • L'histoire de la presse est d'une richesse quasiment sans limite. Les personnalités hautes en couleur y abondent, depuis Théophraste Renaudot, le fondateur mythique, jusqu'aux plus brillants des entrepreneurs contemporains. Les reporters les plus audacieux, les éditorialistes les plus déterminés, les chroniqueurs les plus inventifs se retrouvent, d'âge en âge, pour animer ce monde-là, chacun à sa manière, de leur plume, de leur voix et souvent de leur courage.
    Comme un puzzle peu à peu reconstitué révèle, de pièce en pièce, l'entièreté d'un dessin, ce livre s'attache à faire resurgir, au long de près de quatre siècles, épisode par épisode, l'évolution de la presse française : passionnée, tourmentée, brillante.

  • Les Français comme les Européens ont de moins en moins confiance dans leurs médias, suspectés d'être liés au pouvoir politique ou aux puissances de l'argent.

    Dans les manifestations, les journalistes passent pour les " nouveaux ennemis du peuple ", tandis que, chez eux, de plus en plus de citoyens éteignent le poste pour éviter ces trop pesantes informations. La rupture semble consommée.

    Contre-pouvoirs indispensables de nos sociétés démocratiques, les médias sont pourtant l'affaire de tous et il est urgent de réapprendre à naviguer à travers ces eaux méconnues. Et dans cette traversée, il n'est sans doute pas meilleur guide que François Jost.

    Passant en revue les causes historiques, philosophiques et sociologiques de cette défiance, il met au jour les racines de la haine et se demande finalement s'il est possible d'en sortir. Et comment.

    Après la Méchanceté en actes à l'ère numérique (2018), ce nouveau livre constitue un véritable manuel de survie médiatique, accessible au plus grand nombre : toutes les chausse-trappes de l'info y sont dévoilées, tandis que sont fournis les outils pour une critique enfin utile des médias.

    Une œuvre salutaire pour se départir de la paranoïa ambiante.

  • « Il ne s'agit pas d'une révolution numérique, mais d'une civilisation numérique ». Cette phrase prononcée par Irina Bokova, directrice de l'Unesco, résume à elle seule l'importance des humanités numériques. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, celles-ci ne sont pas l'affaire de quelques geeks lettreux, mais, traitant de notre patrimoine et de nos identités, elles nous concernent tous et nous accompagnent déjà au quotidien.
    Dématérialisation du savoir, démocratisation de la culture, mais aussi mort du livre et création de nouvelles inégalités, les humanités numériques font débat : quelles limites fixer à la collecte et l'exploitation des données ? Quel rapport voulons-nous entretenir avec notre passé et les autres communautés ? Comment réguler les usages délictueux ?
    Au travers d'une analyse précise et d'exemples concrets, Dominique Vinck montre que les humanités numériques vont bien au-delà de la bonne maîtrise de l'informatique. Elles sont un défi posé à notre société pour la nouvelle humanité que nous voulons construire.

  • Les attentats de janvier 2015 ont révélé une fracture béante dans notre société... tout le monde n'était pas Charlie. En classe, les enseignants se sont trouvés démunis face à certains élèves adeptes des fakenews et autres théories du complot. Dans ce contexte, France Inter a senti la nécessité absolue d'une éducation aux médias et à l'information auprès des élèves. InterClass' était né.
    Ce dispositif, élaboré par Emmanuelle Daviet, fait collaborer journalistes et professeurs pour amener les collégiens et lycéens en REP à expérimenter l'investigation rigoureuse, la vérification des sources et l'exigence de probité dans le journalisme. Les élèves découvrent que la réalité est plus complexe qu'un slogan, que les explications les plus attractives ne sont pas nécessairement les meilleures et qu'il y a encore plus de plaisir à chercher à comprendre qu'à imaginer pouvoir tout expliquer.
    Ce livre offre aux enseignants, aux éducateurs, aux parents ainsi qu'aux hommes et femmes de médias de belles occasions de réflexion et l'inspiration pour concevoir des projets similaires et faire des collégiens et lycéens des citoyens éclairés.

  • Jaron Lanier, pionnier de la réalité virtuelle et scientifique mondialement connu de la Silicon Valley, nous alerte sur les dangers des réseaux sociaux et nous explique en quoi leurs effets toxiques sont au coeur même de leur conception. En dix arguments simples, il nous encourage à nous libérer de leur emprise pour améliorer notre vie et le monde qui nous entoure. Les réseaux sociaux ont tendance à faire ressortir le pire en nous : ils nous rendent tristes, craintifs, égoïstes et moins empathiques. Ils nous bercent d'illusions de popularité et de succès. Ils nous font croire que nous sommes plus connectés que jamais alors qu'ils nous isolent. Jaron Lanier s'appuie sur son expertise pour nous expliquer comment, en nous surveillant constamment et en nous manipulant sans que nous en soyons conscients, ils ont des effets dangereux sur nous. Loin de s'en tenir à la critique, l'auteur nous propose une vision alternative mettant en avant les avantages des réseaux sociaux sans leurs inconvénients. Si vous aspirez à une vie plus heureuse, à un monde plus juste et plus pacifique, ou simplement à retrouver votre liberté de penser, arrêtez les réseaux sociaux. Tout de suite!

  • En 2006, Isabelle Peloux, professeur des écoles, fonde une école différente, au coeur du centre agroécologique des Amanins, dans la Drôme. Elle y développe une pédagogie fondée sur la coopération entre les élèves ainsi qu'un enseignement spécifique d'éducation à la paix avec soi-même, avec les autres et avec l'environnement.

  • «Dans ce nouveau livre, j'ai eu envie d'honorer la vie en évoquant le rapport amoureux. Ainsi, j'ai demandé à quatorze femmes et hommes, dont la notoriété n'est plus à faire, de me raconter leur vie amoureuse.
    Écrivains, comédiens, chanteurs, réalisateur, dessinateur, cuisinier... ils vont vous surprendre, vous émouvoir, vous agacer.
    De la première fois qu'ils ont ressenti de l'amour de la part d'une mère, d'un père, de grands-parents, d'un enseignant, à la première relation charnelle en passant par les grandes histoires d'amour, celles qui font grandir ou celles qui détruisent, amours toxiques, amours pansements, amours toujours, amours fugaces, amours salvatrices. Laissez-vous emporter par ce sentiment qui sculpte nos vies et sans lequel nous ne serions rien.

  • Des enfants vivent jour après jour des malaises liés à leur fréquentation de l'école sans que de réels troubles d'apprentissage soient diagnostiqués. Que faire ?

  • Comment favoriser l'apprentissage et la formation des adultes ? Nouv.

    Comment aider les autres à apprendre et se développer ? Destiné aux formateurs, animateurs et enseignants pour adultes mais aussi à toute personne engagée dans une action de développement des autres, ce guide propose un ensemble de théories et de concepts éclairants pour la pratique formative ainsi que des méthodologies et outils applicables en situation. Le tout est illustré par des exemples concrets puisés dans des formations aux thématiques psychosociales, techniques ou sportives. Cette nouvelle édition présente de nouveaux développements concernant la question de l'hétérogénéité des groupes et les raisons d'être en groupe, les rythmes en formation ainsi que les dispositifs qui mélangent travail et formation. Elle s'est enrichie également de nouveaux exemples et fiches outils.

  • Les jeunes et même les moins jeunes accueillent aujourd'hui avec enthousiasme l'arrivée de Netflix, de Youtube, demain de Disney. Ils sont la nouvelle télévision, la télévision en mieux.
    Or ces offres restructurent en profondeur tout l'écosystème de l'audiovisuel. La publicité a perdu 10 000 emplois au cours des dernières années, les chaînes commerciales privées ne vont pas bien, certains pays européens se demandent s'il leur faut encore une télévision publique, le cinéma français craint que les bonnes années ne soient derrière lui. Et Netflix ne passe pas ses films en salles, mais obtient des prix partout dans le monde, sauf à Cannes.
    Comment en est-on arrivé là ? Quels sont les mécanismes cachés qui animent ce nouveau monde audiovisuel ? Au moment où l'Amérique de Donald Trump s'éloigne de l'Europe, où la consommation de vidéo engendre des monceaux de big data personnelles qui partent outre-Atlantique, comment faire pour ne pas perdre complètement cette guerre éclair au terme de laquelle la majorité des médias européens risquent de passer sous pavillon américain ?

  • La thématique "Citoyenneté et éducation" fait l'objet d'enjeux importants sur le plan sociétal (repli sur soi, montée du nationalisme...). Sur le terrain scolaire, les demandes dans le cadre de la mise en place de nouveaux dispositifs d'éducation à la citoyenneté se multiplient. Dans le domaine scientifique, les recherches sont nombreuses mais menées de manière isolée, ce qui explique la rareté des publications qui élargissent la réflexion au delà du champ scolaire.Cet ouvrage est le fruit de travaux menés au sein du « Réseau d'études pluridisciplinaires citoyenneté et éducation » (REPCITé) fondé en 2014 par des enseignants-chercheurs en sciences humaines et sociales et des professionnels intervenant dans des dispositifs d'éducation à la citoyenneté. Il comporte trois volets :

    des réflexions sur les liens entre citoyenneté, éducation et socialisation, dans une perspective sociohistorique et culturelle ;
    des analyses de pratiques et de dispositifs dédiés à l'éducation à la citoyenneté (ateliers philosophiques, conseils d'élèves, conseils de vie lycéenne,conseils municipaux d'enfants, création d'un parcours citoyen de l'école élémentaire à à l'âge adulte...) ;
    des résultats d'enquêtes focalisées sur la construction du rapport à la citoyenneté vue du point de vue des enfants, adolescents et jeunes adultes dans divers cadres éducatifs et de socialisation.

  • Enfin disponible au format poche, agréée par l'Education nationale depuis 2013, rééditée sept fois, vendue à plus de 20 000 exemplaires, traduite dans de nombreuses langues, voici LA méthode de référence dont s'est largement inspirée la concurrence. 27 exercices de yoga illustrés, faciles à pratiquer en classe et aussi à la maison pour aider les enfants, de la maternelle à l'adolescence, à développer leurs compétences : confiance en soi, souci des autres, stabilité émotionnelle, capacité à se concentrer, créativité... Derrière l'apparente simplicité, un art de vivre et une méthode mise au point et affinée année après année par deux pionniers du yoga dans l'éducation.

  • Un panorama complet des penseurs du langage à travers les siècles.
    Comment comprendre les langues ?
    Un indispensable pour les étudiants en sciences humaines (linguistique, sociologie, philosophie,...)

    Tous les enfants du monde se mettent à parler sans qu'il soit besoin de leur enseigner à le faire. Il en va du langage comme de la société : nous les pratiquons tous les jours sans avoir besoin d'y penser. La linguistique comme la sociologie sont des sciences récentes. Pourtant, les philosophes n'ont pas attendu leur naissance pour soulever des questions qui, sous des dehors différents, ont traversé les siècles et restent encore ouvertes aujourd'hui. Elles sont au moins au nombre de trois : le langage est-il à l'image de nos pensées ? Quel rapport a-t-il avec la réalité du monde ? Quels sont ses usages légitimes ?

    De telles questions surgissent de la simple tentative de décrire une langue : de quelle réalité le verbe " être " ou le mot " cheval " sont-ils les images ? Au Moyen-Âge, la question de la réalité de la langue donne lieu à une belle querelle, celle des universaux. Elle ne sera suspendue que par la conviction montante de l'origine humaine du langage, et non divine. Le xixe siècle européen place l'étude des langues au centre de ses soucis, au motif qu'elles sont les âmes des peuples qui les parlent. Lorsqu'à quelques dizaines d'années d'intervalle, Charles S. Peirce et Ferdinand de Saussure déplient leurs théories du signe et du sens, l'affaire semble réglée : le langage est une convention humaine, dont les langues sont les réalisations systématiques. Pour autant, les questions soulevées plus de deux mille ans plus tôt ressurgiront, sous d'autres apparences. Le xxe siècle, en effet, voit se déployer un débat entre les partisans d'une vue " mentaliste " du langage et ceux pour qui il est avant tout un des moyens de communiquer et d'agir sur le monde.

    C'est désormais avec l'aide des sciences naturelles et des sciences cognitives que linguistes et philosophes peuvent compter pour éclairer cette question.

  • La formation buissonnière des enseignants ; leurs apprentissages personnels, entre enjeux pédagogiques et politiques Nouv.

    Les enseignants et les enseignantes se forment par le biais de leur formation - initiale ou continue - mais pas seulement. Ce qui se joue « entre les murs » de ce processus est complexe et objet de beaucoup d'attention, mais qu'en est-il des apports extérieurs, de tout ce que les professionnels du savoir apprennent hors des écoles où ils reçoivent et donnent tour à tour un enseignement ? Des recherches conduites au plus près des transactions observables en France, en Belgique, en Suisse et au Québec permettent de comparer les contextes et de renouveler la réflexion sur la forme scolaire et ses évolutions : de leurs apprentissages informels à ce qu'en font leurs études, quel rôle la formation buissonnière des enseignant.es joue-t-elle dans leur appropriation de leur métier et sa professionnalisation ?

  • Aujourd'hui, les mots « éducation » et «école» sont devenus quasiment synonymes. Pourtant, l'école ne représente qu'une infime partie de l'histoire de l'éducation. Comment cet amalgame a-t-il pu se produire? Pourquoi en sommes-nous arrivés à croire que l'éducation de nos enfants devait relever de la responsabilité de l'État? Quelles logiques sont à l'oeuvre derrière cette vaste entreprise de normalisation des masses ?
    Une éducation sans école, qui se présente comme une longue lettre à Ivan Illich, porte un regard critique sur l'institutionnalisation de l'éducation. À la lumière des grandes théories de la pédagogie (Sébastien Faure, Célestin Freinet, Edgar Morin, David Sobel...), Thierry Pardo soutient que les parents sont souvent les mieux placés pour éduquer leurs enfants et il examine diverses alternatives éducatives: la transmission du savoir dans les sociétés traditionnelles et autochtones, l'«éducation à domicile» (unschooling) et celle prodiguée par le biais du voyage. Cet ouvrage au souffle poétique et libertaire est traversé par la métaphore du pirate, alliance de l'imagination et de la révolte, de l'utopie et de l'aventure. Sa proposition, inscrite dans le champ de l'éducation relative à l'environnement, s'appuie notamment sur le contact avec la nature et l'insertion dans un réseau social fécond.

  • Ce titre dans son inscription grecque se veut un rappel muet des débuts occidentaux du savoir sur le signe et le sens. La sémiotique, ici, se propose comme le lieu depuis lequel s'articulera une théorie générale des modes de signifier. Visant en même temps à interroger ou à refondre les systèmes linguistiques et logiques par les analyses du sujet et de l'histoire appelées par Freud et Marx, elle se désigne comme une sémanalyse.L'élaboration de la sémanalyse déplaçant les limites du signe, du sens, de la structure, devait nécessairement trouver pour point de départ un " objet exclu de l'ordre du savoir puisque soulignant ses bords: "la littérature" ".

  • La série n'est pas simplement un genre télévisé en vogue, c'est d'abord une forme. C'est du neuf esthétique, et on sait que les inventions de formes sont rares. Pour la décrire, il faut se lancer dans une anatomie comparative et la confronter à d'autres formes, au cinéma, évidemment, mais aussi à des formes plus anciennes, fondamentales dans notre civilisation?: au mythe, au roman, aussi au tableau. La question de la série se pose depuis toujours, dans la littérature, avec le feuilleton par exemple, ou dans l'art, avec les Nymphéas de Monet, la reproductibilité technique selon Walter Benjamin ou la collection, notamment. Mais la forme-série n'est pas qu'un problème esthétique, et cette forme n'est pas seulement nouvelle, elle est profondément actuelle. La forme-série pourrait être le langage du monde comme il est?: en crise. La série serait une forme de crise. Elle serait structurée comme le monde en crise, ou le monde serait lui-même structuré comme une série. D'où l'interrogation qui anime le propos?: de quoi la série est-elle la forme?? La série symptôme du monde comme il va, ou comme il ne va pas. Une forme témoin du malaise dans la civilisation. Cela conduit, pour finir, à la question de savoir pourquoi les femmes occupent le devant de la scène des séries.

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